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  • Le Lab e-santé propose 5 principes pour la conception d’un chatbot en santé (Livre blanc)

    « Le futur de la santé sera-t-il conversationnel ? ». C’est la question que se pose le Lab e-santé dans son Livre blanc publié le 1er juillet 2019, qui dresse un  état des lieux des pratiques et des recommandations pour concevoir un chatbot en santé.  

    Pour concevoir un chatbot en lien avec les questions de santé, le Lab e-santé propose un ensemble de bonnes pratiques classées selon 5 principes :

    • privilégier une méthodologie de conception centrée sur l’usage : il s’agit de « raisonner en termes de conception de service », et donc de « bien comprendre les facteurs d’adhésion » pour « optimiser la valeur apportée à l’utilisateur » ;

    • se doter d’un cadre juridique : il faut « veiller à encadrer l’anonymisation de ces données, leur devenir et les implications qui leur sont associées », notamment par la conformité au RGPD ;

    • opérer les bons choix technologiques, c’est-à-dire opter pour l’un des 3 types de chatbots, dont chacun a ses « forces » et ses « limites » : chatbot « ouvert », « fermé » ou « vocal » ;

    • assurer la pertinence et l’efficacité du chatbot : c’est-à-dire notamment veiller à ce que ses contenues soient « pertinents », « cohérents », « consistants » et « créer les conditions de la confiance » avec son utilisateur ;

    • organiser la maintenance du chatbot , ce qui implique « l’entraînement et l’enrichissement du contenu sur la durée au fur et à mesure de son utilisation ».   

    Dans son état des lieux, le Lab e-santé distingue les chatbots « délivrant une aide ponctuelle » comme Citizen Doc des chatbots « d’accompagnement dans la durée » comme Wefight.

    Il distingue également les chabots « généralistes », tels que les vérificateurs de symptômes Buoy ou Your.MD, des chatbots « de spécialité », tels que ceux facilitant le suivi des maladies chroniques comme Diabetio ou Cardiocube.

    Il propose enfin de classer les chatbots selon le comportement de santé qu’ils adressent (détection, dépistage, prévention primaire et secondaire, observance, cessation).

  • Stratégie e-santé des Pays-Bas

    Le gouvernement néerlandais encourage le secteur de la santé à étendre ses services e-santé. Il a ainsi fixé des objectifs par rapport à l’accès aux dossiers médicaux, à la télésurveillance et à la prise de contact en ligne avec des professionnels de santé. 

    Aux Pays-Bas, le Nictiz (Institut informatique national de santé) réalise de la veille et évalue les progrès réalisés dans le domaine de la santé numérique. Tous les ans depuis 2012, l’institut publie un rapport annuel sur le sujet (le eHealth Monitor). Le rapport de 2018 révèle notamment que : 
    • de nombreux professionnels de santé ne connaissent pas la vision ni les objectifs e-santé de leur organisation ;
    • 71 % des personnes souffrant d’une maladie chronique et 63 % des usagers expriment des difficultés à estimer la fiabilité de l’information numérique de santé ;
    • les professionnels de santé considèrent avoir les compétences numériques mais ne connaissent pas toujours les possibilités techniques au sein de leur organisation ; 
    • la moitié des usagers souhaitent avoir un accès en ligne à leur dossier médical ;
    • la possibilité de contacter un médecin en ligne devient de plus en plus courante (option proposée par 88 % des généralistes et 50 % des spécialistes), l’usage reste stable. Les jeunes usagers, éduqués, avec des compétences numériques, sont plus enclins à prendre contact avec un professionnels de santé en ligne ;
    • plus d’un tiers des personnes atteintes de maladies chroniques sont intéressées par les portails patient (Personal Health Environment – PHE) mais seuls 2 % ont déjà utilisé un PHE ;
    • l’utilisation des techniques de télésurveillance dans le cadre de soins pour personnes âgées est en hausse (71 % en 2017, contre 81 % en 2018).

