Brèves

  • ARS : deux décrets de l’été 2026 départementalisent le FIR et associent les préfets

    Le décret n° 2026-649 du 22 juillet 2026 crée des dotations départementales au sein du fonds d’intervention régional (FIR). Le décret n° 2026-722 du 1er août 2026 inscrit les délégations départementales dans le code de la santé publique : leur directeur départemental est nommé par arrêté ministériel, sur proposition du directeur général de l’ARS et après avis du préfet.

    À compter du 1er janvier 2027, le directeur général de l’ARS répartit une partie des crédits du FIR en dotations départementales limitatives et arrête, sur proposition des directeurs départementaux, les projets financés à ce titre.

    Le préfet gagne un droit de regard : l’ARS l’informe avant toute intervention financière significative au profit d’un établissement de santé et le consulte avant tout financement significatif d’un autre acteur local. Le second décret crée aussi, dans chaque département, un comité de l’accès aux soins de premier recours coprésidé par le préfet, le président du conseil départemental et le directeur départemental de l’ARS.

    Source : Légifrance, décret n° 2026-649 du 22 juillet 2026 (JO du 23 juillet) et décret n° 2026-722 du 1er août 2026 (JO du 2 août) – fiabilité : officielle.

  • Facturation électronique : l’UNPS précise les obligations des libéraux de santé pour 2026-2027

    Depuis le 1er septembre 2026, tous les professionnels de santé conventionnés doivent pouvoir recevoir des factures électroniques via une plateforme agréée, y compris lorsque leur activité de soins est entièrement exonérée de TVA. Sont notamment concernées les factures de loyers professionnels, d’énergie, de téléphonie, d’internet ou de maintenance.

    Une obligation limitée aux activités taxables

    Les libéraux de santé devront également émettre électroniquement leurs factures pour la part de leur activité soumise à TVA. L’UNPS cite notamment les formations et les activités en entreprise. L’exonération portant sur l’acte et non sur le professionnel, un même praticien peut donc cumuler activités exonérées et taxables.

    L’UNPS recommande de choisir une plateforme « capable de gérer activité exonérée et activité taxable » et de vérifier sa compatibilité avec les outils métier et comptables. L’offre est abondante : la DGFiP recensait 150 plateformes au 31 août 2026.

    Source : UNPS, note d’information « Facturation électronique – Ce que les professionnels de santé conventionnés doivent savoir » (août 2026) fiabilité : déclarative.

  • Imagerie : la CNAM lance un groupe de travail avec les radiologues sur le coût des IRM et scanners

    Le 21 septembre 2026, la Caisse nationale de l’assurance maladie a annoncé la création d’un groupe de travail avec les radiologues libéraux (FNMR) et hospitaliers (SRH), ainsi que d’un « observatoire des coûts » ouvert aux acteurs du secteur. L’objectif est de définir un modèle des coûts des IRM et des scanners, puis de revoir les forfaits techniques, c’est-à-dire la part du tarif qui rémunère l’équipement et son fonctionnement. La CNAM suit donc les recommandations d’une mission publiées début septembre, qui relevait des écarts entre les estimations de ces coûts.

    Le groupe de travail devra « clarifier le périmètre des coûts relevant des forfaits techniques ». La question dépasse l’appareil : une IRM fonctionne aussi avec un système d’archivage des images, des outils de cybersécurité et, de plus en plus, des logiciels d’IA.

    Cette révision intervient alors que de nouvelles baisses des forfaits sont programmées au 1er janvier 2027.

    Source : FNMR, communiqué « Mission de réflexion sur la modélisation des forfaits techniques d’imagerie : la Cnam prend acte des recommandations de la mission et met en place un groupe de travail conjoint avec les représentants de la profession » (21/09/2026) · fiabilité : Officielle.

  • Neuf présidents de laboratoires appellent l’Europe à relancer les investissements dans le médicament

    Dans une lettre ouverte publiée le 22 septembre, les présidents des conseils d’administration d’AstraZeneca, Boehringer Ingelheim, Chiesi, Ipsen, GSK, Novo Nordisk, Novartis, Roche et Sanofi demandent aux gouvernements européens de renforcer l’investissement dans les médicaments innovants.

