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  • Panorama des solutions françaises de la femtech en 2024

    En France, le marché de la femtech est composé de plus d’une centaine de sociétés développant parfois plusieurs solutions. P3armi elles, nous retrouvons les 115 start-ups qui apparaissent dans le baromètre publié par Wavestone et Femtech France en juin 2023. Ces 115 jeunes pousses couvrent la santé des femmes, autant que leur bien-être et n’étaient que 80 lors de l’édition  du baromètre en 2022. Cette augmentation de 35 start-ups en l’espace de 8 mois prouve le fort intérêt porté pour le secteur de la femtech.

    Les catégories les plus représentées au sein des sociétés de la femtech en France sont : la santé reproductive (règles, fertilité, …), la santé globale et la maternité (plateformes éducatives, compléments alimentaires, …). Les solutions en direction des pathologies chroniques sont aussi nombreuses (12 start-ups en proposent), avec comme principales cibles les patientes souffrant d’endométriose et du syndrome des ovaires polykystique (SOPK).

    Dans cet article, H&TI fait la mise à jour de son panorama des solutions françaises de la femtech. Cet observatoire se décline en 3 parties :

    • 1️⃣ le panorama des solutions françaises de la femtech consacrées à la santé des femmes ;
    • 2️⃣ le baromètre de la femtech publié par Wavestone en juin 2023 ;
    • 3️⃣ un zoom sur l’endotest de Ziwig, le premier test salivaire pour la détection de l’endométriose.
    Panorama de 61 solutions femtech classées par type de support principal utilisé
    Panorama de 61 solutions femtech classées par type de support principal utilisé – Health & Tech Intelligence

    Le panorama des solutions françaises de la femtech

    À l’occasion de la journée internationale des femmes de mars 2023, Health&Tech Intelligence publiait son indicateur faisant état des lieux du secteur de la femtech. Cette année, H&TI remet le couvert avec la mise à jour de son panorama des solutions françaises de la femtech.

    62 solutions ont été retenues : alors que beaucoup de panoramas intègrent les solutions relatives au bien-être de la femme, le panorama H&TI se concentre uniquement sur celles qui visent la santé des femmes. 

    ENTREPRISES DESCRIPTION DE LA SOLUTION Création CEO TYPE  DE TECHNOLOGIE
    Aima Application mettant en relation les patients avec des centres de fertilité afin de proposer un accompagnement quotidien et personnalisé pour les patients 2021 Elisabeth Zambelis Application
    Alifert Alifert est une plateforme sur laquelle les patients vont se connecter après avoir réalisé une prise de sang dans un laboratoire : la prise de sang et les données du patient vont être analysées par un logiciel d’IA. Après cette analyse, le patient va obtenir son  score de fertilité et des conseils adaptés. 2022 Arnaud Lamazière Plateforme
    Amenovia Plateforme experte de la ménopause, faite par des femmes, pour toutes les femmes ménopausées 2011 Cindy Bringuier Plateforme

    Apricity

    Membres FemTech France

    Apricity est une clinique de fertilité virtuelle qui, à l’aide des nouvelles technologies et de l’intélligence artificielle, souhaite maximiser les chances de conception pour les couples qui ont recourt à la fécondation in vitro. 2018 Caroline Noublanche Plateforme
    Athana Athana développe une solution naturelle et indolore qui utilise la cryothérapie électrique pour soulager efficacement et sans danger les bouffées de chaleur et migraines chroniques liées à la ménopause. 2022 Thaddée Caron Application
    Beomi Health Plateforme digitale qui vise à accompagner les femmes dans leur maternité en donnant accès à des webinars autour de thématiques clés et propose égalment un accompagnement psychologique pour prévenir les dépressions. 2021 Julia Milgrom Plateforme
    Butterfly Therapeutics Butterfly Therapeutics (anciennement Lucine) développe une application visant à soulager la douleur chez les patients grâce à l’IA en croisant une image obtenue par reconnaissance facile et l’historique médical 2017 Maryne Cotty-Eslous Application
    Dépist&vousDépist&vous Dépist&vous est une plateforme digitale e-santé dédiée à la prévention et au dépistage des cancers, développée avec des professionnels de la santé. 2020 Charlotte Berthaut Plateforme
    DiagnolyDiagnoly Diagnoly a développé un dispositif numérique qui se connecte à l’appareil d’échographie et analyse l’examen foetal en temps réel pour détecter d’éventuelles anomalies dans le développement du foetus. 2020 Ivan Voznyuk Objet connecté
    DigyneDIGYNE Digyne développe un logiciel alimenté par l’IA qui s’applique à l’imagerie médicale des organes pelviens pour aider les cliniciens à prendre de meilleures décisions, notamment pour le traitement chirurgical du prolapsus génital. 2022 Nathalie Sommier Logiciel
    DoctoGyneco est un forum qui permet aux femmes de pouvoir échanger, apprendre et parler de leurs problèmes gynécologiques, tout en recevant l’avis de professionnels de la santé. 2023 Mamia Daoud Plateforme

    Dulcy

    Un accompagnement personnalisé et global via une application pour mieux vivre le parcours d’AMP 2022 Emmanuelle Coulon Application
    echOpen La sonde d’échographie echOpen O1, connectée au smartphone du professionnel de santé, permet de visualiser l’intérieur du corps, augmentant ainsi l’examen clinique afin de mieux orienter les patients, réduire le doute diagnostique et accélérer la prise en charge. Cette sonde est utilisée pour l’échographie de la zone pelvienne, notamment pour le diagnostic des épanchements péritonéaux dans la région pelvienne. Elle permet de déterminer les causes des maladies gynécologiques ou intestinales, et des traumatismes pelviens. 2020 Olivier de Fresnoye Objet connecté
    Efelya Dispositif médical ayant pour objectif de dépister le plus précocement possible le risque de grossesse pathologique 2017 Florine Duplessis Application
    Elixir Health Plateforme entre patient(e)s et professionnel(le)s dédiée à l’amélioration des parcours de soins, de la fertilité à la maternité 2020 Elodie Chapel Plateforme
    Emagina Dispositif médical connecté de préparation du périnée, de la grossesse jusqu’à l’accouchement 2021 Paola Bourdon Objet connecté

    Endodiag

    Endodiag est impliqué dans la recherche sur l’endométriose en développant des solutions de diagnostic axées sur le dépistage des patientes et d’une médecine personnalisée. 2011 Cécile Réal Logiciel
    EndoGene.Bio Endogène Bio développe un test diagnostic simple, fiable et spécifique, basé sur l’identification de biomarqueurs épigénétiques dans le sang menstruel. Son test assure confort et autonomie aux patientes qui réalisent le prélèvement à domicile. 2022 María Teresa Pérez Zaballos Dispositif medical de diagnostic in vitro

    Femnov

    FemNov développe des solutions logicielles d’accompagnement pour les praticiens (gynécologues, sages-femme et radiologues) lors des échographies endovaginales. L’entreprise développe  aussi FemEndo, une solution logicielle spécifiquement conçus pour le diagnostic de l’endométriose. 2023 Marilyn Rolfe Logiciel

    Fizimed

    Sonde de rééducation périnéale connectée 100 % made in France lancé par Fizimed 2017 Emeline Hahn Objet connecté
    Follow Patient Follow Metros est une application pour le suivi de l’endométriose : évolution des symptômes, organisation du parcours de soin, communication avec les médecins ou encore conseils pour gérer les douleurs. 2017 Calwin Ly Application

