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  • Les sociétés de e-santé ont levé 5,1 Mds $ (4,5 M€) en capital-risque au S1 2019 (étude Mercom)

    Les financements en capital-risque accordés aux entreprises de santé numérique au premier semestre (S1) 2019 ont légèrement augmenté par rapport à l’année dernière, avec 5,1 milliards de dollars (4,5 M€) collectés en 318 transactions, contre 4,9 milliards (4,4 Mds €) recueillis en 383 transactions au premier semestre 2018. C’est ce qu’affirme la société d’études Mercom Capital dans son rapport Digital Health Funding and M&A Report, publié le 15 juillet 2019.

    Selon ces travaux, les principales activités financées par capital-risque au niveau mondial au premier semestre 2019 étaient :
    • l’analytique avec 1,1 milliard de dollars (978 M€) ;
    • la télémédecine avec 896 M$ (797 M€) ;
    • les applications de santé mobile avec 627 millions de dollars (558 M€) ;
    • le bien-être avec 341 M$ (303 M€) ;
    • les services de réservation en santé avec 336 M$ (299 M€) ;
    • l’aide à la décision avec 287 M$ (255 M€) ;
    • les appareils « wearables » avec 285 M$ (253 M€) ;
    • le mobile sans-fil avec 264 M$ (235 M€) ;
    • les technologies relatives aux prestations sociales avec 208 M$ (185 M€). 

    Les plus importantes levées de fonds de capital-risque dans le secteur de la santé numérique au premier semestre 2019 ont été réalisées par Tencent Trusted Doctor (250 M$ ; 222 M€), Collective Health (205 M$ ; 182 M€), Tempus (200 M$ ; 178 M€), Doctolib (170 M$ ; 151 M€) et Health Catalyst (100 M$ ; 89 M€).

    Mercom indique que depuis 2010, les sociétés de santé numérique ont reçu plus de 40 milliards de dollars (36 Mds €)  d’investissements en capital-risque. Parmi elles, les entreprises américaines de santé numérique ont collecté environ 30 milliards (27 Mds €) à ce jour.

    Un semestre de fusions-acquisitions en santé numérique

    Mercom rapporte qu’au premier semestre 2019, il y a eu au total 91 accords de fusion-acquisition dans le secteur de la santé numérique, contre 116 au premier semestre 2018.

    Les plus notables sont :

    • l’acquisition par Dassault Systemes de Medidata pour 5,8 milliards de dollars (5,1 Mds €) ;
    • les 51 % de Ensemble Health Partner acquis par Golden Gate Capital pour 1,2 Mds $ (1,067 Md €);
    • la participation majoritaire dans ArisGlobal acquise par Nordic Capital pour 700 M$ (622 M€) ;
    • le rachat d’InstaMed par JPMorgan Chase pour plus de 500 M$ (445 M€) ;
    • le rachat de Nextech Systems par Thomas H. Lee Partners pour 500 M$ (445 M€);
    • le rachat de Voalte par Hill-Rom Holdings pour 195 M$ (173 M€).
  • Le projet de loi santé définitivement adopté : récapitulatif des mesures clés

    Multiplication des possibilités d’exploitation des données de santé, création d’un espace numérique de santé (ENS) pour tous les patients, développement du télésoin, déploiement d’assistants médicaux pour libérer du temps aux médecins généralistes, création de 1 000 CPTS… Après avoir été adopté par l’Assemblée nationale le 10 juillet 2019, le projet de loi relatif à l’organisation et à la transformation du système de santé a été validé par le Sénat. Les sénateurs l’ont largement adopté à main levée le 16 juillet. À l’issue de ce vote ultime, la ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn a félicité la « qualité du texte final » et promet de mettre « une énergie folle à (le) déployer sur les territoires ».

    Le numérique fait partie des sujets centraux du projet de loi, avec plusieurs mesures encourageant son développement dans le secteur. Parmi elles :

    • la multiplication des possibilités d’exploitation des données de santé, notamment pour la recherche ou le développement des méthodes d’intelligence artificielle, le tout en assurant « un haut niveau de protection de la vie privée » : dans ce cadre, une plateforme des données de santé baptisée « Health Data Hub » remplacera l’actuel Institut des données de santé (INDS). L’accès à ces données (1,2 milliard de feuilles de soin par an, 500 millions d’actes médicaux…) sera élargi et leur champ étendu aux données cliniques récoltées par exemple par les médecins libéraux ainsi qu’aux « données à caractère personnel issues d’enquêtes » ;

    • la création de l’espace numérique de santé (ENS) : d’ici au 1er janvier 2022, tous les patients disposeront de leur propre ENS pour accéder notamment à leur dossier médical partagé (DMP), à des applications ou à des informations de santé référencées. Les données de cet espace numérique ne pourront pas être demandées lors de la conclusion d’un contrat de complémentaire santé ;

    • le déploiement du télésoin pour les pharmaciens et les auxiliaires médicaux : l’acte pourra par exemple concerner « l’accompagnement par les infirmiers des effets secondaires de chimiothérapies orales ou encore les séances d’orthophonie et d’orthoptie à distance ».