    Dans son rapport 2018, le Nictiz formule les recommandations suivantes pour les décideurs politiques et les groupes d’intérêt : 
    • positionner la e-santé : avoir une vision et une politique claire, et les faire connaître ;
    • faciliter la possibilité pour les professionnels de santé d’offrir et d’utiliser des services e-santé ;
    • faciliter l’accès et l’utilisation des services e-santé pour les usagers ;
    • développer un programme de recherche qui priorise les sujets à adresser.

  • DATA – Stratégie e-santé des Pays-Bas

    Le gouvernement néerlandais encourage le secteur de la santé à étendre ses services e-santé. Il a ainsi fixé des objectifs par rapport à l’accès aux dossiers médicaux, à la télésurveillance et à la prise de contact en ligne avec des professionnels de santé. 

    Aux Pays-Bas, le Nictiz (Institut informatique national de santé) réalise de la veille et évalue les progrès réalisés dans le domaine de la santé numérique. Tous les ans depuis 2012, l’institut publie un rapport annuel sur le sujet (le eHealth Monitor). Le rapport de 2018 révèle notamment que : 
    • de nombreux professionnels de santé ne connaissent pas la vision ni les objectifs e-santé de leur organisation ;
    • 71 % des personnes souffrant d’une maladie chronique et 63 % des usagers expriment des difficultés à estimer la fiabilité de l’information numérique de santé ;
    • les professionnels de santé considèrent avoir les compétences numériques mais ne connaissent pas toujours les possibilités techniques au sein de leur organisation ; 
    • la moitié des usagers souhaitent avoir un accès en ligne à leur dossier médical ;
    • la possibilité de contacter un médecin en ligne devient de plus en plus courante (option proposée par 88 % des généralistes et 50 % des spécialistes), l’usage reste stable. Les jeunes usagers, éduqués, avec des compétences numériques, sont plus enclins à prendre contact avec un professionnels de santé en ligne ;
    • plus d’un tiers des personnes atteintes de maladies chroniques sont intéressées par les portails patient (Personal Health Environment – PHE) mais seuls 2 % ont déjà utilisé un PHE ;
    • l’utilisation des techniques de télésurveillance dans le cadre de soins pour personnes âgées est en hausse (71 % en 2017, contre 81 % en 2018).

    Dans son rapport 2018, le Nictiz formule les recommandations suivantes pour les décideurs politiques et les groupes d’intérêt : 
    • positionner la e-santé : avoir une vision et une politique claire, et les faire connaître ;
    • faciliter la possibilité pour les professionnels de santé d’offrir et d’utiliser des services e-santé ;
    • faciliter l’accès et l’utilisation des services e-santé pour les usagers ;
    • développer un programme de recherche qui priorise les sujets à adresser.

    Le tableau présentant la stratégie e-santé des Pays-Bas est accessible dans la rubrique « Data » via ce lien.

  • « Il faut construire la téléconsultation comme une offre complémentaire de soins » (F. Lescure, LET)

    « Il faut construire la téléconsultation comme une offre complémentaire de soins, en particulier dans les zones sous dotées« , estime François Lescure, P.-D.G. de MédecinDirect, une société qui propose une plateforme de téléconsultation, et président de l’association Les entreprises de télémédecine (LET) nouvellement créée.

    La fédération LET a vu le jour en janvier 2019 à l’initiative d’une vingtaine de sociétés impliquées dans la télémédecine, et plus particulièrement dans la téléconsultation. Son objectif est de soutenir et de promouvoir le développement de la télémédecine en France auprès des patients, des professionnels de santé et des pouvoirs publics.

    Dans un entretien accordé à Health & Tech Intelligence, François Lescure explique quelles sont les ambitions de la nouvelle association qu’il préside, indiquant qu’il faut notamment rassurer à la fois les patients et les médecins sur la pratique de la téléconsultation et qu’il faut co-construire avec l’État pour parvenir à une réelle démocratisation de l’acte. Il suggère, par ailleurs, de co-concevoir avec la Haute autorité de santé (HAS) un cahier des charges clair et les règles de fonctionnement des plateformes de télémédecine pour qu’elles soient reconnues.

