MAACHETarek

  • GenAI : Veeva lance un programme d’assistance technique pour permettre le développement de nouvelles solutions

    Un développement et une intégration de la GenAI plus rapide

    Dans le cadre de sa stratégie ciblée visant à favoriser l’utilisation de l’IA dans le secteur de la santé, Veeva Systems a récemment annoncé le lancement du Veeva AI Partner Program qui devrait fournir à ses partenaires les outils de pointe et l’assistance nécessaires pour une intégration harmonieuse des solutions de GenAI avec les applications Veeva Vault.

    Pour que les applications GenAI apportent de la valeur, elles nécessitent un accès aux données rapide, sécurisé et précis. Cela est rendu possible par la plateforme Vault et l’API Vault Direct Data, qui permettent aux applications d’accéder aux données Vault jusqu’à 100 fois plus rapidement que les API conventionnelles. Le Veeva AI Partner Program comprend également le Vault Application Sandbox pour développer, tester et soutenir les applications partenaires intégrées aux applications Vault Veeva. Les clients et partenaires de l’entreprise californienne peuvent ainsi désormais créer des applications de GenAI qui s’interfacent parfaitement avec les applications Vault.

    Quelles perspectives de marché pour Veeva ?

    Veeva a récemment annoncé que sa solution de capture de données électroniques, Veeva Vault EDC, a été utilisée dans le lancement de plus de 1 000 études : 8 sociétés biopharmaceutiques et deux sociétés de recherche contractuelle (CRO) utilisent de manière standardisée Vault EDC.

    En février, l’entreprise a annoncé que Boehringer Ingelheim a choisi les applications Veeva Vault Clinical et Veeva Vault RIM comme la base technologique de la gestion clinique et réglementaire de son unité de santé. L’ambition de Boehringer étant de mettre en œuvre des applications centralisées sur une seule plateforme en vue d’accélérer le développement de nouveaux médicaments vétérinaires.

    Selon un rapport de MarketsandMarkets, la taille du marché de l’IA en santé est estimée à 20,9 milliards de dollars en 2024 et devrait atteindre 148,4 milliards de dollars d’ici 2029, avec un taux de croissance de 48,1 %. Étant donné ce potentiel, Veeva compte sur son AI Partner Program pour stimuler ses activités ans le secteur.

     

  • Note aux abonnés : IA et excellence opérationnelle – étude premium, conférence et webinaire les 22, 23 et 28 mai 2024

    Nous profitons de ce second jour férié du mois de mai pour vous présenter en avant première les prochains travaux qui seront mis à votre disposition par les équipes Health&Tech. Partenaire de la conférence des DG de CHRU pour cet axe sur l’intelligence artificielle, l’étude vise à éclairer les directions des établissements de santé et les entreprises qui proposent des solutions d’IA pour améliorer les fonctionnements des organisations hospitalières et trouver des marges d’efficience en apportant plus de confort aux équipes.

    Health & Tech Intelligence vise à forunir un cadre et des outils utiles aux établissements de santé pour les aider à intégrer avec succès les technologies d’IA dans leurs flux de travail. Les équipes médico-soignantes ainsi que les différents personnels hospitaliers peuvent tirer parti de ces outils et dispositifs intelligents, afin de produire de meilleurs résultats cliniques, opérationnels et financiers.

    De l’avis des experts, une telle transformation nécessitera probablement des changements significatifs dans la composition et les compétences des effectifs de soins ainsi que dans les organisations.

    Une étude  “premium” à paraître le 22 mai 2024 :

    La deuxième étude Premium 2024 se consacre à l’impact des applications de l’IA dans les établissements de santé notamment sur l’organisation du travail et l’évolution des personnels. Technologie souhaitable pour faciliter certaines tâches répétitives, anticiper et adapter les organisations, l’IA s’invite et s’embarque de plus en plus dans les pratiques et les outils des personnels de santé. Nous tenterons à travers cette étude de répondre aux questions
    clés :
    • quel état des lieux aujourd’hui des besoins et des offres d’IA pour améliorer les organisations dans les établissements de santé ?
    • quels sont les cas d’usage de l’automatisation en santé et comment faire face aux  défis et opportunités de son impact sur les ressources humaines des établissements de santé ?
    • existe-t-il des solutions, en France et ailleurs, déjà déployées sur le marché qui améliorent l’organisation du travail et l’efficacité des équipes ?
    • à quoi ressemblerait l’avenir des personnels hospitaliers et médico-soignants selon la littérature scientifique ?
    • Comment évaluer et financer ces solutions, quelles sont les conditions de leur efficacité ?

