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  • Servier et Lucine, premières sociétés françaises à s’associer dans le domaine des e-thérapies (DTx)

    WeHealth Digital Medicine, la division e-santé du groupe Servier, et Lucine, une société française spécialisée dans les thérapies numériques (DTx – Digital Therapeutics), annoncent la signature d’un partenariat de co-développement ainsi qu’une licence de distribution. « Il s’agit du tout premier partenariat de e-santé entre deux sociétés françaises dans le domaine des DTx« , indique l’entreprise pharmaceutique dans un communiqué publié le 17 juillet 2019.

    L’objectif est de proposer aux patients et aux professionnels de santé des thérapies numériques « s’inscrivant dans les aires thérapeutiques » de Servier, précise ce dernier.

    Dans le cadre de cet accord, WeHealth Digital Medicine contribuera aux coûts de développement, dont les études cliniques, et versera à Lucine des redevances sur les ventes réalisées. Les premières solutions développées devraient être commercialisées au cours de l’année 2021.

    Cette collaboration, engagée pour une durée de 10 ans, a été signée quelques jours après le premier événement DTx Europe-DTx France, qui s’est tenu à Bordeaux.

    Les thérapies numériques, désignées plus couramment « DTx », sont des solutions qui ont un effet thérapeutique démontré à l’aide d’essais cliniques solides. Elles peuvent être utilisées « seules ou en association avec des médicaments dans le but d’améliorer la santé des patients », explique Servier.

    Les DTx : « les innovations les plus prometteuses pour la prise charge personnalisée »

    « Ce partenariat avec WeHealth Digital Medicine, avec qui nous partageons des valeurs humaines et environnementales, va permettre d’accélérer la médecine du futur, commente Maryne Cotty-Eslous, P.-D.G. de Lucine. Les DTx sont les innovations les plus prometteuses pour la prise en charge personnalisée, notamment des patients souffrant de maladies chroniques. Nous parlons ici d’une action tant physiologique que biologique ouvrant de nouvelles perspectives dans la palette de soins des professionnels de santé. »

    « WeHealth Digital Medicine entre dans le monde des DTx »

    « En s’alliant avec Lucine, WeHealth Digital Medicine entre désormais dans le monde des DTx, des solutions qui visent à soigner directement les patients par l’administration de soins digitaux éprouvés, ouvrant de nouveaux espoirs pour des millions de patients », commente de son côté le Dr David Guez, directeur général de WeHealth Digital Medicine.

    WeHealth Digital Medicine cherche à co-développer avec des start-ups des solutions de e-santé

    WeHealth Digital Medicine, lancé en novembre 2016, est la division e-santé du groupe Servier. Elle a pour vocation « d’améliorer le quotidien des patients et des professionnels de santé à l’aide du numérique », indique Servier (communiqué).

    L’équipe de ce département propose des solutions digitales et connectées ainsi que des services basés sur la valorisation des données recueillies afin d’améliorer le suivi personnalisé des patients mais aussi de prévenir et de prédire l’évolution des maladies.

    Dans ce cadre, WeHealth Digital Medicine repère les start-ups à fort potentiel dans le secteur de la e-santé, aussi bien en France qu’à l’étranger, pour co-développer avec elle des solutions.

  • Neuralink (Elon Musk) élabore un implant connectant le cerveau des personnes paralysées aux machines

    Un implant indolore pour permettre au cerveau de communiquer avec des machines ou des interfaces numériques. Tel est le projet présenté le 16 juillet à San Francisco lors d’une conférence de presse par Neuralink, une société financée à hauteur de 100 millions de dollars par l’homme d’affaires Elon Musk, également P.-D.G de Tesla (constructeur de voitures électriques) et de SpaceX (entreprise spécialisée dans l’astronautique et le vol spatial).

    L’entreprise développe depuis 2016 une interface cerveau-machine afin d’augmenter les capacités cognitives de l’Homme. La solution vise notamment à permettre aux personnes paralysées de contrôler par la pensée leur ordinateur ou leur smartphone. « Au bout du compte, nous parviendrons à une symbiose entre le cerveau et l’intelligence artificielle », a commenté Elon Musk au cours de la conférence, espérant, à terme, que des millions de personnes pourront disposer d’un cerveau augmenté (source : Bloomberg).

