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  • Withings lance sur le marché ses tensiomètres connectés BPM Core et BPM Connect

    Le BPM Core et le BPM Connect, 2 dispositifs de santé connectés destinés au grand public, sont désormais disponibles sur le marché. Leur lancement officiel a été annoncé le 17 juillet 2019 par Withings, leur fabricant.

    • Équipé d’un électrocardiogramme (ECG) et d’un stéthoscope électronique, le BPM Core est un tensiomètre connecté conçu pour faciliter la détection des signes d’hypertension et de fibrillation auriculaire mais aussi les valvulopathies. L’utilisateur peut enregistrer les 3 suivis en une seule fois ou choisir de programmer une seule des mesures.
    Après une charge par micro USB, la batterie du dispositif peut tenir jusqu’à 6 mois à raison d’un enregistrement par jour. Le BPM Core peut fonctionner en wifi et Bluetooth avec l’application Health Mate, disponible sur iOS et Android.
    La solution a décroché un CES 2019 « Innovation Award » et dispose d’une certification médicale CE.
    Elle est proposée à la vente pour 249,95 euros en Apple stores dès le 17 juillet 2019 et sera disponible sur Amazon, à la Fnac, Darty et Boulanger au cours du mois de septembre.

    • Le BPM Connect est un tensiomètre connecté qui permet aux particuliers de prendre leur tension artérielle à domicile de manière simple. Il est doté d’un écran LED pour lire instantanément le résultat de la mesure. Les informations sont envoyées par wifi ou Bluetooth sur l’appli Health Mate, sur laquelle s’affiche un historique des mesures afin d’assurer un meilleur suivi de la tension de l’utilisateur.
    La batterie du dispositif tient elle aussi jusqu’à 6 mois entre 2 charges. La solution dispose des certifications médicales CE et FDA.
    Elle est proposée à la vente pour 99,95 euros sur withings.com, sur Amazon.fr mais aussi en Apple stores, à la Fnac, Darty et Boulanger.

  • Europe : un hôpital de La Haye (Pays-Bas) écope d’une amende de 460 000 € pour non-respect du RGPD

    La première sanction financière prononcée aux Pays-Bas pour non-respect du RGPD a visé un établissement de soins, l’hôpital Haga de la capitale La Haye. L’autorité néerlandaise de protection des données (Autoriteit Persoonsgegegevens, AP) a condamné le 16 juillet 2019 l’établissement à 460 000 € d’amende pour n’avoir pas mis en œuvre les moyens techniques et organisationnels à même de protéger les données à caractère personnel de ses patients, comme l’y oblige l’article 32 du règlement RGPD.

    Selon la presse néerlandaise, c’est quand la vedette de télé-réalité Samantha de Jong a été admise à l’hôpital Haga au début de l’année 2018 après une overdose, que l’établissement a pu constater que le dossier médical de cette patiente avait été consulté par plusieurs dizaines de personnels de l’hôpital non impliqués dans son traitement.

    L’AP met en demeure l’hôpital Haga d’améliorer la sécurité de son système avant le 2 octobre 2019, faute de quoi il devra s’acquitter de 100 000 euros d’amende supplémentaires toutes les 2 semaines, dans la limite de 300 000 euros.

    L’agence estime que « l’hôpital doit vérifier régulièrement qui consulte quel dossier », afin de pouvoir « signaler à temps [quand] une personne non autorisée » y accède et de prendre des mesures à son encontre. Elle exige de plus une authentification à « deux niveaux au moins », soit un code ou un mot de passe en plus d’un pass personnel. « La relation entre un professionnel de santé et un patient doit être totalement confidentielle peu importe qui est le patient, souligne Aleid Wolfsen, le président de l’AP, dans le communiqué publié par l’agence.

    L’hôpital Haga renforce la sécurité interne des dossiers patients

    L’hôpital Haga affirme dans un communiqué publié le 16 juillet 2019, le même jour au cours duquel a été rendue la décision de l’AP, qu’il « renforce la sécurité interne des dossiers patients » à la suite de sa condamnation.

    Une enquête menée à la suite du signalement de l’établissement lui-même

    L’établissement souligne que c’est sur son signalement que l’enquête de l’AP a été diligentée et que le rapport final lui donne un satisfecit sur 4 points sur 6 (autorisation et contrôle d’accès, enregistrement des accès, sensibilisation du personnel, signalement des violations).

    La procédure d’authentification modifiée

    L’hôpital annonce sa décision de modifier sa procédure d’authentification de façon à rendre indispensable l’entrée du code personnel à chaque connexion, et de rendre impossible la connexion sans passe d’identification personnel. Il s’engage également à augmenter la fréquence des inspections pour détecter les accès non autorisés, si possible au moyen d’un « logiciel intelligent ».