    Retenez les prochaines échéances  :

    • Des réponses et des pistes de réflexions vous seront proposées dans l’étude publiée par  Health&tech Intelligence , le 22 mai 2024.
    • Une conférence organisée à Santexpo  le 23 mai à 11h15, en partenariat avec la Conférence des directeurs généraux de CHRU :  “Quand les CHU se mettent à l’IA” ;
    • Un webinaire pour vous présenter les points clés de cette étude sera organisé le 28 Mai 2024 à 9h00. Vous pouvez vous inscrire dès maintenant en suivant ce lien, le nombre de participants est limité. 

     

    Soyez au rendez-vous ! Au plaisir de vous y retrouver.

    L’équipe Health & Tech Intelligence.

     

  • PLFSS 2025 : le Snitem appelle à sortir du modèle actuel de régulation des produits de santé

    Coconstruire le PLFSS avec les pouvoirs publics ?

    En attente d’informations sur les modalités de calcul et la mise en oeuvre de la “clause de sauvegarde pour 2022”, le secteur industriel des technologies de santé ne cesse de solliciter, selon le Syndicat national de l’industrie des technologies médicales (Snitem), “un arbitrage de son accord-cadre”.

    Désaccords à propos de l’accord-cadre :

    Les négociations autour d’un nouvel accord-cadre relatif au secteur du dispositif médical (DM) sont toujours en cours. Comme d’autres organisations professionnelles représentants les acteurs du DM, le Snitem est, depuis un an, en attente d’un arbitrage sur quatre principaux désaccords avec le Comité économique des produits de santé (CEPS) :

    1. la décote systématique des nouveaux produits : perçue comme injuste ou désavantageuse pour les nouveaux entrants sur le marché, la décote automatique appliquée aux nouveaux produits entrant dans un groupe de produits similaires ne fait pas l’unanimité ;

    2. les exceptions insuffisantes pour protéger les prix sur les améliorations du service attendu (ASA) : selon le Snitem, les mécanismes existants ne sont pas suffisamment robustes pour maintenir les prix justes pour les services améliorés ;

    3. la nécessité d’un reste à charge pour certaines catégories de produits : le Snitem estime qu’un reste à charge “est nécessaire pour certaines catégories de produits afin d’intégrer la préférence du patient” ;

    4. et les dispositions des lois de financement de la Sécurité sociale : certaines modalités de conventionnement avec le CEPS pouvant être modifiées, notamment en matière de tarification, de remises et de construction des prix et marges, une concertation et une révision de l’accord-cadre serait nécessaire, selon le Snitem.

    L’appel au dialogue du Snitem :

    A travers leur syndicat, les entreprises du secteur soulignent par ailleurs la nécessité “’un dialogue juste, responsable et basé sur des données opposables et transparentes avec les pouvoirs publics”, en prévision de la construction du PLFSS pour 2025.

    Inquiet du manque de lisibilité concernant ses modalités de régulation, le Snitem explique que l’enjeu, pour le secteur, tourne également autour des “modalités de gestion de la liste en sus”.

    Sortir du modèle de régulation actuelle

    Intégrer les recommandations de la “mission de régulation” :

    En août 2023, la mission interministérielle sur la régulation des produits de santé publiait son rapport “pour un new deal garantissant un accès égal et durable des patients à tous les produits de santé”, en vue de moderniser le système de régulation. Pour le Snitem, ses recommandations devraient être prises en compte dans la construction du PLFSS 2025. Pour rappelle, la mission avait souligné l’existence d’”incertitudes importantes sur la trajectoire financière des prochaines années, notamment sur le coût de la dynamique de l’innovation”. Pour y répondre elle recommandait :

    • de prendre en compte les enjeux globalement (préservation de la capacité à innover, réindustrialisation, responsabilité sociétale des entreprises (RSE), etc.) en vue de la régulation ;
    • d’imposer une rigueur toute particulière sur la régulation, en s’appuyant sur “des leviers combinés et déployés malgré les réticences de certains acteurs car la régulation ne peut uniquement s’appuyer sur le prix ou la clause de sauvegarde” ;
    • mais aussi de déployer les travaux sur la qualité des prises en charge “de façon aussi volontariste que ceux sur la maîtrise des coûts”.

     

    Pour une régulation utile :

    Le Snitem a déjà formulé des propositions “pour sortir d’un modèle de régulation qui aujourd’hui n’est plus ni efficient pour les finances publiques, ni soutenable pour les entreprises qui contribuent à l’offre de soins et à sa solvabilisation”. C’était en réaction à la lettre adressée à l’Inspection générale des finances (IGF) et l’Inspection générale des affaires sociales (Igas), en novembre 2023, par Elisabeth Borne, alors Première ministre. Cette lettre prévoyait ne revue de dépenses des DM.

