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  • IA contre le cancer : des chercheurs d’IBM présentent 3 solutions d’apprentissage automatique

    PaccMan, INtERAcT et PIMKL : ce sont les 3 solutions d’apprentissage automatique contre le cancer que présentent les chercheurs Matteo Manica (sciences cognitives) et Joris Cadow (data science) dans un article publié le 22 juillet 2019 sur le blog de recherche d’IBM. Ces initiatives seront détaillées lors de la 18e Conférence européenne sur la biologie informatique (ECCB) et de la 27e Conférence sur les systèmes intelligents de biologie moléculaire (ISMB), deux événements qui se tiennent simultanément à Bâle (Suisse) du 21 au 25 juillet 2019. Les chercheurs soulignent qu’elles ont été conçues dans l’objectif de « mieux comprendre les principaux moteurs et mécanismes moléculaires » des cancers ainsi que « les différences de composition tumorale observées » pour les différents types de cancer.

    • Avec PaccMann, « l‘apprentissage en profondeur peut aider à prévoir et à expliquer l’efficacité des médicaments », expliquent les 2 experts. La solution, dont l’acronyme signifie « Prévision de la sensibilité des composés anticancéreux par réseaux de neurones multimodaux basés sur l’attention », utilise « des données provenant de sources disparates pour aider à prédire comment les cellules d’un tissu cancéreux réagiront à un médicament donné ». Les chercheurs estiment qu’identifier à un stade précoce les composés qui s’avéreront les plus efficaces permettrait de réduire les coûts liés à la recherche de nouveaux médicaments, alors qu’actuellement « développer et faire approuver un seul médicament anticancéreux peut coûter des centaines de millions de dollars », indiquent-ils.

    • L’outil INtERAcT (pour « Inférence de réseaux d’interaction à partir de représentations vectorielles de mots ») est capable d’automatiser l’extraction de connaissances à partir de publications scientifiques. « Une énorme quantité de connaissances sur les interactions protéiques est enfouie sous forme de textes non structurés, d’images et de graphiques » dans les quelque 17 000 articles  publiés annuellement sur le cancer, un chiffre très supérieur aux capacités de lecture de tout scientifique, expliquent les 2 spécialistes. INtERAcT permet de quantifier les interactions entre protéines à partir d’un grand nombre de publications biomédicales sans qu’aucune édition ou annotation manuelle de ces textes ne soit nécessaire.

    • Le programme PIMKL (pour « Apprentissage multi-noyau induit par trajectoire ») vise pour sa part à prévoir la progression du cancer à partir de données moléculaires extraites d’échantillons de tissus malades et à classifier les patients en conséquence afin d’améliorer la personnalisation des thérapies. IBM a déployé PIMKL sur son cloud, de sorte que les chercheurs peuvent accéder au service web ou utiliser le code source, et exploiter leurs propres données pour mener des expériences.

  • Consultation publique sur un projet de recommandations pour la cybersécurité des DM (ANSM)

    L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) lance une consultation publique sur un projet de recommandations pour la cybersécurité des dispositifs médicaux (DM) intégrant du logiciel. Elle s’adresse à tous les fabricants de DM. Le formulaire, téléchargeable via ce lien, est à retourner à dmcdiv@ansm.sante.fr au plus tard le 30 septembre 2019.

    L’objectif de ce projet est que la cybersécurité soit prise en compte lors du développement des produits afin de « réduire au maximum le risque d’attaque informatique« , explique l’ANSM dans un communiqué publié le 19 juillet 2019.

    « C’est la première fois en Europe que des recommandations dans ce domaine sont élaborées, indique l’agence, ajoutant avoir partagé ses travaux avec la Commission européenne pour que la réglementation évolue pour l’intégrer.

    Les retours des fabricants seront analysés par l’ANSM. Les recommandations finales seront envoyées à ces derniers en décembre 2019.

    Objectif : prévenir toute attaque malveillante à l’encontre des DM

    « Cette consultation publique s’inscrit dans la continuité des travaux menés par l’Agence sur la cybersécurité des DM qui ont abouti en 2017 à la création d’un comité d’experts spécialisé dans la cybersécurité », note l’ANSM.

    Elle a été élaboré sur la base des constats suivants :

    • la culture de la cybersécurité est très hétérogène au sein des fabricants de dispositifs médicaux, bien que la mise sur le marché des DM soit bien encadrée d’un point de vue réglementaire. Cela est dû :
      • à une méconnaissance des exigences de cybersécurité ;
      • à un défaut de prise en compte de la cybersécurité dans le processus de conception et de développement du dispositif médical ;
      • à l’absence de textes réglementaires ou recommandations dédiés spécifiquement à la cybersécurité informatique.
    • si les DM intégrant du logiciel sont de plus en plus connectés (wifi, Bluetooth, radiofréquence, etc.), ils vont devoir faire face aux nouvelles menaces liées aux progrès technologiques, dont les malveillances informatiques.