    Une première version d’un capteur, plus fin qu’un cheveu humain, a été dévoilée. Il vise à être implanté directement dans le cerveau en réalisant une petite incision. L’objet visible en dehors de l’organisme devrait prendre la forme d’un petit boîtier, connecté sans fil directement au cerveau.

    Les prototypes présentés ont été testés sur des rats mais pas encore sur l’humain. Elon Musk a annoncé que la société espérait pouvoir débuter des tests sur l’Homme d’ici à la fin 2020 et que des tests avaient également été réalisés avec succès sur des singes. Neuralink a cependant indiqué ne pas avoir encore entamé les démarches de certification auprès de la FDA. Le processus pour obtenir un agrément pour ce genre de dispositifs est « long et compliqué », a expliqué l’entreprise.

    Un robot pour réaliser la pose délicate de l’implant

    L’implant développé par Neuralink est basé sur une technologie de câbles polymères souples et très fins, moins invasifs et plus durables que les solutions actuellement utilisées dans le domaine médical.

    Cependant, le dispositif est plus complexe à implanter. C’est pourquoi l’entreprise est en train de concevoir un robot chirurgical capable de réaliser automatiquement et de manière efficace la pose de l’objet, a-t-elle déclaré.

    La durabilité des câbles utilisés une fois implantés dans le cerveau pose également question.

    Des premiers essais cliniques prévus sur des personnes paralysées

    Les premiers essais cliniques devraient être réalisés sur des personnes paralysées pour leur permettre de contrôler un smartphone par la pensée.

    Le dispositif ciblera dans un premier temps le traitement des maladies neurologiques, comme la maladie de Parkinson, l’épilepsie et la dépression.

    Une extension possible dans d’autres champs

    La technologie pourrait être étendue à d’autres dispositifs dans d’autres champs. Des personnes souhaitant que leur cerveau soit doté d’une puissance de calcul identique à celle d’un ordinateur pourraient par exemple demander à en être équipées.

    À noter qu’Elon Musk est impliqué dans OpenAI, une entreprise à « but lucratif plafonné » regroupant des personnalités reconnues de la Silicon Valley autour de la promotion et du développement d’une intelligence artificielle à visage humain bénéficiant à toute l’humanité.

    L’armée américaine s’intéresse elle aussi aux interfaces cerveau-machines

    Neuralink n’est pas la seule entreprise à miser sur les interfaces cerveau-machines.

    L’armée américaine, par exemple, a investi d’importants moyens dans ces technologies aux diverses applications potentielles, notamment dans le domaine du handicap, note Le Monde.

  • France Silver Eco lance une mission sur l’éthique des gérontechnologies

    « Approfondir les questions éthiques, morales et juridiques que pose le nécessaire développement dans les années à venir des technologies au service des personnes âgées. » C’est l’objectif que s’assigne Luc Broussy, président de l’association France Silver Eco, en confiant la rédaction d’un rapport sur cette question à l’avocate Solenne Brugère, et au philosophe Fabrice Gzil. Les 2 auteurs devront remettre un état des lieux et des propositions à l’horizon de la fin octobre de cette année.

    Dans la lettre de mission, publiée le 16 juillet 2019, France Silver Eco replace cette initiative « dans la poursuite logique » du rapport Aquino-Bourquin sur « les innovations numériques et technologiques en gérontologie », présenté le 20 juin, et dans la perspective de l’adoption d’une loi « grand âge et autonomie ».

    Luc Broussy demande plus particulièrement à Solenne Brugère de se pencher en tant qu’avocate sur les aspects « lié aux droits des personnes quant à leur vie privée, leur liberté, leur intimité » : il cite en exemple « la question de l’existence de caméras cachées dans les chambres d’Ehpad », mise en évidence par une récente affaire de maltraitance dans un établissement d’Arcueil (Val-de-Marne). La lettre propose parallèlement à Fabrice Gzil, chargé des réseaux à l’Espace éthique d’Île-de-France, de partager ses connaissances sur « les sujets liés au respect des droits des personnes, de leur dignité et de leur autonomie, l’égal accès à l’innovation technologique [ou] la prise en compte de la particulière vulnérabilité [des personnes âgées] ».

    Luc Broussy ajoute que les 2 auteurs pourront bénéficier du concours de Gislaine Alajouanine, vice-présidente de Silver Valley (écosystème francilien de la silver économie) et de la Société française des technologies pour l’autonomie et de gérontechnologie (SFTAG), et de celui de Gilles Berrut, président du réseau d’acteurs Gérontopôle autonomie longévité des Pays de la Loire.