    Aujourd’hui, le Snitem met en avant l’idée d’une régulation qui “doit être utile et non pas uniquement financière”. Son objectif est de réaliser des “améliorations durables” dans les modes de gestion du système de santé, avec pour ambition à long terme de réindustrialiser les territoires. Dans ce sens, le Snitem salue également l’initiative voulue par Frédéric Valletoux, ministre délégué en charge de la Santé et de la Prévention, d’une feuille de route relative au bon usage des produits de santé .

     

  • Etude : un impact positif des outils de santé numérique sur les professionnels de santé

    Les études dans ce domaine restent de mauvaise qualité

    L’étude est une revue “parapluie” des revues systématiques analysant l’impact des technologies de santé numérique sur les professionnels de la santé. Elle se concentre notamment sur “leur efficacité, leur faisablité, leur acceptabilité et leur rentabilité”. Ses résultats ont révélé que ces technologies ont un impact positif sur :

    • la performance des personnels soignants ;
    • la pratique clinique et la gestion des soins ;
    • ainsi que sur l’accès aux soins.

     

    Les auteurs soulignent cependant que la qualité des études dans ce domaine est “souvent faible”. Ce qui rend difficile l’interprétation de leurs résultats et représente un obstacle à leur généralisation. En outre, la majorité des données proviennent de pays à revenu élevé. Cela nécessite de porter une attention particulière aux contextes des pays à faible et moyen revenu, pour éviter tout biais dans les conclusions tirées.

    Au moins 132 revues systématiques traitent de ce sujet :

    Pour cette étude du Lancet, les preuves sur l’effet des technologies sur les compétences et la performance des professionnels de la santé ont été rassemblées à partir de diverses bases de données jusqu’au 1er mars 2023. Les études incluses ont été évaluées selon les effets des technologies qu’elles évaluent sur divers aspects :

    • organisationnels ;
    • socio-économiques ;
    • cliniques et épidémiologiques ;
    • ainsi que sur les paramètres de performance.

     

    Au total, 12 794 revues examinées ont généré 132 enregistrements éligibles pour l’évaluation. Les résultats ont montré que les technologies de santé numériques influencent positivement la pratique quotidienne des professionnels de la santé dans diverses spécialités médicales, et des associations positives ont été établies entre elles et l’amélioration :

    • de la performance des professionnels de santé (10,9 %) ;
    • de la pratique clinique et de la gestion (9,8 %) ;
    • et de la prestation de soins et de l’accès aux soins (9,2 %).

     

    Résultats :

    Les données extraites, classifiées et évaluées ont révélé que l’amélioration des performances techniques des professionnels de santé était l’effet le plus courant des technologies de santé numérique. Cela consiste en une précision accrue de leurs décisions, une productivité augmentée et un accès plus rapide aux données.

    D’autres effets fréquents comprennent l’amélioration de la pratique clinique et de la gestion, de la prestation de soins, ainsi que la satisfaction des utilisateurs. Une amélioration des processus de diagnostic et de la communication interprofessionnelle a également notée. Cette dernière est définie par les chercheurs sur les critères suivants :

    • la diminution des écarts de communication ;
    • l’amélioration de la qualité de l’information partagée ;
    • l’amélioration de l’échange d’informations et de connaissances ;
    • le renforcement de la qualité et de l’efficacité de la communication ;
    • l’amélioration de l’accessibilité et des relations entre équipes ;
    • et l’élargissement des réseaux professionnels.

     

    Impact de la télémédecine :

    Selon les auteurs, la télémédecine et plus particulièrement la télésurveillance améliorent les processus de prise de décision, renforcent la prestation de soins et réalisent un haut niveau de satisfaction chez les professionnels de santé. Utilisées dans des interventions thérapeutiques, dans la formation et dans le recrutement du personnel, ces technologies permettent d’identifier rapidement de nouveaux problèmes cliniques et d’améliorer l’efficacité de soin prodigué par le soignant. Grâce à des applications de messagerie instantanée, elles améliorent également la communication interprofessionnelle.

    Malgré ses effets bénéfiques sur les dépenses de santé publique, cette revue précise que la télémédecine peuvent augmenter la charge de travail et le taux de burnout chez les professionnels de santé.

    Impact de la santé mobile :

    Une étude a évalué l’impact des technologies de santé mobiles sur les environnements de travail des professionnels de la santé. Les résultats montrent une corrélation significative entre ces technologies et le renforcement de la communication interprofessionnelle, l’amélioration de la prestation de soins, et une meilleure qualité des soins. De plus, elles sont associées à une amélioration des performances techniques des soignants, à des taux de satisfaction élevés parmi les utilisateurs, et à une meilleure gestion et pratique clinique, ainsi qu’à des réponses plus rapides aux urgences. D’autres résultats soulignent également l’amélioration des compétences des équipes de soin, la collecte et l’acquisition de données améliorées, l’adhérence aux protocoles de traitement, et une meilleure utilisation des systèmes de référence d’urgence.