    À l’issue des travaux du comité d’experts, « l’ANSM et les experts ont donc rédigé un projet de recommandations à l’attention des fabricants de dispositifs médicaux de manière à ce qu’ils puissent prendre les mesures nécessaires pour prévenir toute attaque malveillante à l’encontre de leurs [dispositifs médicaux] et ainsi empêcher la compromission des données et l’utilisation détournée des DM qu’ils mettent sur le marché », explique l’agence.

  • Pass numérique : 10 M€ pour accompagner les citoyens aux nouveaux usages et services numériques

    10 millions d’euros. C’est la somme mobilisée par le gouvernement et les collectivités territoriales pour accompagner les citoyens aux nouveaux usagers et services numériques dans le cadre de la première vague du « Pass numérique« . Cette première étape du plan national d’inclusion numérique, initiée le 22 juillet 2019, arrive après une phase pilote qui a permis « de sécuriser le dispositif et de démontrer son efficacité », notent dans un communiqué le ministère de l’Économie et des Finances ainsi que le ministère de l’Action et des Comptes publics.

    Le Pass numérique se présente sous la forme d’un carnets de plusieurs chèques avec une valeur faciale en euros. Ses détenteurs peuvent accéder, dans des lieux préalablement identifiés et labellisés, à des services d’accompagnement numérique, avec une prise en charge totale ou partielle par un tiers-payeyr. Concrètement, les bénéficiaires reçoivent un pass auprès d’une structure locale (guichet de service public, collectivités, associations, travailleurs sociaux, etc.) et ensuite s’inscrire à un atelier d’accompagnement.

    1 million de pass « seront rapidement mis en circulation sur les territoires permettant d’accompagner jusqu’à 200 000 personnes (seniors, jeunes en difficulté, bénéficiaires des minima sociaux…) », indique le gouvernement.

    À l’issue d’un appel à projets (AAP) lancé en mars 2019, 48 collectivités et groupements de collectivités ont été retenues pour soutenir l’achat par ces dernières de Pass numériques. Le soutien financier total de l’État accordées aux lauréats s’élève à plus de 6 millions d’euros.

    Un AAP auprès des collectivités pour soutenir le déploiement de Pass numériques

    Dans le cadre de ce projet de développement des usages numériques, le gouvernement a choisi de construire son action « en lien étroit avec les collectivités territoriales et les tissus d’acteurs locaux (associations, entreprises de l’économie sociale et solidaire, bibliothèques, …) », étant convaincu que « seul un accompagnement de proximité peut permettre de répondre efficacement à l’acculturation de l’ensemble des citoyens aux nouveaux usages et services numériques », explique-t-il.

    C’est pourquoi il a lancé un premier appel à projets (AAP) auprès des collectivités territoriales pour soutenir l’achat par ces dernières de Pass numériques.

    48 lauréates pour un soutien financier total de l’État de plus de 6 M€

    • Dans le cadre de cet AAP, 48 collectivités et groupements de collectivités sont lauréates sur une cinquantaine de dossiers reçus pour un soutien financier total de l’État de plus de 6 millions d’euros. La liste des lauréats est composée :
      • de 2 conseils régionaux ;
      • de 15 conseils départementaux ;
      • de 3 départements et régions d’Outre-mer ;
      • de 22 EPCI, dont 4 EPCI en Outre-mer ;
      • et de 6 Syndicats mixtes.

    En additionnant la part investie par le collectivités territoriales, 10,5 millions d’euros sont mobilisés au total pour l’achat de Pass numériques.

    « L’objectif est de créer une grande coalition des parties prenantes de l’inclusion numérique (État, collectivités locales, opérateurs de service public, entreprises privées, acteurs de terrain, etc.) ; chacune devant être en capacité d’intervenir dans le financement et la mise en œuvre d’actions coordonnées et mutualisées », explique le gouvernement sur le site dédié à la mission « société numérique », accessible via ce lien.