    Objectif : rassurer patients et médecins au sujet de la télémédecine

    Vous avez créé l’association LET en janvier 2019 avec pour objectif de soutenir et de promouvoir le développement de la télémédecine en France auprès des patients, des professionnels de santé et des pouvoirs publics. De quelle manière comptez-vous mener à bien la mission que vous vous êtes fixée ?

    Ce que nous souhaitons avant tout c’est promouvoir l’usage de la téléconsultation en montrant :

    • qu’il s’agit d’un acte complémentaire à la consultation physique ;
    • que la téléconsultation est déjà pratiquée dans de nombreux autres pays ;
    • qu’il s’agit de la seule solution pour donner accès à des spécialités absentes dans certains territoires.

    Les membres de l’association sont des sociétés affichant un historique de consultations numériques de plus de 10 ans pour certaines et donc qui connaissent bien le sujet de la démocratisation de la télémédecine.

    • Côté patients, il faut les rassurer en leur expliquant que les conditions d’une téléconsultation sont quasi identiques qu’une consultation en face à face, que l’acte est une bonne alternative.
    • Côté médecins, il faut leur rappeler que la pratique existe depuis longtemps. Ils ont besoin d’être formés parce que l’exercice n’est pas exactement le même qu’une consultation physique. Il faut eux aussi les rassurer sur leur pratique en les faisant conseiller par leurs pairs.
    • Au niveau politique, notre volonté est de travailler avec les instances, les conseils et les syndicats pour montrer au gouvernement que la télémédecine existe depuis 20 ans dans des pays comme les États-Unis et l’Espagne, que ce n’est pas un déploiement exclusif à la France et qu’il y a urgence à le démocratiser.

    Au niveau réglementaire, des caps ont récemment été franchis.

    Oui, l’avenant n°6 est une étape intéressante mais ça fait 9 ans que la loi est sortie et il y a des points contre-productifs comme par exemple le fait que la téléconsultation doit être réalisée par son médecin traitant et en visio. Comment proposer l’acte dans les zones blanches et avec les personnes qui n’ont pas de smartphone ou d’ordinateur ?

    Des téléconsultations par téléphone pourraient être mises en place. Nous ne comprenons pas pourquoi le canal de communication avec le patient ne peut pas être celui le plus adapté au patient et au médecin et qu’il faille tout faire en vidéo. C’est un frein technique à l’accès aux soins dont l’objectif est probablement de s’assurer que les médecins ne font pas autre chose pendant les consultations.

    Il faut construire la téléconsultation comme une offre complémentaire de soins, en particulier dans les zones sous dotées.

    À ce jour, probablement moins de 0,1 % des consultations passent en téléconsultation. Les médecins estiment que d’ici à 5 ans c’est 1 consultation sur 2 qui pourrait être assurée en téléconsultation.

    Pour certains sujets complexes, comme la e-ordonnance, l’État serait inspiré de regarder ce que nous avons déjà mis en place, en tant qu’acteurs de l’écosystème depuis plusieurs années. Nous serions ravis, par ailleurs, de co-construire avec la Haute autorité de santé (HAS) un cahier des charges clair et les règles de fonctionnement des plateformes de télémédecine pour qu’elles soient reconnues.

    Nous ne désespérons pas. Nous sommes têtus donc nous ne lâcherons pas.

    « Le problème c’est que l’État fait beaucoup de mesurettes »

    Que pensez-vous du concept d’État-plateforme, porté par Dominique Pon et Laura Létourneau lors de la présentation de la feuille de route du numérique en santé en avril 2019 ?