    Mesures phares du PJL en dehors de la e-santé :

    Fin du numerus clausus et re-certification régulière des professionnels de santé

    • Suppression à la rentrée 2020 du numerus clausus et du concours limitant le nombre d’étudiants admis en deuxième année de médecine, dentaire, pharmacie et maïeutique.
      • Les effectifs d’étudiants en deuxième ou troisième année seront déterminés par les universités, en accord avec les agences régionales de santé (ARS), selon les capacités et les besoins des territoires.
      • L’objectif est d’augmenter de 20 % environ le nombre de médecins formés, indique Agnès Buzyn, le tout en diversifiant leurs profils via des passerelles entre les cursus et des critères de sélection qui doivent être précisés par décret.
    • Suppression des « épreuves classantes » en fin de sixième année de médecine : elles seront remplacées par de nouveaux examens.
    • Des ordonnances gouvernementales doivent par ailleurs définir les conditions d’une « re-certification » régulière des médecins, des infirmiers et des pharmaciens, visant à s’assurer que leurs compétences sont à jour.

    Labellisation d’entre 500 et 600 « hôpitaux de proximité »

    • Possibilité pour le gouvernement de revoir la carte hospitalière par ordonnances : cette mesure doit permettre de labelliser entre 500 et 600 « hôpitaux de proximité », recentrés sur la médecine générale, la gériatrie et la réadaptation.
      • En fonction des besoins de la population et de l’offre de soins du territoire, ces hôpitaux de proximité auront la possibilité d’exercer d’autres activités, dont la médecine d’urgence, les activités prénatales et postnatales, les soins de suite et de réadaptation ou encore les activités de soins palliatifs.
      • Certains actes chirurgicaux pourront être pratiqués à titre dérogatoire et dans des conditions prévues par décret.

    Lutte contre les déserts médicaux

    • Le texte oblige les facultés et les ARS à trouver des terrains de stages en priorité dans les territoires « en tension » pour les étudiants en dernière année de 3e cycle engagés dans la spécialité de médecine générale.
      • Le stage devra durer au moins 6 mois.
      • Les étudiants seront supervisés par un médecin.
      • Il est prévu que ce parcours soit étendu aux autres spécialités, selon des modalités qui seront précisées par décret.
    • Un statut unique de praticien hospitalier sera créé par ordonnance.

    Déploiement d’assistants médicaux

    • Afin de libérer du temps aux professionnels de santé, une nouvelle profession va être créée : celle de l’assistant médical.
      • Avec un an de formation, l’assistant médical pourra effectuer des tâches simples comme la prise de tension.
    • Dans la même logique, le dispositif de médecin adjoint, qui permet à un interne d’assister un médecin en cas d’afflux saisonnier dans les zones touristiques, sera étendu aux zones « sous dotées ».

    Création de CPTS pour rapprocher les professionnels de santé libéraux

    • 1 000 communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) seront créées d’ici à 2022 : cette mesure a pour objectif de faciliter la collaboration entre les professionnels de santé libéraux et d’assurer la prise en charge des consultations sans rendez-vous afin de désengorger les hôpitaux.
      • Les patients pourront consulter un médecin en urgence de 8 heures à 20 heures.

    Le recrutement de professionnels étrangers facilité

    • Certains médecins, pharmaciens, dentistes et sages-femmes diplômés hors de l’Union européenne (Padhue) auront la possibilité de voir leur situation régularisée d’ici à la fin 2021 après étude de leur dossier.
    • Les modalités de recrutement des Padhue qui exerceront à l’avenir en France seront rénovées, indique le texte.

    La délivrance de certains médicaments normalement sous ordonnances rendue possible pour les pharmaciens

    • Les pharmaciens pourront délivrer dans certaines conditions des médicaments normalement sous ordonnance, pour des pathologies bénignes telles que les cystites, ainsi que certains vaccins, dans certaines conditions.
    • Les infirmiers pourront adapter dans certains cas des traitements en fonction des résultats d’analyses biologiques des patients.
  • Neurolief (Israël) obtient le marquage CE pour sa solution numérique anti-migraine Relivion

    La société israélienne Neurolief annonce avoir reçu le marquage CE pour Relivion, une solution numérique non invasive contre la migraine. Dans un communiqué daté du 9 juillet 2019, elle décrit son produit comme « la première technologie de neuromodulation cérébrale multicanal adaptative, non invasive », permettant d’éviter les risques et les coûts associés aux dispositifs implantables et sans les effets secondaires liés aux médicaments.

