Brèves

  • France Assos Santé publie 4 fiches repères sur le numérique pour les représentants des usagers

    France Assos Santé a publié, le 2 octobre 2026, quatre fiches repères destinées aux représentants des usagers, qui défendent les droits des patients. Elles portent sur Mon Espace Santé, la télémédecine, la cybersécurité et l’intelligence artificielle, quatre thèmes examinés par la Haute Autorité de santé lors de la certification qualité. Chaque fiche détaille les points évalués par la HAS et les actions possibles pour les RU. Ces fiches peuvent aider les établissements à mieux préparer la visite des RU et à anticiper les questions.

    Les fiches s’appuient sur les critères existants de la HAS. Leur intérêt tient aux pistes d’action, qui indiquent ce que les RU pourront demander. Selon France Assos Santé, ils peuvent vérifier que les comptes rendus de téléconsultation sont bien envoyés aux patients, notamment via Mon Espace Santé, ou participer à des exercices de simulation de cyberattaque.

    Sur l’IA, la fiche invite à s’assurer que les signalements négatifs des usagers remontent dans les plaintes et réclamations. Cela suppose que l’établissement sache où l’IA est utilisée et que les patients en soient informés.

    Source : France Assos Santé (2 octobre 2026) – fiabilité : déclarative.

  • Montpellier : le CHU ouvre deux infrastructures de biologie aux entreprises de santé

    Le CHU de Montpellier et Eurobiomed ont réuni le 1er octobre 2026 entreprises, cliniciens et chercheurs autour de deux infrastructures du CHU. Le Site unique de biologie (SUB) regroupe sur 15 000 m² les activités de biologie hospitalière, auparavant réparties sur plusieurs sites. Le Centre de recherche et d’innovation en biologie santé (CRIBS) met 1 200 m² de bureaux et de laboratoires à disposition d’entreprises. Eurobiomed indique suivre près de 80 entreprises à Montpellier. Deux d’entre elles ont présenté leurs projets avec le CHU : Ana Healthcare (IA appliquée aux données hospitalières) et Diag2Tec, CRO préclinique spécialisée dans les hémopathies malignes.

    Source : Eurobiomed et CHU de Montpellier, communiqué de presse du 2 octobre 2026 – fiabilité : déclarative (communiqué).

  • IA administrative : EliseAI valorisée 4 milliards de dollars après une levée de 350 millions

    EliseAI, entreprise new-yorkaise d’IA appliquée au logement et à la santé, a annoncé le mardi 29 septembre 2026 une levée de 350 millions de dollars, qui la valorise 4 milliards de dollars. Le tour est mené par Andreessen Horowitz et Bessemer Venture Partners. Sa valorisation a presque doublé depuis 2025, où elle atteignait 2,2 milliards.

    Les tâches qu’EliseAI automatise en santé, comme l’accueil et la prise de rendez-vous, pèsent sur la charge administrative des cabinets. L’entreprise aide les groupes de médecins à gérer l’accueil des patients, les rendez-vous, la vérification des assurances, les adressages vers des spécialistes et les suivis. Ces tâches sont répétitives et suivent des règles stables, ce qui les rend plus simples à automatiser qu’un acte clinique.

    EliseAI déclare plus de 200 millions de dollars de chiffre d’affaires récurrent annuel. Les groupes de cabinets et les centres de santé peuvent tester l’automatisation de l’accueil sur un seul flux, avec des indicateurs fixés à l’avance.

    Source : Reuters, dépêche reprise par Boursorama (29/09/2026) – fiabilité : presse.

  • GPS Santé : un pirate revendique les données de 150 000 personnes, sans données médicales

    Un pirate se présentant sous le nom de Quantique revendique depuis le 1er octobre 2026 la récupération d’environ 150 000 enregistrements issus de GPS Santé, plateforme française d’agenda médical et de prise de rendez-vous éditée par ACS E-Santé, à Volvic (Puy-de-Dôme). Il affirme avoir utilisé un compte de médecin sur l’environnement de préproduction, puis extrait les données par l’interface de programmation (API) du service.