    Toutes les propositions sont des idées auxquelles nous ne pouvons qu’adhérer. Le problème c’est que l’État fait beaucoup de mesurettes. Il est donc compliqué de faire avancer les choses.

    Pour y parvenir, il faut co-construire avec lui et nous sommes tous demandeurs.

    L’un des premiers objectifs affichés de l’association est d’établir et de faire adopter une charte de qualité et de déontologie par les adhérents du LET. Où en êtes-vous dans ce projet ?

    L’association vient d’être fondée donc nous n’avons pas encore beaucoup avancé sur ce sujet mais cela fait partie de nos priorités.

    Si une régulation des sociétés de télémédecine est mise en œuvre avec la HAS et que tout le monde s’engage à respecter les règles émises, nous pourrons légitimer la pratique.

    Avez-vous constaté un engouement pour la téléconsultation depuis l’entrée en vigueur de l’acte en octobre 2018 ?

    Les choses avancent mais très lentement. Beaucoup de peurs viennent de l’ignorance. L’objectif de notre fédération est de montrer comment nous pratiquons la télémédecine, avec une déontologie et une éthique partagées par tous.

    Nous préférons voir le verre à moitié plein, il y a plein de bonnes choses en préparation, mais il faut aller vite et co-construire avec les plateformes existantes qui sont prêtes à jouer le jeu.

  • Alzheimer : Regenlife lève 3M€ pour accélérer le développement de son casque de protection neuronale

    La start-up montpelliéraine Regenlife lève 3 millions d’euros dans un tour de table mené par des business angels et des family offices. Cette somme, sur laquelle la société a communiqué à la mi-juillet 2019, vient s’ajouter à la labellisation accordée il y a quelques jours par le consortium Occitanie Tech Seed, qui permet pendant un an à la start-up de lever jusqu’à 250 000 euros d’obligations convertibles par effet de levier auprès de Bpifrance.

    Grâce à cette levée de fonds, Regenlife va pouvoir poursuivre les développements en cours autour de son dispositif médical à destination des patients atteints de la maladie d’Alzheimer. La solution se présente sous la forme d’un casque de protection neuronale et d’un plastron abdominal, qui permet de stimuler les patients par photobiomodulation (action de la lumière sur la régénération au niveau cellulaire).

    La technologie est actuellement testée dans le cadre d’une étude pilote réalisée avec le CHU de Montpellier visant à valider la sécurité d’usage du dispositif. Cette dernière devrait se terminer fin 2019. En cas de résultats concluants, une étude pivot (étude de phase III) sera lancée pour vérifier l’efficacité thérapeutique de la solution. Dans ce cadre, Regenlife annonce la création d’une société d’investissement dédiée à la medtech qui financera les phases ultérieures de ce programme de recherche jusqu’à la mise sur le marché du produit.

    Créée en 2016, la start-up compte actuellement 12 salariés. Elle indique que 3 recrutements sont prévus dans les mois à venir.

    « Cette étude [conduite avec le CHU de Montpellier] nous permet de mieux comprendre sur quels volets cette technologie agit sur le patient car il y a plusieurs paramètres à prendre en compte : aspects neurocognitifs, comportementaux, biologiques, imagerie, etc., explique Guillaume Blivet, dirigeant et cofondateur de Regenlife (source : La Tribune). Les dispositifs existants sur le marché fonctionnent par stimulation magnétique transcrânienne, à laquelle nous rajoutons la photonique (technologie permettant de générer et contrôler des photons). Cette synergie d’effets permet d’agir sur l’axe cerveau-intestin, en ciblant les deux, avec un impact sur le microbiote intestinal. »

    Le microbiote : un champs d’innovation en plein développement

    L’activité de Regenlife est centrée sur le microbiote, un champ de recherche en plein essor. Le microbiote est l’ensemble des micro-organismes (virus, bactéries, etc.) vivant dans un environnement spécifique (microbiome) chez un hôte, comme la peau ou l’intestin chez l’Homme, ou une matière d’origine animale ou végétale.