    Freeyaa

    Freeya est une plateforme qui propose aux femmes qui s’y inscrivent de bénéficier de protections hygiéniques gratuites. Ces produits sont financés par des entreprises sponsors, par le biais de publicité  sur les emballages et les réseaux sociaux de l’entreprise. 2023 Benjamin Lefeure Plateforme
    Freya Start-up proposant des services de e-santé qui œuvre pour la prévention de l’infertilité en proposant aux femmes de faire le point sur leur fertilité et d’être accompagnées au quotidien pour la protéger et l’améliorer. 2022 Caroline Gorge & Marie Reverchon Application
    Gynea Gynea est une plateforme qui souhaite améliorer l’accès aux soins pour les femmes et répondre à l’ensemble des besoins, nous travaillons avec un important réseau d’acteurs (hôpitaux, médecins spécialistes, psychologues, sexothérapeuthes, associations) afin d’orienter au mieux les patientes. 2021 Marie Loubiere & Victoire Mulliez Plateforme
    Healshape Healshape est une start-up spécialisée en médecine régénérative. Elle cherche en particulier à développer des solutions de régénération mammaire par bio-impression 3D destinées aux femmes ayant subi une mastectomie suite à un cancer du sein. 2020 Sophie Brac de la Perrière Bio impression et impression 3D
    Igyxos Igyxos est une biotech qui développe un anticorps monoclonal, validé sur des modèles animaux, qui reconnaît et cible les gonadotrophines secrétées naturellement par l’hypophyse qui agissent sur l’ovulation chez la femme et sur la régulation de la spermatogenèse chez l’homme. 2017 Marie-Christine Maurel Traitement
    ImVitro ImVitro développe un algorithme de vision par ordinateur pour aider à augmenter les taux de réussite de la FIV (Fécondation In Vitro) en identifiant quel embryon a les meilleures chances d’implantation 2019 Alexandra Boussommier-Calleja Plateforme
    Jami App Application mobile conçue pour permettre aux adolescentes de naviguer de la puberté jusqu’à l’âge adulte en toute confiance. Jami c’est du contenu adapté, un outil de suivi des cycles, et une communauté d’utilisatrices soucieuses de leur santé physique et mentale. 2022 Eléonore Jacopin Application
    Jeen Espaces de santé dédiés aux femmes 2021 Valentine Burucoa Application
    Kiffe ton cycleKiffe ton cycle - Osons le bien être menstruel Kiffe ton cycle accompagne les femmes à comprendre et à mieux vivre leur cycle menstruel avec notamment des programmes de formation /d’éducation en ligne 2018 Gaelle Baldassari Plateforme
    Lattice Medical Lattice Medical développe une bioprothèse implantable personnalisée pour la reconstruction mammaire post-mastectomie, alternative aux prothèses siliconées 2017 Julien Payen Bio impression et impression 3D
    Lola Health Lola Health est assurtech qui vise à mieux prendre en compte les spécificités en santé. Elle œuvre notamment à une meilleure prise en compte des parcours de soins féminins et milite pour plus de parité en santé, avec dans ce champ une prise en charge de soins spécifiques, de la reconstruction mammaire à l’endométriose en passant par les risques psychologiques post-partum. 2021 Claire Trescartes Plateforme
    Louise Plateforme numérique pour les professionnels de santé accompagnant les parcours de fertilité, pour des PMA plus efficaces, plus rapides et plus humaines. 2019 Atlal Bounir Plateforme
    Luna Dotée d’une intelligence artificielle (IA), l’application Luna a pour vocation d’aider toutes les patientes atteintes d’endométriose grâce à un Dispositif Médical CE d’aide au diagnostic et un accompagnement personnalisé de l’endométriose 2018 Ines Ben Amor Application
    Lyv Solution digitale pour accompagner les femmes qui sont touchées par l’endométriose 2021 Hélène Antier Application
    Mamas Rescue Mamas rescue est un e-compagnon qui donne accès à une mine d’informations fiables et à jour sur la grossesse, l’accouchement, le post-partum et la santé du bébé. Cette plateforme permet aussi  trouver et contacter des professionnels de santé spécialisés en périnatalité pour un suivi personnalisé et de qualité. 2022 Marine Laurençot Plateforme
    Matricis.AI Algorithme d’aide au diagnostic en imagerie médicale de l’endométriose 2022 Elise Mekkaoui Logiciel
    May May est  une messagerie qui permet de joindre sept jours sur sept, de 8 à 22 heures, des professionnels de santé, de l’enfance ou de la petite enfance 2019 Cécilia Creuzet Application
    May Health May Health développe une sonde transvaginale pour les femmes qui souffrent d’infertilité liée au SOPK, qui n’ovulent pas ou de manière irrégulière et qui résistent aux médicaments de première ligne pour l’induction de l’ovulation. Cette sonde va identifier les structures anatomiques du pelvis féminin, par échographie sans qu’il soit nécessaire de procéder à des incisions abdominales. Sur cette sonde est fixée une aiguille semblable en dimension à une aiguille de ponction d’ovocytes incluant à son extrémité un cathéter, contenant deux électrodes, qui, une fois activées chaufferont et détruiront le tissu ciblé dans l’ovaire. L’aiguille est introduite dans l’ovaire à travers la paroi du vagin. Contrairement au drilling ovarien conventionnel, aucune incision abdominale n’est pratiquée et il n’y a pas de cicatrices externes à la fin de l’intervention. 2017 Anne Morrissey Objet connecté
    Méno Rebelle Méno Rebelle apporte de l’information autour de la ménopause via différents moyens : un site internet, une présence sur les réseaux sociaux, une application mobile MénoRebelle avec une communauté et des articles, ainsi qu’une activité de formation en entreprise. 2021 Ariane Pardé Application
    Moonly Application de suivi du cycle menstruel grâce à la symptothermie. 2022 Sandrine Petrenko Application
    MybubellyMyBuBelly MyBuBelly propose aux femmes un programme d’accompagnement à la conception centré sur une application mobile. 2017 Sandra Ifrah Application
    myCharlotte myCharlotte propose des activités pour réduire les effets secondaires des traitements contre le cancer du sein. 2019 Charlotte Mahr Application
    MyLittlePessaire MyLittlePessaire  est un  espace d’expertise, d’information et de bienveillance, consacré à la santé sexuelle et pelvi-périnéale des femmes, plus particulièrement au prolapsus des organes pelviens. 2019 Alexane Panaget Plateforme
    My Moony Ceinture technique connectée brevetée  qui diminue les  douleurs pelviennes et lombaires via son système chauffant et massant. 2020 Asma Hassoune Objet connecté
    My S Life Réseau social entièrement dédié à la santé intime et sexuelle de la femme : plateforme d’information en santé sexuelle et génésique pour la femme 2019 Juliette Mauro Application
    Nabla Application dédiée à la santé de la femme, basé sur un système d’intelligence artificielle (IA). 2018 Alexandre Lebrun Application
    Newteam Medical Newteam Medical développe des gammes de prothèses mammaires externes post-mastectomie innovantes calibrées en fonction de la forme, de la couleur et du poids à quelques grammes près de l’autre sein 2011 Leonarda Sanchez Bio impression et impression 3D
    Oh my Péry ! Oh my Péri est un un site web qui propose des parcours de soins personnalisés pour diverses pathologies dans un format vidéo interactif. Cette plateforme offre  également toutes les informations nécessaires sur les pathologies du périnée, fuites urinaires (incontinence urinaire d’effort, impériosité, incontinence urinaire mixte), descentes d’organes (prolapsus) et post partum et propose même un forum, ainsi qu’un mini questionnaire pour autoévaluer sa santé périnéale. 2023 Séverine Jonas Lescuras Plateforme
    Omena Application digitale ludique pour éduquer et accompagner les femmes sur leur santé et leur proposer des solutions pour améliorer leur bien-être. 2021 Mathilde Neme Application
    Perifit Sonde de rééducation périnéale connectée 2017 Cyril Haoudi Objet connecté
    PredilifePREDILIFE Start-up spécilisée dans les statistiques et le data-mining appliquées à la médecine prédictive et préventive. 2004 Stephane Ragusa Plateforme
    Solence Thérapie numérique certifiée, conçue pour accompagner quotidiennement dans la gestion de leurs symptômes du SOPK et pour limiter leur charge médicale 2022 Clara Stephenson Application
    Sonio Sonio est une plateforme SaaS permettant de sécuriser les soins prénataux en associant les connaissances des praticiens à tous types de données médicales, d’imagerie, données génétiques et environnementales pour optimiser le dépistage et le diagnostic prénatal. 2020 Cecile Brosset Dubois Plateforme
    Sorella Care Sorella Care propose un réseau physique et digital de maisons de santé innovantes dédiées aux femmes. Sa mission est de permettre à toutes les femmes d’avoir accès à un soin de qualité et un accompagnement global à chaque étape de leur vie, de la puberté à la post-ménopause. 2022 Clémence Lejeune Plateforme
    Therapixel MammoScreen est un logiciel d’IA pour aide à la lecture des mammographies 2013 Matthieu Leclerc Logiciel
    Umaya Plateforme d’accompagnement à la fertilité (mise en relation avec des cliniques, téléconsultations avec des professionnels de santé…) 2022 Audrey Page & Stéphanie Toulemonde Plateforme
    Vulvae Premier service FemTech app dédié à la santé de la vulve et au soin des douleurs vulvaires chroniques. 2021 Paola Craveiro Application
    WeMoms WeMoms est la première communauté de mamans, présente sur iOS, Android et les réseaux sociaux et abordant différents sujets : grossesse, sommeil, alimentation et sexualité. 2014 Antoine Cardoso Application
    Wistim Logiciel web qui fiabilise la prise en charge de la patiente durant son projet de grossesse : WiStim permet d’augmenter les chances pour les couples infertiles de concevoir un enfant, en améliorant la transmission d’informations aux patientes 2015 Sarah Peyrelevade Application
    Womed Womed Leaf, est un dispositif médical Implantable destiné à traiter et prévenir l’accolement des parois utérines après une intervention chirurgicale, qui est responsable d’une fausse couche sur cinq. 2018 Gonzague Issenmann Dispositif medical de diagnostic in vitro
    Ziwig Start-up qui propose des outils de diagnostic et d’accompagnement pour l’endométriose. 2019 Yahya El Mir Application