  • PCOS

    Polycystic Ovary Syndrome (syndrome des ovaires polykystiques)

  • Expérimentation de 2 ans pour la prise en charge du diabète gestationnel par télésurveillance (JO)

    « L’expérimentation pour la prise en charge par télésurveillance du diabète gestationnel, telle que définie dans le cahier des charges (…), est autorisée pour une durée de deux ans ». C’est ce qu’annonce l’arrêté du 11 juillet 2019 publié ce 18 juillet au Journal officiel. Ce texte complète un arrêté du 14 juin en ajoutant en annexe le cahier des charges de l’expérimentation. Ce projet impliquera 17 établissements de santé et cabinets répartis dans 14 départements et 8 régions, et ambitionne de porter sur 3 000 patientes.

    L’expérimentation vise à améliorer la qualité des soins ainsi que la qualité de vie des patientes mais aussi à réduire le nombre d’actes médicaux non nécessaires et à fixer le tarif préfigurateur du forfait de prise en charge par télésurveillance du diabète gestationnel.

    Les bénéfices attendus pour les patientes sont une réduction des déplacements, des ajustements plus réactifs du traitement, des contacts plus nombreux et de meilleure qualité avec l’équipe médicale, ainsi qu’une homogénéisation des pratiques médicales sur le territoire, avec pour conséquence une réduction des inégalités d’accès aux soins notamment dans les zones rurales et sous-dotées. De leur côté, les professionnels de santé peuvent en attendre « une simplification générale du parcours de soins » (organisation, facturation) et, « à moyen terme », un « gain de temps et d’efficience ».

    Une télésurveillance actuellement jugée « rudimentaire »

    Le diabète gestationnel est « un trouble de la tolérance glucidique conduisant à une hyperglycémie de sévérité variable, débutant ou diagnostiqué pour la première fois pendant la grossesse » : sa prévalence en France a été estimée en 2012 par l’Institut national de veille sanitaire (INVS) à 8 % des grossesses, « soit un peu plus de 60 000 femmes chaque année ».

    « Des consultations non nécessaires » voire des prescriptions d’hospitalisations « systématiques »

    Le cahier des charges rapporte qu’actuellement, « pour ajuster le traitement de façon réactive sans ajouter de déplacements supplémentaires », de nombreuses équipes médicales ont recours à une « télésurveillance rudimentaire et gratuite » consistant à demander aux patientes de prendre en photo leur carnet glycémique et de l’envoyer par email aux équipes, qui leur font un retour par voie numérique. Selon les auteurs du document, cette méthode « très chronophage traduit le besoin d’intégrer la télésurveillance dans le parcours de soin » pour cette pathologie.

    L’activité à distance étant non valorisée pour les professionnels de santé, ils sont donc encore nombreux à « faire revenir les patientes pour des consultations non nécessaires » voire à « prescrire des hospitalisations systématiques », est-il indiqué.

  • Healthcare Data Institute : 2ième AMI centré sur l’IA et l’exploitation des données de santé

    Le Healthcare Data Institute (HDI), think tank français et européen dédié au big data en santé, lance lance la deuxième édition de son programme d’accélération de l’innovation, appelé « Data Innovation Program », à travers un appel à manifestation d’intérêt (AMI) dédié aux projets dans le domaine de l’intelligence artificielle (IA) et de l’exploitation des données de santé.

    L’AMI, lancé le 20 juin 2019, est ouvert jusqu’au 15 septembre 2019 sur la thématique « Free data – IA health theme ».

    Un comité d’innovation, composé d’une dizaine d’experts complémentaires (spécialistes data, IA, juridiques, innovation, industrie pharmaceutique, mutuelles/assurances, acteurs du numérique, des dispositifs médicaux, des CRO) et présidé par Armelle Graciet, chargée du business developpement et de la stratégie clients au Snitem, se réunira 2 fois par an pour « évaluer les projets » et pour « apporter un accompagnement stratégique auprès des innovateurs », indique l’institut.

    Le Data Innovation Program s’adresse principalement aux projets :
    • au stade encore conceptuel voulant valider leur idée ;
    • en phase préliminaire souhaitant intégrer un incubateur (préparation d’un pitch, renforcement conceptuel ou business model, etc…) ;
    • portés par des laboratoires publics/privés en recherche de partenaires pour financements collaboratifs (FHU, RHU, ANR, H2020, etc.) ;
    • en phase de commercialisation cherchant à développer leurs chiffres d’affaires.