    « Les découvertes se multiplient depuis trois ans »

    « Il y a une effervescence chez les créateurs de start-ups et les investisseurs autour du microbiote car les découvertes se multiplient depuis trois ans : elles permettent de mieux comprendre son rôle dans la régulation biologique, commente Guillaume Blivet (source : La Tribune). C’est une tendance mondiale dans une perspective de diagnostic et de thérapeutique. »

  • 28 % des Belges utilisent un objet connecté de santé (Baromètre e-santé Partenamut)

    « Plus d’un Belge sur 4 utilise un objet connecté pour mesurer sa santé » . C’est ce qu’affirme la mutuelle belge Partenamut en introduction des résultats de son Baromètre e-santé. L’enquête, dont les résultats ont été dévoilés le 1er juillet 2019, relève « des différences notables selon les tranches d’âge », avec 44 % d’utilisateurs chez les 18-34 ans, 30 % chez les 35-54 ans et 16 % chez les personnes âgées de 55 ans et.

    30 % des Belges utilisent une application mobile de santé installée sur leur smartphone ou leur tablette, dont 51 % des 18-34 ans, est-il précisé dans l’enquête. Ce que le patient belge mesure le plus souvent par le biais des e-technologies, c’est l’activité physique non sportive (60 %), l’activité physique sportive (50 %), le sommeil (40 %), le poids (40 %), la tension artérielle (37 %), la santé cardiovasculaire (36 %) et l’alimentation (35 %). Viennent ensuite l’état de santé dentaire (24 %), le diabète (23 %) et la prise de médicaments (22 %).

    Selon les sondés, le principal bénéfice de l’utilisation d’une application de santé est d’être mieux informé sur ses performances sportives (62 %) et sur son état de santé général (57 %) mais aussi d’améliorer ses performances sportives (54 %) et son état de santé général (54 %), avant la possibilité de mieux informer son médecin sur son état de santé (42 %).

    Pour la gestion et l’utilisation de ses données, le patient belge fait d’abord confiance aux médecins (85 %) et aux pharmaciens (81 %). Par ailleurs, 69 % font confiance aux mutuelles (élément à prendre en considération : ce baromètre a été réalisé par une mutuelle), 43 % aux assureurs de santé, 42 % aux autorités, 32 % aux gestionnaires d’applications mobiles et 26 % aux opérateurs téléphoniques.

  • Les Français ont téléchargé 40 % d’applis médicales de plus qu’en 2016 (enquête App Annie)

    En 2018, les Français ont téléchargé environ 40 % d’applications médicales de plus qu’en 2016 et les téléchargements mondiaux d’applis centrées sur ce secteur sont passés à plus de 400 millions, soit une augmentation de 15 % par rapport aux deux années précédentes. C’est ce qui ressort d’un rapport réalisé par la plateforme de données mobiles et d’analyse App Annie sur le développement des applications relatives au domaine de la santé à travers le monde, dévoilé le 10 juillet 2019.

    « La croissance des téléchargements médicaux provient à la fois des marchés matures comme les États-Unis, le Royaume-Uni et la France avec respectivement 35 %, 40 % et 40 % de croissance, ainsi que des marchés émergents comme le Brésil, l’Inde et l’Indonésie avec respectivement 35 %, 65 % et 110 % de croissance », précise App Annie. Les solutions médicales numériques sont utilisées pour gérer depuis un smartphone ou une tablette les rendez-vous pour une consultation, les dossiers médicaux et les ordonnances.

    En France, la plateforme de prise de rendez-vous en ligne Doctolib est à nouveau en première position du top des applications médicales par téléchargements de l’année 2018 et du 1er trimestre 2019. Elle est suivie (1er trimestre 2019) par Pregnancy + (Philips), un outil qui propose aux futurs parents un guide complet sur toutes les étapes de la grossesse, et la solution de téléconsultation Livi – See a Doctor by Video (Webbhälsa).