    Impact des dossiers patients informatisés (DPI):

    23 revues parmi celles incluses dans cette publication du Lancet ont examiné l’impact des DPI, ou dossiers médicaux électroniques, sur la pratique des professionnels de santé. Ces systèmes ont été associés à une amélioration de la gestion clinique, de la collecte de données, de la communication interprofessionnelle, et de la performance professionnelle. Les équipes ont rapporté une meilleure coordination et une satisfaction élevée, attribuées à une réduction de la charge cognitive et à une meilleure qualité des soins. Cependant, l’utilisation de ces systèmes peut entraîner une augmentation de la charge de travail et du temps de documentation. Les scores de convivialité varient selon la spécialité, mais la formation des praticiens semble favoriser une meilleure utilisation de ces systèmes.

    Impact des systèmes d’aide à la décision clinique :

    Les systèmes d’aide à la décision clinique ont été évalués dans 20 revues, démontrant leur impact positif sur le comportement clinique, la performance, et les connaissances professionnelles. Leur intégration aux processus de soins a renforcé la prise de décision et l’adhérence aux lignes directrices cliniques. Cependant, leur capacité à améliorer la qualité des soins et les résultats cliniques en Afrique subsaharienne reste incertaine. Des conflits peuvent surgir lorsque les recommandations du système contredisent les connaissances des experts. La rentabilité des systèmes d’aide à la décision a été positive dans quatre revues, mais elle reste indécise dans d’autres, dépendant souvent de la géographie. Ces systèmes ont été jugés utiles dans les diagnostics, les prévisions de pronostic, et la recherche.

    Impact des systèmes d’intelligence artificielle (IA) :

    L’effet des technologies d’intelligence artificielle sur les professionnels de santé a été examiné dans huit revues, révélant l’impact positif de diverses applications telles que le phénotypage numérique, les chatbots et l’apprentissage automatique. Les résultats clés incluent une amélioration de la prestation de soins et de la pratique clinique grâce à une meilleure collecte d’antécédents médicaux et une communication professionnelle accrue. Des taux élevés d’acceptation et de satisfaction de cette technologie ont également été observés. Des indicateurs objectifs et subjectifs, tels que des entretiens et des enquêtes, ont été utilisés pour évaluer ces améliorations. En outre, des outils basés sur l’intelligence artificielle ont été associés à un meilleur contrôle et à la prévention des maladies, ainsi qu’à une amélioration potentielle de la pratique clinique dans les paramètres de soins de santé d’urgence.

     

     

    * The global effect of digital health technologies on health workers’ competencies and health workplace: an umbrella review of systematic reviews and lexical-based and sentence-based meta-analysis

    Israel Júnior Borges do Nascimento, Hebatullah Mohamed Abdulazeem, Lenny Thinagaran Vasanthan, Edson Zangiacomi Martinez, Miriane Lucindo Zucoloto, Lasse Østengaard, Natasha Azzopardi-Muscat, Tomas Zapata, David Novillo-Ortiz

    The Lancet Digital Health, Volume 5, Issue 8, 2023, Pages e534-e544, ISSN 2589-7500,
    https://doi.org/10.1016/S2589-7500(23)00092-4.

  • Santé au travail : état des lieux, acteurs clés et panorama des usages et des solutions innovantes

    A l’occasion de la Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail, le 28 avril, ainsi que de la Journée internationale des travailleurs, le 1er mai, Health & Tech Intelligence met à jour son indicateur dédié à la santé et à la qualité de vie et aux conditions de travail (QVCT). Avec un état des lieux juridique, contextuel et technologique de la problématique, complété de 3 panoramas détaillants les acteurs clés et les offres disponibles dans ce domaine, en France.

    État des lieux des besoins et des opportunités en santé au travail en France :

    Bilan prédictif de santé, promotion de la santé mentale des salariés, amélioration des conditions de travail… Avec la prise de conscience croissante en France de l’impact des politiques de santé sur le bien-être et la performance des salariés, les initiatives visant à promouvoir un environnement professionnel sain se multiplient.

    👉 Cet article est accessible en suivant ce lien.

    La santé des femmes et la santé mentale comme principaux chantiers réglementaires en France :

    Si peu de changements sont à constater, en matière de santé au travail, depuis l’adoption de la réforme de la loi santé et sécurité au travail de 2022, de nombreux chantiers sont en cours pour faire progresser la législation, notamment en matière de prise en charge de la santé des femmes, de la santé mentale ou encore d’une instauration plus large du télétravail pour le bien des salariés.

