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  • Été 2019 : la Mayo Clinic et Boston Scientific s’associent pour déployer une nouvelle techno médicale

    Health & Tech Intelligence revient sur l’actualité de l’été 2019. Dans cet article, retour sur les dernières annonces clés relatives à la Mayo Clinic (États-Unis).

    • L’établissement américain et Boston Scientific, une entreprise spécialisée dans le matériel médical, allient leurs efforts pour accélérer le développement d’une nouvelle technologie médicale avec des nouveaux traitements peu invasifs pour divers problèmes de santé nuisant à la qualité de vie et à la longévité. Les 2 entreprises ont décidé d’investir des millions de dollars sur 3 ans dans l’optique de développer et de lancer sur le marché de nouvelles solutions afin de répondre à des besoins médicaux non satisfaits, précise la Mayo Clinic dans un communiqué publié le 7 août 2019.
    Dans ce cadre, un accélérateur appelé « Motion Medical » bénéficiera d’un laboratoire de recherche dans le One Discovery Place, le centre des sciences biologiques situé dans le Centre de recherche Discovery Place. Son ouverture est prévue à l’automne.

    • Par ailleurs, une étude* menée par des chercheurs américains de la Mayo Clinic et publiée le 1er août 2019 dans The Lancet révèle qu’un algorithme d’intelligence artificielle (IA) est capable de détecter des anomalies invisibles à l’œil nu sur un électroencéphalogramme (ECG). Le système a permis d’identifier les cas de fibrillation auriculaire avec une précision de 83 %, alors que l’ECG paraissait normal.

    • À noter également que la Mayo Clinic à Rochester a été classée meilleur hôpital des États-Unis par le magazine US News & World Report (classement 2019-2020).

    1. Nouvelle collaboration entre la Mayo Clinic et Boston Scientific

    « [La] Mayo Clinic s’est engagée à accélérer le rythme des découvertes afin d’offrir plus rapidement de nouvelles technologies et de nouveaux traitements aux patients, commente Gianrico Farrugia, M.D., P.-D.G. de l’établissement (communiqué). Cette collaboration, comme d’autres similaires, continuera de renforcer la position de Rochester et du Minnesota en tant que pôle d’innovation biomédicale et moteur économique. »

    La Mayo Clinic apportera au projet des atouts clés de par son expérience clinique et la qualité des soins prodigués à ses patients, Boston Scientific son expertise en ingénierie, en innovation et en commerce.

    L’accélérateur Motion Medical, d’une superficie de 1 800 pieds carrés (167m²), sera l’un des principaux locataires du One Discovery Square, développé par l’entreprise de construction Mortenson. « Le bâtiment fait partie du centre de recherche Discovery Place, un quartier de 16 blocs d’immeubles au coût de 5,6 milliards de dollars (5 M€) pour l’initiative de développement économique du centre médical à Rochester », indique la Mayo Clinic.

    10 ans de collaboration, 8 demandes de brevet

    L’établissement américain et Boston Scientific travaillent ensemble depuis près de 10 ans pour le développement de nouveaux dispositifs et technologies dans des domaines variés comme la cardiologie interventionnelle, l’urologie et la neuromodulation (processus par lequel plusieurs classes de neurotransmetteurs du système nerveux régulent plusieurs populations de neurones). Les 2 sociétés ont déposé ensemble 8 demandes de brevet et collaboré à 2 premiers essais cliniques chez l’Homme.

    2. Étude : la Mayo Clinic révèle qu’un ECG basé sur l’IA détecte des fibrillations auriculaires cachées

    Un algorithme d’intelligence artificielle pourrait détecter des anomalies invisibles à l’œil nu sur un électroencéphalogramme (ECG). C’est ce que révèle une étude menée par des chercheurs américains de la Mayo Clinic et publiée le 1er août 2019 dans The Lancet. Selon les résultats de ces travaux, le système a permis d’identifier les cas de fibrillation auriculaire avec une précision de 83 %, alors que l’ECG paraissait normal.

