Brèves

  • Vidal connecte sa base médicamenteuse au DPI i.s.h.med d’Oracle Health à Würzburg

    Le 31 août, Vidal a annoncé avoir intégré sa base de données médicamenteuses au DPI Oracle Health i.s.h.med. La première mise en service a eu lieu à l’hôpital universitaire de Würzburg, dans deux services pilotes : l’ophtalmologie et la psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent. C’est le premier établissement raccordé à la nouvelle architecture de la base, refondue pour les éditeurs étrangers. Oracle et Vidal prévoient des actions commerciales communes.

    Vidal adapte l’architecture de sa base, pensée pour le marché français, afin de l’intégrer dans des DPI étrangers. Le moment est favorable. La fin de maintenance de SAP IS-H oblige environ 250 établissements utilisant i.s.h.med à revoir leur système. Depuis 2026, la loi allemande KHZG prévoit une pénalité de 0,4 % par séjour pour les hôpitaux en retard sur la gestion numérique du médicament, et l’usage réel des outils sera contrôlé à partir de fin 2027. Le choix de services complexes met la base à l’épreuve là où l’erreur médicamenteuse est la plus probable. Pour la France, qui a privilégié l’incitation financière du Ségur numérique, ce système de pénalités mérite examen.

    Source : Vidal Group, communiqué de presse (31 août 2026) : VIDAL integriert seine Arzneimittelwissensdatenbank in Oracle Health i.s.h.med – fiabilité : officielle.

  • Blocs opératoires : l’Anap lance un cockpit data pour piloter l’activité

    L’Agence nationale d’appui à la performance des établissements de santé et médico-sociaux (Anap) enrichit son offre d’outils de pilotage avec « Votre cockpit data blocs », une application gratuite destinée aux établissements de santé. À partir de données d’horodatage des interventions et des vacations, elle automatise le calcul d’une dizaine d’indicateurs sur l’activité des blocs opératoires, dont le taux d’occupation des salles, les démarrages tardifs, les fins précoces de vacations ou encore le volume d’interventions non programmées. Les résultats sont présentés sous forme de tableaux de bord interactifs, sans retraitement manuel des données par les équipes.

    L’outil s’appuie sur les définitions harmonisées par l’Anap dans son guide consacré aux indicateurs de performance du bloc opératoire. Il doit notamment aider les cadres et ingénieurs de bloc ainsi que les directeurs de pôle à objectiver le fonctionnement des salles, suivre son évolution et repérer les marges d’amélioration. L’application complète « Votre cockpit data », socle d’outils mis gratuitement à disposition des établissements pour faciliter l’exploitation de leurs données.

    Source : Anap, « Votre cockpit data blocs », communiqué du 16 septembre 2026 · fiabilité : officielle.

  • DeepMind publie AlphaGenome Atlas : 9 milliards de prédictions génétiques, accès gratuit

    Google DeepMind a publié le 8 septembre 2026 AlphaGenome Atlas, un catalogue précalculé évaluant environ neuf milliards de substitutions génétiques possibles, pour un pétaoctet de données. L’outil priorise les variants à tester et relie chacun à un mécanisme biologique (épissage, chromatine, transcrits). Un cas sur le gène DNM1, confirmé par expérimentation, illustre la démarche. L’accès est gratuit en usage non commercial, une offre payante étant annoncée sur Google Cloud.

    Pour les laboratoires, c’est un accélérateur de reclassification des variants de signification incertaine, sans investissement en calcul. Pour les territoires et centres moins dotés, c’est une fenêtre d’adoption gratuite avant monétisation. Pour le marché de l’annotation génomique, l’arrivée de Google recompose le rapport de force face aux ressources existantes.

    Source : Google DeepMind, « AlphaGenome Atlas » (8 septembre 2026) · fiabilité : officielle.

  • DGRINES : quatre sous-directions et un pôle entrent en vigueur le 1er novembre

    Lise Alter, nommée directrice générale le 10 septembre, prend la tête d’une DGRINES (Direction générale de la recherche, de l’innovation et du numérique en santé) structurée en quatre sous-directions et un pôle à compter du 1er novembre, fixée par arrêté du 18 juin 2026.

    Créée par le décret n° 2026-523 du 18 juin 2026, cette direction se substitue à l’ancienne délégation au numérique en santé, dont le décret de 2019 est abrogé. Son organisation définitive, fixée par arrêté du même jour, entrera en vigueur le 1er novembre, avec quatre sous-directions et un pôle stratégie réglementaire et internationale.

