Brèves

  • La CNIL autorise pour dix ans LINK, l’entrepôt européen de données de soins primaires de Clinityx

    Clinityx, bureau d’études en données de vie réelle de GERS SAS, a obtenu de la CNIL l’autorisation de mettre en œuvre LINK (Longitudinal Integrated NetworK – Powered by THIN) pour dix ans (délibération n° 2026-070 du 2 juillet 2026). Présenté comme le premier entrepôt de données de santé (EDS) européen, LINK réunit des données de soins primaires de sept pays.

    L’autorisation couvre les recherches d’intérêt public : évaluation en vie réelle des produits de santé, parcours de soins, études médico-économiques, suivi des campagnes de vaccination et des crises épidémiques. Les données proviennent des logiciels métier de médecins libéraux.

    L’autorisation s’accompagne d’engagements de transparence : information des patients, portail dédié et rapport annuel à la CNIL. LINK est hébergé en France sur cegedim.cloud, certifié HDS et qualifié SecNumCloud. Clinityx est désormais impliqué dans neuf EDS autorisés par la CNIL.

    Selon Clinityx, les soins primaires restent le segment le moins documenté des données de santé européennes.

    Source : Clinityx, communiqué (12 octobre 2026) – fiabilité : déclarative.

  • Maternités : la HAS lance e-Satis MATER, questionnaire de 66 questions envoyé par e-mail

    La Haute Autorité de santé (HAS) a ouvert le 6 octobre 2026 la première campagne nationale e-Satis MATER, qui mesure l’expérience des patientes après un accouchement. Elle concerne toutes les maternités et fait suite à l’expérimentation menée d’octobre 2025 à août 2026.

    Deux semaines après la sortie, la patiente reçoit par e-mail un lien sécurisé vers un questionnaire de 66 questions, si l’établissement a déposé son adresse sur la plateforme nationale e-Satis. Deux relances automatiques suivent.

    Les maternités consultent les réponses en temps réel. Les scores comparables entre établissements exigent au moins 30 questionnaires complets. Aucun résultat par établissement ne sera publié lors de cette première campagne. Ces patientes ne doivent pas être déposées dans l’enquête générale e-Satis +48h MCO.

    Source : HAS, IQSS e-Satis MATER, présentation et résultats (7 octobre 2026) · fiabilité : officielle

  • Elsevier intègre 13 revues du JAMA Network à son outil d’IA clinique ClinicalKey AI

    Le 7 octobre 2026, Elsevier a annoncé un accord de contenu avec le JAMA Network, qui apporte à ClinicalKey AI, son espace de travail d’IA clinique, le texte intégral et les visuels de 13 revues, dont JAMA et JAMA Network Open. Selon l’éditeur, ces contenus alimentent les réponses fournies aux cliniciens, chacune renvoyant à l’article complet. Ils sont disponibles dès maintenant pour les clients, par intégration d’API.

    Selon Elsevier, sa collection couvrirait le texte intégral de plus de la moitié des 100 meilleures revues médicales. L’enjeu dépasse le volume : l’accès à l’article source permet au soignant de contrôler l’information.

    Cet accord n’est pas exclusif. Le JAMA Network a signé en juin 2025 un accord pluriannuel portant sur les mêmes 13 revues avec la plateforme concurrente OpenEvidence.

    Les éditeurs de revues monétisent leurs archives auprès de plusieurs acteurs : le contenu de référence devient un prérequis, et la différenciation se déplace vers l’intégration au SIH et la preuve d’efficacité.

    Source : Elsevier, communiqué de presse (7 octobre 2026) – fiabilité : déclarative.

  • AP-HP : les données d’identité de 1 015 patients volées via le logiciel de repas de Dedalus

    Dans un communiqué mis à jour le 7 octobre 2026, l’AP-HP confirme le vol des données d’identité de 1 015 patients, mises en vente sur un forum cybercriminel et signalées le 24 septembre. Nom, prénom, informations de naissance et identifiant patient interne proviennent du service en ligne où les patients choisissent leurs menus. Ce module appartient au logiciel SRD restauration, édité par Dedalus et utilisé dans 23 hôpitaux.