    Par ailleurs, les applications de santé et de fitness, qui servent à mieux gérer son état de santé général et sa condition physique, ont elles aussi connu une croissance importante : les dépenses mondiales des consommateurs dans ces outils ont été multiplié par 3 en 2018 par rapport à 2016. Les Français ont eux dépensé près de 160 % de plus qu’en 2016 dans ces applications.

    Détails des résultats de l’enquête

    Top des applications médicales par téléchargement (iOS et Google Play combinés) en France, Q1 2019

    Croissance des dépenses de consommation dans les applications de santé et de fitness 2016 vs 2018

  • IA : Tribvn healthcare lève 5 millions d’euros pour étendre ses activités à l’international

    Tribvn healthcare, une société française qui développe des solutions logicielles pour la pathologie numérique, réalise un tour de table de 5 millions d’euros financée par LBO France à travers son fonds Digital Health 2. L’entreprise va se servir de cette somme pour enrichir ses solutions des dernières innovations technologiques tirées du cloud et de l’intelligence artificielle (IA) ainsi que accélérer son développement commercial international. Acteur de la pathologie digitale assistée par IA, l’entreprise édite « une suite logicielle complète d’imagerie combinant station de travail, aide au diagnostic et télémédecine« , indique-t-elle dans un communiqué publié le 16 juillet 2019.

    L’innovation apportée par Tribvn Healthcare à ses clients (laboratoires du diagnostic mais aussi industriels pharma et biotech) en Europe et en Amérique du Nord (Canada) vise à leur permettre une meilleure efficacité et une plus grande sécurité dans leurs pratiques, « les enjeux majeurs du diagnostic dans un contexte de médecine de plus en plus personnalisée et data driven, notamment en oncologie », commente la société. L’objectif, à terme, est de créer une valeur ajoutée « réelle et durable » à partir de cette transformation du diagnostic menée avec les médecins et au profit des patients.

    Des solutions d’analyse et de partage des images cellulaires

    Les solutions logicielle de Tribvn Healthcare permettent de gérer, d’analyser et de partager des images cellulaires pour les laboratoires du diagnostic mais aussi pour les industriels des secteurs de la pharmacie et de la biotech.

    Accompagner les médecins mais aussi les chercheurs

    Par le biais d’algorithmes de machine learning (apprentissage automatique) et de deep learning (apprentissage profond), elles accompagnent les médecins dans leur prise de décision diagnostique et les chercheurs dans leur évaluation scientifique.

    En ce qui concerne le partage des données, les solutions mettent en œuvre des outils full web pour accompagner les utilisateurs dans leurs activités de télépathologie, d’enseignement ou de validation clinique multicentrique.

  • Étude : un duo IA et biocapteurs pour évaluer l’efficacité d’une thérapie ciblée contre le cancer

    Des chercheurs américains de la Rutgers University ont créé un dispositif qui permet de déterminer si des patients répondent positivement à un traitement ciblé de chimiothérapie. Le dispositif portable, qui a recours à l’intelligence artificielle (IA) et à des biocapteurs, parvient à compter les cellules cancéreuses vivantes lorsqu’elles passent au travers des électrodes, et ce avec 95,9 % de précision. Les résultats de ces travaux* ont été publiés le 15 juillet 2019 dans Mycrosystem & Nanoengineering, une revue du groupe Nature.

    L’intelligence artificielle pour personnaliser les traitements

    Le traitement standard des cancers repose sur la chimiothérapie qui détruit les cellules tumorales mais aussi des cellules saines, ce qui provoque des effets secondaires tels que la perte de cheveux et des problèmes gastro-intestinaux. Depuis quelques années, des thérapies ciblées se développent ; elles ont pour objectif de bloquer la croissance ou la propagation de la tumeur, en interférant avec des anomalies moléculaires ou avec des mécanismes qui sont à l’origine du développement ou de la dissémination des cellules cancéreuses.