    Notre article présentant en détail les résultats de cette étude est accessible via ce lien.

    3. La Mayo Clinic classée au 1er rang des hôpitaux par US News & World Report

    La Mayo Clinic à Rochester classée meilleur hôpital des États-Unis

    La Mayo Clinic à Rochester a été classée meilleur hôpital des États-Unis au classement « Meilleurs hôpitaux » 2019-2020 du magazine US News & World Report.

    En dehors de ce palmarès général, l’établissement a également décroché la première place « de plus de classements réservés aux domaines de spécialité médicale que n’importe quel autre centre médical américain », précise la fédération hospitalo-universitaire et de recherche dans un communiqué publié le 30 juillet 2019.

    La Mayo Clinic à Rochester fait partie des meilleurs hôpitaux américains depuis que US News & World Report a publié son premier classement annuel « Meilleurs hôpitaux ». La 30e édition du palmarès est publiée sur le site web du magazine U.S. News & World Report, accessible via ce lien.

    La Mayo Clinic est le 1er hôpital d’Arizona et du Minnesota

    • Mayo Clinic en Arizona : 18ième ex aequo sur 20 au « Tableau d’honneur des meilleurs hôpitaux » du pays.
    • Mayo Clinic à Jacksonville (Floride) : 1ère place à Jacksonville et 3e place en Floride.
    • La Mayo Clinic est le 1er hôpital d’Arizona et du Minnesota.

    Le « Tableau d’honneur des meilleurs hôpitaux » du US News & World Report présente les 20 hôpitaux américains ayant obtenu les scores les plus élevés au sein de 16 spécialités médicales et chirurgicales différentes, ainsi que pour 9 procédures et maladies fréquentes.

    Les hôpitaux sont évalués sur la base de facteurs comme la survie, l’expérience, la dotation en personnel infirmier, les services aux patients et la réputation auprès d’autres spécialistes.

    La Mayo Clinic est classée n° 1 dans 5 domaines de spécialisation

    • La Mayo Clinic est classée n° 1 dans les 5 domaines de spécialisation suivants :
      • la diabétologie et endocrinologie ;
      • l’oto-rhino-laryngologie ;
      • la gastro-entérologie et la chirurgie digestive ;
      • la néphrologie ;
      • l’urologie.
    • La Mayo Clinic est classée n° 2 dans les 6 domaines de spécialisation suivants :
      • la cardiologie et la chirurgie cardiaque ;
      • la gériatrie ;
      • la gynécologie ;
      • la neurologie et la neurochirurgie ;
      • l’orthopédie ;
      • la pneumologie et la chirurgie pulmonaire.
    • La Mayo Clinic est classée n° 3 dans le domaine de l’oncologie.

    Pour la réalisation de son classement, le magazine a analysé les données récoltées auprès de presque 5 000 centres médicaux ainsi que les réponses à des sondages effectués auprès de plus de 30 000 médecins.

  • Palmarès 2019 hôpitaux et cliniques : les CHU de Bordeaux, Lille et Toulouse en tête (Le Point)

    Dans le secteur public, les CHU de Bordeaux, de Lille et de Toulouse occupent respectivement la première, deuxième et troisième place du palmarès 2019 des hôpitaux et clinique réalisé par Le Point. Côté privé, la nouvelle polyclinique de Reims-Bézannes (fusion des 3 cliniques rémoises) arrive en tête du classement, publié le 22 août. Suivent l’établissement Santé Atlantique de Saint-Herblain, près de Nantes, et le centre hospitalier de Saint-Grégoire, situé dans la banlieue rennaise et qui figurait en première position depuis 9 ans.

    Pour établir ce palmarès, 1 400 hôpitaux et cliniques ont été étudiées à travers 79 disciplines médicales et chirurgicales. Cette année, 12 nouvelles activités ont été prises en compte, dont les troubles du sommeil ainsi que les cancers et hémopathies de l’enfant et de l’adolescent (rein, os, cerveau, leucémies aiguës, lymphomes…), pour un total de 122 classements réalisés.