    👉 Tous les détails concernant la revue H&TI des évolutions réglementaires récente en matière de santé au travail sont disponibles ici.

    Etude : un impact positif des outils de santé numérique sur les professionnels de santé

    Les technologies de santé numérique affectent positivement la performance des professionnels de la santé, leur santé mentale, leur pratique clinique, ainsi que leurs prestations liées à à l’accès aux soins. C’est ce que révélait une étude publiée dans The Lancet Digital Health en 2023. La réduction des coûts directs et indirects grâce à ces technologies nécessitent encore davantage de preuves.

    👉 Un résumé de cette revue “parapluie” des revues systématiques relatives à l’impact des technologies de santé numérique sur les professionnels de la santé est disponible dans cet article.

    Cartographie des acteurs de l’écosystème de la santé au travail en France :

    Entreprises, mutuelles, institutions, associations… Différents acteurs en France et dans le monde jouent un rôle important dans la préservation de la santé au travail, notamment en matière de prévention. Cela commence au niveau de l’employeur lui-même qui doit mettre en place diverses mesures pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale de ses employés.

    👉 La cartographie des acteurs de la santé au travail est à retrouver ici.

    Panorama des solutions numériques de santé et QVCT des salariés proposées en France :

    Le nombre de solutions numériques numériques destinées à l’amélioration de QVCT ne cesse d’augmenter en France, depuis 2015. Du suivi de la santé des salariés à la prévention des risques psychosociaux (RPS), en passant par le sommeil ou les troubles musculosquelettiques (TMS) : panorama des solutions disponibles en France.

    👉 Le panorama des solutions numériques de santé et QVCT disponibles en France est à découvrir ici.

    Panorama des dispositifs innovants au service de la QVCT des professionnels de santé :

    Des solutions numériques et des initiatives expérimentales se développent dans le domaine de la santé au travail pour améliorer la qualité de vie des personnels, notamment dans les établissements de soins. Cet article dresse un panorama des dispositifs innovants de QVCT au sein des établissements de santé publics et privés.

    👉 Le panorama des dispositifs de QVCT innovants au sein des établissements de santé en France est à découvrir en suivant ce lien.

     

  • Prévention : un serious game financé par la DGS pour éviter les accidents domestiques de la petite enfance

    Un enjeu de santé publique

    En France, les AcVC représentent 20% des décès totaux chez les enfants de 1 à 4 ans. Il s’agit de la première cause de décès dans cette tranche d’âge. Selon Santé publique France, environ 3 millions d’enfants de moins de 15 ans – dont un quart âgés de 1 à 3 ans – ont recours aux urgences pour un AcVC.

    Au même titre que les accidents de la circulation ou les accidents du travail, les AcVC font partie des “traumatismes non intentionnels”. Ils regroupent 3 types d’accidents :

    • les accidents domestiques ;
    • les accidents de sports et de loisirs ;
    • et les accidents scolaires.

     

    Le foyer familial, lieu privilégié des AcVC :

    La grande fréquence des AcVC chez les jeunes enfants s’expliquent par les différentes étapes de leur développement psychomoteur. Cela fait de l’habitat le lieu privilégié de survenue de ces accidents, dont les plus fréquents sont les chutes de tables à manger, canapés, lits ou escaliers.

    Pour promouvoir la prévention de ces accidents, les actions de santé publique auprès des parents doivent mettre l’accent notamment sur les risques de chutes, de noyades, de suffocations et d’intoxications.

    Outiller les parents avec les bons réflexes

    Ayant pour objectif d’apprendre aux parents et toute personne responsable d’enfants de moins de 5 ans à sécuriser la maison, ce dispositif préventif “est un jeu sérieux numérique immersif, interactif et scientifiquement éprouvé”. En autonomie, ou avec l’accompagnement d’un professionnel, de la petite enfance ou de la santé du parcours périnatal, les futurs et nouveaux parents peuvent ainsi bénéficier d’un renforcement de “leurs compétences en prévention des risques d’accidents domestiques” de l’enfant de moins de cinq ans.

    Soutenu par la DGS, ce jeu a été développé par le Cesim Santé (centre de simulation en santé), une une structure innovante d’enseignement et de recherche née d’une collaboration entre l’Université de Bretagne Occidentale et le CHU de Brest.