    Selon l’AP-HP, aucune donnée médicale, administrative, bancaire ou de contact ne serait concernée. Les auteurs revendiquent davantage de patients et des comptes de professionnels ; les vérifications se poursuivent. Le module est fermé et tous les mots de passe ont été réinitialisés. La CNIL et le CERT Santé ont été saisis, et une plainte a été déposée.

    Source : AP-HP, communiqué (mis à jour le 7 octobre 2026) – fiabilité : officielle.

  • Empreinte environnementale de l’IA : la calculatrice Impact’IA ouverte au public par la SNCF

    La SNCF a ouvert en accès public Impact’IA, une calculatrice conçue pour mesurer l’empreinte environnementale des projets d’intelligence artificielle, selon une publication de SNCF Numérique du 22 septembre. L’outil a été développé avec Resilio et Wavestone. Son code et sa documentation sont publiés sur GitHub.

    Impact’IA intègre 39 grands modèles de langage (LLM), des modèles issus d’acteurs comme OpenAI, Anthropic, Google et Mistral. Pour chacun, il évalue trois indicateurs : la consommation électrique, les émissions de gaz à effet de serre et la consommation d’eau.

    L’outil est présenté comme étant en code ouvert, mais il est diffusé sous une licence de type CC BY-NC-SA, qui interdit les usages commerciaux. Cette restriction limite les réutilisations possibles.

    L’outil serait utilisable dès les premières phases de conception d’un projet. Une équipe peut ainsi comparer l’empreinte de plusieurs options avant de s’engager. Les établissements et les éditeurs qui préparent un projet d’IA générative disposent d’une base de comparaison entre modèles.

    Source : SNCF Numérique, communication (22 septembre 2026) – fiabilité : déclarative.

  • France-Japon : l’Inserm ouvre un bureau à Tokyo et signe quatre accords, dont un sur l’IA

    L’Inserm a ouvert le 2 octobre 2026 son bureau de représentation en Asie à Tokyo, à l’ambassade de France au Japon. Son PDG, Didier Samuel, y a signé quatre accords : un accord global avec le RIKEN, dont la coopération porte notamment sur l’IA appliquée à la santé ; un accord avec l’Institute of Industrial Science de l’université de Tokyo sur les organes sur puce ; un accord avec l’agence japonaise de recherche médicale (AMED) en immunologie, inflammation et maladies infectieuses ; un accord avec le National Institute for Environmental Studies pour partager les données des cohortes d’enfants JECS (Japon) et Filomene (France) sur l’exposome.

    L’Inserm compte 550 copublications franco-japonaises par an (en hausse de 27 % depuis 2023). L’ouverture suit la déclaration conjointe franco-japonaise sur la santé mondiale d’avril 2026.

    Source : Inserm, communiqué de presse (02/10/2026) · fiabilité : officielle

  • Le CH de Saint-Nazaire a annoncé son passage à la pathologie numérique

    Le centre hospitalier de Saint-Nazaire a mis en production la pathologie numérique dans son service d’anatomie et cytologie pathologiques, selon une annonce de l’établissement faite mi-septembre 2026. Les lames de prélèvements, jusqu’ici examinées au microscope, sont désormais numérisées puis lues sur écran en haute définition. L’établissement se présente comme l’un des premiers centres hospitaliers généraux équipés de cette technologie.

    Le projet a été mené en coopération avec le CHU de Nantes et le centre hospitalier départemental (CHD) de Vendée, avec le soutien de l’ARS Pays de la Loire. Une fois numérisées, les lames peuvent être partagées en temps réel entre les établissements : face à un cas difficile, un médecin peut demander un avis à distance ou organiser un visio-diagnostic avec un confrère.

    Les outils d’assistance par intelligence artificielle ne sont pas encore intégrés. Le centre hospitalier présente la numérisation comme une étape préalable : la constitution d’une base régionale d’images numériques doit, selon lui, préparer les équipes à utiliser ces outils pour appuyer le diagnostic et développer la recherche clinique.

    Source : SaintNazaireNews, « Saint-Nazaire : une nouvelle technologie numérique pour mieux analyser les prélèvements des patients » (28/09/2026) – fiabilité : presse.