    Le baromètre de la femtech de Wavestone

    Sur la base de la catégorisation proposée par Femtech France et également parue dans le position paper co-écrit par Care Insight et Medicen, pour composer ce baromètreles segments suivants ont été retenus :

    • santé globale de la femme ;
    • cancer ;
    • fertilité / santé reproductive ;
    • maladies chroniques ;
    • maternité / post-partum ;
    • ménopause ;
    • santé périnéale ;
    • santé sexuelle.

    Ziwig propose le premier test salivaire pour détecter l’endométriose

     

    Boîte de Ziwig Endotest, test salivaire pour dépister l’endométriose

    Selon Santégouv, les femmes subissent une errance diagnostique de 8 ans en moyenne. Réservé aux professionnels de santé, Ziwig Endotest est un dispositif médical de diagnostic in vitro pour diagnostiquer de l’endométriose à partir d’un échantillon de salive. Le test se fait à partir d’une prescription médical.  L’endométriome ou l’endométriose rectosigmoïdienne décelés lors d’un examen par échographie et/ou IRM sont exclus, la patiente ne doit également pas être enceinte lors de l’endotest.

    Le test est innovant et non invasif se basant sur l’analyse des microARN salivaires par :

    • le Séquençage à haut débit (NGS) : une technologie permettant d’analyser l’ensemble des microARN présents dans la salive ;
    • l’Intelligence Artificielle (IA) : un algorithme capable d’identifier des signatures spécifiques à l’endométriose dans les données NGS.

    Les avantages de l’Endotest sont :

    • une précision et une fiabilité élevées : sensibilité et spécificité > 95 % ;
    • pas invasif et facile à réaliser : simple prélèvement de salive ;
    • un résultat rapide : en 7 jours ouvrables ;
    • une meilleure prise en charge des patientes : diagnostic précoce et orientation vers un traitement adapté.

    L’endotest est prévu aux patientes âgées de 18 à 43 ans présentant des symptômes évocateurs d’endométriose comme :

    • des douleurs pelviennes chroniques ;
    • une dysménorrhée ;
    • une dyspareunie profonde ;
    • une dysurie soit une miction douloureuse ;
    • une dyschésie soit une défécation douloureuse ;
    • des saignements rectaux douloureux ou hématurie pendant les règles ;
    • une douleur à la pointe de l’épaule ;
    • une infertilité.

    L’endotest est réservé pour :

    • les patientes présentant des symptômes évocateurs d’endométriose et dont les résultats des examens d’imagerie sont normaux, avant un traitement médical empirique ;
    • les patientes présentant des symptômes évocateurs d’endométriose persistants malgré un traitement médical et lorsque les résultats de l’examen d’imagerie sont normaux.

     

  • Santé des femmes : état des lieux, évolutions juridiques et tendances du marché femtech

    Santé des femmes : chiffres clés, tendances du marché femtech, principaux accélérateurs et fonds spécialisés

    L’observatoire H&TI sur la Santé des femmes revient sur :

    • ➡️ les chiffres clés de la santé des femmes ;
    • ➡️ le marché de la femtech ;
    • ➡️ et les principaux accélérateurs et fonds spécialisés qui se développent en France depuis 2018.

    👉 L’intégralité des chiffres analysés sur ce secteur à retrouver ici.

     

    Fertilité et santé des femmes : le point sur les évolutions réglementaires en France

    Améliorer la fertilité et réformer le congé parental, tels sont les deux leviers majeurs du gouvernement pour favoriser la natalité en France. Rapport sur les causes d’infertilité, évolutions juridiques récentes (constitutionnalisation de l’IVG, dépistage et contraception gratuite jusqu’à 26 ans…), lutte contre l’endométriose : autant d’initiatives pour promouvoir la santé des femmes.

    👉 Plus de détails sur les réglementations et autres actions du gouvernement autour de la santé des femmes, sur cet article.

     

    Etude : quels facteurs influencent l’innovation chez les start-ups de la femtech ?

    Les start-ups, acteurs importants de l’écosystème femtech, sont en recherche constante d’innovation et de stabilité pour faire face à une concurrence intense et une durée de vie moyenne relativement courte. Cette étude* tente de comprendre les facteurs qui stimulent l’innovation chez les start-ups femtech.

    👉 La synthèse des résultats de cette étude est disponible ici.