    Relivion se présente sous la forme d’un casque ajustable qui envoie des impulsions modulées aux nerfs occipitaux et trijumeaux : il se connecte à une application mobile propriétaire et élabore par apprentissage automatique (machine learning) un traitement personnalisé pour chaque patient.

    Neurolief précise que le marquage CE a été attribué sur la base des données d’un essai clinique randomisé, contrôlé par placebo, qui a démontré « une efficacité et une sécurité très élevées » de la solution dans le traitement de la migraine. « 76% des participants ont vu leurs maux de tête soulagés après un seul traitement, et aucun effet indésirable grave n’a été observé », indique la société. « Les données cliniques démontrent que la neuromodulation multicanal interchangeable en boucle fermée de Relivion donne de meilleurs résultats que la neuromodulation à un seul nerf », déclare le Dr Eran Schenker, responsable de l’innovation médicale de Neurolief.

    « Ce marquage CE est une étape essentielle, complète Shmuel Shany, cofondateur et P.-D.G. de Neurolief. Nous avons conçu le Relivion comme une alternative auto-administrée et sécurisée à des implants chirurgicaux coûteux et risqués, accélérant le soulagement de la migraine de manière non invasive. Nous pensons que Relivion contribuera à fournir aux patients un soulagement plus rapide, une productivité accrue et la possibilité de reprendre le cours de leurs vies. »

  • Singapour : Jupiter Chain, une plateforme basée sur la blockchain pour analyser les données de santé

    Jedtrade, une start-up singapourienne spécialisée dans la blockchain, lance Jupiter Chain, une plateforme qui permet d’échanger et d’analyser de données de santé de manière sécurisé et anonymisée grâce à un système de cryptage. Par ailleurs, le consentement des propriétaires de ces données est obligatoire pour que d’autres acteurs puissent accéder aux informations nécessaires à la réalisation de projets d’analyse de big data.

    Les experts ne sont autorisés à analyser les données pertinentes que lorsque les individus ont explicitement donné leur consentement et ils ne peuvent pas accéder aux données brutes. Les propriétaires d’entreprises de santé n’auront plus à être les dépositaires des données des utilisateurs, ce qui leur évitera des problèmes de sécurité lors de la sécurisation des données sensibles.

    L’équipe perçoit, à terme, un système de santé au sein duquel les particuliers pourront obtenir des programmes de soins personnalisés à partir de leurs données médicales agrégées, tout en maintenant la confidentialité et la sécurité de leurs données.

    Dans le cadre du projet Jupiter Chain, Jedtrade a annoncé en juin 2019 un partenariat avec Genecare, une société basée en Malaisie qui permet de mieux comprendre les risques auxquels une personne peut se retrouver confronter en termes de santé grâce au séquençage de génome entier. Les fournisseurs de services pourront uniquement accéder aux résultats des évaluations et n’auront pas la possibilité de voir de données génétiques spécifiques, ce qui garantira la confidentialité des informations des particuliers tout en leur permettant d’accéder à des soins et à des services adaptés à leur profil.

    « La sécurité est l’ADN de notre modèle de blockchain »

    « La confidentialité des données est une priorité de plus en plus importante pour les gouvernements et les entreprises du monde entier, commente le Dr. Ernie Teo, directeur de la technologie (CTO) de Jedtrade. La sécurité est l’ADN de notre modèle de blockchain, ce qui permet de l’appliquer utilement dans tous les secteurs, y compris ceux qui ne font pas partie des technologies de la santé. Nous souhaitons également remercier Enterprise Singapore pour son soutien à nos efforts d’innovation visant à développer Jupiter Chain. »

    Un projet soutenu par le gouvernement singapourien

    « Compte tenu de sa nature décentralisée, immuable et transparente, la chaîne de blockchain peut potentiellement transformer des industries et des modèles économiques variés de nos entreprises locales, indique de son côté Yeo Meow Ling, directeur des nouvelles industries à Enterprise Singapore, l’agence gouvernementale qui soutient le développement des entreprises au sein de la cité-État. Nous sommes heureux de soutenir les entreprises locales telles que Jedtrade dans leurs efforts pour explorer de nouvelles technologies et tirer parti de l’innovation en tant que facteur de différenciation clé. »

  • Europe : un appel à propositions pour l’analyse d’images par IA en cancérologie (Commission)

    La Commission européenne organise un appel à propositions doté de 35 millions d’euros pour soutenir le développement de systèmes d’analyse d’image par IA pour le diagnostic du cancer, ainsi que d’autres outils axés sur la prévention, la prédiction et le traitement des formes les plus courantes de cancer. Les candidats devront « contribuer à constituer un vaste référentiel d’images de santé interopérables », permettant de développer, de tester et de valider de telles solutions.