    Les données revendiquées comprennent nom, prénom, date de naissance, adresse électronique, téléphone et adresse postale. Cyberattaque.org, qui a consulté un fichier, n’y a trouvé ni diagnostic, ni ordonnance, ni compte rendu médical. Selon Fuites Infos, l’échantillon diffusé comporterait des mineurs. GPS Santé n’avait pas confirmé l’incident à la date de publication de ces deux sources.

    Fuites Infos rappelle qu’un précédent signalement visant GPS Santé avait circulé en mars 2026, avec un volume différent ; rien ne permet à ce stade de rapprocher les deux ensembles de données.

    Source : Cyberattaque.org (1er octobre 2026) ; Fuites Infos (1er octobre 2026) · fiabilité : presse ; volumes revendiqués par l’attaquant, non confirmés

     

     

  • Santé mentale : une délégation interministérielle succède au délégué ministériel

    Le décret n° 2026-905 du 28 septembre 2026 crée une délégation interministérielle à la santé mentale et à la psychiatrie. Entré en vigueur le 1er octobre 2026, il abroge le décret du 29 avril 2019 qui avait institué un délégué ministériel. La nouveauté tient au périmètre : la délégation coordonne désormais l’action de tous les ministères concernés.

    L’interlocuteur national de la santé mentale change. Les acteurs qui travaillaient avec l’ancien délégué ministériel, notamment les porteurs de solutions numériques, doivent identifier leurs nouveaux contacts. Le décret ne prévoit pas de budget propre : il ne permet donc pas, à lui seul, d’anticiper de nouveaux financements.

    Selon le décret, la fonction de délégué interministériel est exercée par le directeur général de la santé ou par le directeur général adjoint. Elle s’ajoute donc à leurs attributions actuelles. Le délégué s’appuiera sur des référents désignés dans les autres ministères. Ses moyens ne sont pas chiffrés : il dispose des services du ministère « en tant que de besoin ».

    Ce changement touche aussi le numérique. Selon la revue Santé Mentale, la délégation ministérielle supprimée copilotait, avec la délégation au numérique en santé, le Grand Défi « Dispositifs médicaux numériques en santé mentale » de France 2030. Le décret ne dit pas qui reprend ce rôle.

    Source : Légifrance, décret n° 2026-905 du 28 septembre 2026, JORF n° 0228 – fiabilité : officielle.

  • Data : la PDS lance un groupe de travail sur les données synthétiques et le RGPD

    La Plateforme des données de santé a réuni des acteurs de l’Inria, du CNRS, de l’AP-HP et du géant pharmaceutique Roche, pour lancer le groupe de travail intitulé « Données synthétiques – cadre juridique et réglementaire lié au RGPD« , qui vise à produire des guides méthodologiques et des grilles d’auto-évaluation pour sécuriser le partage de données synthétiques et de modèles d’IA.

    Les travaux portent notamment sur les risques de réidentification, le statut des modèles générateurs et l’équilibre entre protection des données et valeur scientifique. En parallèle, des meetups organisés avec l’Inria permettent de partager des cas d’usage et des retours d’expérience sur leur utilisation en santé.

    Source : Plateforme des données de santé, 29 septembre 2026 – fiabilité :  Déclarative

  • Cyber : des hackers revendiquent la fuite des données de 16 M de patients d’Alaxione

    Après avoir revendiqué une première attaque contre Alaxione, les hackers ont considérablement élargi leurs prétentions, affirmant désormais détenir les données de 16,2 millions de personnes issues de 168 centres médicaux. L’ensemble, présenté comme une base de 54 Go, soit plus de 65 millions de données, contiendrait notamment des identités, coordonnées, numéros de Sécurité sociale, comptes patients et données de rendez-vous. Des échanges entre praticiens et secrétariats, des rappels de rendez-vous et des questionnaires de satisfaction figureraient également dans les échantillons publiés. 67 des centres concernés seraient des établissements Point Vision, dont la cyberattaque chez son prestataire de gestion des rendez-vous avait déjà été signalée. Certains enregistrements remonteraient au 28 septembre 2026. Alaxione n’a pas confirmé publiquement à ce stade le périmètre de cette nouvelle fuite.