    Carla van de Wiel, présidente du conseil d’administration de l’hôpital Haga, souligne que les 460 000 euros de l’amende est une somme qui ne pourra de fait pas être affectés aux soins aux patients, et juge d’autant plus nécessaire la mise en conformité de l’établissement avec les exigences de l’AP.

  • USA : UnitedHealth rachète PatientsLikeMe, sommé d’abandonner son investisseur chinois iCarbonX

    UnitedHealth rachète la start-up health tech américaine PatientsLikeMe, qui a été sommée en avril 2019 par l’administration Trump de trouver un nouvel investisseur en raison de préoccupations concernant la sécurité nationale relatives à son actionnaire principal basé en Chine, l’entreprise de e-santé iCarbonX. Cette décision avait été prise à la suite d’un examen effectué par la Commision des investissements étrangers aux États-Unis (Committee on Foreign Investment in the United States – CFIUS).

    Dans ce cadre, PatientsLikeMe rejoint la division « recherche et développement » de UnitedHealth, indique la société dans un email envoyé à ses clients en juin (source : CNBC), ajoutant que les données personnelles des utilisateurs ne seraient pas transférées si leur partage n’a pas fait l’objet du consentement initial du patient. « Comme toujours, nous nous engageons à utiliser vos données [dans une bonne intention], à [les] protéger (…) et à améliorer notre compréhension des maladies grâce à votre partenariat, est-il précisé dans l’email. Le nom PatientsLikeMe et votre abonnement PatientsLikeMe ne sont pas modifiés. Notre communauté et notre site restent un endroit où vous pouvez vous connecter, suivre et partager avec d’autres comme vous l’avez toujours fait. » Jamie Heywood, le fondateur de PatientsLikeMe, a confirmé à CNBC le contenu de l’email envoyé, déclarant que les patients avaient été les premiers à être informés de ce rachat.

    Cette annonce survient alors que le gouvernement américain examine de plus en plus près les investissements chinois dans les entreprises technologiques, dans un contexte de tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine. Selon le cabinet d’études Rhodium Group, les investissements directs des entreprises chinoises aux États-Unis ont chuté de 90 % en 2 ans, passant de 46 milliards de dollars US (41,2 Mds €) en 2016 à 4,8 milliards de dollars (4,1 Mds €) en 2018. Une nouvelle chute de l’ordre de 20 milliards de dollars (17,9 Mds €) est attendue, indique le cabinet.

    L’administration Trump renforce le pouvoir du Comité sur les investissements étrangers des États-Unis

    Le rachat de PatientsLikeMe par UnitedHealth intervient quelques mois après que le gouvernement Trump a annoncé son intention de contrôler de manière plus rigoureuse certains investissements étrangers dans des sociétés américaines afin de déterminer s’ils mettaient à mal les intérêts américains.

    Les nouvelles règles, motivées notamment par les préoccupations concernant le gouvernement chinois, ont élargi le pouvoir du Comité sur les investissements étrangers des États-Unis (CFIUS), un groupe fédéral d’inter-agences en mesure de bloquer des transactions qui pourraient représenter une menace pour la sécurité nationale, et même de forcer les entreprises à annuler leurs investissements après coup. Jusqu’alors, le CFIUS n’avait autorité que sur des transactions donnant aux investisseurs étrangers une participation majoritaire.

    La participation majoritaire de iCarbonX dans PatientsLikeMe a attiré l’attention du CFIUS

    L’entreprise chinoise iCarbonX a investi dans PatientsLikeMe en 2017 dans une participation alors qualifiée de minoritaire. La même année, l’entreprise chinoise a pris une participation majoritaire dans la société.

    Cette opération a attiré l’attention du CFIUS, qui a ordonné le désinvestissement d’iCarbonX, contraignant PatientsLikeMe a trouvé un acheteur. La start-up a commencé à recevoir des notifications du CFIUS fin 2018.

    PatientsLikeMe : un business modèle fondé sur la vente de données

    Fondé en 2006 à Cambridge dans le Massachusetts, PatientsLikeMe est un réseau social sur lequel des personnes atteintes de certaines maladies spécifiques peuvent échanger des informations et des conseils sur leur pathologie, leur traitement et leur expérience.

    Au cours de ses plus de 12 ans d’existence, la société a accumulé une quantité importante d’informations déclarées par le patient. Son business modèle repose sur la vente de données agrégées à des sociétés médicales. Il est cependant précisé que le site ne « loue, ne vend ou ne partage pas d’informations personnellement identifiables à des fins de marketing ou sans consentement explicite ».

  • Chronolife obtient le marquage CE pour son t-shirt connecté Nexkin

    Chronolife obtient le marquage CE pour son t-shirt multiparamétrique Nexkin. La société française a annoncé la nouvelle sur Twitter le 10 juillet 2019.