    Lancé le 9 juillet 2019, cet appel est ouvert jusqu’au 13 novembre 2019. Les candidatures doivent être réalisées sur le site de la commission via ce lien.

    Cet appel à propositions s’inscrit dans le programme Horizon 2020, qui a vu la Commission européenne investir 177 millions d’euros dans les domaines « transformation numérique de la santé et des soins » et « solutions numériques fiables et cybersécurité dans les systèmes de santé et de soins ».

    « mettre en place un cadre qui équilibre les contraintes du système de santé avec les libertés individuelles »

    « Travailler ensemble de manière décloisonnée renforcera notre capacité à aider les patients en partageant et en interprétant les avancées technologiques en matière de prévention, de diagnostic et de prévision du traitement du cancer dans l’Union européenne », résume Vytenis Andriukaitis, le commissaire européen sortant chargé de la Santé.

    « Cet investissement confirme notre soutien résolu aux technologies de pointe qui façonneront l’avenir du secteur de la santé dans l’Union européenne », ajoute Mariya Gabriel, son homologue chargée de la Société numérique, soulignant la nécessité de « mettre en place un cadre qui équilibre les contraintes du système de santé avec les libertés individuelles, tout en libérant l’innovation en matière de santé au profit de tous les Européens ».

    « L’analyse d’images en santé est l’un des domaines d’application les plus prometteurs de l’IA[. Elle] contribue à améliorer les prévisions, le diagnostic et le traitement des maladies », commente la Commission. 

    Une exigence de sécurité et de lisibilité

    Dans le cadre de cet appel à proposition, les candidats doivent préciser les mesures à prendre pour valider les solutions d’imagerie en santé basées sur l’IA. Sont exigées « des preuves scientifiques rigoureuses, corroborées par des pairs, établissant leur innocuité, leur validité, leur reproductibilité, leur utilisabilité, leur fiabilité et leur utilité », afin d’améliorer les résultats pour la santé.

    Il est jugé « essentiel » dans le texte de montrer comment les solutions basées sur l’IA vont traiter « les défaillances, les inexactitudes et les erreurs possibles ». « Des mesures de performance, des critères et des procédures de suivi et d’évaluation adéquats » sont demandées.

    Selon la Commission européenne, « le raisonnement qui sous-tend les conclusions et les recommandations » basées sur l’IA devrait être expliqué pour que les utilisateurs puissent « donner leur consentement ou contester toute ligne de conduite proposée ».

    Des indicateurs d’impact précis

    La proposition doit s’accompagner d’indicateurs capables de mesurer son impact spécifique dans les domaines suivants :

    • la création d’un référentiel européen d’images de la santé dédiées aux formes de cancer les plus courantes, permettant l’expérimentation de solutions basées sur l’IA pour améliorer le diagnostic, le traitement et le suivi, et contribuer à une gestion plus précise et personnalisée du cancer ;
    • l’élaboration de normes techniques, organisationnelles et éthiques pour l’IA en imagerie médicale ;
    • la promotion de l’accès à des ensembles de données d’images de santé anonymisées afin de les rendre plus librement réutilisables dans l’UE pour la formation aux applications d’IA ;
    • l’augmentation de la confiance dans les solutions d’IA chez les utilisateurs (professionnels de santé et patients), les investisseurs et les parties prenantes de l’industrie et du monde universitaire.
  • Télémédecine : l’UFSBD teste la surveillance de la santé bucco-dentaire des résidents d’Ehpad

    L’Union française pour la santé bucco-dentaire (UFSBD) va expérimenter son programme de surveillance par smartphone de la santé bucco-dentaire des résidents d’Ehpad. C’est le sens du décret « relatif à l’expérimentation pour l’accompagnement et la prévention bucco-dentaire des personnes vivant en établissement d’hébergement pour personnes âgées », publié au Journal officiel le 15 juin 2019. Financée grâce à l’article 51 de la LFSS 2018 sur l’innovation en santé, l’expérimentation devrait durer au maximum 4 ans et concerner quelque 48 établissements dans 3 régions (Occitanie, Auvergne-Rhône-Alpes et Pays de la Loire).

    Un smartphone sera remis aux établissements pour permettre aux professionnels de santé de réaliser tous les 6 mois grâce à l’application Oralien une vidéo en réalité augmentée de la bouche du résident, téléchargée et transmise aux équipes de l’UFSBD. Une analyse de ce support sera effectuée de sorte qu’un rapport de l’état de santé bucco-dentaire de la personne puisse être transmis à l’établissement, assorti de recommandations individualisées générées par intelligence artificielle. Des « points d’étape » sont prévus entre le professionnel de santé de l’Ehpad et un chirurgien-dentiste de l’UFSBD après les 6 premiers mois de monitoring.

    Ce programme prévoit également une assistance 24h/24 et 7 jours sur 7, permettant en cas d’urgence d’adresser une vidéo du résident en souffrance à la plateforme, qui pourra alors proposer un diagnostic et une marche à suivre.