    Un outil ludique et pédagogique

    Disponible sur ordinateurs, tablettes et smartphones, “Zéro accident” est accessible en ligne ainsi que via l’application du ministère de la Santé “1000 premiers jours”. En 3 parties de jeu complémentaires et 2 options de parcours, le joueur :

    • découvre 4 types de risques d’accidents domestiques fréquents ou potentiellement graves ;
    • teste ensuite ses pratiques ;
    • et agit enfin pour sécuriser l’environnement du petit enfant en activant des changements, en remplissant des missions et en répondant à des quiz.
    Serious game Zéro accident, un jeu d'enfant - @ Cesim Santé - DGS
    Serious game Zéro accident, un jeu d’enfant – @ Cesim Santé – DGS

    Le numérique, un outil préventif efficace

    “Zéro accident : un jeu d’enfant” a été conçu en s’appuyant les recommandations du rapport de mission ministérielle de 2020 sur la prévention des accidents de la vie courante en France. Ce rapport souligne que l’efficacité des supports numériques, dont les serious games, pour les “changements comportementaux ciblés par les messages de prévention est démontrée”.

    Le développement du projet du Cesim Santé a été supervisé par un comité de pilotage, comprenant des représentants d’administrations centrales. Un Comité scientifique, réunissant des experts de la santé (sages- femmes, médecin urgentiste pédiatrique et infirmière de puériculture), de la communication digitale, et du développement numérique, a apporté son expertise.

    Pour accompagner les parents dans leur parcours de préparation à la naissance et à la parentalité, ce serious game peut aussi être mis à la disposition des sages-femmes et d’autres professionnels de la petite enfance et de la santé.

     

  • PUI : états des lieux, réglementations, usages de l’IA et panoramas des solutions disponibles

    Etat des lieux : le numérique au secours de la PUI ?

    Sécuriser les traitements prodigués aux patients, optimiser le processus de gestion des médicaments et mieux exploiter la grande quantité de données produites. Autant de tâches susceptibles d’être numérisées et automatisées au sein des PUI. Véritable poumon de l’établissement de santé, la PUI française est confrontée à plusieurs défis. Etat des lieux.

    👉 Tous les chiffres clés de l’écosystème de la PUI à retrouver ici.

    Réglementations et bonnes pratiques :

    Financement du dossier pharmaceutique et réglementation sur les thérapies innovantes. Quelles évolutions juridiques en France concernant la pharmacie à usage interne (PUI) ? Du côté de la pratique clinique et de la codification en pharmacie, quelles bonnes pratiques sont-elles recommandées pour les pharmaciens hospitaliers ?

    👉 Des réponses à toutes ces questions dans cette revue H&TI.

    Littérature scientifique : quelle efficacité de l’IA dans l’optimisation des alertes médicamenteuses à l’hôpital ?

    Une réduction de la charge d’alerte et une meilleure identification des erreurs de prescription : l’IA peut être exploitée pour optimiser les alertes médicamenteuses générées par les systèmes d’aide à la décision clinique.

    👉 C’est ce que révèle cette étude publiée le 19 avril 2024 dans le Journal of the American Medical Informatics Association (Jamia).

    Panorama des cas d’usage de l’IA en PUI :

    Traçabilité des médicaments, gestion des stocks, personnalisation des soins… Les cas d’usage de l’IA en pharmacie hospitalière se multiplient. La pharmacie clinique se positionne au cœur de cette évolution, concentrant de nombreux cas d’usage. Le développement de l’IA continue de progresser, principalement à travers des initiatives expérimentales et des projets pilotes.

    👉 Toutes les données H&TI sur les cas d’usage recensés de l’IA en pharmacie hospitalière sont disponibles dans cet article.

    Cartographie des solutions d’IA disponibles en France :

    Erreurs de dosage, interactions médicamenteuses, contre-indications… Chaque année, les risques liés au médicament coûtent plusieurs milliards d’euros au système de santé. Pour répondre à ces problématique, des solutions intégrant de l’IA sont destinées aux PUI. Dans cet article, un panorama du marché français.

    👉 A retrouver ici.

    Benchmark de l’offre de 5 solutions d’IA d’analyse pharmaceutique :

    L’IA est de plus en plus utilisée comme un assistant expert dans le domaine de la pharmacie clinique. Dans cet article, un tableau comparatif de 5 solutions d’analyse pharmaceutique présentes sur le marché français.

    👉 Un tableau comparatif est accessible via ce lien.

  • Maladies rares : quels choix stratégiques d’Amgen et quel impact en France ?

    Les spécificités des maladies rares

    Selon l’organisation américaine pour les maladies rares, la National Organization for Rare Disorders (Nord), si environ 7 000 maladies rares sont recensées, dont 80 % sont d’origine génétique, seulement 5 % d’entre elles bénéficient de médicaments approuvés. Au vu de leur contexte particulier et de leurs chiffres, les maladies rares exigent une approche différente. Ainsi, plusieurs enjeux les caractérisent :

    • la sensibilisation limitée à ces maladies et la difficulté d’identification des patients ;
    • les défis à relever en cas d’erreur ou de retard diagnostic (une errance thérapeutique significative) ;
    • le besoin d’une prise en chargée adaptée et d’un soutien au patient tout au long de la maladie et de son parcours de soins ;
    • ainsi que la nécessité de connaissances spécifiques pour le développement de médicaments dédiés.