    Pour figurer au classement, un établissement doit fournir un service médical et chirurgical complet.

    Top 10 des hôpitaux publics

    Le CHU de Bordeaux retrouve sa première place

    • 1. Le CHU de Bordeaux, avec ses 3 sites de soins de court séjour, l’hôpital Haut-Lévêque, l’hôpital Pellegrin et l’hôpital Saint-André, retrouve le top du classement, qu’il avait déjà occupé à 4 reprises depuis 1998 (le premier palmarès du Point date de 1996).

    Arrivent ensuite :

    • 2. le CHU de Lille ;
    • 3. le CHU de Toulouse ;
    • 4. les hôpitaux universitaires de Strasbourg ;
    • 5. le CHU de Montpellier (hausse) ;
    • 6. le CHU de Nantes ;
    • 7. l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière de l’AP-HP Paris (baisse) ;
    • 8. le CHU de Nancy (hausse) ;
    • 9. le CHU de Rennes ;
    • 10. le CHU de Grenoble.

    « Incontestablement, on est bien soignés en France »

    « Incontestablement, on est bien soignés en France, estime Jérôme Vincent, journaliste au Point, qui a établi le palmarès avec son confrère François Malye. La qualité des soins est d’un bon niveau, l’accès aux soins est relativement facile voire très aisé. Le niveau de remboursement, même s’il y a un reste à charge parfois, est extrêmement bon. » Il reconnait cependant qu’ »il y a des inégalités ». « C’est un mythe de penser que tout le monde peut être soigné partout, au même niveau », commente-t-il.

    Un classement établi « sans aucun accord avec le ministère de la Santé ou l’une de ses agences »

    Sur une page entière dédiée à la méthodologie de l’enquête, le magazine insiste sur son indépendance, indiquant n’avoir travaillé « sans aucun accord avec le ministère de la Santé ou l’une de ses agences, ni avec quelque fédération professionnelle, syndicat, académie, société privée ou association du monde de la santé que ce soit  ».

  • Meet My Investor 4 : Malakoff Mederic Humanis et Deuxième Avis (29/08/19, Paris)

    Pour leur 4e session, les Meet My Investor s’installent dans le Lab de Malakoff Médéric Humanis le 29 août 2019 à Paris.

    • Elsa le Floc’h, directrice de programme start-up health tech à Malakoff Médéric, présentera MM Innov’, un fonds d’investissement doté de 150 millions d’euros dont l’un des axes est celui de la santé. « Avec déjà plus de 10 entreprises à son palmarès, ce jeune fonds offre de belles opportunités aux jeunes pousses de la health tech, commente Medicen Paris Région, organisateur de l’événement. Malakoff Médéric Humanis ne souhaite pas limiter la relation avec les start-ups à un accompagnement financier mais l’étendre à la conclusion de partenariats stratégiques ou commerciaux. »

    • À  ses côtés, Pauline d’Orgeval, co-fondatrice et présidente de la plateforme Deuxiemeavis.fr (Carians), reviendra sur le partenariat conclut avec Malakoff Médéric Humanis pour proposer le service Second avis médical.

    Les inscriptions, gratuites pour les adhérents Medicen (89,67 € sinon), doivent être réalisées sur le site Eventbrite.fr, accessible via ce lien.

    Principe de Meet My Investor : un investisseur invité à pitcher devant des P.-D.G.

    « Toutes les entreprises appréhendent le pitch devant un board d’investisseur. Medicen inverse ce format et invite chaque mois un investisseur à pitcher devant des [P.-D.G.] pour présenter la stratégie d’investissement d’un fonds et partager ses conseils pour optimiser [les] chances de lever des fonds, explique l’organisateur. À ses côtés, le [P.-D.G.] d’une entreprise financée par le fonds livre son retour d’expérience sur une levée de fonds réussie. »

    Programme de Meet My Investor 4 :

    • 8h30-9h : accueil café
    • 9h-9h20 : présentation du fonds MM Innov’
    • 9h20-9h40 : retour d’expérience de Carians (Deuxième Avis)
    • 9h40-10h : Q&A avec la salle
    • 10h-10h30 : networking

    Pour accéder au Lab de Malakoff Médéric, se munir d’une pièce d’identité.