     

    Panorama des solutions françaises de la femtech en 2024

    Santé reproductive, contraception, cancer du sein, la maternité ou encore les pathologies chroniques comme l’endométriose : aujourd’hui, les solutions numériques consacrées à la santé des femmes balayent toute la vie de ces dernières afin de réduire l’errance diagnostique ou encore les mauvaises prises en charge qui sont parfois la conséquence d’une mauvaise connaissance de certains symptômes.

    👉 Cette année, H&TI présente 62 solutions femtech disponibles sur le marché français, dans un panorama accessible sur ce lien.

  • Santé des femmes : chiffres clés, tendances du marché femtech, principaux accélérateurs et fonds spécialisés

    En France, une telle initiative n’est pas à l’ordre du jour, même si les choses commencent à évoluer et que de plus en plus de solutions de santé numérique dédiées aux femmes arrivent sur le marché.

     

    Un observatoire H&TI pour saisir les enjeux de la santé des femmes

    Le dernier observatoire de H&TI publié en 2023 avait mis l’accent sur les enjeux auxquels doivent faire face les pouvoirs publics en matière de santé des femmes, et plus particulièrement d’égalité de prise en charge en santé, notamment en ce qui concerne l’errance diagnostique, les mauvaises prises en charge, ou encore la méconnaissance de certains symptômes.

    En l’espace d’un an, plusieurs initiatives françaises ont été mise en place pour favoriser l’amélioration de la santé des femmes, un meilleur accès au soin, ainsi qu’une plus grande prise en compte de certaines pathologies qui leurs sont propres, comme l’endométriose qui accuse encore un retard de diagnostic de 7 années. La validation scientifique par la Haute autorité de santé d’un test diagnostique salivaire de l’endométriose développé par Ziwig, fait partie de ces quelques avancées.

    Cependant, quelques freins à l’explosion de la femtech persistent : l’absence de fonds dédié à ce secteur en France – alors que les USA et le UK en sont dotés -, la difficulté persistante à levée des fonds, le manque de données médicales, …

    Compte tenu de ces évolutions, cet observatoire H&TI revient sur :

    • ➡️ Les chiffres clés de la santé des femmes ;
    • ➡️ Le marché de la femtech ;
    • ➡️ Les principaux accélérateurs et fonds spécialisés qui se développent en France depuis 2018.

    Santé des femmes : les chiffres clés

    Espérance de vie :

    • À la naissance, les femmes peuvent espérer vivre 65,3 ans sans incapacité et les hommes 63,8 ans, alors que l’âge moyen d’espérance de vie sans incapacités fortes s’établit à 77,5 ans pour les femmes et à 73,5 ans pour les hommes. Ces chiffres issues d’une étude de la Dress publiée en décembre 2023 sur les chiffres de l’année 2022 montre un retour au niveau de 2020, alors que l’espérance de vie sans incapacité était plus haute en 2021 (67,0 ans pour les femmes et 65,6 ans pour les hommes).

    Mais si les femmes peuvent espérer vivre plus longtemps que les hommes sans incapacité, le rapport “les inégalités sociales de santé” de l’EHESP publié en 2021 montre que “les femmes vivent plus longtemps que les hommes, mais passent plus d’années d’incapacité qu’eux”, et ce quelque soit leur catégorie socio-professionnelle. Ainsi, les femmes passeraient environ 20 ans avec des incapacités modérées ou sévères, soit un quart de leur vie, là où les hommes ne passeraient que 16 ans (un cinquième de leur vie), comme le montre le tableau ci-dessous partagé par l’Insee :

    Espérance de vie et espérance de vie sans incapacité (EVSI) à la naissance entre 1995 et 2019 - © INSEE
    Espérance de vie et espérance de vie sans incapacité (EVSI) à la naissance entre 1995 et 2019 – © INSEE

     

    Epidémiologie des cancers chez les femmes :

    On remarque que chez les femmes, la majorité des cancers ont vu leur incidence augmenté au cours des 30 dernières années, notamment pour les pathologies les plus fréquentes, comme le cancer du sein, le cancer du pancréas ou encore le mélanome de la peau.

    Epidémiologie des cancers chez les femmes 1 – © e-cancer

     

    En croisant les données récoltés par le biais du “Panorama des cancers en France 2022” de l’Institut national du cancer (Inca), H&TI a créé un tableau qui montre que l’incidence n’est pas la seule donnée inquiétante à propos des cancers chez les femmes, mais que ces cancers causent aussi beaucoup de décès tous les ans.

     

    Epidémiologie des cancers chez les femmes 2 - © Care Insight, source e-cancer
    Epidémiologie des cancers chez les femmes 2 – © Care Insight, source e-cancer

     

    Chiffres clés des différentes pathologies :

    Chiffres clés des principales pathologies des femmes - © Health & Tech Intelligence
    Chiffres clés des principales pathologies des femmes – © Health & Tech Intelligence

     


    Femtech : un marché mondial estimé à 103 Mds$ d’ici 2030

    103 milliards de dollars (95 Mds €) : c’est le montant estimé du marché mondial des femtech d’ici 2030, selon une étude réalisée par Statista et publiée en début d’année 2024. Ce chiffre couvre l’ensemble des segments du secteur, c’est-à-dire non seulement la santé mais également le bien-être qui s’est énormément développé ces dernières années.

    Estimation du marché mondial de la femtech d’ici 2030 - © Statista
    Estimation du marché mondial de la femtech d’ici 2030 – © Statista

     

    De l’investissement, mais toujours en deçà des espérances :

    Entre 2020 et 2021, les start-ups de la santé et du bien-être des femmes ont recueilli au total une somme record de 2,7 Mds $ (2,6 Mds €), soit une hausse de 44 %. Une information qui peut être complétée par les levées de fonds réalisées par les sociétés françaises de la femtech qui ont dernièrement levées plusieurs dizaines de millions d’euros.

    Levées de fonds des startups Femtech (santé & bien-être) - © CB Insights 2021 - © CB Insights 2021
    Levées de fonds des startups Femtech (santé & bien-être) – © CB Insights 2021 – © CB Insights 2021

     

    Un rapport publié par les Echos Etudes, sur les nouvelles opportunités du marché de la santé de la femmes et de la femtech pour les acteurs de la santé, rappelle les dernières annonces clés du marché en termes de levées de fonds, jusqu’à fin 2023, et souligne que plus de 5 millions d’euros portent quasi automatiquement “sur des technologies hautement innovantes”.

     

    Dernières annonces clés du marché - © Les Echos Etudes
    Dernières annonces clés du marché – © Les Echos Etudes

     


    Plusieurs accélérateurs et fonds se développent en France

    Décembre 2022 : ouverture de la 3e édition du Femtech Program de Station F

    Lancé en 2021, le FemTech Program de Station F vise à accompagner les start-ups sélectionnées sur :

    • le volet financement ;
    • la recherche du « product-market fit » dans l’industrie médicale ;
    • les aspects juridiques ;
    • les procédures d’acquisition.

    Pour ce faire, le programme organise des rencontres mensuelles permettant aux entreprises d’exprimer leurs besoins spécifiques et de créer par la suite des ateliers abordant les différents sujets

    Depuis le début, déjà accompagné plus de 30 start-ups, parmi lesquelles Omena (appli pour accompagner la ménopause), sélectionnée pour faire partie en 2022 de Future 40, le classement des jeunes pousses les plus prometteuses du campus français.