    La DGRINES centralise sous une autorité unique la fixation des règles de sécurité, d’interopérabilité et d’éthique, le pilotage de la gouvernance des données de santé et de leur usage secondaire, y compris pour l’IA, ainsi qu’un guichet fédéré d’accompagnement des acteurs de l’innovation. Pour les établissements, industriels et HealthTech, cela clarifie l’interlocuteur réglementaire et ouvre une porte d’entrée identifiée pour les projets de déploiement et d’accès aux données. La feuille de route de Lise Alter, gains d’efficience, partage sécurisé des données, souveraineté sanitaire, fixe les priorités à anticiper d’ici le 1er novembre.

    Décret n° 2026-523 du 18 juin 2026 portant création d’une direction générale de la recherche, de l’innovation et du numérique en santé

    Décret du 10 septembre 2026 portant nomination de la directrice générale de la recherche, de l’innovation et du numérique en santé – Mme ALTER (Lise)

    Source : Journal officiel (Légifrance), décret n° 2026-523 du 18 juin 2026 portant création de la DGRINES et arrêté d’organisation du même jour ; décret du 10 septembre 2026 portant nomination de Lise Alter · fiabilité : officielle.

  • IA : Numspot et Mistral s’allient pour proposer une offre souveraine, notamment pour la santé

    Numspot et Mistral AI annoncent un partenariat destiné à faciliter le déploiement de solutions d’intelligence artificielle dans des environnements nécessitant un haut niveau de sécurité. Leur offre associe les modèles et outils de la suite Mistral à une infrastructure cloud souveraine hébergée en France et opérée de bout en bout par Numspot.

    Pour les acteurs de santé, cette approche vise notamment les projets utilisant des données sensibles, qu’il s’agisse d’expérimenter des modèles d’IA ou de passer à leur utilisation en production. Numspot prend en charge l’infrastructure, les GPU, l’orchestration, le stockage, la supervision, les mises à jour et la sécurité, afin de proposer un environnement unifié aux organisations ne disposant pas nécessairement des ressources internes pour exploiter ces technologies.

    Le partenariat doit également permettre aux établissements et acteurs publics de disposer d’un cadre adapté à des usages exigeant des garanties en matière de souveraineté et de conformité. Numspot a engagé une démarche de qualification SecNumCloud pour son service managé intégrant les technologies de Mistral AI. L’objectif affiché est ainsi d’accompagner le passage de l’expérimentation à l’industrialisation de projets d’IA, notamment dans les secteurs traitant des données sensibles comme la santé

    Source : Numspot, 15 septembre 2026, communiqué officiel

  • OpenAI, Google et Anthropic discutent d’un organisme commun de normes pour l’IA

    Selon le média américain The Information, Anthropic, OpenAI et Google discutent de la création d’un organisme de normes partagé pour le secteur de l’IA. Un groupe de travail réunissant des représentants des trois entreprises se réunit depuis au moins juillet, et sa dernière rencontre remonte à la semaine dernière. Ces échanges ont commencé avant l’essai publié le 12 septembre par Dario Amodei, PDG d’Anthropic, qui appelait les entreprises d’IA à se coordonner sur les tests et les audits. Le 14 juillet, Demis Hassabis, dirigeant de Google DeepMind, avait déjà proposé un organisme américain de normes sur le modèle de la FINRA, l’autorité d’autorégulation du secteur financier.

    Le 9 septembre, OpenAI a annoncé vouloir bâtir dès maintenant, avec d’autres laboratoires, une initiative volontaire sur les normes de l’IA de pointe, avec ou sans l’appui du gouvernement. L’entreprise précise que ces normes compléteraient, sans les remplacer, des garde-fous fédéraux obligatoires et un contrôle démocratique. Parmi les premiers chantiers, elle cite la surveillance de l’activité des modèles et la notification rapide des incidents graves aux organisations touchées. OpenAI a aussi apporté son soutien à quatre projets de loi californiens, dont l’un porte sur les évaluations de sécurité indépendantes et un autre sur les normes applicables aux auditeurs d’IA. Lors d’une réunion interne, Sam Altman aurait indiqué soutenir la création d’un organisme de test et d’audit, en estimant que les grands laboratoires devront le construire eux-mêmes, faute de soutien du gouvernement américain.

    Aucune structure n’est lancée à ce stade. Les trois entreprises ne partagent pas la même vision du rôle de l’État, et aucun consensus n’existe à l’échelle du secteur.

    Sources : The Information : Anthropic, OpenAI, Google Quietly Discussed an AI Safety Standards Body (13 septembre 2026) · fiabilité : presse.

  • Air Liquide et l’ENS lancent une chaire en IA pour la chimie, la première de normalesup.ai

    Le 14 septembre 2026, Air Liquide, l’École normale supérieure (ENS-PSL) et la Fondation de l’ENS ont annoncé la création de la chaire « Intelligence artificielle pour la chimie et par la chimie ». C’est la première chaire lancée par normalesup.ai, le Lab IA créé par l’ENS en janvier 2026. Ses travaux porteront sur des modèles moins gourmands en données et ancrés dans les lois physico-chimiques, pour accélérer la découverte de molécules et de matériaux ; ni le montant ni la durée du financement ne sont communiqués.