    Les candidatures doivent être réalisées par le biais du formulaire accessible via ce lien. Les résultats seront annoncés à la fin du mois d’octobre à la suite d’une séance de pitchs réalisée auprès du jury. Les lauréats seront contactés individuellement par email.

    « Le programme doit permettre aux porteurs d’idées, aux startups innovantes, aux chercheurs publics et aux industriels des industries de santé ou du numérique de mettre en lumière leurs projets, déclare le Healthcare Data Institute. Ainsi ils trouveront l’expertise et les partenaires publics ou privés nécessaires pour les accompagner. Grâce à l’expertise des membres du comité d’innovation et du réseau du HDI, nous souhaitons que ce programme puisse jouer le rôle de catalyseur de projets data IA en santé en France. »

    Critères d’évaluation

    4 critères seront évalués par le comité d’experts :

    • le caractère innovant ;
    • la « disruptivité » ;
    • la faisabilité ;
    • la maturité (pour les projets déjà lancés).

    Accompagnement

    Lors du dépôt de sa candidature, le candidat peut choisir une ou plusieurs des modalités d’accompagnement suivantes :

    • un accompagnement/mentoring adapté à votre besoin (faisabilité, technique, réseau, modèle économique, juridique, identification de partenaires business, etc.) ;
    • une mise en visibilité et des opportunités de networking dans le réseau HDI ;
    • l’organisation d’une demi-journée de brainstorming avec des membres sélectionnés pour répondre à votre besoin ;
    • la possibilité de pitcher au HDI day (événement public du HDI regroupant 250 décideurs du secteur de la santé) ;
    • un accès simplifié à des programmes do-tank comme Epidemium ou autres hackathons.

    Calendrier 2019

    • Appel à manifestation d’intérêt : 20 juin – 15 septembre 2019 ;
    • délibérations et choix des finalistes : 15 septembre – 22 octobre 2019 ;
    • audition des finalistes : 22 octobre 2019 ;
    • Ppitch lors du HDI Day 2019 : 14 novembre 2019.
  • Commission européenne : IA, big data et plateformes numériques à l’agenda de la nouvelle présidente

    « Les données et l’intelligence artificielle sont les ingrédients de l’innovation qui peuvent nous aider à trouver des solutions aux enjeux sociétaux actuels[, notamment] dans le domaine de la santé. »  C’est ce qu’affirme la nouvelle présidente élue de la Commission européenne, l’Allemande Ursula von der Leyen (CDU), dans son document de synthèse Une union plus ambitieuse, mon programme pour l’Europe, mis en ligne le 16 juillet 2019. Selon elle, les pays membres doivent « trouver [leur] propre voie européenne, en équilibrant le flux et la large utilisation des données, tout en préservant un haut degré de protection de la vie privée, de sécurité, de sûreté et d’éthique ».

    Ursula von der Leyen annonce pour ce faire la présentation au cours des 100 premiers jours de son mandat d’« une proposition législative en vue d’une approche européenne coordonnée relative aux implications humaines et éthiques de l’intelligence artificielle ». Ce projet « devrait également examiner les moyens d’utiliser les mégadonnées pour favoriser des innovations qui créent de la richesse pour nos sociétés et nos entreprises », explique-t-elle. « Je veillerai à ce que nous accordions la priorité aux investissements dans l’intelligence artificielle, déclare-t-elle, par l’intermédiaire du cadre financier pluriannuel [et] par un recours accru aux partenariats public-privé.

    Une nouvelle législation sur les services numériques renforcera les règles en matière de responsabilité et de sécurité pour les plateformes, les services et les produits numériques, indique par ailleurs Ursula von der Leyen, pour qui ce cadre complètera le marché unique numérique. « Je veillerai à ce que la fiscalité des grandes entreprises de haute technologie soit une priorité », ajoute-t-elle. Alors que des discussions sont en cours pour trouver une solution internationale , elle prévient que, faute d’accord en faveur d’un impôt numérique équitable à l’échelle mondiale d’ici la fin 2020, « il conviendra que l’UE agisse seule ».

    Une stratégie spécifique pour les PME

    « Je veux faire en sorte que nos petites entreprises puissent devenir plus facilement de grands innovateurs », note Ursula von der Leyen. Elle déclare qu’elle présentera une stratégie spécifique pour les PME prévoyant notamment un fonds public-privé spécialisé dans les introductions en bourse de PME.