     

    Un parcours patient long et sinueux :

    Pour arriver au bon diagnostic et enfin bénéficier d’un traitement, quand il est disponible, les patients souffrant de maladies rares nécessitent des compétences spécialisées. Selon des données présentées par Amgen en février 2024, l’errance thérapeutique est le principal défi à relever pour optimiser les parcours de soins des maladies rares : il faut au patient 5 ans en moyenne et la consultation de plus de 7 spécialistes pour enfin obtenir un diagnostic précis.

    La France, leader européen dans la lutte contre les maladies rares

    La France, qui compte 3 millions de personnes concernées par les maladies rares (soit 4,5 % de la population), joue un rôle pionnier dans la prise en charge des maladies rares en Europe, avec un système de santé bien établi et des initiatives telles que :

    • le plan national maladies rares (PNMR), dont le premier s’est étendu de 2005 à 2008 et qui connait sa quatrième version cette année, avec une organisation de la prise en charge, de la recherche et de la formation ;
    • les filières de santé maladies rares (FSMR) au nombre de 23, crées en 2014, qui ont renforcé le maillage territorial avec plus de 600 centres de référence et plus de 2 200 centres de compétences sur tout le territoire national ;
    • et le plan “Médecine France génomique 2025“, qui contribue également à la prise en charge globale des maladies rares.

     

    De plus, la France est en pointe au niveau européen, avec des efforts visant à faciliter l’accès aux traitements innovants et à promouvoir le partage des données de santé :

    • 24 réseaux européens de référence (RER), lancés en 2017 pour mettre en relation des experts européens des maladiess, dont 8 sont en France ;
    • par ailleurs, la France coordonne le groupe de travail sur le partage de données de santé dans le cadre de l’action conjointe Jardin (Joint Action Rare Disease Innovation), consacrée à l’intégration des RER dans les systèmes de santé nationaux, lancée en Mars 2024.

     

    Une collecte centralisée des données :

    Depuis la réforme des accès dérogatoires, entrée en vigueur en juillet 2021 pour un accès plus simple et plus rapide à des médicaments qui ne sont pas autorisés en France, souligne Nathalie Varoqueaux, directrice médicale d’Amgen France, 3/4 des autorisations de mise sur le marché (AMM) ont été octroyées pour des maladies considérées rares par la commission de la transparence (CT).

    Depuis le PNMR 3, un recueil de données spécifique aux médicaments a été mis en place au sein de Bamara, l’application web de la banque nationale de données maladies rares (BNDMR). Cela concerne les accès précoces, les accès compassionnels ou les études post-inscription. Cette collecte de données est adossée aux registres des maladies rares.

    Une orientation stratégique qui se confirme pour Amgen

    Les maladies rares font désormais partie des quatre piliers médicaux de croissance d’Amgen, avec 3 autres grandes aires thérapeutiques : la médecine générale (terme générique couvrant la cardiologie, la néphrologie, le métabolisme, etc.), l’oncologie, pilier historique d’Amgen, et l’inflammation. Ce choix stratégique a été scellé avec l’acquisition récente de l’entreprise pharmaceutique Horizon Therapeutics.

    Plus de 30 médicaments disponibles dans le monde, dont une vingtaine en France - @ Amgen

    Plus de 30 médicaments disponibles dans le monde, dont une vingtaine en France – @ Amgen

    L’acquisition d’Horizon Therapeutics :

    En France, la filiale d’Amgen fait des maladies rares une priorité, afin de “contribuer activement à apporter de nouvelles solutions thérapeutiques” aux patients concernés. Concrètement, “l’intégration de ces activités et des expertises associées est réalisée par aire thérapeutique”. pour profiter du croisement des expertises entre maladies communes et maladies rares. L’opportunité “non seulement de déployer des thérapies innovantes aux patients français qui sont en attente de solutions pour être guéris ou mieux gérer leur maladie, explique Corinne Blachier-Poisson, présidente d’Amgen France, mais aussi d’avancer dans la compréhension de la physiopathologie de chacune de ces maladies et d’innover grâce à des liens renforcés entre maladies communes et maladies rares.”

