Brèves

  • Iktos brevette 286 molécules anti-cancer conçues par IA

    Iktos a annoncé le 9 septembre le dépôt du brevet WO 2026/132447, qui protège plus de 286 molécules dirigées contre MTHFD2, une cible d’intérêt en cancérologie et en maladies auto-immunes. La société cherche désormais un partenaire pour poursuivre le développement, ou un repreneur sous licence.

    Les sociétés d’IA de découverte ne restent pas des fournisseurs, elles deviennent des concurrents. La clause de propriété des composés générés devient le point central des contrats, avant le prix.

    Source : OMPI, WO2026132447 POLYCYCLIC MTHFD2 INHIBITORS AND USES THEREOF (9 septembre 2026) · fiabilité : officielle.

  • Gériatrie : l’Hôpital Nord Franche-Comté ouvre la téléexpertise aux EHPAD

    L’ARS Bourgogne-Franche-Comté a annoncé le 28 août 2026 l’ouverture d’une téléexpertise gériatrique portée par l’Hôpital Nord Franche-Comté, effective depuis juin, accessible aux médecins, infirmiers coordonnateurs et IPA des EHPAD. Elle est hébergée sur TELMI, plateforme de l’ARS et du GRADeS, qui a supporté environ 40 000 actes en 2025, soit 45 % de plus qu’en 2024. L’agence y ajoute un forfait versé aux experts pour les avis concernant des patients des territoires les plus fragiles.

    Pourquoi cela compte : l’ARS reconnaît de fait que le tarif conventionnel ne suffit pas à mobiliser du temps de spécialiste en zone sous-dense. L’ouverture aux IDEC et aux IPA déplace la maille du requérant vers l’infirmier, avec un enjeu de responsabilité et de structuration des questions. Reste l’angle mort ; aucun délai de réponse ni taux d’évitement d’hospitalisation publié. Le volume d’actes mesure une consommation, non une valeur.

    Source : ARS Bourgogne-Franche-Comté, communiqué de presse (28 août 2026) · fiabilité : officielle · communiqués ARS BFC

  • Prix des médicaments : 26 laboratoires signent avec Washington, soit 90 % du marché américain

    La Maison Blanche a annoncé, début septembre, le ralliement de neuf nouveaux fabricants aux accords de baisse des prix négociés sous menace de droits de douane, portant à 26 le nombre de signataires, soit environ 90 % du marché américain. Les engagements couvrent la relocalisation industrielle, la baisse des prix sur Medicare et Medicaid, et la vente à prix réduit sur la plateforme TrumpRx.gov. Les résultats du deuxième trimestre montrent un effet quasi nul : les baisses ne touchent que les canaux fédéraux, et les prix faciaux dépassent d’environ 50 % les prix nets réellement encaissés.

    Pourquoi cela compte : Aux États-Unis, le prix affiché dépasse d’environ 50 % le prix réellement encaissé, l’écart étant absorbé par des remises négociées. Une baisse consentie sur le prix affiché ne coûte donc presque rien. Premier enseignement : un taux de remise ne dit rien sans prix net de référence. Second mécanisme : Washington veut aligner ses prix sur ceux des pays les moins chers.

    Source : The White House, Fact Sheet: President Donald J. Trump Announces Deal with Nine Additional Pharmaceutical Manufacturers to Lower Drug Prices for Americans (31 août 2026) · fiabilité : officielle (communiqué gouvernemental)

  • Le CHU de Toulouse rejoint AIM-SAFE, l’IA générative européenne contre les erreurs de prescription

    Le centre régional de pharmacovigilance du CHU de Toulouse est le seul hôpital français retenu dans AIM-SAFE, projet Horizon Europe lancé le 1er juin 2026 pour quatre ans, doté de 16,7 millions d’euros et coordonné par l’hôpital de Sønderjylland (Danemark). Le consortium réunit 25 partenaires dans 14 pays ; six hôpitaux européens fourniront les données de 40 000 à 50 000 patients âgés ou atteints de cancer.

    L’objectif est un « copilote de sécurité », une IA générative installée dans l’hôpital pour prédire les effets indésirables, repérer les possibilités de déprescription et ajuster les posologies, en priorité chez les patients âgés polymédiqués et en oncologie. Le volet toulousain, 550 000 euros sur quatre ans et deux recrutements, commence par une analyse des besoins cliniques avec des associations de patients et la société européenne de gériatrie, puis la rédaction du cahier des exigences fonctionnelles, attendu pour juin 2027. Les travaux s’appuieront sur les données agrégées de l’entrepôt de données de santé du CHU, sans inclusion de patients. Le CHU vise une disponibilité de l’outil d’ici 2030.