    « Leur action consiste à bloquer la transmission de certaines informations au sein des cellules qui les conduisent à se diviser et à proliférer de façon anarchique », précise l’Institut national du cancer. Une approche ciblée, dans laquelle seules les cellules tumorales sont éliminées, augmente l’efficacité et minimise les effets secondaires. Reste à savoir quel patient individuellement répondra à l’une de ces thérapies ciblées, qui sont par ailleurs très coûteuses.

    La sensibilité cellulaire au médicament peut être évaluée en analysant qualitativement les marqueurs de surface sur les cellules tumorales. Les cellules sensibles au médicament subiront une apoptose (mort cellulaire), tandis que les cellules insensibles au médicament resteront en vie. Les dispositifs actuellement disponibles dans le commerce pour l’analyse automatisée de la viabilité cellulaire sont basés sur la coloration, ce qui limite fondamentalement la caractérisation ultérieure de ces cellules ainsi que l’analyse moléculaire en aval. De plus, cette méthode nécessite 0,5 à 1 mL de volume d’échantillon et plusieurs tests sont nécessaires pour mesurer différents marqueurs indiquant la mort cellulaire, le mécanisme de la mort cellulaire et la quantité de cellules vivantes.

    Repérer les cellules tumorales vivantes avec des biocapteurs

    Dans l’étude menée par des chercheurs de la Rutgers University, ces derniers ont conçu une nouvelle méthode permettant d’évaluer rapidement l’efficacité des médicaments dans le traitement ciblé du cancer, dans laquelle des agents antinéoplasiques sont conjugués à des anticorps ciblant des marqueurs sur des cellules tumorales.

    La matriptase est surexprimée dans diverses cellules cancéreuses épithéliales, notamment le lymphome à cellules B, le myélome multiple et les carcinomes épithéliaux. Compte tenu de l’importance de cette protéase dans le comportement des tumeurs et de son expression sur une grande variété de types de cellules tumorales, l’administration ciblée de médicaments anticancéreux sur ce site tumoral est très prometteuse pour améliorer l’efficacité des médicaments et minimiser la toxicité vis-à-vis des cellules non cancéreuses.

    Les chercheurs, des spécialistes du département de génie électrique et informatique, ont donc fabriqué un dispositif combinant intelligence artificielle et biocapteurs. Ils ont utilisé des échantillons de cellules cancéreuses avec différentes concentrations d’un médicament anticancéreux ciblé. Le dispositif détecte si une cellule est vivante en fonction du changement de ses propriétés électriques.

    L’étape suivante a consisté à effectuer des tests sur des échantillons de tumeurs provenant de patients. L’algorithme a été entraîné sur des données extraites de cellules 100 % vivantes et 100 % mortes. Pour évaluer sa robustesse et sa précision, ils l’ont ensuite testé en utilisant 3 échantillons de tests de cellules tumorales différents, avec des pourcentages de viabilité différents (90 % de vies vivantes, 50 % de vies vivantes et 82 % de vies vivantes).

    Résultats : précis à 96 %

    • Le dispositif portable, qui utilise l’intelligence artificielle et les biocapteurs, compte avec 95,9 % de précision les cellules cancéreuses vivantes lorsqu’elles passent à travers les électrodes ;
    • Le dispositif fournit des résultats immédiats.
    • Le volume d’échantillon nécessaire est de seulement 20 μL.

    Rapide et peu coûteux

     » Comparée aux techniques optiques d’analyse de la viabilité cellulaire sans étiquette, notre nouvelle méthode permet d’analyser rapidement la viabilité cellulaire à un coût minimal », ont déclaré les auteurs de l’étude. Ils envisagent donc d’utiliser cet appareil en tant qu’outil diagnostic sur le lieu de traitement pour évaluer la réponse du patient – repérer ceux qui sont sensibles et ceux qui sont résistants aux médicaments de chimiothérapie – et personnaliser les traitements.