    Selon les signataires, la part européenne de la R&D pharmaceutique mondiale est passée de 43 % en 1990 à 31 %, et celle des essais cliniques industriels a reculé à 9 %. Ils réclament une accélération des essais, une protection de la propriété intellectuelle et une modernisation de l’évaluation et du financement des traitements. Leur demande porte notamment sur les budgets nationaux de santé et les délais d’accès aux nouveaux médicaments.

    Source : Sanofi, lettre ouverte du 22/09/2026 – fiabilité : déclarative.

  • L’OPCO Santé déploie 11 modules de formation au numérique de base

    Le 8 septembre, l’OPCO Santé a annoncé le déploiement des « Parcours vers l’autonomie numérique » : 11 modules de formation pour les salariés et managers du sanitaire, social et médico-social. Financées par une enveloppe dédiée pour 2026, elles sont ouvertes à tous les adhérents 3SMS, quelle que soit leur taille, et aux autres branches de l’OPCO.

    Les outils numériques déployés (dossier usager, planning, messagerie) ne produisent leurs bénéfices que si les équipes savent s’en servir. Ce parcours offre un financement dédié pour lever ce frein, mais l’enveloppe ne couvre que l’année 2026.

    Issu d’une étude conduite en 2024-2025 dans le cadre de l’engagement de développement de l’emploi et des compétences (EDEC) Grand Âge et Autonomie, le dispositif distingue deux publics. Pour les salariés, un socle de trois jours précède un diagnostic orientant vers des approfondissements. Pour les managers et les RH, trois modules visent à repérer les difficultés.

    Le diagnostic est utile en amont : selon l’OPCO Santé, un salarié fragilisé tend à éviter outils et formations, et risque d’échapper à l’offre. Evapro permet aux directions, RH et managers d’objectiver ces risques.

    Source : OPCO Santé, « Transition des compétences numériques : le nouveau parcours de l’OPCO Santé pour accompagner vos équipes vers l’autonomie » (8 septembre 2026) · fiabilité : officielle.

  • docAgency lance un parcours numérique gratuit d’aide à l’installation des professionnels de santé

    La plateforme docAgency a annoncé la mise en service d’une boîte à outils numérique destinée aux professionnels de santé qui créent ou transmettent leur cabinet. Selon l’entreprise, l’outil permet de trouver et qualifier un local, de construire un plan d’affaires simplifié et de transmettre un dossier à des partenaires régionalisés. Le service, développé par Cohort 42, serait gratuit pour les abonnés.

    L’installation en libéral suppose plusieurs démarches (trouver un local, bâtir un financement, identifier les bons interlocuteurs). En les réunissant dans un parcours unique, docAgency se positionne sur un besoin concret. Avant d’y recourir, un praticien a intérêt à vérifier qui sont les partenaires recommandés et comment ils sont rémunérés.

    Des plateformes d’annonces cherchent à couvrir tout le parcours d’installation. docAgency dit vouloir aller « plus loin qu’une simple plateforme d’annonces ». Le segment compte déjà d’autres acteurs, comme Docndoc, qui propose aussi des opportunités d’installation. La différenciation devrait se jouer sur la densité du réseau local.

    Les collectivités pourraient disposer d’un canal supplémentaire via les « partenaires régionalisés », et les praticiens d’un point d’entrée unique à comparer aux dispositifs publics d’accompagnement.

    Source : docAgency, annonce de lancement de la boîte à outils (24/09/2026) · fiabilité : déclarative.

  • Science ouverte : 82 % des publications financées par l’Institut national du cancer en accès ouvert

    L’Institut national du cancer indique que 82 % des publications issues des projets qu’il finance sont en accès ouvert, contre 61 % au niveau national, selon l’édition 2025 du Baromètre science ouverte. Le taux a progressé de 32 points entre 2018, année du premier Plan national pour la science ouverte, et 2024. Le chiffre a été présenté le 23 septembre à l’UNESCO, lors de la Rencontre du Réseau science ouverte des agences de financement françaises.

    L’Institut annonce trois chantiers : un baromètre annuel, un portail HAL dédié pour appliquer l’obligation de dépôt inscrite dans son règlement des subventions, et le référencement de ses projets dans le moteur scanR. Les agences de financement ont aussi présenté un plan d’actions 2026-2030 en six points, dans la ligne de la Stratégie de science ouverte 2026-2033 annoncée le 17 septembre par le ministère de la Recherche.