    Source : cyberattaque.org, 29 septembre 2026 – fiabilité : presse

  • Care Forward : Doctolib, @Hôtel-Dieu et Roche ouvrent les candidatures de la deuxième promotion

    Doctolib, @Hôtel-Dieu (AP-HP) et Roche ont ouvert le 28 septembre 2026 les candidatures de la deuxième promotion de Care Forward, leur programme d’accompagnement de startups de la santé hébergé à Station F. Les dossiers sont à déposer en ligne avant le 18 octobre 2026 à 23h59. Les startups retenues seront annoncées le 6 novembre et le programme débutera le 26 novembre, pour six mois.

    Le programme s’adresse aux startups constituées, de la pré-amorçage à la série B, qui développent des solutions numériques, des outils d’IA, des dispositifs connectés ou de nouveaux services pour le parcours de soins, du diagnostic au suivi. Selon le communiqué, les trois partenaires apportent l’intégration technologique et l’usage de l’IA (Doctolib), l’accès aux tiers-lieux d’expérimentation de l’AP-HP et l’appui réglementaire et médico-économique (Roche), avec des rencontres régulières avec des investisseurs.

    La première promotion, lancée en avril 2026, avait reçu 250 candidatures pour 15 startups sélectionnées, issues de sept pays européens, parmi lesquelles GeodAIsics, Fluid Care et Composo.ai.

    Source : Care Forward, communiqué de presse du 28 septembre 2026 ; Doctolib, page du programme (calendrier et critères d’éligibilité) – fiabilité : déclarative.

  • SKEZI lance SKEBIO, une plateforme SaaS qui relie biobanques et chercheurs

    Le 30 septembre 2026, SKEZI, deeptech française issue de l’AP-HP et spécialisée dans les données de santé, a annoncé le lancement de SKEBIO. La plateforme SaaS met en relation les biobanques et les équipes de recherche et développement grâce à un catalogue numérique des échantillons biologiques humains issus du soin.

    Selon SKEZI, l’accès aux échantillons est freiné par la fragmentation des acteurs et la difficulté à identifier les collections disponibles. Pour les biobanques et les centres de ressources biologiques, la plateforme offrirait une visibilité nouvelle : des échantillons déjà collectés, dont la conservation a un coût, pourraient ainsi servir à des projets de recherche.

    Faute d’être connus des chercheurs, les échantillons conservés après le soin sont peu réutilisés. Un catalogue partagé pourrait en faire une ressource valorisable pour les établissements et raccourcir la recherche d’échantillons pour la R&D.

    Pour les demandeurs, le catalogue permettrait de repérer les sources susceptibles de répondre à un cahier des charges sans solliciter chaque centre un à un.

    Source : SKEZI, communiqué de presse « SKEZI intègre SKEBIO à son écosystème de solutions » (30 septembre 2026) – fiabilité : déclarative.

  • Sofinnova Partners lève 82 M€ avec MD Start IV, son fonds de création de medtech

    Sofinnova Partners a annoncé, le 28 septembre 2026, le closing final de MD Start IV, son fonds de création de medtech, à 82 millions d’euros, contre 63 millions pour MD Start III. Sursouscrit, le fonds prévoit de lancer six à huit sociétés en Europe et aux États-Unis au cours des cinq prochaines années. Nouveauté : il visera les séries A et B, voire au-delà, et non plus seulement l’amorçage.

    Selon Sofinnova Partners, la hausse d’environ 30 % ne sert pas à financer plus de sociétés, mais à allouer davantage à chacune. Pour un porteur de projet medtech, la capacité d’un investisseur à le suivre jusqu’à la série B devient un critère de choix.

    La levée s’appuie sur les résultats de MD Start III, dont les six sociétés ont levé plus de 140 millions d’euros de financements complémentaires, et sur la cession de LimFlow à Inari Medical pour un montant pouvant atteindre 415 millions de dollars. Les souscripteurs comptent des industriels de la medtech, des établissements de santé et des laboratoires précliniques.

    Source : Sofinnova Partners, publication LinkedIn, (28 septembre 2026) – fiabilité : Déclarative.