    L’UFSBD souligne sur son site que ce programme s’inscrit « en complément » d’un suivi annuel en cabinet dentaire afin de « maintenir le lien indispensable entre le patient et son chirurgien-dentiste, garant d’une prise en charge optimale des soins, tout au long de la vie ».

    L’état préoccupant de la santé bucco-dentaire des résidents d’Ehpad

    Il est indiqué dans l’annexe du décret que l’état de santé orale des personnes âgées résidant en Ehpad est « problématique », avec 35 à 50 % de résidents souffrant de pathologies dentaires et orales et 45 % n’ayant « pas eu de consultation dentaire depuis 5 ans ».

    La question de la prise en charge de la santé bucco-dentaire se pose alors « uniquement pour répondre à l’urgence, dans un contexte douloureux, infectieux, rendant la prise en charge au cabinet dentaire plus compliquée », est-il expliqué. Il est estimé dans l’annexe que la prise en charge de l’hygiène bucco-dentaire entraînerait « mécaniquement une diminution du besoin en soins intrusifs » et permettrait donc de réduire les dépenses de santé.

    Une expérimentation financée via l’article 51

    Selon la revue hebdomadaire spécialisée L’Information dentaire, cette application et son protocole d’utilisation existent déjà « depuis presque deux ans » mais « ne pouvaient être mis en place que si un établissement décidait de le financer ». Le décret permet de financer le programme par le Fonds pour l’innovation du système de santé (Fiss), issu de l’article 51 de la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) pour 2018, qui « promeut l’innovation en santé en autorisant des expérimentations visant à faire émerger des projets permettant l’amélioration du parcours des personnes ou l’efficience du système de santé ».

    L’UFSBD précise dans son communiqué que « le versement à l’Ehpad d’un forfait annuel par résident est prévu à titre dérogatoire par l’Assurance maladie » et que « l’objectif de l’expérimentation est à terme de faire entrer ce forfait dans le droit commun ».

  • H&TI Webinar : l’IA au sein de l’hôpital et ses enjeux pour les industries de santé

    Dans la continuité de la Paris Healthcare Week (PHW), Cyrille Politi, responsable « transition numérique » à la FHF, et Béatrice Falise-Mirat, directrice scientifique de Care Insight, sont intervenus autour de l’intelligence artificielle (IA) dans le cadre d’un H&TI webinar. 

    L’IA a été l’une des thématiques phares de la PHW 2019. Les établissements hospitaliers se lancent dans le domaine, en particulier en imagerie et pour accompagner le diagnostic, au service de l’efficience thérapeutique, de la performance hospitalière, de l’expérience patients et de la recherche clinique. La data et l’intelligence artificielle sont déjà au cœur des sujets de l’industrie, des dispositifs médicaux et pharmaceutique, et ce sur les différentes facettes de leur métier (R&D, production, marketing/ventes et évaluation). 

    Vous retrouverez dans ce webinar (vidéo ci-dessous) les travaux menés à ce sujet. 

    Cette session a été l’occasion de présenter la « mission IA » de la FHF mise en place en collaboration avec le Syntec Numérique et le secteur de la recherche. L’objectif est de concevoir et de proposer aux établissements une matrice permettant d’évaluer leur niveau de maturité en analyse des données et en intelligence artificielle, et, à terme, de réaliser un observatoire « data et IA » des établissements.

    La présentation PDF du webinar est téléchargeable via ce lien.

  • Étude : l’IA à même de prédire les futures découvertes scientifiques via d’anciens documents (Nature)

    Un algorithme d’apprentissage automatique (machine learning) développé par des chercheurs du laboratoire national américain Lawrence Berkeley a passé au crible d’anciennes études scientifiques pour établir des connexions entre elles. Résultat : ce système d’intelligence artificielle a été capable de prédire les futures découvertes sur la base de ces anciens documents. Les auteurs de ces travaux*, publiés le 3 juillet 2019 dans la revue Nature, estiment que cette technique pourrait notamment aider à trouver de nouveaux médicaments.

    La littérature scientifique : une richesse insuffisamment explorée

    La très grande majorité des connaissances scientifiques sont publiées sous forme de texte. Par conséquent, l’analyse globale d’un très grand nombre d’études visant à établir des recoupements entre elles n’est pas aisée. Aucun chercheur n’est capable d’embrasser l’ensemble de la littérature scientifique produite dans un domaine pendant plusieurs années.