    Nexkin est un t-shirt qui « collecte en permanence des données sur six paramètres physiologiques » (électrocardiogramme, respiration abdominale, respiration thoracique, impédance pulmonaire, activité physique et température corporelle), indique Chronolife. La société précise dans un communiqué daté de janvier 2019 que « tous les capteurs et composants électroniques sont entièrement intégrés au tissu » du t-shirt, qui peut être lavé sans extraire les composants électroniques. Les données biométriques collectées sont transmises via le protocole BlueTooth Low Energy (BTLE). Elles peuvent être analysées via les serveurs de la société en fonction des applications et des cas d’usage.

  • Asie : Ping An Good Doctor développe un modèle d’hôpital numérique avec 50 établissements en Chine

    Ping An Good Doctor, la principale plateforme de santé numérique chinoise, projette de développer un modèle d’hôpital numérique en partenariat avec des établissements de soins situés en Chine. L’objectif est d’aider les centres de santé à résoudre certains problèmes tels que les absences pour les rendez-vous ambulatoires mais aussi l’éloignement géographique de certains patients, et ainsi à étendre la portée de leurs services.

    Dans ce cadre, l’entreprise a conclu une coopération stratégique avec près de 50 hôpitaux, dont l’hôpital général de l’aviation de l’université médicale de Chine, le deuxième hôpital de médecine traditionnelle chinoise du Sichuan et le quatrième hôpital affilié de l’université de Nanchang, a-t-elle annoncé courant juillet 2019.

    Un hôpital numérique 3 en 1

    Concrètement, le système « Hospital Cloud » de Ping An Good Doctor sera connecté au système HIS des établissements de soins partenaires pour former une plateforme de gestion hospitalière numérique trois en un. Elle comprendra une plateforme de diagnostic en ligne, une plateforme de partage des prescriptions et une plateforme de gestion de la santé.

    Les « hôpitaux numériques » serviront par ailleurs de plateforme d’intégration et de partage de données pour faciliter l’échange d’informations en temps réel entre les entités, formant un système complet en boucle fermée combinant services médicaux en ligne et hors ligne.

    Chine : des mesures politiques en faveur du développement de la e-santé

    Depuis 2018, le Conseil d’État chinois (the Chinese State Council) et la Commission nationale de la santé (the National Health Commission) ont mis en place des politiques telles que les avis sur la promotion du développement d’ »internet + soins » (Opinions on promoting the development of « Internet + Healthcare ») et des mesures portant sur l’administration des hôpitaux numériques pour la mise en œuvre d’essais (measures for the administration of internet hospitals (for trial implementation)).

    Ces politiques autorisent :

    • le développement d’hôpitaux numériques en s’appuyant sur des institutions médicales :
    • l’utilisation de la technologie internet pour la délivrance de services médicaux sûrs et appropriés ;
    • la consultation de suivi en ligne ainsi que la e-prescription pour certaines maladies courantes et chroniques.

    À ce titre, une réglementation et des directives claires ont été établies pour encadrer le déploiement d’hôpitaux numériques.

    Les honoraires des services médicaux en ligne bientôt précisés

    En juin 2019, le Conseil d’État de Chine a publié la liste des principales tâches 2019 à réaliser en ce qui concerne le renforcement de la réforme du système de santé. Il y est indiqué que l’administration nationale de la sécurité des soins doit achever fin septembre 2019 la rédaction d’un document sur les politiques concernant les honoraires et les frais de diagnostic et de traitement sur internet ainsi que le paiement de l’assurance maladie.

  • La DMP-compatibilité est en bonne voie selon les éditeurs (audition des industriels par la Mecss)

    « Les professionnels de santé n’adhèrent à l’usage des outils proposés que dès lors qu’ils s’intègrent dans leur environnement de travail quotidien. » C’est ce que déclare Francis Mambrini, président de la Fédération des éditeurs d’informatique médicale et paramédicale ambulatoire (Feima), interrogé avec d’autres représentants des industriels par la Mecss au sujet du DMP, le 9 juillet 2019 à l’Assemblée nationale. Ce constat est selon lui l’une des raisons pour lesquelles « la question de l’interopérabilité est absolument fondamentale » : « un DMP non interopérable c’est zéro usage pour un professionnel de santé, c’est une évidence première », commente-t-il.

    « Nous travaillons depuis 2 ans avec l’équipe DMP sur la dématérialisation de la carte CPS (Carte de professionnel de santé) indique à ce sujet Mariane Cimino, déléguée générale du Lessis (Les Entreprises des systèmes d’information sanitaires et sociaux) qui représente les éditeurs centrés sur les établissements hospitaliers. Nous avons proposé cela parce qu’on sent bien que c’est un blocage : à l’hôpital on n’a jamais la CPS au moment où on doit signer un compte rendu. À chaque déploiement des services DMP nous étions freinés pas les limites que portaient les systèmes carte« , confirme Francis Mambrini.  

