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  • En Chine, la e-santé en plein essor

    La Chine offre une place grandissante à la e-santé afin de métamorphoser son système de soins. La prise de rendez-vous et la consultation en ligne s’étendent rapidement, favorisées par une grande médiatisation et les actions menées par la commission de santé et de planning familial de chaque province chinoise.

    Gérer les files d’attente liées à la démographie du pays est devenu un problème majeur dans l’accès aux soins.

    Demeure le vaste chantier de l’harmonisation des plate-formes informatiques entre provinces voire entre établissements hospitaliers.

    Les premières mesures mises en place

    Le online booking system (OBS) lancé en 2011 sera obligatoire à Pékin pour les hôpitaux évalués comme excellents (3AAA) d’ici Janvier 2017. Après avoir renseigné ses informations personnelles (nom, numéro d’identité équivalent à son numéro de sécurité sociale) le patient reçoit par SMS un code de rendez-vous.

    • D’après la revue « perspectives chinoises », 72 millions d’utilisateurs chinois en 2014 consultent un médecin en ligne.
    • Ils font parvenir leurs dossiers médicaux par fichiers attachés ou en prenant des photos de leurs informations médicales (analyse de biologie médicale, radio, rapport de consultations antérieures…) via des applications mobiles.

    Le marché représente 2,95 milliards de RMB, contre 4,27 milliards aujourd’hui pour 138 millions d’utilisateurs, selon Journal of Development Studies. C’est un gain de temps pour le patient pour un coût minimum comparé à ce qu’engendrerait un déplacement à l’hôpital.

    La communication en ligne patient-médecin connaîtra, elle aussi, un essor important, grimpant de 7 milliards de dollars en 2017 à 26 milliards en 2020, selon le rapport China’s Digital Health-Care Revolution du Boston Consulting Group (BCG). Ce rapport portant sur la révolution digitale du secteur de la santé en Chine et paru le 31/12/15, indique que le marché chinois de la e-santé pourrait passer de 3 Mds de dollars en 2014 à 110 Mds en 2020.

    Le challenge de la gestion des données médicales

    Les questions de confidentialité des données et de la qualité du service de soins offerts restent posées.
    Celle du suivi du dossier médical est devenue centrale. Opérateurs publics et privés proposent des clouds permettant le stockage de big data comme le« Beijing Health Cloud » mis en place dans la capitale par Baidu, le « Google chinois ». L’OBS a été complètement éclipsé par un service concurrent lancé par Alibaba (équivalent chinois d’Amazon) impliquant 800 hôpitaux dans 18 provinces.
    Gratuité du service et volonté de participer à la construction d’un service public sont mises en avant par cette société.

    Les projections financières de ce secteur en construction sont vertigineuses et attirent la convoitise de nombreux opérateurs.

  • Atlas des SIH 2016

    La DGOS et l’ATIH se chargent de mettre à disposition des acteurs de la santé les données et tendances essentielles de l’évolution des SIH sur le territoire, d’après celles de l’observatoire oSIS collectées auprès des établissements de santé.

  • ARS OI

    Agence régionale de santé de l’Océan Indien

  • FASN

    Faire Avancer la Santé Numérique

  • HRC

    Conseil de recherche en santé (Health Research Council)null

  • Convention médicale : le SML quitte une réunion de négociation

    Le SML a quitté le 1e juin la table des négociations de la future convention médicale. Le syndicat explique cette décision par le « refus » de l’Assurance maladie de fournir « le montant de l’enveloppe » dont elle dispose pour cette négociation.
    Lors de cette réunion, l’Assurance Maladie avait proposé une augmentation de 23 à 25 euros du prix de la consultation mais sous condition pour les généralistes du secteur 2. La prochaine réunion de négociation de la future convention médicale est prévue le 8 juin 2016.

    Le SML exige des réponses

    « On est là pour signer une convention et savoir où l’on va. Il n’est pas possible que l’Assurance maladie ne nous dise pas de quelle enveloppe elle dispose », a déclaré Eric Henry, président du Syndicat des médecins libéraux (SML). 

    Le représentant, qui a quitté la réunion de négociation après une vingtaine de minutes, a précisé qu’il reviendrait lors de la prochaine rencontre, programmée le 8 juin, en exigeant des réponses à ses questions sous peine de quitter une nouvelle fois la salle. 

    Depuis février 2016, les cinq syndicats représentatifs de la profession (SML, CSMF, FMF, MG France et le Bloc) sont en négociation avec l’Assurance maladie pour redéfinir d’ici à l’été le texte régissant les relations entre les médecins et la Sécurité Sociale et notamment leurs tarifs de consultation.  

    Le SML appelle aussi l’Assurance maladie à mettre en place « une équité tarifaire » entre médecins exerçant en secteur 1 (pratiquant des tarifs sécu) et secteur 2 (avec dépassements d’honoraires). 

    « Nous demandons que le prix de la consultation de base soit le même dans chaque cabinet que vous soyez généraliste, spécialiste ou chirurgien et qu’il passe de 23 à 25 euros », ce qu’a refusé l’Assurance maladie, a expliqué le Eric Henry. 

    Encadrer les dépassements d’honoraires

    Dans un document remis le 1e juin 2016 aux syndicats, l’Assurance maladie a notamment proposé d’augmenter le prix des consultations de 23 à 25 euros, selon un schéma qui bénéficierait aux généralistes de secteur 1 et secteur 2 adhérant au CAS (qui permet d’encadrer les dépassements d’honoraires), mais pas aux spécialistes du secteur 2 n’adhérant pas au CAS.  

    « On veut clairement casser le secteur 2, on est en train de le massacrer », a fustigé le responsable syndical. 