    • Pour aller plus loin : consulter ici l’article H&TI complet

     

    Septembre 2022 : Lancement du collectif Femtech France

    « Soutenir les innovations dédiées à la santé des femmes », c’est l’objectif de Femtech France, nouveau collectif dont les missions sont de :

    • aider les entrepreneures et entrepreneurs à maîtriser « les spécificités liées à la santé des femmes » à travers un socle commun de connaissances et de réflexions incluant notamment le fonctionnement du système de soins, l’état du marché ainsi que des connaissances en matière de santé et gynécologie ;
    • augmenter les potentialités de développement des start-ups via la création de ponts avec les industriels de la santé et les structures de soins spécialistes de la santé des femmes ;
    • encourager les collaborations entre professionnels de santé, professionnels de la recherche et entrepreneurs pour favoriser l’émergence de projets innovants.

    Le laboratoire pharmaceutique spécialisé en santé des femmes Organon France, ainsi que le Groupe VYV (mutualiste de santé et de protection sociale) ont soutenu le lancement de ce collectif.

    • Pour aller plus loin : consulter ici l’article H&TI complet

     

    Mars 2022 : FemTech Now

    FemTech Now est organisme à vocation européenne basé à Paris qui accompagne les entreprises de la Femtech (françaises et internationales) dans le développement de leur activité. FemTech Now propose plusieurs types de services :

    • études de marché ;
    • business development ;
    • go-to-market ;
    • recherche de financement ;
    • recherche de partenaires médicaux.

     

    Janvier 2022 : Leia Capital

    Leia Capital est un fonds d’investissement visant à soutenir les femmes entrepreneures ou les sociétés co-fondées par des femmes.

    Au-delà du financement, il permet d’apporter :

    • un accompagnement personnalisé basé sur la mise en commun d’expertises, d’expériences et de réseau. Nous proposons un soutien par un binôme, en fonction du timing et des besoins de chaque entreprise ;
    • des expertes ayant une connaissance de leur segment ou de leur marché.

     

    2020 : FemTech Accelerator Program avec Axa et 50inTech 

    Lancé par Axa et 50inTEch, ce programme s’adresse spécifiquement aux start-ups qui préparent toutes une levée de fonds de seed à série A.

    D’une durée de 8 mois, le programme d’accélération doit permettre aux start-ups lauréates de bénéficier de mentoring et d’accompagnement assurés par :

    • des experts dont des top managers d’AXA ;
    • des partenaires stratégiques ;
    • des entrepreneurs et investisseurs expérimentés de la FemTech.

    Parmi les 10 lauréats européens se trouvaient Fizimed.

     

    2018 : Création du Collectif We Are Sista 

    Le Collectif œuvre pour sensibiliser les investisseurs à l’existence de biais cognitifs. Leur objectif est de « Faire émerger une génération de leaders diversifiés en réduisant les inégalités de financement entre les hommes et les femmes entrepreneurs ».

    En 2020, Sista a lancé une charte signée par plus de 130 fonds d’investissement, qui s’engagent à financer des FemTech.

    Lancement en 2021 de deux communautés :

    • SISTA EntrepreneurEs visant à aider les fondatrices de start-up à croître et lever des fonds ;
    • SISTA Investor Ally visant à aider les fonds à atteindre les objectifs des chartes SISTA.
  • Etude : quels facteurs influencent l’innovation chez les start-ups de la femtech ?

    Estimé à atteindre 103 milliards de dollars d’ici 2030, le secteur émergent de la femtech représente une intersection transformative entre la santé des femmes et la technologie. Pour cette étude, l’équipe de chercheurs a mené une enquête à l’échelle nationale du marché indien. Leur travail s’est intéressé aux perspectives de divers acteurs de la femtech du pays.

     

    Une plus grande implication des femmes nécessaire

    Cette étude apporte une contribution précieuse à la compréhension des “phases amont de l’innovation” dans le secteur femech et offre des recommandations pratiques pour les différents acteurs de ce domaine en plein essor. Les phases amont de l’innovation sont les phases initiales et créatives du processus d’innovation : de la stratégie d’entreprise au développement de produits.

    Malgré une concurrence intense et une durée de vie courte, les startups femtech connaissent une certaine croissance. Cette étude cherche à identifier les moteurs du développement réussi de produits femtech. Parmi ses principales conclusions :

    • des produits femtech de qualité améliorent les résultats de santé pour les femmes et la société dans son ensemble ;
    • pour des produits femtech plus centrés sur le patient, une plus grande implication de femmes dans l’entrepreneuriat et la recherche est indispensable.

     

    L’enjeu du capital intellectuel et des partenariats

    L’étude souligne le rôle central de l’”orientation entrepreneuriale” dans la propulsion des phases amont de l’innovation chez les startups de la femtech. Cette orientation, qui englobe différentes dimensions (processus, pratique et prise de décision), est façonnée de manière significative par le capital intellectuel au sein de la start-up, ainsi que par des partenariats symbiotiques et des relations solides avec les parties prenantes clés de l’écosystème. Autant de stratégies cruciales, selon les chercheurs, pour “favoriser le développement du capital humain et organisationnel”.

    Ces facteurs forment ensemble un modèle de voie de développement réussi des produits femtech.

     

    Principaux résultats :

    Les résultats de cette étude révèlent que les phases amont de l’innovation, avec des forces complémentaires d’orientation entrepreneuriale et de capital intellectuel, déclenchées par des partenariats environnementaux et stratégiques, favorisent le développement réussi de produits des startups femtech :

    • l’orientation entrepreneuriale est cruciale pour stimuler les phases amont de l’innovation dans les start-ups femtech ;
    • le capital intellectuel façonne la trajectoire entrepreneuriale ;
    • les partenariats et les relations avec les parties prenantes clés sont essentiels pour développer le capital humain et organisationnel.

     

    Modèle des facteurs qui stimulent les phases amont de l’innovation chez les start-ups femtech :

    • Hypothèse 1 (H1) : l’orientation entrepreneuriale influence positivement l’innovation en amont pour le développement réussi de produits.
    • Hypothèse 2 (H2) : les facteurs environnementaux externes influencent positivement l’orientation entrepreneuriale.
    • Hypothèse 3 (H3) : le capital intellectuel influence positivement l’orientation entrepreneuriale.
    • Hypothèse 4 (H4) : les partenariats aident à obtenir le capital nécessaire pour le développement réussi d’un produit d’entreprise. Par conséquent, les partenariats influencent directement le capital intellectuel.
    • Hypothèse 5 (H5) : les partenariats influencent également positivement l’orientation entrepreneuriale.

     

    Modèle conceptuel des facteurs qui stimulent les phases amont de l'innovation dans les start-ups femtech.
    Modèle conceptuel des facteurs qui stimulent les phases amont de l’innovation chez les start-ups femtech – Chakraborty et al. (2024).

     

    L’impact de la santé des femmes sur la société :

    En outre, les chercheurs défendent l’idée que des produits femtech qui rencontrent un succès commercial n’atteignent pas seulement “un succès économique”, mais contribuent également à créer “des circonstances favorables pour l’avancement technologique futur”. Ils expliquent que les femmes ne sont pas seulement des consommatrices de soins de santé mais aussi des décideuses de soins de santé critiques pour elles-mêmes et, dans de nombreux cas, pour leur famille. Des résultats de santé améliorés pour les femmes ont ainsi le potentiel d’entraîner “des résultats de santé améliorés pour toute la société”.

    Ces facteurs identifiés peuvent accélérer les phases initiales de l’innovation en vue du développement de produits réussis, améliorant ainsi les performances et la croissance des entreprises dans l’industrie femtech.