  • Renaloo propose à ses adhérents un deuxième avis en néphrologie

    L’association de patients Renaloo a déclaré, le 2 octobre 2026, que ses adhérents peuvent obtenir un deuxième avis en néphrologie via la plateforme deuxiemeavis.fr. Selon l’association, l’avis est rendu en quelques jours par un néphrologue, sur dossier médical, et pris en charge à 100 % pour les adhérents qui se signalent comme tels.

    L’objectif est de permettre aux patients de confirmer une stratégie thérapeutique, d’explorer d’autres options de prise en charge ou de mieux comprendre leur pathologie et leurs traitements. Le recours à un deuxième avis peut donc intervenir après l’annonce d’un diagnostic, lorsqu’un choix thérapeutique complexe se présente ou lorsqu’une décision médicale suscite des interrogations.

    Le service n’est pas remboursé par la Sécurité sociale et repose sur les contrats des complémentaires santé.

    Renaloo précise que l’avis « ne sera partagé qu’avec vous » et que le patient reste libre d’en parler à ses soignants habituels. Cette confidentialité lui permet de consulter librement. Elle a une contrepartie, l’équipe traitante peut ignorer qu’un second avis existe.

    Source : Renaloo, communication aux adhérents sur le partenariat avec deuxiemeavis.fr (02/10/2026) – fiabilité : déclarative.

  • Le CHRU de Nancy lance un pilote de MedGPT, l’outil d’IA de Synapse Medicine

    Le CHRU de Nancy a lancé un pilote de MedGPT, l’outil d’intelligence artificielle de Synapse Medicine, a annoncé l’entreprise sur LinkedIn le 6 octobre 2026. Selon l’éditeur, l’établissement est le cinquième CHU à mettre cet outil à la disposition de ses équipes.

    L’outil s’appuierait sur des sources médicales reconnues, validées et adaptées à la pratique française. Il viserait à redonner aux soignants du temps pour leurs patients et évoluerait en fonction des retours de terrain des équipes du CHRU.

    Synapse Medicine indique par ailleurs que le directeur général de l’établissement, Arnaud Vanneste, préside la commission intelligence artificielle de la conférence des directeurs généraux de CHRU, engagée sur l’adoption et l’encadrement de l’IA dans les hôpitaux.

    Selon les chiffres cités par Synapse Medicine, le CHRU de Nancy compte plus de 6 000 soignants, plus de 106 000 patients hospitalisés et 690 000 consultations externes chaque année. La publication ne précise pas combien de soignants participent au pilote, ni sa durée, ni ses modalités d’évaluation.

    Source : Synapse Medicine, publication LinkedIn (06/10/2026) – fiabilité : déclarative.

  • Sectra retenu par le GHT Loire pour unifier l’imagerie médicale de sept établissements

    Sectra France indique, dans une publication LinkedIn du 6 octobre 2026, avoir été retenu comme « partenaire privilégié » par le GHT Loire pour renouveler et unifier ses solutions d’imagerie médicale. Le projet concerne sept structures : le CHU de Saint-Étienne, établissement pilote, le centre hospitalier du Forez à Montbrison, l’hôpital du Gier à Saint-Chamond, l’hôpital Le Corbusier à Firminy, les centres hospitaliers de Roanne et d’Ardèche Nord à Annonay, ainsi que le GIE IRMAS à Saint-Priest-en-Jarez. Il s’appuierait sur l’offre Sectra One Cloud.

    Selon l’éditeur, l’objectif est de « réunir au sein d’un même environnement des usages aujourd’hui répartis entre plusieurs PACS » (systèmes d’archivage et de communication des images médicales) et d’accompagner les équipes, « notamment autour de la recherche et de l’intelligence artificielle ». Un environnement commun pourrait faciliter l’accès aux images des sept sites et leur utilisation en recherche ; il s’agit d’un bénéfice potentiel, pas d’un résultat documenté par cette annonce. La publication ne précise ni les outils d’IA ni les projets envisagés.

    Source : Sectra France, publication LinkedIn (06/10/2026) – fiabilité : déclarative.