    Les éditeurs tombent d’accord pour estimer que la DMP-compatibilité est en bonne voie. Côté libéraux, la Feima représente selon son président « sur le segment ambulatoire à peu près 70 % des professionnels de santé libéraux toutes spécialités confondues », soit 240 000 professionnels dont « 90 % ont la possibilité d’avoir un logiciel DMP-compatible ». Le Lessis rassemble selon sa déléguée générale « une trentaine d’éditeurs sur 100 », parmi lesquels « les trois éditeurs majeurs qui ont 70 % des établissements en France », à savoir Agfa, Maincare et Medasys, devenu Dedalus France. « Ceux-la sont DMP-compatibles et je pense que les autres le sont aussi », indique Mariane Cimino. « Ce n’est pas parce qu’on a les tuyaux pour envoyer que les services, eux, savent le faire », note-t-elle cependant.

    Proposition du Snitem : intégrer des formulaires dans le DMP dans le cas des pathologies chroniques

    « La filière du DM n’a droit de cité dans le numérique que très récemment, regrette pour sa part William Rolland, responsable e-santé au Snitem. On espère avoir rapidement des champs dédiés [dans le DMP] pour des éléments structurés, notamment l’identifiant unique du DM pour pouvoir le transporter d’une solution à l’autre » et assurer sa traçabilité.

    William Rolland lance l’idée d’intégrer des formulaires dans le DMP dans le cas des pathologies chroniques pour qu’un patient puisse être suivi par tous les acteurs de santé, en ville comme à l’hôpital. « Les fabricants de DM ont dépensé des sommes assez conséquentes dans la mise en œuvre de plateformes d’intermédiation, qui mettent en lien un patient un professionnel de santé et l’industriel concepteur du DM, rapporte-t-il. Les données restent aujourd’hui dans cette plateforme, l’intérêt est de l’ouvrir. Nous œuvrons au Snitem pour que les industriels comprennent l’intérêt qu’ils ont a faire sortir ces données et a être compatibles avec le DMP. »

    DMP et hôpital : « il faut rendre compatibles les différentes solutions »

    Mariane Cimino décrit devant les députés la complexité de l’introduction d’un dossier médical dans un centre hospitalier. « Des centaines de logiciels font le SI de l’hôpital, dans un gros CHU il y a 400 logiciels différents », note-t-elle. Un dossier médical « est tentaculaire dans un hôpital, il doit s’interfacer avec beaucoup de spécialités [car] on ne fonctionne pas pareil en ophtalmologie qu’en cancérologie, explique-t-elle. [Par conséquent,] pour installer un dossier patient informatisé dans un hôpital, il faut entre cinq et six ans parce qu’il faut révolutionner toute l’organisation de l’hôpital. [Qui plus est,] on ne doit pas imaginer que tout le monde va changer pour utiliser le même logiciel au sein d’un GHT, il faut rendre compatibles les différentes solutions ».

    Les représentants de l’industrie louent la gouvernance actuelle du projet DMP

    Les représentants de l’industrie s’accordent pour louer la gouvernance actuelle du projet DMP. « Ce que je trouve positif depuis que la Cnam a repris le dossier en 2016, c’est qu’ils ont cette idée de « masse critique » [selon laquelle] c’est [seulement s’il y a] suffisamment de patients en France qui ont un DMP, que la situation pourra basculer », commente Mariane Cimino.

    « Les professionnels se sentent impliqués et perçoivent une valeur ajoutée »

    La maîtrise d’ouvrage « porte avec force et conviction le dossier », abonde Francis Mambrini. « Un réel engagement existe sur ce sujet, ajoute-t-il. Les professionnels se sentent impliqués et perçoivent une valeur ajoutée. On les écoute davantage dans les ateliers sur les évolutions du DMP, on s’est placé dans une logique de coconstruction ». Il rappelle le précédent atelier, qui portait sur le dossier pharmaceutique, « a bien marché parce qu’il était porté par la profession », et aussi parce que la question du rôle de éditeurs de logiciels « a été posée dès les tous premiers instants ».

  • Étude : les niveaux d’activité physique de la population évalués grâce à Twitter et à l’IA (BMJ)

    Une équipe de chercheurs de la Faculté de médecine de l’Université de Boston a utilisé le machine learning (apprentissage automatique) pour analyser les données issues de Twitter portant sur l’activité physique. Ils ont constaté que les réseaux sociaux pouvaient fournir une vision précise du niveau d’activité physique au sein d’une population mais aussi des types d’exercices privilégiés et des niveaux d’intensité. Les résultats de cette étude* publiée le 14 juillet 2019 dans le BMJ Open Sport & Exercise Medicine suggère que la surveillance de l’activité physique à l’aide des réseaux sociaux pourrait être utile afin d’analyser les tendances spatiales et temporelles ainsi que pour compléter les méthodes traditionnelles de surveillance de l’activité physique.