    Des chercheurs du laboratoire national américain Lawrence Berkeley ont donc voulu tester l’utilité du deep learning (apprentissage profond) pour extraire des pépites dans cette masse de données. « Dans chaque domaine de recherche, il existe 100 ans de littérature de recherche, et chaque semaine, des dizaines d’études supplémentaires sont publiées, déclare Anubhav Jain, l’un des auteurs de l’étude. Un chercheur ne peut accéder qu’à une fraction de cela. Nous avons pensé que nous pourrions tirer des enseignements de cette connaissance collective de manière non supervisée – sans avoir besoin d’être guidés par les ressources humaines. »

    3,3 millions de résumés d’articles épluchés

    Concrètement, l’équipe de chercheurs a recueilli 3,3 millions de résumés d’articles centrés sur la science des matériaux publiés et les a intégrés dans un algorithme appelé Word2vec. Ainsi doté d’un vocabulaire d’environ 500 000 mots, il les a codés puis il a analysé les relations entre eux, en représentant chacun d’entre eux par un vecteur.

    « En formant un réseau de neurones sur un mot, vous obtenez des représentations de mots pouvant réellement transmettre des connaissances, commente Anubhav Jain. [Et] notre algorithme peut lire n’importe quel article sur la science des matériaux, ce qui lui permet d’établir des liens qu’aucun scientifique ne pouvait établir. Parfois il réalise simplement le travail qu’un chercheur ferait, d’autres fois, il établit ces associations interdisciplinaires, qui nous permettent d’explorer de nouvelles pistes scientifiques. »

    Les auteurs de l’étude ont testé leur algorithme Word2vec pour savoir s’il était capable de prédire les nouveaux matériaux thermoélectriques, autrement dit ceux capables de convertir la chaleur en électricité, alors même que le concept n’existait pas dans les publications.

    Les résultats de ces travaux ont été publiés le 3 juillet 2019 dans la revue Nature. 

    Résultats : l’avenir se lit dans des études passées

    Les 10 matériaux sélectionnés par l’algorithme avaient tous un potentiel estimé au-dessus de la moyenne des matériaux thermoélectriques connus. « Cela suggère que les connaissances latentes sur les découvertes futures sont en grande partie intégrées dans les publications antérieures », écrivent les auteurs.

    Ensuite, ces derniers ont testé si l’algorithme pouvait réaliser des expériences « dans le passé » en retirant tous les articles récents. Ils sont parvenus à prédire la découverte d’un des meilleurs matériaux thermoélectriques modernes, 4 ans avant sa première publication en 2012.

    L’exploration textuelle au profit de la recherche médicale

    « Honnêtement, je ne m’attendais pas à ce que l’algorithme soit aussi prédictif des résultats futurs, indique Anubhav Jain. Je pensais que l’algorithme pourrait peut-être décrire ce que les gens avaient fait auparavant mais pas créer ces différentes connexions. J’ai été assez surpris de voir non seulement les prédictions mais également le raisonnement derrière celles-ci. »

    À noter que l’utilisation du deep learning pour plonger dans la littérature scientifique et réaliser une exploration textuelle approfondie n’est pas réservée à la science des matériaux. Cet algorithme n’est pas supervisé et il établit ses propres connexions. « Vous pouvez donc l’utiliser pour des travaux tels que la recherche médicale ou la découverte de médicaments, précisent les auteurs. L’information est là-bas. Nous n’avons tout simplement pas encore établi ces liens car vous ne pouvez pas lire tous les articles. »

  • Vivalto Santé déploie une appli pour accompagner les patients tout au long de l’hospitalisation

    Vivalto Santé lance une application numérique, baptisée « Vous », pour accompagner les patients de ses établissements tout au long de leur hospitalisation (avant, pendant et après). Les données médicales personnelles de l’utilisateur (carte d’identité, carte Vitale, carte de mutuelle, contact des personnes à prévenir en cas de besoin, correspondants médicaux) sont regroupées sur l’outil.

    L’objectif est de faire gagner du temps aux patients, à l’établissement et au médecin traitant, tous les trois informés via la solution, et de faciliter l’interaction entre les différents acteurs de santé ainsi que l’accès aux différents services, explique le groupe de cliniques privées dans un communiqué.

    Après avoir été testé en 2018 dans 3 établissements pilotes (le CHP Saint-Grégoire à Rennes, la polyclinique de la Baie à Avranches et la clinique de la Côte d’Émeraude à Saint-Malo), l’appli a été officiellement lancée le 9 juillet 2019, l’objectif étant qu’elle soit utilisée dans les 32 établissements du groupe à partir de l’automne 2019, précise Olivier Boixière, directeur des services informatiques (DSI) de Vivalto (source : Tic Santé). Actuellement, plus de 8 400 patients ont créé un profil sur Vous et utilisent les fonctionnalisées proposée, indique le DSI. « Nous comptons près de 300 nouveaux patients par semaine, ajoute-t-il. Cela représente près de 20 % des patients sur [les] trois sites [pilotes] et nous espérons que 50 % des patients du groupe fassent leur pré-admission en ligne après le déploiement »

    En ce qui concerne la sécurisation des données, le groupe note que c’est le patient qui créé et qui dispose de son propre espace personnel, avec un accès sécurisé et un lien digital individuel.