    L’acquisition d’Horizon en 2023 ouvre ainsi à Amgen les portes à la diversification du portefeuille, des synergies en matière de recherche et développement (R&D) et de fabrication, ainsi que d’augmentation du potentiel commercial de l’entreprise. Elle devrait renforcer la position d’Amgen sur le marché des maladies rares, et représenter 20 % de son chiffre d’affaires global.

    L’intégration des activités “maladies rares” d’Horizon en France :

    La première maladie rare concernée est la maladie du spectre de la neuromyélite optique (NMOSD), qui touche 7 300 personnes en Europe. D’autres pathologies sont également ciblées : l’ophtalmopathie thyroïdienne, le syndrome de Gougerot-Sjögren, la dermatomyosite, le lupus ou encore la pneumopathie interstitielle diffuse associée à la sclérodermie systémique.

    La France est le premier pays à avoir accès à Tepezza :

    Bénéficiant actuellement d’un accès compassionnel, Amgen France déclare qu’une demande d’accès précoce de type 1 est en cours. L’ambition de la filiale française, sur le moyen et long terme, est travailler sur les parcours patient d’un point de vue pratique, avec les médecins et les patients, notamment sur des problématiques telles que :

    • la description des parcours ;
    • la collaboration avec les associations patients ;
    • la recherche clinique ;
    • et même jusqu’au remboursement et à l’accès précoce et compassionnel.
    Portefeuille des médicaments d'Amgen dans le monde pour l'aire thérapeutique des maladies rares - @ Amgen
    Portefeuille des médicaments d’Amgen dans le monde pour l’aire thérapeutique des maladies rares – @ Amgen

     

  • USA : plus de 2/3 des médecins ont changé d’avis sur l’usage de la Gen AI en santé (sondage)

    Les médecins prêts à intégrer la Gen AI dans leur pratique clinique

    Menée en ligne entre le 8 et le 13 février 2024 auprès de 100 médecins américains travaillant dans un grand hôpital ou une grande organisation de santé, qui utilisent déjà un outil d’aide à la décision clinique. Les résultats reflètent une accélération de l’acceptation par les médecins de l’usage de la Gen AI dans la santé. En effet, 68 % d’entre eux déclarent avoir changé d’avis au cours de l’année écoulée et être désormais plus susceptibles de penser que la Gen AI serait bénéfique pour les soins de santé.

    Les médecins, cependant, se méfient des outils qu’ils pourraient être amenés à utiliser ;

    • 91 % d’entre eux déclarent qu’ils ont besoin de savoir que les outils de Gen AI ont été créés par des médecins et des experts médicaux avant de s’en servir cliniquement ;
    • de même, 89 % exigent une transparence de la part des fournisseurs sur l’origine et la nature des informations fournies par l’IA.

     

    Gain de temps et optimisation des soins

    Face aux défis de la pénurie de personnel et de l’épuisement professionnel, les médecins reconnaissent les multiples avantages qu’offre l’intégration de la Gen AI dans leur pratique, pour la continuité des soins. Interrogés sur comment la Gen AI pourrait faciliter leur prise de décision ou améliorer leurs interactions directes avec les patients, ils ont répondu comme suit : 

    • 81 % d’entre eux affirment qu’elle améliorera l’interaction des équipes de soins avec les patients ;
    • plus de la moitié d’entre eux pensent qu’elle leur fera gagner 20 % de temps ou plus ;
    • 68 % pensent qu’elle leur permettrait d’effectuer des recherches plus rapudes dans la littérature médicale ;
    • 59 % voient son intérêt dans la synthèse des données patients à partir de leurs dossiers électroniques ;
    • enfin, seuls 3 % d’entre eux ne croient pas que l’IA générative améliorera leurs interactions avec les patients.

     

    Une divergence d’opinion entre les médecins et les patients

    La comparaison entre ces résultats et ceux d’une étude précédente, menée également par Wolters Kluwer fin 2023, auprès de patients américains, révèle des divergences dans les opinions sur l’intégration des solutions d’IA générative dans le système de santé, et notamment dans :

    La relation médecin-patient :

    • 2/3 des médecins estiment que les patients auraient confiance dans les résultats fournis par la Gen AI pour prendre des décisions cliniques ;
    • tandis que seulement la moitié des patients disent avoir confiance en ces technologies.
    Comparaison des réponses des médecins et des patients sur l'usage de la Gen AI dans leur relation - @ Wolters Kluwer Health
    Comparaison des réponses des médecins et des patients sur l’usage de la Gen AI dans leur relation – @ Wolters Kluwer Health

    Le diagnostic :

    • 1/5 médecins pense que les patients seraient préoccupés par l’utilisation de la Gen AI dans l’établissement du diagnostic ;
    • alors que 4/5 patients expriment cette préoccupation, soulignant ainsi une disparité significative dans la perception de l’adoption des modèles d’IA générative.