     

    Recommandations pour les acteurs de la femtech

    Les conclusions de cette étude comportent également des indication pratiques pour divers acteurs de l’écosystème femtech.

    Pour les entrepreneurs :

    L’étude met en avant l’importance pour les entrepreneurs femtech de construire une base solide pour leurs entreprises. La prise de risque, le développement d’un capital intellectuel puissant et l’orientation entrepreneuriale sont identifiés comme des facteurs clés dépendant largement de la conviction et de la vision de l’entrepreneur. Les entrepreneurs devraient prioriser le développement personnel et organisationnel dans ces domaines pour augmenter leurs chances de s’implanter dans l’innovation en amont de l’industrie femtech. Ainsi positionnés, ils peuvent stimuler l’innovation et naviguer avec succès dans les défis uniques du marché femtech.

    Pour les investisseurs :

    Les investisseurs en capital cherchant à investir dans les startups femtech peuvent tirer parti des enseignements de cette recherche comme mesure précieuse pour évaluer les opportunités d’investissement potentielles. L’étude identifie l’innovation en amont, ainsi que d’autres facteurs clés, comme des éléments cruciaux contribuant au succès d’une startup. Les VC peuvent utiliser ces critères pour évaluer la viabilité et le potentiel des startups femtech, leur permettant de prendre des décisions d’investissement plus éclairées et de les comparer entre elles. Cette approche peut aider les VC à allouer stratégiquement leurs investissements et à soutenir les startups présentant un fort potentiel d’innovation et de croissance.

    Pour les consultants, mentors et incubateurs :

    Les professionnels spécialisés dans l’industrie femtech peuvent utiliser le cadre développé dans cette étude pour guider et conseiller les jeunes entrepreneurs qui entrent dans ce secteur en évolution rapide. Ce cadre peut servir de roadmap pratique pour les entrepreneurs et les organisations de soutien, favorisant la croissance et le succès des startups femtech.

    Pour les chercheurs :

    Les chercheurs se concentrant sur l’industrie femtech jouent un rôle crucial dans son avancement. L’étude met en lumière la nature naissante de la littérature femtech et la nécessité de discussions approfondies avec les parties prenantes pour comprendre les subtilités de ce modèle commercial. Les chercheurs axés sur l’industrie peuvent contribuer au développement de la femtech en menant des études de cas rigoureuses, en s’engageant avec les parties prenantes et en facilitant une compréhension plus profonde des défis et des opportunités uniques dans l’écosystème femtech. Ces recherches peuvent informer les études futures et fournir des perspectives pratiques tant aux praticiens qu’aux décideurs dans l’espace femtech.

     

     

    * Factors of front-end innovation in femtech startups: An empirical study
    Imon Chakraborty et al.
    Technology in Society, March 2024
  • Découverte de médicaments : Owkin s’allie à AWS pour profiter de son cloud et ses outils de calcul

    Cette collaboration, conclue le 8 février 2024, va permettre à Owkin de bénéficier du service de cloud d’AWS, ainsi que de ses solutions d’IA, notamment ses outils de calcul de haute performance et de machine learning.

    À l’annonce de ce partenariat, le CEO d’Owkin, Thomas Clozel, a déclaré que l’exploitation de “la puissance, de la flexibilité et de la sécurité” du cloud allait ouvrir le champs des possibles en termes de découverte de médicaments.

    Des modèles d’IA formés plus rapidement

    Par le biais de ce partenariat, AWS va offrir à Owkin tous les outils nécessaires pour améliorer sa capacité à découvrir de nouvelles molécules : Owkin bénéficiera ainsi des instances “P5 UltraClusters” d’Amazon “Elastic Compute Cloud (EC2)”, qui sont alimentées par les GPU “Nvidia H100 Tensor Core” et qui peuvent prendre en charge « jusqu’à 3 200 Gbps de réseau grâce à la technologie Elastic Fabric Adapter (EFA) de deuxième génération, ce qui va permettre à Owkin de faire évoluer jusqu’à 20 000 GPU H100 dans les UltraClusters EC2 pour un accès à la demande à des performances dignes d’un supercalculateur ».

    Dans l’ambition de « mieux soigner les patients », Owkin pourra désormais :

    • augmenter ses capacités de stockage jusqu’à plus d’un pétaoctet ;
    • développer des applications d’IA générative et d’élargir son portefeuille de solutions ;
    • et optimiser le traitement de données de haute qualité à grande échelle et donc former les modèles de machine learning plus rapidement, grâce à Amazon SageMaker.

    Des outils à la disposition de Bioptimus

    En janvier 2024, Owkin a lancé la start-up Bioptimus dédiée à la création de grands modèles de langages (LLM) afin d’accélérer la découverte de médicaments. Si l’IA favorise déjà la mise en place d’une médecine prédictive, le choix de Bioptimus s’est porté vers les LLM qui permettent d’aller plus loin parce qu’ils peuvent analyser simultanément une grande quantité de données et cela sur plusieurs échelles : les cellules, les atomes, les molécules, les tissus, ou encore les organes. Grâce à cela, les IA utilisées par Bioptimus peuvent simuler de manière plus précise les réactions des organismes aux molécules des médicaments.

    Le partenariat avec AWS va donc permettre à la jeune pousse créée par Owkin de bénéficier des outils d’Amazon pour améliorer, elle aussi, sa capacité à découvrir de nouvelles thérapies.

    AWS se veut rassurant quant à la sécurité des données d’Owkin

    Alors que la question de la sécurité des données est au coeur des débats – notamment après que la Cnil a autorisé l’hébergement des données du Health Data Hub par Microsoft Ireland (via le service Azure) -, AWS s’est voulu rassurant à l’annonce de ce partenariat.

    Le géant américain a indiqué qu’”Owkin aura un contrôle total sur ses données, et profitera même d’un contrôle de souveraineté des plus solides sur le marché aujourd’hui, notamment grâce au chiffrement des données”, que les données soient “en transit, au repos ou en mémoire, aux garde-fous de résidence des données”. Mais aussi grâce “aux matériels et logiciels spécialisés pour empêcher l’accès extérieur pendant le traitement sur Amazon EC2”.

  • Panorama France HealthTech 2023 : avec 450 entreprises recensées, la santé numérique en accélération

    Le nombre d’entreprises au stade de commercialisation a lui aussi augmenté : il a atteint 77 % en 2023. Par ailleurs, le modèle économique reste le principal enjeu dans ce segment.

    2 600 entreprises dans la filière health tech

    La HealthTech française gagne en maturité en créant des emplois. Elle s’affirme en leader européen notamment dans les maladies rares, même si le financement reste le frein principal de la filière. « Attirant près de 1,8 milliards d’euros en levées de fonds, la France est le 2ème pays européen en montants levés et nombre d’opérations en capital-risque en 2023 », explique Franck Mouthon, président de France Biotech.

    Selon ce rapport, la filière health tech en France compte désormais 2 600 entreprises dont :

    • 1 393 medtech (-50 par rapport à 2022) ;
    • 820 biotech (+20 par rapport à 2022) ;
    • et 450 en santé numérique et intelligence artificielle (IA) (+50 par rapport à 2022)

    Autres chiffres clés :

    • le secteur compte 15 000 emplois directs en 2023 ;
    • une croissance de 33 % en un an ;
    • 56 % sont des TPE ;
    • et 33 d’entre elles ont plus de 100 salariés.