    Surveiller les niveaux d’activité physique pour lutter contre la sédentarité

    Lutter contre la sédentarité est un des objectifs majeurs de santé publique dans bon nombre de pays industrialisés. Les États membres de l’OMS ont convenu d’élaborer et de mettre en œuvre des politiques visant à réduire les taux d’inactivité physique de 10 % d’ici 2025. L’engagement a donc été pris puisque la sédentarité est un facteur de risque modifiable. Cependant, pour atteindre cet objectif, il faut surveiller la prévalence de l’activité physique dans les populations. C’est une étape cruciale pour pouvoir ensuite cibler les interventions sur les groupes à risque et les régions à prévalence élevée.

    L’estimation de la prévalence de l’inactivité physique grâce à des enquêtes traditionnelles est coûteuse, ne fournit pas des informations actualisées, et peut être sujette à des biais de remémoration. Les smartphones, bracelets d’activité physique et autres applis de fitness fournissent des informations plus précises sur le mouvement mais les réseaux sociaux permettent d’aller plus loin. Les informations textuelles descriptives donnent accès à des informations sur les activités favorites, l’intensité de l’exercice, le tout sur un très grand nombre d’individus.

    Plus d’un million de tweets analysés grâce à l’IA

    Des chercheurs de la faculté de médecine de l’Université de Boston ont donc mené une étude en utilisant les données de Twitter. Leur but était d’évaluer les différences entre les types d’activités déclarées par les utilisateurs et l’intensité de ces activités, mesurée en calories dépensées en 30 minutes d’activité. Deuxièmement, ils ont comparé ces données avec les estimations de l’inactivité physique provenant des centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC).

    Ils ont obtenu des données de Twitter d’avril 2015 à mars 2016. Elles comprenaient 1 382 284 tweets d’activité physique géolocalisés de 481 146 utilisateurs (55,7 % d’hommes et 44,3 % de femmes) dans plus de 2 900 comtés des États-Unis. Ils ont ensuite appliqué l’apprentissage automatique et la modélisation statistique pour faire ressortir les différences selon le sexe et la région dans les exercices préférés. Un algorithme de correspondance des mots-clés a été utilisé pour identifier les tweets avec un contenu pertinent. Pour les sports d’équipe, par exemple, seuls les tweets contenant les mots ‘jouer’ et ‘joué’ en conjonction avec l’activité ont été conservés. L’intensité de l’exercice a été calculée en fonction du nombre de calories brûlées pendant 30 minutes d’une activité physique donnée par un adulte américain de poids moyen.

    Les résultats de cette étude ont été publiés le 14 juillet 2019 dans le BMJ Open Sport & Exercise Medicine.

    Résultats : des disparités régionales à prendre en compte

    • La marche était l’activité physique la plus populaire mais les autres activités variaient selon le sexe et la région.
    • Les femmes de l’Ouest ont pratiqué des exercices plus intensifs que dans toute autre région.
    • Les hommes et les femmes ayant participé à l’étude ont mentionné avoir exercé des activités physiques approximativement équivalentes.
    • Le crossfit était l’activité n°1 chez les hommes et c’était le yoga chez les femmes.
    • Les hommes ont fait des exercices légèrement plus intensifs que les femmes mais la différence en termes de calories dépensées était faible.

    Cette toute première étude visant à évaluer l’efficacité de l’utilisation de Twitter pour surveiller l’activité physique des hommes et des femmes met en lumière des différences entre le sexe et les régions.

    Par ailleurs, les états qui signalent des niveaux d’activité physique plus élevés sur Twitter ont tendance à avoir une prévalence d’inactivité physique plus faible selon les estimations de l’enquête des CDC.

    Les chercheurs ont tenu à souligner qu’ils avaient noté « une forte relation négative entre le volume de tweets et l’inactivité, et une forte association positive entre les recherches Google pour la perte de poids et l’inactivité ».

    Twitter, un outil pour les décideurs politiques

    En outre, les écarts entre les sexes et les régions indiquent que les interventions en matière d’activité physique basées sur les réseaux sociaux ne devraient pas être appliquées uniformément à travers les États-Unis. Surveiller la prévalence de l’activité physique à l’aide des réseaux sociaux et d’autres sources numériques permet de faire des estimations rapides et détaillées, et donc d’intervenir de manière précoce.

    Cependant, « les données de Twitter doivent être combinés avec d’autres sources numériques, car les utilisateurs de Twitter sont plus susceptibles de signaler des activités physiques impliquant une interaction sociale », estiment les auteurs de l’étude. « Dans la plupart des cas, les communautés à faible revenu ont tendance à ne pas avoir accès à des ressources qui favorisent un mode de vie sain, a déclaré Elaine O. Nsoesie, auteure principale de l’étude. En comprenant les différences dans la manière dont les gens exercent leurs activités dans différentes communautés, nous pouvons concevoir des interventions qui ciblent les besoins spécifiques de ces communautés. »

  • Colloque Institut Mines-Télécom : Healthcare 4.0, le 15 octobre 2019 à Saint-Étienne

    L’Institut Mines-Télécom (IMT) organise un colloque « Healthcare 4.0 » sur la thématique « Nouvelles avancées en ingénierie pour la santé » le 15 octobre 2019 à l’école des Mines de Saint-Étienne.