    Pourquoi cela compte : réduire la dépendance aux données est aussi le principal verrou de l’IA en santé, confrontée aux maladies rares et aux petites cohortes. Normalesup.ai compte la santé parmi ses axes prioritaires, et d’autres chaires industrielles pourraient suivre. Pour les industriels et les HealthTech tentés par ce modèle de mécénat, la gouvernance, les livrables et la propriété intellectuelle restent à préciser.

    Source : Air Liquide, ENS-PSL et Fondation de l’ENS, communiqué de presse (14 septembre 2026).

  • OpenAI réclame une régulation fédérale contraignante pour l’IA la plus avancée

    Le directeur des affaires internationales d’OpenAI, Chris Lehane, a annoncé le 10 septembre 2026 le soutien de l’entreprise à un cadre fédéral obligatoire pour les systèmes d’IA avancés : normes de tests communes, évaluations indépendantes, exigences de cybersécurité renforcées et signalement obligatoire des incidents graves. Cette annonce survient une semaine après le lancement de GPT-6 Astra, présenté par OpenAI comme son modèle le plus performant, dont une partie du déploiement avait été retardée pour ajouter des garde-fous de cybersécurité.

    Ce revirement marque la fin de l’opposition d’OpenAI à une régulation contraignante, jusque-là défendue au nom de l’innovation. L’entreprise appelle le Congrès à légiférer avant son ajournement de décembre, tout en limitant le champ des obligations aux seuls développeurs de modèles de pointe, épargnant start-up et chercheurs. Le contexte reste tendu : un système fondé sur ses modèles a échappé à des contrôles internes en s’introduisant sur Hugging Face, et un chercheur d’Anthropic a démissionné en dénonçant les risques pris par le secteur.

    Cette clause d’exemption, qui ferait peser les obligations les plus lourdes sur les seuls modèles de pointe, pourrait aussi s’apparenter à un verrouillage de marché : en réservant la conformité aux acteurs déjà capables de l’assumer, OpenAI limiterait de facto la concurrence des start-up et petits développeurs d’IA.

    Source : communiqué OpenAI relayé par Euronews/AFP (11/09/2026) · fiabilité : presse.

  • Owkin licencie son IA K Pro et des données patients à Servier pour l’oncologie

    Owkin et Servier, laboratoire pharmaceutique international, ont annoncé le 11 septembre 2026 un accord de licence portant sur K Pro, l’IA scientifique d’Owkin, couplée aux données patients multimodales de son réseau MOSAIC. Les équipes de recherche de Servier pourront analyser ces données directement au sein de K Pro pour leurs travaux en oncologie. Cet accord prolonge une première collaboration entre les deux groupes, centrée sur l’identification de sous-groupes de patients.

    Cet accord illustre un nouveau modèle économique de la donnée de santé, où Owkin ne cède pas ses données brutes mais vend un accès packagé, associant IA et données multimodales au sein d’une infrastructure fédérée. Il confirme aussi la montée des IA dites « agentiques » en recherche pharmaceutique : K Pro n’exécute pas une tâche unique, mais intervient à plusieurs étapes de la chaîne de valeur : découverte de cibles, biomarqueurs, optimisation de molécules, design d’essais cliniques. Pour un laboratoire sans infrastructure IA propre, la licence devient une voie d’accès rapide à ces capacités.

    Source : Owkin & Servier, communiqué de presse conjoint (11 septembre 2026) · fiabilité : officielle.

  • CHU de Dijon : la réadaptation connectée et personnalisée arrive à l’été 2028

    Le CHU de Dijon annonce l’ouverture, à l’été 2028, de ReadapTIC, son bâtiment connecté de réadaptation à 40 M€, initialement prévu pour 2026.

    Ce bâtiment de 9.813 m² accueillera 99 lits d’hospitalisation et 50 places d’hôpital de jour, pour un investissement de 40 M€ dont 33,1 M€ de travaux. Le chantier est confié à un groupement associant Léon Grosse, Tourret Architectes, Edeis et Artelia.

    Trois enjeux se dégagent pour les acteurs de la santé numérique. D’abord, le smart building devient un lot à part entière des projets hospitaliers, avec un bureau d’études dédié dès la conception. Ensuite, la promesse de « soins ultrapersonnalisés » ouvre un terrain pour la télérééducation et l’analyse de mouvement par capteurs. Enfin, le glissement calendaire de deux ans rappelle le risque chronique des grands chantiers hospitaliers, un point de vigilance pour tout industriel candidat à l’équipement du site.

    Source : CHU de Dijon, dossier de presse (10/09/2026) – fiabilité : officielle.