    Source : Institut national du cancer, communiqué du 23 septembre 2026 · fiabilité : officielle.

  • Biolevate lève 30 M€ pour déployer son IA dans les opérations réglementées des laboratoires

    La start-up parisienne Biolevate a annoncé, le 22 septembre, une série A de 30 millions d’euros, co-menée par RAISE France et Orange Ventures. Le financement doit accélérer le développement produit et ouvrir un bureau à Boston.

    Initialement positionnée sur la rédaction médicale, Biolevate étend désormais sa plateforme d’intelligence artificielle aux essais cliniques et à la préparation de dossiers réglementaires. La société affirme compter plus d’une dizaine de grands comptes déjà en production.

    L’enjeu, pour les laboratoires, dépasse la seule performance de l’IA. Dans un dossier destiné à une autorité de santé, chaque affirmation doit pouvoir être reliée à une source identifiable et validée par un expert. C’est précisément sur cette exigence de traçabilité que Biolevate construit sa proposition de valeur : ses agents peuvent rechercher, analyser et synthétiser l’information, mais les résultats restent associés aux documents qui les étayent et soumis à une validation humaine.

    Le passage du pilote à la production constitue un cap important. Un test peut être lancé sur un budget d’innovation, mais son industrialisation suppose de traiter la sécurité des données, la qualification du fournisseur, l’intégration aux outils existants, le contrôle qualité ou encore la répartition des responsabilités entre les équipes.

    Biolevate revendique des revues de littérature jusqu’à seize fois plus rapides. La levée traduit surtout une volonté d’industrialiser rapidement la technologie et de démontrer sa capacité à s’intégrer durablement dans les processus réglementaires.

    À surveiller : la conversion des premiers déploiements en contrats durables et la capacité de la plateforme à couvrir plusieurs aires thérapeutiques sans multiplier les projets sur mesure.

    Source : Biolevate, communiqué de presse « Biolevate Raises €30 Million Series A & Opens Boston Office to Meet Surging Demand » (22 septembre 2026) · fiabilité : déclarative.

  • Le CHU de Reims noue un partenariat avec Pulselife pour encadrer l’adoption de l’IA dans l’établissement

    Le CHU de Reims déploiera l’IA médicale de Pulselife auprès de plus de 3 000 soignants, dont 1 300 professionnels médicaux. Ce déploiement vise à encadrer l’usage croissant de l’intelligence artificielle à l’hôpital, notamment face au développement d’outils généralistes utilisés en dehors des circuits institutionnels. Le partenariat prévoit ainsi de renforcer la protection des données de santé, de former les professionnels et de mieux suivre les pratiques émergentes.

    À travers cette démarche, le CHU de Reims entend structurer l’adoption de l’IA médicale et limiter les risques associés au shadow IT. Le projet est notamment porté par l’Institut d’intelligence artificielle en santé (IAS), dirigé par le professeur Vincent Vuiblet.

    Source : Pulselife, 24 septembre 2026 – post LinkedIn officiel 

  • Ambiant Listening : nouveaux financements de 340M$ pour l’australien Heidi

    L’opération de 340M$ comprend une série C de 100 millions de dollars, menée par Blackbird, et un investissement de croissance de 240 millions de General Catalyst. La société australienne, désormais valorisée à plus de 900 millions de dollars, souhaite à présent dépasser la simple automatisation de la documentation médicale pour développer des agents capables d’assister les professionnels dans leurs tâches, sous leur supervision.

    Heidi revendique plus de 175 millions de consultations accompagnées dans 190 pays et 110 langues. La plateforme est notamment déployée au sein de plusieurs systèmes de santé publics et privés aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Australie et en Nouvelle-Zélande. Une partie des fonds doit financer les travaux cliniques, réglementaires et de sécurité nécessaires à ces nouvelles fonctionnalités d’accompagnement intelligent des médecins lors de la consultations. Des nouveaux qui ne seront toutefois pas disponibles au Royaume-Uni et dans l’Union européenne pour le moment.

    Source : Heidi, 22 septembre 2026 – communiqué officiel