    La filière prend de la maturité et se professionnalise

    La healh tech française a réalisé un chiffre d’affaires de 1,4 milliards d’euros en 2022, contre 794 millions en 2020, soit un taux annuel moyen de +33 %. Générant plus de 15 000 emplois directs, la filière gagne en croissance.

    Comparaison de la filière HealthTech entre 2020 et 2023 – © France Biotech

    Les investissements dans la R&D marquent une reprise. Après avoir connu une baisse en 2021, plus d’1,3 milliards d’euros ont été investis en 2022. L’écosystème de la Health Tech française compte 33 entreprises avec plus de 100 salariés. Entre 2021 et 2023, une croissance de +19 % est observée. Les entreprises de biotechnologies et de santé numérique représentent la part ayant le plus progressé en termes de produits commercialisés. Les trois quarts des HealthTech visent les marchés internationaux, à savoir les Etats-Unis, l’Allemagne et le Royaume-Uni.

    La France, leader européen dans le secteur des maladies rares

    Les entreprises françaises possèdent le plus grand portefeuille de médicaments approuvés pour les maladies rares en Europe, ainsi qu’un « pipeline » où plus de 200 médicaments sont en cours d’élaboration. La majorité de ces médicaments (84 %) ont été découverts localement, tandis qu’ailleurs en Europe, c’est l’acquisition de licences via des partenaires extérieurs qui est privilégiée. Les biotechs représentent 70 % des projets développés avec une forte influence au stade pré-clinique.

    Avec pratiquement un essai clinique démarrant chaque jour, la France est le pays leader européen dans le secteur, notamment grâce aux hôpitaux universitaires jouant un rôle majeur dans l’activité clinique. Le Plan National des Maladies Rares 4 (PNMR), lancé en 2024, s’appuie sur des nouvelles mesures en se concentrant sur le diagnostic, ainsi qu’en renforcant l’accès aux traitements pour les patients.

    Focus sur la filière santé numérique et IA

    Selon l’étude, le secteur du numérique en santé bénéficie d’une forte croissance avec des applications diversifiées  permettant, entre autres, d’améliorer la prise en charge des patients, d’optimiser le parcours de soins ou encore d’accélérer la R&D pour les entreprises et le monde académique.

    Les sociétés de santé numérique en 2023 – © France Biotech

     

    Le numérique en santé englobe une variété de technologies et de domaines d’application, reflétant sa diversité. Avec l’arrivée dans le droit commun de la télésurveillance en 2023, ces solutions peuvent être désormais remboursées et représentent la plus catégorie de produits développés (14 %). La majorité des produits et solutions développés sont à destination des systèmes de soins et des professionnels de santé. 20 % sont des dispositifs médicaux numériques de télésurveillance boostés  par l’arrivée dans le droit commun de la télésurveillance début 2023.

    Le modèle d’affaires repose essentiellement sur les établissements de santé.  Les entreprises axées sur le développement de solutions améliorant la prise en charge, la télésurveillance ou les dispositifs médicaux connectés cherchent, quant à elles, à obtenir un remboursement de la part de l’assurance maladie et/ou à être pris en charge par des complémentaires santé.

    Des domaines d’applications diverisifiés – © France Biotech

    Le financement, principale préoccupation en 2023

    La problématique du financement des entreprises s’est accentuée en 2023 pour les entrepreneurs (63 % des entreprises sont en levée de fonds), notamment à cause d’un contexte macroéconomique et financier incertain, la hausse des taux d’intérêts et une sélectivité accrue des investisseurs. Des facteurs expliquant une baisse des investissements en HealthTech : -19 % au niveau mondial par rapport à 2022 et -19 % en Europe en capital-risque. Les difficultés pour les levées de fonds se font ressentir (tours A et B), et le nombre de liquidations d’entreprises a augmenté (39 biotech en 2023 contre 9 en 2020).

    Les sociétés font également face à des difficultés de trésorerie malgré une amélioration (38 % des entreprises sont en difficulté contre 52 % en 2022).

    Les 3 chiffres clés des financements dans la HealthTech française en 2023 – © France Biotech

    Modèles d’affaires et de financement ciblés ( % d’entreprises) – © France Biotech

  • L’innovation au cœur de la stratégie et du nouveau bâtiment de l’Hôpital américain de Paris

    L’Hôpital américain de Paris publie sa stratégie 2024-2028, qui se construit autour de 4 axes principaux :
    • devenir la référence de la « satisfaction patient » en France ;
    • accroître son attractivité auprès des professionnels de santé ;
    • être reconnu comme un hôpital privé non lucratif à vocation universitaire ;
    • et se transformer en vitrine de l’innovation en santé.

     

    L’expérience patient comme priorité

    L’Hôpital américain de Paris cherche à améliorer l’expérience de soins de ses patients à travers :

    • une transformation architecturale de ses bâtiments pour plus de confort et une meilleure ergonomie ;
    • une expérience numérique innovante ;
    • la mise en place d’un outil de mesure de la perception des soins reçus (attentes et ressenti des patients) ;
    • et la mise à disposition d’un plateau technique (imagerie, laboratoire) et de consultations rapidement accessibles.

    Ouverture d’une salle d’opération hybride :

    Fin 2023, l’Hôpital américain de Paris a inauguré une salle d’opération hybride permettant aux équipes de réaliser des actes de chirurgie mini-invasive classiques, guidés par radiologie interventionnelle.

    Cette nouvelle salle vise à réduire les temps d’intervention ainsi que les éventuelles complications post-opératoires.

    Présentation du nouveau bâtiment Amiral de l’établissement :

     

    Accroître l’attractivité professionnelle

    Souhaitant devenir un hôpital « magnétique » vis-à-vis des professionnels de santé, concept importé des Etats-Unis pour attirer les équipes médico-soignantes, l’établissement compte :

    • assurer à ses patients la plus haute qualité de soin à travers le recrutement et la fidélisation ;
    • et s’investir davantage auprès des jeunes générations pour leur faire connaître les métiers du soin ainsi qu’un accompagnement dans leurs études en santé.

    Collaborer davantage avec les hôpitaux universitaires américains

    Pour être reconnu comme un hôpital à vocation universitaire, l’Hôpital américain de Paris favorise la collaboration en matière de pratique clinique, de recherche et d’enseignement avec ses partenaires outre-Atlantique. Ses échanges scientifiques et médicaux se sont intensifiés avec :

    Ces échanges ont déjà été fructueux, notamment en urologie, en obstétrique et gynécologie, en gastro-entérologie, en cardiologie, en chirurgie du cancer du sein, en chirurgie plastique et en orthopédie.

    Un jumeau numérique au service de la prévention et du dépistage

    Dans sa nouvelle stratégie, l’hôpital parisien mise également sur l’innovation en développant des solutions numériques orientées sur la prévention : « Afin de développer une prévention plus personnalisée, basée sur les données de la science », explique le Pr Benoît Galix, responsable du projet à l’Hôpital américain de Paris, « nous sommes donc en train de créer un « modèle digital de patient » qui nous permettra d’utiliser au mieux les résultats des tests effectués chez nos patients.

    La promesse des jumeaux numériques réside dans l’amélioration de l’efficacité du dépistage en l’adaptant aux risques individuels et en aidant les patients à lutter contre les facteurs de risques. Il doit notamment permettre aux patients de garder un contact avec les médecins, afin de maintenir une prévention tout au long de leur vie.

  • Recherche hospitalière : l’Académie de médecine propose une réforme des financements

    Publiée le 8 février 2024, cette proposition suggère au ministère chargé de la santé de s’inspirer des modèles étrangers pour faire évoluer les financements de la recherche hospitalière et les rendre plus efficaces.