    Enfin, troisième condition réclamée par le syndicat, que la Sécurité Sociale s’engage « par écrit » sur la pérennisation des cotisations retraites des médecins dont elle assure en grande partie la charge. 

     

     

  • Forum Healthcare Innovation : « @utonomie et bien vieillir dans les territoires » le 16/06/2016

    « @utonomie et bien vieillir dans les territoires » est le thème du Forum Healthcare Innovation qui a lieu le 16 juin 2016 à Limoges au Limoges Ester Technopole.

    Cet événement a été conçu par le Département de la Transition Numérique de la Caisse des Dépôts avec le soutien de la Région Aquitaine Limousin Poitou-Charentes, de l’ARS ALPC et des départements de la Corrèze, de la Creuse et de la Haute-Vienne.

    La participation à ce forum est gratuite.

  • ARS ALPC

    ARS Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes

  • Recherche en santé : la Nouvelle-Zélande double son budget et s’intéresse de près au numérique

    La Nouvelle-Zélande va augmenter de 97 millions de dollars NZD (59 millions d’euros) sont budget dédié au financement de la recherche en santé au cours des quatre prochaines années, a annoncé le gouvernement en mai 2016.

    Il s’agit du « plus important coup de pouce donné [à ce secteur] dans l’histoire du pays », souligne Steven Joyce, le ministre néo-zélandais des Sciences et de l’Innovation.

    Recherche en santé : le budget augmentera de 56 % d’ici 2020

    Le montant annuel de l’enveloppe accordée au HRC augmentera de 56 % d’ici 2020 : de 77 millions NZD (47 millions d’euros) en 2015-2016, il passera à 120 millions NZD (73,5 millions d’euros) en 2019-2020.

    • « Cet investissement accru (…) témoigne de notre engagement à faire en sorte que la recherche en santé demeure une force pour la Nouvelle-Zélande », a déclaré le ministre de la Santé Jonathan Coleman lors de la présentation officielle du nouveau budget.
    • « Investir sur le marché de la recherche médicale est aussi une grande opportunité pour notre pays d’augmenter nos exportations à haute valeur ajoutée », a expliqué M. Joyce.
    • « Nous avons besoin d’un programme de recherche dans lequel les chercheurs, les agences gouvernementales et le secteur privé travaillent ensemble afin d’obtenir les meilleurs résultats », a-t-il ajouté.

    Objectif : offrir aux patients de nouveaux traitements, de nouveaux médicaments et de nouvelles technologies le plus rapidement possible.

    L’e-santé au cœur des priorités du gouvernement

    Le gouvernement néo-zélandais a par la même occasion publié le document dévoilant l’avancée des discussions sur l’élaboration d’une nouvelle stratégie dans le domaine de la recherche en santé.

    On y découvre, entre autres, que l’e-santé fait partie des priorités. Parmi les principaux objectifs annoncés :

    • identifier et prioriser les nouvelles technologies dans le domaine de la santé ;
    • optimiser l’utilisation combinée des données de santé ;
    • fournir un accès à une technologie de pointe de façon rapide, efficace et à moindre coût : une attention particulière sera accordée aux nanotechnologies et à la télémedecine ;
    • assurer la protection des données.

    En octobre 2015, le gouvernement a déclaré être en train d’élaborer avec le cabinet Deloitte un dossier national de santé électronique (EHR).

  • Asie du Sud : SingHealth et Medtronic créent un centre d’excellence pour le traitement du diabète

    SingHealth, l’un des plus grands groupe de santé de Singapour, a signé le 31 mai 2016 un partenariat avec Medtronic, société spécialisée en technologies médicales. Le but de cette alliance : concevoir un centre d’excellence pour le traitement du diabète en Asie du Sud-Est, où la maladie progresse.

    « Nous pensons que [ce centre] va encourager l’industrie du secteur à participer activement au co-développement de nouvelles solutions dans le domaine de la santé à Singapour, [un dynamisme] qui sera bénéfique pour le pays mais aussi pour l’ensemble de la région », a affirmé Thien Kwee Eng, directeur général adjoint de l’EDB.

    Les objectifs principaux du partenariat

    • approfondir l’éducation des patients diabétiques ;
    • améliorer l’accès aux technologies innovantes pour la traitement du diabète, telles que la thérapie intensive à l’insuline ;
    • davantage sensibiliser la population régionale à la maladie ;
    • former en profondeur les médecins aux dernières technologies relatives à la gestion du diabète ;
    • lancer de nouvelles initiatives liées à la prestation des soins et à la gestion du diabète.

    Singapour déclare la guerre au diabète

    Au mois d’avril, le gouvernement singapourien à déclaré « la guerre au diabète ».

    La maladie coûterait plus d’1 milliard de dollars singapouriens par an à l’État (650 millions d’euros).

    Il y aurait actuellement plus de 400 000 patients diabétiques dans l’archipel asiatique, soit 11,3 % de la population (contre environ 5 % en France), indiquent les statistiques officielles. Ce chiffre pourrait atteindre le million en 2050 en raison notamment du vieillissement de la population, prédit l’École de santé publique Saw Swee Hock (Université nationale de Singapour).

    Selon l’OMS, les maladies chroniques telles que le diabète sont aujourd’hui les principales causes de décès en Asie du Sud : elles représentent 62 % de l’ensemble des décès dans la région.

    « Le partenariat [avec Medtronic] est en adéquation avec notre objectif : s’unir au monde de l’industrie pour développer, piloter et voir mûrir de nouveaux modèles de traitements préventifs fiables afin de saisir de nouvelles opportunités sur le marché tout en répondant aux besoins de nos citoyens », a expliqué le Dr. Poh Koon Koh, ministre singapourien du Commerce et de l’Industrie.