    « Des nouvelles technologies telles que celle-ci peuvent avoir un impact positif sur le traitement standard et générer des économies de coûts pour les prestataires de soins de santé et les patients », a déclaré l’un des co-auteurs. Ce dispositif pourrait aussi être pertinent pour le criblage de cellules obtenues à partir d’une biopsie.

     

  • Télémédecine : l’UFSBD teste la surveillance de la santé bucco-dentaire des résidents d’Ehpad

    L’Union française pour la santé bucco-dentaire (UFSBD) va expérimenter son programme de surveillance par smartphone de la santé bucco-dentaire des résidents d’Ehpad. C’est le sens du décret « relatif à l’expérimentation pour l’accompagnement et la prévention bucco-dentaire des personnes vivant en établissement d’hébergement pour personnes âgées », publié au Journal officiel le 15 juin 2019. Financée grâce à l’article 51 de la LFSS 2018 sur l’innovation en santé, l’expérimentation devrait durer au maximum 4 ans et concerner quelque 48 établissements dans 3 régions (Occitanie, Auvergne-Rhône-Alpes et Pays de la Loire).

    Un smartphone sera remis aux établissements pour permettre aux professionnels de santé de réaliser tous les 6 mois grâce à l’application Oralien une vidéo en réalité augmentée de la bouche du résident, téléchargée et transmise aux équipes de l’UFSBD. Une analyse de ce support sera effectuée de sorte qu’un rapport de l’état de santé bucco-dentaire de la personne puisse être transmis à l’établissement, assorti de recommandations individualisées générées par intelligence artificielle. Des « points d’étape » sont prévus entre le professionnel de santé de l’Ehpad et un chirurgien-dentiste de l’UFSBD après les 6 premiers mois de monitoring.

    Ce programme prévoit également une assistance 24h/24 et 7 jours sur 7, permettant en cas d’urgence d’adresser une vidéo du résident en souffrance à la plateforme, qui pourra alors proposer un diagnostic et une marche à suivre.

    L’UFSBD souligne sur son site que ce programme s’inscrit « en complément » d’un suivi annuel en cabinet dentaire afin de « maintenir le lien indispensable entre le patient et son chirurgien-dentiste, garant d’une prise en charge optimale des soins, tout au long de la vie ».

    L’état préoccupant de la santé bucco-dentaire des résidents d’Ehpad

    Il est indiqué dans l’annexe du décret que l’état de santé orale des personnes âgées résidant en Ehpad est « problématique », avec 35 à 50 % de résidents souffrant de pathologies dentaires et orales et 45 % n’ayant « pas eu de consultation dentaire depuis 5 ans ».

    La question de la prise en charge de la santé bucco-dentaire se pose alors « uniquement pour répondre à l’urgence, dans un contexte douloureux, infectieux, rendant la prise en charge au cabinet dentaire plus compliquée », est-il expliqué. Il est estimé dans l’annexe que la prise en charge de l’hygiène bucco-dentaire entraînerait « mécaniquement une diminution du besoin en soins intrusifs » et permettrait donc de réduire les dépenses de santé.

    Une expérimentation financée via l’article 51

    Selon la revue hebdomadaire spécialisée L’Information dentaire, cette application et son protocole d’utilisation existent déjà « depuis presque deux ans » mais « ne pouvaient être mis en place que si un établissement décidait de le financer ». Le décret permet de financer le programme par le Fonds pour l’innovation du système de santé (Fiss), issu de l’article 51 de la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) pour 2018, qui « promeut l’innovation en santé en autorisant des expérimentations visant à faire émerger des projets permettant l’amélioration du parcours des personnes ou l’efficience du système de santé ».

    L’UFSBD précise dans son communiqué que « le versement à l’Ehpad d’un forfait annuel par résident est prévu à titre dérogatoire par l’Assurance maladie » et que « l’objectif de l’expérimentation est à terme de faire entrer ce forfait dans le droit commun ».