    Un financement qui n’en est pas vraiment un en France

    L’Académie de médecine explique qu’en France ces financements se font par le biais des missions d’enseignement, de recherche, de référence et d’innovation (Merri), qui sont « des financements de l’Assurance maladie votés dans le cadre de la loi de financement de la sécurité sociale et alloués annuellement à tous les établissements de santé, publics et privés, sur la base de règles fixées par la DGOS ».

    Mais le problème réside dans le fait que ces Merri ne sont pas réellement des financements, puisqu’ils ne sont pas des autorisations de dépenses, mais plutôt des crédits de recettes des établissements de santé. Seule une petite partie de ces missions contribue marginalement au financement de la recherche hospitalière. Le reste sert à « compenser » et « rembourser » les pertes émanant de la recherche et de l’enseignement.

    En effet, les Merri se déclinent en deux parties :

    La dotation socle :

    Cette première partie consiste à « compenser les surcoûts ou les pertes de recettes générées par l’activité de recherche et d’enseignement pour l’établissement de santé », selon trois scores qui sont des « montants forfaitaires pour solde de tout compte » :

    • les systèmes d’interrogation de gestion et d’analyse des publications scientifiques sur les articles (SIGAPS) ;
    • les systèmes d’information et de gestion de la recherche et des essais cliniques (SIGREC) ;
    • et un troisième concernant les étudiants.

    La part variable :

    La deuxième partie comporte une petite dotation qui se présente réellement comme du financement puisqu’elle permet de financer des appels à projets, notamment :

    • les Programmes hospitaliers en recherche clinique (PHRC) ;
    • les programmes de soutien aux techniques innovantes, coûteuses ou non ;
    • et les Programmes de recherche médico-économique.

    Schéma du financement de la recherche hospitalière :

    Les « moyens de la recherche clinique » représentent le montant réel de ces financements.

    Schéma du financement de la recherche hospitalière par le ministère de la santé et de la prévention (MSP, LFSS 2019 vs. 2022-23) – © Académie nationale de médecine

    S’inspirer du modèle britannique

    Pour améliorer les financements de la recherche hospitalière en France, l’Académie propose au ministère chargé de la Santé de s’aligner sur « les pratiques internationales de l’allocation des moyens de la recherche hospitalière provenant de l’assurance maladie ». Elle explique que si les États-Unis et leurs National Institutes of Health (NIH) sont « la référence absolue » en termes de financement de la recherche biomédicale et de santé, il n’est pas possible de copier leur modèle qui n’est pas comparable en termes de taille avec ce que la France peut produire.

    L’Académie propose donc de s’inspirer du Royaume-Uni, un pays « comparable en taille » à la France mais qui lui est « supérieur […] dans ce domaine de R&D », et de son système de financement qui repose sur deux sources ministérielles :

    • le Department for Science, Innovation and Technology (DSIT) : il dirige des agences de moyens indépendantes appelées « councils » qui « attribuent leurs financements par appels concurrentiels » ;

    • et le Department of Health and Social Care (DHSC) : il confie au National Institute of Health Research (NIHR) la mission de distribuer ses crédits avec un budget annuel de l’ordre de 1,2 milliards de livres sterling, dont 25 % dédiés « aux programmes de recherche » et 55 % « aux infrastructures et plateformes ».

    Créer une instance ministérielle pour allouer les financements

    En s’inspirant du Royaume-Uni, l’Académie se dit favorable à ce qu’une nouvelle instance soit créée au sein du ministère en charge de la Santé : le « Conseil d’orientation de la recherche hospitalière » (CORH). Il « allouerait le financement de la recherche de ce ministère aux établissements, équipes et projets, selon des critères de qualité scientifique et pertinence médicale ». Cette instance remplacerait le SIGAPS, le SIGREC et les PHR, avec un budget qui serait de l’ordre de 1,65 milliards d’euros.

    Comme en Grande-Bretagne, les crédits seront attribués aux établissements selon deux modes :

    • le premier mode ne concerne qu’un quart du budget et « serait attribué en mode compétitif » pour mettre en place des appels à projets qui seraient gérés par l’Agence nationale de la recherche (ANR) sous l’autorité du CORH : l’Académie souligne que « cette composante compétitive de financement correspond à une amélioration et un accroissement significatif de la procédure actuelle des PHRC » ;
    • le second mode concerne le reste du budget, soit les trois-quarts des crédits, qui « serait attribué sous forme d’un contrat pluriannuel entre chaque établissement hospitalier (CHU et autres) et le ministère en charge de la santé, sur le modèle du contrat quinquennal finançant les établissements d’enseignement supérieur par le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche » : l’Académie précise que ce contrat pluriannuel « reposerait pour chaque établissement hospitalier sur une évaluation préalable de sa composante recherche, de sa stratégie scientifique et médicale dans le cadre de la politique du site dont il fait partie, ainsi que de sa capacité déjà démontrée dans la recherche ».
  • Posos construit une base de données médicamenteuse interopérable aux normes SDOS, agréée par la HAS

    « Désormais, avec notre propre base de données médicamenteuse, les logiciels médicaux pourront facilement intégrer un standard de vérification avancée des risques et d’aide à la décision médicale intelligente, qu’importe la langue, et faire bénéficier tous les soignants à travers le monde d’une solution performante » a expliqué Jean-Emmanuel Bibault, CEO de Posos, lors du lancement de la base.

    Une base interopérable aux normes internationales

    Cette innovation technologique s’est concrétisée grâce à l’utilisation de modèles de traitement automatique du langage naturel (IA), convertissant ainsi les textes médicaux en codes d’ontologies médicales. S’ajoute à cela, le travail de plus de 50 pharmaciens et médecins qui ont structuré la base avec les données de la base de l’ANSM et l’Agence européenne des médicaments. Le logiciel est désormais utilisé par plus de 80 000 soignants.

    Cette base de distingue par :

    • la précision des données : à la différence des bases traditionnelles affichant du texte libre, l’intégralité des données de Posos Medical Database sont finement structurées en croisant les dernières recommandations de sécurité médicamenteuses avec les données patients pour générer des alertes pertinentes et personnalisées ;
    • une interopérabilité internationale : la base est nativement multilingue et structurée en terminologies internationales (Snomed, CIM-10, MedDRA, ATC), avec des interfaces applicatives (APIs) aux standards d’interopérabilité, pouvant être intégrés à des logiciels médicaux partout dans le monde ;
    • et l’ajout aisée de nouvelles données : le graphe de connaissance de Posos Medical Database ajoute simplement de multiples sources d’informations médicales spécialisées, permettant une analyse pharmaceutique multi-source et multi-critères en utilisant une base commune.

    L’argumentaire clients de Posos Medical Database :

    Les impacts de l’utilisation de Posos Medical Database – © Posos

    Autonomiser les professionnels de santé avec les logiciels DSE/DME

    La base de données Posos entend réduire l’épuisement des professionnels de santé causé par la complexité croissante des soins et la charge administrative des dossiers médicaux électroniques (DME/DSE) en simplifiant ces dossiers médicaux et en fournissant des connaissances médicales précises.

    Posos cherche également à réduire les erreurs médicamenteuses, notamment en proposant une solution d’aide à la prescription qui recommande le dosage idéal. L’application vise à minimiser les effets secondaires en tenant compte des traitements en cours, des maladies chroniques et des antécédents médicaux du patient.