    Au programme :
    • 4 sessions :
    – données et connaissances en ingénierie pour la santé ;
    – dispositifs médicaux ;
    – parcours de soins, autonomie et ingénierie des systèmes hospitaliers ;
    – sociologie des usages ;
    • une table ronde sur le thème « double numérique en santé : défis et enjeux » ;
    • une session « posters scientifiques » ;
    • des rencontres start-ups.

    Les inscriptions sont à réaliser par le biais d’un formulaire en ligne, accessible via ce lien.

    Programme

    Matinée

    Après-midi

  • Ablacare lève 10 M€ pour accélérer le développement de son dispositif d’ablation par radiofréquence

    Ablacare, une start-up medtech d’origine américaine basée à Paris, lève 10 millions d’euros dans un tour de table mené par la société de capital-risque européenne Sofinnova Partners. La société va utiliser cette somme pour accélérer le développement clinique de son dispositif d’ablation par radiofréquence visant à restaurer l’ovulation chez les femmes atteintes du syndrome des ovaires polykystiques (PCOS).

    La technologie a été conçue pour être utilisée comme une alternative au forage ovarien, une chirurgie invasive éprouvée mais lourde. Elle pourrait aussi être exploitée comme une solution plus rapide que les thérapies par injection d’hormones, qui nécessitent plusieurs semaines de traitement.

    Ablacare souhaite démarrer rapidement des essais cliniques en Europe. « Ce sera très probablement d’abord en Angleterre en raison de la présence là-bas d’un très grand spécialiste, leader d’opinion dans ce domaine, précise Antoine Papiernik, managing partner à Sofinnova, lors de l’annonce de la levée de fonds début juillet 2019 (source : L’Usine nouvelle). Nous pourrions potentiellement mener des essais cliniques en France, et le plus rapidement possible aux États-Unis puis en Chine. »

    La solution pourrait être commercialisée dans les 2 prochaines années.

    Élaboré il y a quelques années en Californie, dans la Silicon Valley, le projet avait attiré l’attention de Sofinnova Partners, qui avait alors proposé d’héberger Ablacare. La start-up compte actuellement une dizaine de collaborateurs au sein de son incubateur MD Start à Paris.

    Un dispositif minimalement invasif

    Le dispositif d’Ablacare est transvaginal mais présenté comme minimalement invasif. Il permet de pratiquer une ablation par radiofréquence de la surface ovarienne en une fois, sous anesthésie locale, sans intervention en bloc opératoire.

    Le but est de limiter l’excès de tissus produisant des androgènes sur les ovaires, ces derniers pouvant empêcher le développement et la libération des ovules matures.

    Un taux de réussite de 75 % dans les 6 mois suivant l’intervention

    Selon les premiers résultats des tests réalisés, la solution affiche un taux de réussite de 75 % dans les 6 mois suivant l’intervention. Après son utilisation, une grossesse naturelle a pu être menée pour 55 % des femmes traitées.

    15 % des femmes dans le monde souffrent de PCOS et 50 % d’entre elles sont sujettes à l’infertilité en raison de cette pathologie, indique Sofinnova.

  • Rapport P. Tibi : de plus nombreux fonds late stage et global tech suggérés, pour un total de 20 Mds€

    « Une seule recommandation stratégique : transformer l’investissement dans le secteur technologique grâce à de plus nombreux fonds late stage et « global tech », pour un total de 20 milliards d’euros. » C’est la proposition centrale du rapport intitulé « Financer la quatrième révolution industrielle – Lever le verrou du financement des entreprises technologiques », établi par Philippe Tibi, président de Pergamon Campus (école d’économie pour dirigeants et futurs dirigeants), professeur d’économie à l’École polytechnique mais aussi ancien président de l’Association française des marchés financiers (Amafi) et d’UBS Investment Bank en France. Ce dernier a remis le document le 19 juillet 2019 à Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances, et à Cédric O, secrétaire d’État chargé du Numérique, à l’issue de sa mission sur le financement des entreprises technologiques françaises.

    Dans son rapport, Philippe Tibi indique constater une « forte dynamique » des start-ups en France mais aussi leurs difficultés à trouver des financements au niveau du late stage (levée de fonds supérieure à 50 millions d’euros) et de la cotation en raison du « manque d’investisseurs spécialisés sur ces segments » au sein du pays.

    Il propose « de mobiliser les investisseurs institutionnels français pour les inviter à consacrer une part plus importante de leurs allocations, en finançant des fonds français de capital-innovation ayant vocation à gérer plus d’un milliard d’euros en faveur d’entreprises non cotées en phase avancée de croissance (late stage) et, pour la partie cotée, en développant des fonds « global tech » qui permettront la structuration dans notre pays d’une expertise de pointe sur le financement des entreprises technologiques », synthétise le ministère de l’Économie et des Finances dans un communiqué.