    Les lauréats de l’AAP et les montants de co-financement :

    « On ne réussira pas le défi de la transformation numérique de notre pays si une partie de nos concitoyens en sont exclus, commente Cédric O, secrétaire d’État chargé du Numérique (communiqué). Nous devons penser la transformation numérique de notre pays comme une aventure collective dans laquelle chacun doit être embarqué. C’est un élément essentiel de notre cohésion nationale. Le défi est considérable quand on sait qu’aujourd’hui près d’un Français sur 5 n’utilise pas internet ou qu’avec de grandes difficultés. »

  • PaccMann

    Prediction of anticancer compound sensitivity with Multi-modal attention-based neural networks

  • INtERAcT

    Interaction Network infErence from vectoR representATions of words

  • PIMKL

    Pathway-Induced Multiple Kernel Learning

  • Servier et Lucine, premières sociétés françaises à s’associer dans le domaine des e-thérapies (DTx)

    WeHealth Digital Medicine, la division e-santé du groupe Servier, et Lucine, une société française spécialisée dans les thérapies numériques (DTx – Digital Therapeutics), annoncent la signature d’un partenariat de co-développement ainsi qu’une licence de distribution. « Il s’agit du tout premier partenariat de e-santé entre deux sociétés françaises dans le domaine des DTx« , indique l’entreprise pharmaceutique dans un communiqué publié le 17 juillet 2019.

    L’objectif est de proposer aux patients et aux professionnels de santé des thérapies numériques « s’inscrivant dans les aires thérapeutiques » de Servier, précise ce dernier.

    Dans le cadre de cet accord, WeHealth Digital Medicine contribuera aux coûts de développement, dont les études cliniques, et versera à Lucine des redevances sur les ventes réalisées. Les premières solutions développées devraient être commercialisées au cours de l’année 2021.

    Cette collaboration, engagée pour une durée de 10 ans, a été signée quelques jours après le premier événement DTx Europe-DTx France, qui s’est tenu à Bordeaux.

    Les thérapies numériques, désignées plus couramment « DTx », sont des solutions qui ont un effet thérapeutique démontré à l’aide d’essais cliniques solides. Elles peuvent être utilisées « seules ou en association avec des médicaments dans le but d’améliorer la santé des patients », explique Servier.

    Les DTx : « les innovations les plus prometteuses pour la prise charge personnalisée »

    « Ce partenariat avec WeHealth Digital Medicine, avec qui nous partageons des valeurs humaines et environnementales, va permettre d’accélérer la médecine du futur, commente Maryne Cotty-Eslous, P.-D.G. de Lucine. Les DTx sont les innovations les plus prometteuses pour la prise en charge personnalisée, notamment des patients souffrant de maladies chroniques. Nous parlons ici d’une action tant physiologique que biologique ouvrant de nouvelles perspectives dans la palette de soins des professionnels de santé. »

    « WeHealth Digital Medicine entre dans le monde des DTx »

    « En s’alliant avec Lucine, WeHealth Digital Medicine entre désormais dans le monde des DTx, des solutions qui visent à soigner directement les patients par l’administration de soins digitaux éprouvés, ouvrant de nouveaux espoirs pour des millions de patients », commente de son côté le Dr David Guez, directeur général de WeHealth Digital Medicine.

    WeHealth Digital Medicine cherche à co-développer avec des start-ups des solutions de e-santé

    WeHealth Digital Medicine, lancé en novembre 2016, est la division e-santé du groupe Servier. Elle a pour vocation « d’améliorer le quotidien des patients et des professionnels de santé à l’aide du numérique », indique Servier (communiqué).

    L’équipe de ce département propose des solutions digitales et connectées ainsi que des services basés sur la valorisation des données recueillies afin d’améliorer le suivi personnalisé des patients mais aussi de prévenir et de prédire l’évolution des maladies.

    Dans ce cadre, WeHealth Digital Medicine repère les start-ups à fort potentiel dans le secteur de la e-santé, aussi bien en France qu’à l’étranger, pour co-développer avec elle des solutions.

  • Neuralink (Elon Musk) élabore un implant connectant le cerveau des personnes paralysées aux machines

    Un implant indolore pour permettre au cerveau de communiquer avec des machines ou des interfaces numériques. Tel est le projet présenté le 16 juillet à San Francisco lors d’une conférence de presse par Neuralink, une société financée à hauteur de 100 millions de dollars par l’homme d’affaires Elon Musk, également P.-D.G de Tesla (constructeur de voitures électriques) et de SpaceX (entreprise spécialisée dans l’astronautique et le vol spatial).

    L’entreprise développe depuis 2016 une interface cerveau-machine afin d’augmenter les capacités cognitives de l’Homme. La solution vise notamment à permettre aux personnes paralysées de contrôler par la pensée leur ordinateur ou leur smartphone. « Au bout du compte, nous parviendrons à une symbiose entre le cerveau et l’intelligence artificielle », a commenté Elon Musk au cours de la conférence, espérant, à terme, que des millions de personnes pourront disposer d’un cerveau augmenté (source : Bloomberg).