    Un plan européen de lutte contre le cancer : les programmes de détection et de dépistage précoces encouragés

    « En tant que médecin, je crois fermement en l’importance de la santé », déclare la nouvelle présidente de la Commission européenne, qui annonce un plan européen de lutte contre le cancer, en soulignant que si « les taux de survie sont de plus en plus élevés[, c’est] en particulier grâce à des programmes de détection et de dépistage précoces ».

  • Asie : Temasek, un fonds souverain de Singapour, va développer une plateforme health tech en Inde

    Temasek, l’un des fonds souverains de Singapour, cherche à mettre en place et à développer en Inde Sheares Healthcare, une plateforme de technologies de la santé sur laquelle sont ancrées la plupart de ses activités dédiés à la santé en Asie.

    « Nous avons une équipe d’exploitation à Singapour et cherchons à étendre nos opérations en Inde. Le secteur de la santé du pays est différent de celui de la Chine et de Singapour. Une compréhension du marché local ainsi qu’une expertise approfondie en matière d’exploitation sont nécessaires pour [déployer] la plateforme », explique R Venkatesh, directeur général de Temasek India, au magazine spécialisé The Economic Times, dans une interview publiée le 11 juillet 2019.

    En 2018, le fonds a créé la plateforme logistique Sheares avec Singbridge, une joint-venture dans laquelle Temasek prévoit d’investir pour la construction de logements à travers tout le pays.

    L’entreprise n’a pas communiqué sur le montant des investissements consacrés au développement d’une telle plateforme. « Nous ne nous fixons pas de limites en termes de zones géographiques, de secteurs, de classes d’actifs. Il n’existe donc pas de cible spécifique pour les investissements dans le secteur de la santé. Notre investissement dans Sheares Healthcare, détenu à 100 %, n’est pas divulgué mais nous nous engageons à renforcer la plateforme car nous constatons un besoin non satisfait dans ce domaine. »

    Temasek a investi plus de 11 Mds $ en Inde au cours des 15 dernières années

    Temasek a investi plus de 11 milliards de dollars (9,8 Mds €) en Inde au cours des 15 dernières années, principalement en prenant de petites participations minoritaires dans des sociétés à forte croissance, aussi bien publiques que privées. Le fonds, qui a injecté de manière séquentielle un milliard de dollars (891 M €) dans le pays au cours des 5 dernières années, espère trouver de nouvelles opportunités pour augmenter ce niveau d’engagement.

    Le secteur du monde connecté « se porte très bien en Inde »

    « Nous examinons les secteurs qui se positionnent assez bien dans le pays, que ce soit autour de l’économie de partage [et] de la numérisation de l’économie. [Le domaine du] monde connecté se porte également très bien en Inde, analyse Ravi Lambah, responsable « Inde » et responsable mondial des télécommunications, des médias et de la technologie à Temasek (source : The Economic Times). Nous déploierons un milliard de dollars par an [en Inde]. Si nous pouvons [parvenir] à [une somme] plus élevée, nous serons heureux de le faire. »

    L’Inde représente 5 % des investissements singapouriens dans le monde

    Actuellement, l’Inde représente environ 5 % des investissements totaux (qui atteignent 313 milliards de dollars singapouriens, soit environ 205 milliards d’euros) dans le monde.

    Un ralentissement de l’investissement global a été observé lors des derniers mois. Ce ralentissement est lié à plusieurs facteurs, comme les incertitudes liées au Brexit et l’intensification des tensions d’ordres politique et commerciale entre les États-Unis et la Chine. Temasek a ainsi décidé de ralentir le rythme de ses investissements au cours de l’année 2018.

    L’Inde, un marché attractif dans un environnement de faible croissance

    « Nous nous dirigeons vers un environnement de faible croissance et nous devons donc réfléchir à la manière dont nous pouvons différencier notre investissement, [à la manière de] trouver des opportunités pouvant nous fournir cet alpha plus élevé pour un retour sur investissement. Cela vous amène à regarder les économies qui croissent le plus rapidement », telle que l’Inde, commente Ravi Lambah.

    Avec un gouvernement favorable aux entreprises qui a remporté un second mandat, les investisseurs mondiaux sont de plus en plus enclins à investir en Inde.