    La plateforme web Vous est accessible à l’adresse Patient.vivalto-sante.com et l’application mobile est disponible gratuitement sur l’AppStore (iOS) et GooglePlay (Android).

    Un accompagnement avant, pendant et après l’hospitalisation

    Fonctionnalités dédiées à la pré-hospitalisation :

    • possibilité de trouver et de contacter rapidement un établissement ou un médecin ;
    • prise de rendez-vous en ligne ;
    • gestion et validation des informations médicales et administratives ;
    • possibilité pour le patient de remplir son dossier de pré-admission administratif en ligne depuis son domicile ;
    • choix des prestations et services lors de l’hospitalisation.

    Fonctionnalités dédiées à l’hospitalisation :

    • validation rapide grâce au check-in numérique ;
    • géolocalisation du service d’hospitalisation ;
    • rappel de l’horaire d’intervention ;
    • commande possible d’une ambulance, d’un taxi conventionné ou d’un véhicule sanitaire léger (VSL) pour le retour à domicile ;
    • proches informés de l’issue de l’intervention ou de l’hospitalisation ;
    • heure de sortie indiquée.

    Fonctionnalités dédiées à la post-hospitalisation :

    • questionnaire de satisfaction ;
    • lien avec le médecin traitant ;
    • questionnaire post-opératoire et suivi des constantes ;
    • évaluation de la douleur ;
    • contact téléphonique avec l’équipe soignante ;
    • rappel de rendez-vous de consultation post-opératoire.

    Une V2 de l’application en cours

    « Vivalto Santé souhaite aller plus loin sur les modalités d’utilisation de Vous. Une réflexion a été engagée au sein de groupes de travail associant des représentants des usagers, des professionnels de santé et l’équipe informatique pour construire avec Vous un véritable compagnon-santé des patients dans le cadre d’un parcours global digitalisé », indique le groupe (communiqué).

    Un module pour informer le patient du temps d’attente estimé aux urgences

    Dans sa deuxième version, l’application disposera d’un module dédié aux temps d’attente aux urgences, disponible à partir de début 2020. Le but est d’informer le patient sur le délai moyen d’attente, calculé à partir des données recueillies sur le temps d’attente durant les 4 heures précédentes, explique Olivier Boixière, directeur des services informatiques (DSI) de Vivalto Santé (source : Tic Santé).

    De plus, à partir de septembre 2019, l’appli déjà disponible sur les bornes des établissements du groupe sera la même que Vous.

    La DSI chargée de l’interopérabilité entre l’appli et les SI des établissements

    Côté technique, « la direction des services informatiques (DSI) du groupe est chargée du volet interopérabilité entre l’application [Vous] et les systèmes d’information (SI) des établissements », indique Olivier Boixière, précisant que « la partie relative au développement de l’outil a été confiée à la société Niji ».

    Une certification HDS espérée pour novembre 2019

    La direction des systèmes d’information de Vivalto Santé travaille également sur d’autres projets, dont la ISO 27001 relative au système de management de la sécurité et une certification d’hébergeur de données de santé à caractère personnel (HDS) espérée pour novembre 2019, note le DSI. Cette dernière concernera l’ensemble des data centers du groupe, implantés physiquement au CHP de Saint-Grégoire à Rennes.

    Les équipes informatiques de Vivalto Santé se concentrent aussi sur d’autres sujets (télémédecine, codage automatisé du PMSI…) et « s’inscrivent volontairement dans les grands programmes nationaux comme Hop’en ou Hôpital numérique qui sont des leviers et permettent de lever des fonds », ajoute le DSI.

    De manière générale, le groupe investit « entre 1 % et 1,2 % de son chiffre d’affaires (CA : 523 M€ déclarés pour l’exercice 2018) » dans les SI, chaque année, note Olivier Boixière.

  • Ambivalence de l’opinion des Français face à la protection de leurs données personnelles (enquêtes)

    Les Français sont inquiets vis-à-vis de la protection de leurs données personnelles. Selon un sondage Opinionway réalisée pour la société Dolmen technologies et intitulé Les Français et les scandales liés aux données personnelles, ils sont une large majorité à estimer qu’elles doivent être mieux protégées (93%), qu’elles sont précieuses (92 %) et qu’elles ont un prix (78 %).

    54 % des sondés indiquent être les plus à même de protéger leurs données, révèle l’enquête, publiée en juillet 2019. Les citoyens interrogés se disent majoritairement insatisfaits des mesures prises par les pouvoirs publics pour protéger leurs informations personnelles sur internet. Au-delà d’amendes réellement dissuasives, l’apparition de nouveaux scandales liés à l’utilisation de données personnelles pourrait être empêchée par de meilleures technologies de protection des données personnelles pensent 34 % des répondants.