    Une première version d’un capteur, plus fin qu’un cheveu humain, a été dévoilée. Il vise à être implanté directement dans le cerveau en réalisant une petite incision. L’objet visible en dehors de l’organisme devrait prendre la forme d’un petit boîtier, connecté sans fil directement au cerveau.

    Les prototypes présentés ont été testés sur des rats mais pas encore sur l’humain. Elon Musk a annoncé que la société espérait pouvoir débuter des tests sur l’Homme d’ici à la fin 2020 et que des tests avaient également été réalisés avec succès sur des singes. Neuralink a cependant indiqué ne pas avoir encore entamé les démarches de certification auprès de la FDA. Le processus pour obtenir un agrément pour ce genre de dispositifs est « long et compliqué », a expliqué l’entreprise.

    Un robot pour réaliser la pose délicate de l’implant

    L’implant développé par Neuralink est basé sur une technologie de câbles polymères souples et très fins, moins invasifs et plus durables que les solutions actuellement utilisées dans le domaine médical.

    Cependant, le dispositif est plus complexe à implanter. C’est pourquoi l’entreprise est en train de concevoir un robot chirurgical capable de réaliser automatiquement et de manière efficace la pose de l’objet, a-t-elle déclaré.

    La durabilité des câbles utilisés une fois implantés dans le cerveau pose également question.

    Des premiers essais cliniques prévus sur des personnes paralysées

    Les premiers essais cliniques devraient être réalisés sur des personnes paralysées pour leur permettre de contrôler un smartphone par la pensée.

    Le dispositif ciblera dans un premier temps le traitement des maladies neurologiques, comme la maladie de Parkinson, l’épilepsie et la dépression.

    Une extension possible dans d’autres champs

    La technologie pourrait être étendue à d’autres dispositifs dans d’autres champs. Des personnes souhaitant que leur cerveau soit doté d’une puissance de calcul identique à celle d’un ordinateur pourraient par exemple demander à en être équipées.

    À noter qu’Elon Musk est impliqué dans OpenAI, une entreprise à « but lucratif plafonné » regroupant des personnalités reconnues de la Silicon Valley autour de la promotion et du développement d’une intelligence artificielle à visage humain bénéficiant à toute l’humanité.

    L’armée américaine s’intéresse elle aussi aux interfaces cerveau-machines

    Neuralink n’est pas la seule entreprise à miser sur les interfaces cerveau-machines.

    L’armée américaine, par exemple, a investi d’importants moyens dans ces technologies aux diverses applications potentielles, notamment dans le domaine du handicap, note Le Monde.

  • France Silver Eco lance une mission sur l’éthique des gérontechnologies

    « Approfondir les questions éthiques, morales et juridiques que pose le nécessaire développement dans les années à venir des technologies au service des personnes âgées. » C’est l’objectif que s’assigne Luc Broussy, président de l’association France Silver Eco, en confiant la rédaction d’un rapport sur cette question à l’avocate Solenne Brugère, et au philosophe Fabrice Gzil. Les 2 auteurs devront remettre un état des lieux et des propositions à l’horizon de la fin octobre de cette année.

    Dans la lettre de mission, publiée le 16 juillet 2019, France Silver Eco replace cette initiative « dans la poursuite logique » du rapport Aquino-Bourquin sur « les innovations numériques et technologiques en gérontologie », présenté le 20 juin, et dans la perspective de l’adoption d’une loi « grand âge et autonomie ».

    Luc Broussy demande plus particulièrement à Solenne Brugère de se pencher en tant qu’avocate sur les aspects « lié aux droits des personnes quant à leur vie privée, leur liberté, leur intimité » : il cite en exemple « la question de l’existence de caméras cachées dans les chambres d’Ehpad », mise en évidence par une récente affaire de maltraitance dans un établissement d’Arcueil (Val-de-Marne). La lettre propose parallèlement à Fabrice Gzil, chargé des réseaux à l’Espace éthique d’Île-de-France, de partager ses connaissances sur « les sujets liés au respect des droits des personnes, de leur dignité et de leur autonomie, l’égal accès à l’innovation technologique [ou] la prise en compte de la particulière vulnérabilité [des personnes âgées] ».

    Luc Broussy ajoute que les 2 auteurs pourront bénéficier du concours de Gislaine Alajouanine, vice-présidente de Silver Valley (écosystème francilien de la silver économie) et de la Société française des technologies pour l’autonomie et de gérontechnologie (SFTAG), et de celui de Gilles Berrut, président du réseau d’acteurs Gérontopôle autonomie longévité des Pays de la Loire.

  • PCOS

    Polycystic Ovary Syndrome (syndrome des ovaires polykystiques)