    Source : CHU de Toulouse, Trait d’Union n°192 (https://www.chu-toulouse.fr/IMG/pdf/chu_toulouse_trait_union_192_20260907.pdf), 7 septembre 2026 ; L’Opinion Indépendante, 8 septembre 2026 (https://lopinion.com/articles/sante/35359) ; Cancer Patients Europe, fiche projet AIM-SAFE (https://cancerpatientseurope.org/aim-safe/) ; Université de Genève, juin 2026 (https://www.unige.ch/medecine/newsletter/numero-57-juin-2026/projet-europeen-ia-securite-traitements-medicamenteux) · fiabilité : source institutionnelle et presse régionale

  • Alzheimer : feu vert de l’ANSM pour une étude sur l’épilepsie nocturne avec l’EEG intra-auriculaire NaoX

    L’Agence nationale de la sécurité des médicaments et des produits de santé a donné son feu vert à une étude sur l’épilepsie nocturne chez les patients atteints d’Alzheimer. Menée par l’AP-HP et l’hôpital Fondation Adolphe de Rothschild, cette étude évaluera le potentiel de l’EEG intra-auriculaire de NaoX Technologies pour détecter cette forme silencieuse d’épilepsie pendant le sommeil, qui pourrait concerner une part importante des patients. Cette solution, qui a récemment été autorisée par la FDA, permet de mesurer plusieurs variables tels que la concentration, la relaxation, la vigilance et l’âge cérébral du patient.

    Source : NaoX Technologies,  8 septembre 2026, post LinkedIn officiel

  • Lupin Dental lève 15 M€ pour son système de robotique dentaire

    Lupin Dental a annoncé fin août la clôture d’une Série A de 15 millions d’euros. Fynveur, société de capital-investissement conseillée par Invus, apporte 10 millions d’euros. Les actionnaires historiques et de nouveaux investisseurs privés complètent le tour de table, aux côtés d’un prêt de Bpifrance, dont le montant n’a pas été communiqué. Invus rejoint le conseil d’administration pour l’accompagnement.

    Lupin Dental développe le Lupin Robotic System, une plateforme robotisée destinée à automatiser certaines étapes de traitements dentaires complexes. La technologie cible en priorité les procédures de préparation dentaire réalisées lors de la pose de facettes esthétiques.

    Lupin Dental a franchi plusieurs étapes réglementaires en dehors de France. Le Lupin Robotic System est autorisé en Inde et au Royaume-Uni (et vise maintenant l’Europe et les USA), où l’entreprise avait annoncé en juin l’obtention du marquage UKCA ouvrant la voie à sa commercialisation.

    Les 15 millions d’euros doivent financer une nouvelle phase de croissance. Lupin Dental prévoit de multiplier les accords avec des institutions médicales, avec des chirurgiens-dentistes et des DSO, afin de faire passer son système du stade de dispositif récent à celui de solution adoptée à plus grande échelle par la profession.

    Source : Lupin Dental, communiqué de financement (27 août 2026) · fiabilité : déclarative.

  • Data : la PDS et l’INCa veulent accélérer la recherche en cancérologie

    L’Institut national du cancer (INCa) et la Plateforme des données de santé (PDS) ont signé le 4 septembre 2026, lors de la journée de la Filière IA et Cancers, un accord-cadre de quatre ans pour accélérer la recherche en cancérologie grâce aux données de santé. Le texte a été signé par Nicolas Scotté, directeur général de l’INCa, et Hela Ghariani, directrice de la PDS.

    L’accord porte d’abord sur le registre national des cancers, confié à l’INCa par la loi du 30 juin 2025. Ses données seront référencées dans le catalogue national des métadonnées de la PDS, et tout ou partie des systèmes d’information du registre pourraient à terme être hébergés sur l’infrastructure de la plateforme ; l’étude des scénarios débutera en 2027. Les deux institutions prévoient aussi de faciliter l’appariement et la pseudonymisation des données de cancérologie, de définir des cas d’usage pour les données synthétiques et les briques d’intelligence artificielle, et d’accompagner les acteurs du soin, de la recherche et de l’industrie dans leurs projets.

    Source : Institut national du cancer, communiqué de presse (4 septembre 2026) · fiabilité : officielle.