  • Le Lab e-santé propose 5 principes pour la conception d’un chatbot en santé (Livre blanc)

    « Le futur de la santé sera-t-il conversationnel ? ». C’est la question que se pose le Lab e-santé dans son Livre blanc publié le 1er juillet 2019, qui dresse un  état des lieux des pratiques et des recommandations pour concevoir un chatbot en santé.  

    Pour concevoir un chatbot en lien avec les questions de santé, le Lab e-santé propose un ensemble de bonnes pratiques classées selon 5 principes :

    • privilégier une méthodologie de conception centrée sur l’usage : il s’agit de « raisonner en termes de conception de service », et donc de « bien comprendre les facteurs d’adhésion » pour « optimiser la valeur apportée à l’utilisateur » ;

    • se doter d’un cadre juridique : il faut « veiller à encadrer l’anonymisation de ces données, leur devenir et les implications qui leur sont associées », notamment par la conformité au RGPD ;

    • opérer les bons choix technologiques, c’est-à-dire opter pour l’un des 3 types de chatbots, dont chacun a ses « forces » et ses « limites » : chatbot « ouvert », « fermé » ou « vocal » ;

    • assurer la pertinence et l’efficacité du chatbot : c’est-à-dire notamment veiller à ce que ses contenues soient « pertinents », « cohérents », « consistants » et « créer les conditions de la confiance » avec son utilisateur ;

    • organiser la maintenance du chatbot , ce qui implique « l’entraînement et l’enrichissement du contenu sur la durée au fur et à mesure de son utilisation ».   

    Dans son état des lieux, le Lab e-santé distingue les chatbots « délivrant une aide ponctuelle » comme Citizen Doc des chatbots « d’accompagnement dans la durée » comme Wefight.

    Il distingue également les chabots « généralistes », tels que les vérificateurs de symptômes Buoy ou Your.MD, des chatbots « de spécialité », tels que ceux facilitant le suivi des maladies chroniques comme Diabetio ou Cardiocube.

    Il propose enfin de classer les chatbots selon le comportement de santé qu’ils adressent (détection, dépistage, prévention primaire et secondaire, observance, cessation).

  • Lancement d’Axone, le nouveau système numérique des centres médicaux des armées

    « Un dossier unique pour un patient unique. Axone est le nouveau système numérique des centres médicaux des armées pour le suivi médical du patient militaire. » C’est ce qu’annonce sur Twitter le Service de santé des armées (SSA), dans un post publié le 17 juillet 2019. Le ministère de la Défense précise sur son site que plusieurs antennes médicales pilotes ont effectué au 15 juillet 2019 leur première consultation médicale sur le nouveau système d’information Axone, ou « CMA [Centre médical des armées] numérique ».  

    « L’optimisation de l’interface utilisateur et la fluidité de saisie faciliteront le travail en antenne », indique le ministère dans un communiqué, soulignant la nécessité d’une « meilleure traçabilité des soins » et d’une « amélioration du parcours de prévention ». Il ajoute que le système intègre également les prises de rendez-vous en ligne ainsi que des services de télémédecine, et qu’il « se veut interopérable » avec les Hôpitaux d’instruction des armées (HIA) ainsi qu’avec le DMP. Afin de préserver la sécurité des données personnelles des patients et des militaires, Axone s’appuie sur l’expertise de la Direction interarmées des réseaux d’infrastructure et des systèmes d’information (DIRISI).

    Didier Mennecier, directeur de la Direction des systèmes d’information et du numérique du SSA (DSIN), déclarait en mars 2019 devant l’Académie nationale de médecine que le projet Axone visait à « simplifier et [à] sécuriser les pratiques » des CMA. « Il existe 16 CMA en métropole qui utilisent un dossier médical unique[, le logiciel unique médico-militaire (Lumm),] avec une base de données unique », précisait-il. L’objectif est de se substituer au Lumm pour « l’élaboration d’un parcours de santé complet du militaire, avec sécurisation de tous les échanges de santé ». 

    Actu Santé, la revue du SSA, indique dans son numéro du printemps 2019 que le déploiement d’Axone est prévu sur une période « relativement resserrée » « au rythme de 2 CMA par semaine pendant 2 mois afin de faire basculer progressivement les 16 CMA ainsi que les « unités abonnées » que sont la BSPP (Brigade des sapeurs-pompiers de Paris) et les UIISC (Unités d’instruction et d’intervention de la sécurité civile), avant d’intégrer également les Diass (Directions interarmées outre-mer).