    « Mieux financer et accompagner les start-ups, c’est favoriser l’emploi, encourager l’innovation et défendre notre modèle de société »

    « L’Union européenne, c’est près d’un quart du PIB mondial mais seulement 10 % de la technologie mondiale émergente. Faire naître des leaders technologiques de niveau mondial est essentiel pour la souveraineté de la France et de l’Europe, commente Bruno Le Maire (communiqué). L’enjeu est plus que jamais de mobiliser notre épargne pour mieux financer les entreprises et les technologies de demain. »

    « Mieux financer et accompagner les start-ups, c’est favoriser l’emploi, encourager l’innovation et défendre notre modèle de société, ajoute de son côté Cédric O. Aux États-Unis, entre un tiers et la moitié des emplois le sont directement et indirectement par le secteur technologique. L’enjeu est majeur, les levées d’aujourd’hui sont les emplois de demain et concernent l’ensemble de l’appareil productif. »

    Constats principaux du rapport

    Investir massivement dans les technologies de rupture, un impérieux sujet de souveraineté et la condition de notre prospérité future

    • Dans la quatrième révolution industrielle, L’Europe est loin derrière les États-Unis et la Chine :
      • les levées de fonds des start-ups européennes n’ont représenté que 10 % du financement mondial en 2018, contre 53 % pour les États-Unis et 27 % pour la Chine (contre 10 % en 2013) ;
      • parmi les 372 licornes recensé&s dans le monde à mi-juillet 2019, 182 sont américaines, 94 sont chinoises et 45 sont européennes ;
      • en ce qui concerne les firmes bien établies sur leur marché, la liste des 100 plus grandes entreprises numériques cotées établie par Forbes en 2018 comporte 49 sociétés américaines, 14 chinoises et 12 européennes, dont une seule française (Dassault Systèmes).
    • La puissance industrielle, une condition du leadership politique :
      • l’âge moyen des entreprises du CAC 40 dépasse  les 100 ans. « Cela rend compte de la qualité, de l’investissement technologique et de la résilience de nos grandes entreprises, note Philippe Tibi. Mais cela révèle aussi qu’une seule « jeune » entreprise technologique, Dassault Systèmes, a rejoint l’élite du capitalisme français. À l’inverse, le secteur technologique représente environ 30 % de la capitalisation boursière de l’indice américain S&P 500 grâce à Google, Apple, Facebook, Amazon ou encore Microsoft. Des entreprises nées il y a moins de quarante ans. »
    • L’innovation, une condition de la prospérité du peuple français :
      • « Pour un État, développer et financer sur son territoire les entreprises les plus efficaces à cet égard apporte un triple bénéfice, parfaitement illustrés par le débat tenu autour de la « taxe GAFA » », est-il indiqué dans le rapport :
        • augmenter les assiettes fiscales et sociales ;
        • conserver sur son sol la rente technologique, payée par les consommateurs au profit des actionnaires de ces firmes ;
        • développer un haut niveau d’emploi. Aux États-Unis, les jeunes entreprises en forte croissance créent près de 50 % des nouveaux emplois.
    • La France concentre divers atouts :
      • une recherche amont de haut niveau: la France se place au 7èmerang mondial par le nombre de ses publications scientifiques (3,2 % du total sur la période 2014-2016) ;
      • un investissement total en R&D d’environ 60 milliards de dollars (53,5 Mds €), au sixième rang mondial (3,5 % du total en 2016) ;
      • des nombreux ingénieurs et scientifiques de qualité: près de 50000 ingénieurs et docteurs sont diplômés chaque année16d’écoles et universités reconnues mondialement ;
      • un fort esprit entrepreneurial : 60 % des 18-29 ans souhaitent créer leur entreprise18et près de 1 400 start-ups ont levé une série A ces cinq dernières années ;
      • une très grande tradition industrielle et de nombreuses grandes entreprises d’élite ayant réussi à devenir des leaders mondiaux ou européens de leur secteur ;
      • une épargne financière abondante : plus de 5 000 milliards d’euros pour les ménages ;
      • « l’appartenance à l’Union européenne (UE), qui procure à nos firmes l’accès au marché unique dans la première région économique du monde, à la libre circulation des talents, au libre établissement au sein de l’UE, à la participation aux grands projets technologiques et scientifiques, à l’accès à un financement peu coûteux grâce à une monnaie stable et respectée, note Philippe Tibi. La France peut nourrir l’ambition d’être le premier hub technologique en Europe. »

    « Pourtant, les résultats de la France des jeunes entreprises technologiques ne reflètent pas cette position favorable, commente le spécialiste. Notre opinion est que la difficulté du financement est un facteur limitant essentiel. Elle résulte selon nous d’une double défaillance de marché. »