  • Withings ajoute l’analyse IA du cœur et des poumons à son BeamO dès octobre

    Le fabricant français Withings a présenté StethO Sense le 8 septembre 2026, lors de l’IFA à Berlin : un service d’analyse par intelligence artificielle des bruits cardiaques et pulmonaires enregistrés avec son appareil BeamO. L’analyse repose sur deux technologies tierces, eMurmur Heart AI pour le cœur et StethoMe pour les poumons, toutes deux marquées CE en tant que dispositifs médicaux de classe IIa. StethO Sense sera commercialisé à partir du 1er octobre 2026, exclusivement dans l’abonnement Withings+ (facturé 9,95 euros par mois ou 99,50 euros par an).

    Pourquoi cela compte : StethO Sense fait passer un objet grand public du simple enregistrement sonore à une lecture assistée par IA, utilisable pour suivre l’évolution d’une toux, d’un asthme ou d’un souffle cardiaque déjà repéré. Le marquage CE de classe IIa des deux technologies sous-jacentes distingue cette fonction, sans pour autant déplacer la décision médicale vers l’algorithme. C’est un signal supplémentaire de la montée en puissance de l’IA d’écoute dans le suivi à domicile, entre deux consultations.

    Reste que la frontière entre suivi et diagnostic peut être difficile à percevoir pour un utilisateur non soignant, en particulier lorsqu’un indice de confiance ou une catégorisation de souffle cardiaque en « anormal » s’affiche sur son téléphone.

    Source : Withings, communiqué de presse « BeamO – eMurmur Heart AI & StethoMe » (8 septembre 2026) · fiabilité : communication officielle.

  • Hôtel hospitalier : OTEO lève 1,2 M€ pour équiper davantage d’hôpitaux

    La start-up OTEO a annoncé le 8 septembre 2026 une levée de fonds de 1,2 million d’euros. Le tour est mené par makesense, via son fonds seed II, aux côtés de 50 Partners Santé, des réseaux INSEAD Business Angels et BADGE, ainsi que de Bpifrance, du Crédit Agricole des Savoie et du CIC ; les deux fondatrices restent majoritaires au capital. L’entreprise revendique 15 établissements de santé équipés et environ 10 000 nuitées gérées depuis son lancement.

    Pourquoi cela compte : une nuitée d’hôtel remboursée par l’Assurance Maladie coûte jusqu’à dix fois moins cher qu’une nuit d’hospitalisation, alors qu’un lit occupé sans nécessité médicale bloque des capacités et retarde des interventions. Réduire ces hospitalisations libère des lits pour les patients qui en ont réellement besoin, dans un système hospitalier sous tension chronique sur ses capacités d’accueil. Le pari d’OTEO est que l’automatisation peut lever l’obstacle identifié depuis la création du dispositif en 2021 : sa lourdeur administrative.

    Les 1,2 M€ doivent financer trois chantiers : l’interopérabilité de la plateforme avec les systèmes d’information hospitaliers des établissements, l’automatisation de l’identification des patients éligibles au dispositif, et le renforcement des équipes commerciales et opérationnelles chargées d’équiper de nouveaux hôpitaux.

    Source : OTEO / agence COMIT RP, communiqué de presse « OTEO : 1,2 M€ pour faire de l’hôtel hospitalier la nouvelle norme des parcours de soins » (8 septembre 2026) · fiabilité : déclarative.

  • Livi devient Kry : le groupe suédois muscle son modèle hybride, un nouveau centre de santé à Paris

    La plateforme de téléconsultation Livi change de nom en France à partir du 15 septembre pour adopter celui de sa maison mère suédoise, Kry, dans le cadre d’une unification de marque à l’échelle européenne, le groupe étant déjà présent en Suède, en Norvège et au Royaume-Uni. En France, où l’entreprise opère depuis 2018, ce changement de nom accompagne surtout une intensification de l’activité existante plutôt qu’une expansion géographique : Kry revendique 4 millions de téléconsultations réalisées dans l’Hexagone, avec une progression de 39 % sur les trois dernières années. À l’échelle du groupe, l’entreprise annonce plus de 14 millions de consultations cumulées depuis sa création en 2015.

    Le déploiement le plus concret concerne le modèle dit « digi-physique », qui combine téléconsultation et centres de santé physiques : le groupe revendique une soixantaine de structures de ce type en Europe et environ 4 000 professionnels de santé, dont 750 médecins et psychologues en France. Un nouveau centre doit ouvrir à Paris ce mois-ci, même si la communication ne détaille ni la localisation précise, ni la surface, ni les effectifs prévus pour cette structure.

    Source : Kry (ex-Livi), communiqué de presse « Livi devient Kry » (8 septembre 2026) · fiabilité : communication officielle de l’entreprise, chiffres déclaratifs