    Des résultats à mettre en parallèle avec l’enquête Opinionway publiée en juin, qui relève une confiance croissante des Français en ce qui concerne leurs données de santé et les nouvelles technologies, ainsi qu’avec le sondage de ICA montrant qu’un manque de confiance dans l’exploitation des informations personnelles n’est pas incompatible avec un développement des usages de solutions basée sur la collecte et l’analyse de data, notamment dans le domaine de la santé.

    Des Français inquiets de la protection de leurs données…

    Selon le sondage Opinionway réalisé Dolmen technologies, publié en juillet, les Français se préoccupent de l’utilisation de leurs données personnelles. Ils sont tout de même 29 % à considérer que ces informations ne leur appartiennent pas.

    En parallèle, ils se considèrent eux-mêmes comme les plus capables de protéger leurs données (54 %), loin devant les pouvoirs publics, cités par 32 % des répondants et les fournisseurs d’accès (cités par 25 % des personnes interrogées). Les assureurs arrivent en queue de peloton (7 %) avec les enseignes de la distribution (2 %).

    … insatisfaits face aux pouvoirs publics…

    Plus de la moitié des Français sondés ne sont pas satisfaits des mesures prises par les pouvoirs publics pour protéger les données personnelles sur internet. A cela, s’ajoute les 11 % ayant répondu ne pas avoir entendu parler de telles mesures.

    Face aux récents scandales liés à l’utilisation de données personnelles, les premières réactions envisagées par les sondés sont de sensibiliser leurs proches (65 %) ou de boycotter les applications et les sites concernées (54 %) mais aussi de mieux lire les politiques de confidentialité (50 %).

    … appelant une réponse coercitive et technologique…

    Dans les faits, Les Français interrogés ont surtout perdus confiance dans l’honnêteté des acteurs d’internet. Pour eux, l’apparition de nouveaux scandales liés à l’utilisation de données personnelles pourrait être empêchée d’abord par des amendes réellement dissuasives (mesure citée par 52 %) mais aussi en utilisant de meilleures technologies de protection des données personnelles (34 %) et en réalisant un boycott des applications et des sites concernés (26 %).

    Pour un cinquième des répondants, le RGPD est aussi une réponse (18 %) ainsi que le démantèlement des géants du net (14 %). Enfin, 9 % considèrent que la marchandisation (achat / vente) des données personnelles seraient un atout dans ce cadre.

    …Et pourtant confiants pour leurs données de santé

    Ces données sont à mettre en parallèle avec une autre enquête Opinion Way publié en juin centrée sur les données de santé, qui montre une confiance croissante en ce qui concerne leurs données de santé et les nouvelles technologies. 86 % seraient prêts à rendre leurs données personnelles accessibles à leur médecin généraliste, 68 % accepteraient de consulter un médecin ayant recours à des outils d’aide au diagnostic basée sur l’intelligence artificielle.

    De plus, le public est ouvert aux consultations numériques essentiellement dans 3 domaines : pour le renouvellement d’une ordonnance (80 %), pour  l’obtention d’un certificat médical (78 %) et dans le cadre d’une orientation dans le parcours de soin (75 %).

    Des patients chroniques connectés…

    Un manque de confiance n’est cependant pas incompatible avec les usages, notamment dans le domaine de la santé. En effet, une autre enquête parue en février 2019, montrent que plus de 97 % des patients chroniques utilisent des technologies numériques dans le cadre d’une recherche d’information, de la gestion ou du suivi de leur maladie chronique. De plus, internet contribuerait le plus à améliorer la vie des personnes avec une maladie chronique notamment grâce à une meilleure compréhension du traitement pour 65 % des sondés et du parcours de soins pour 6 3 % des personnes interrogées mais aussi à une sortie de l’isolement et à un meilleur vécu de la maladie pour 60 % des répondants ainsi qu’un renforcement du dialogue avec le médecin pour 53,1 %.

    Cette étude montrent également une sous-utilisation des applications mobiles et des objets connectés. Une sous-utilisation qui est davantage liée à une moindre perception des bénéfices espérés qu’à une défiance.

    …et conscients des enjeux de sécurité

    Le collectif [im]Patients, Chroniques & Associés appellent d’ailleurs lui aussi à plus de garantie de sécurité de ces données, à un contrôle de leur circulation pour protéger les personnes et leurs proches mais aussi à une réflexion sur les bénéfices engendrés par le traitement de ces données. « Il est aussi essentiel que les applications et objets connectés soient encadrés et coconstruits avec l’industrie du numérique par une charte encadrant les processus d’élaboration, d’évaluation, de qualité par l’ensemble des acteurs concernés : les personnes, les soignants, les institutionnels et industriels », plaide Frédéric Lert, président de l’organisation (communiqué).