    Une double défaillance de marché, faute de capital et des compétences qui permettent de le déployer efficacement

    • Une insuffisante offre de titres :
      • vivier prometteur d’entreprises technologiques mais leur croissance est ralentie par le manque de financement en late stage (levée supérieure à 30-40 M€) ;
      • les plus grands fonds français de capital-innovation gèrent pour leur fonds en cours entre 200 M€ et 300 M€. Du fait des règles de diversification des investissements, les fonds français sont ainsi rarement capables de financer des tickets supérieurs à 30 M€. Or, la dernière levée permettant d’atteindre le statut de licorne dépasse généralement les 100 M€ ;
      • conséquence : au stade critique de leur développement international, les firmes ont à choisir entre 3 options : la croissance, grâce à des fonds de capital-innovation étrangers, la vente avant l’atteinte de la maturité et l’introduction en bourse.
        • L’introduction en bourse est peu fréquente en France. Et lorsqu’elle a lieu, elle ne lève pas en général des montants susceptibles de transformer la société émettrice.
    • La très faible demande qualifiée de titres de sociétés technologiques cotées :
      • en ce qui concerne la demande de titres, la France est le premier marché d’Europe continentale pour la gestion d’actifs avec un encours de près de 4 000 Mds € ;
      • l’analyse du top 30, par actifs gérés, des fonds ouverts « global tech » démontre en revanche le rôle mineur des fonds européens et l’absence de fonds françai ;
      • par ailleurs, la France ne dispose pas non plus de fonds « crossover » ou « pré-IPO », généralement gérés par des gestionnaires d’actifs, qui entrent au capital des start-ups lors de la levée de fonds précédant l’introduction en bourse.
        « Cette situation est la conséquence de la sous-exposition au secteur technologique des investisseurs institutionnels français, allocataires significatifs de mandats au profit des gestionnaires d’actifs français », commente Philippe Tibi.

    Propositions clés du rapport

    Une seule recommandation stratégique : transformer l’investissement dans le secteur technologique grâce à de plus nombreux fonds late stage et « global tech », pour un total de 20 Mds €

    • Combler simultanément les deux défaillances de marché :
      • la mission souhaite que Paris devienne le pôle de cotation européen des valeurs technologiques.
    • Pour augmenter le nombre de firmes technologiques éligibles à une introduction en bourse en France, constituer un ensemble compétitif de fonds late stage dotés de plus d’un milliard d’euros et de grands fonds « global tech » d’actions cotées :
      • la mission recommande de renforcer à la fois l’offre et la demande :
        • en invitant les investisseurs institutionnels à soutenir les levées de fonds de capital-innovation français focalisés sur le segment du late stage pour que ceux-ci puissent atteindre la taille critique nécessaire pour financer de très importantes levées de start-ups. La taille critique minimale est ici de l’ordre de 800 M € à 1 Md € ;
        • en incitant à l’émergence de fonds d’actions cotées « global tech » dont les équipes de gestion seront majoritairement basées en France.
    • Pour constituer les fonds « global tech », de l’argent et des compétences :
      • « Pour créer des fonds « global tech », il faut trouver de l’argent et des compétences, est-il noté dans le rapport. Plus précisément, d’ici 3 ans,de l’ordre de 10milliards d’euros et 50 gérants de portefeuille. Pour faire partie du top 30 mondial des fonds «global tech», il faut en effet gérer au moins un milliard d’euros. »
    • Une collecte pour les fonds « global tech » auprès des investisseurs institutionnels et des particuliers :
      • les 10 milliards d’euros que la mission recommande de collecter pour les fonds « global tech » pourraient l’être sous 2 formes :
        • mandats institutionnels des allocataires d’actifs, privés et publics, confiés à des gestionnaires d’actifs de la place ;
        • distribution aux particuliers36de fonds répliquant la stratégie des mandats institutionnels, via des supports en unités de compte (UC) et l’épargne salariale, en répliquant des modèles originaux bénéficiant déjà d’une forte collecte.
          La mission estime que la collecte auprès des particuliers pourrait être de l’ordre de 2 Mds €, celle auprès des investisseurs institutionnels devant alors atteindre 8 Mds €.
    • Des compétences disponibles sur le marché :
      • « Les compétences existent en France, dans des grandes et petites institutions de gestion. Elles sont aussi très présentes à Londres, souvent déployées par des professionnels français, constate Philippe Tibi. Le recours à des appels d’offres (conditionnés à une obligation de résidence) offrant une visibilité de long terme permettra de rassembler les compétences requises. »

    Bâtir un récit idéologique et culturel autour de l’investissement dans le secteur technologique comme « ardente obligation », pour gagner la bataille des idées

    • « Nous recommandons d’exprimer et d’illustrer une forte volonté politique pour faire du développement et du financement des entreprises technologiques françaises une « ardente obligation » », indique Philippe Tibi.