  • SaMD

    Software-as-a-medical-device (logiciel en tant que dispositif médical)

  • L’application Moovcare Poumon (Sivan) inscrite au remboursement en octobre 2019

    Moovcare Poumon (Sivan), une web-application de télésurveillance du cancer du poumon, devrait être accessible et remboursé d’ici la fin de l’année, ou au plus tard début 2020. Ces précisions ont été apportées fin juin lors d’une conférence de presse qui s’est tenue à l’Institut Curie, partenaire de Sivan dans le cadre de l’utilisation de cet outil au sein des établissements de soins. En avril, le dispositif médical avait obtenu de la part de la Haute autorité de santé (HAS) un avis favorable pour son remboursement par la Cnedimts. L’outil et l’acte l’accompagnant sont tous les deux concernés.

    La Cnedimts s’était prononcée pour une amélioration modérée du service attendu de la web-application par rapport à la prise en charge conventionnelle seule, « à savoir le suivi par imagerie et par consultations médicales face à face, dans les indications et conditions d’utilisation retenues ». Après cette amélioration modérée de niveau III, la Caisse nationale de l’assurance maladie (Cnam) a six mois pour définir le prix de l’acte associé.

    En effet, il n’existe pas d’acte correspondant à ce type de télésurveillance par l’application Moovcare Poumon. Par conséquent, au regard des contraintes organisationnelles des centres pour garantir la bonne gestion des alertes, son déploiement devrait être restreint dans un premier temps. Selon l’Institut Curie, une cinquantaine de patients utilise le dispositif dans une dizaine de centres français. Il devrait ainsi être inscrit au remboursement en octobre 2019.

  • Note aux abonnés : reprise de la publication le lundi 26 août 2019

    Chers abonnés,

    L’équipe de Health & Tech Intelligence vous souhaite un bel été et reprendra son rythme quotidien de publication à compter du 26 août 2019. La plateforme reste néanmoins accessible pour que vous puissiez consulter la base de données.

    Une synthèse des faits marquants de l’été sera publiée dès la réouverture du service.

    Belles vacances,

    L’équipe Health&Tech Intelligence

  • CH de Valenciennes : le numérique et l’IA au service d’un territoire (B. Castells, pôle imagerie)

    Le Centre hospitalier de Valenciennes (CHV) place au centre de sa stratégie la transformation digitale de l’établissement et du groupement hospitalier de territoire (GHT) du Hainaut-Cambrésis (12 hôpitaux), mais aussi la production et de l’utilisation des données ainsi que l’intelligence artificielle (IA), indique Bernard Castells chef du pôle « imagerie médicale et radiologie » et coordinateur du projet médical partagé (PMP) du GHT. Sa direction prévoit d’investir dans ces domaines 1 % du budget du CH chaque année (chiffres d’affaires annuel : 450 millions d’euros).

    Dans un entretien accordé à Health & Tech Intelligence, Bernard Castells présente les particularités du CHV et les défis auxquels il doit faire face. Il détaille également la stratégie de l’établissement pour gagner en performance et en qualité, avec notamment une meilleure exploitation des solutions de e-santé, numérique et IA en tête.

    Selon le chef du pôle « imagerie médicale », l’utilisation de l’IA va notamment changer la pratique des métiers, les organisations, les flux internes des établissements de soins publics et privés et les parcours des patients. La transformation des pratiques va amener les professionnels de santé à projeter leurs activités dans une trajectoire et un suivi : ainsi le radiologue passe du diagnostic image à la production de données qui influent sur le parcours du patient et de son suivi.

    Il souligne par ailleurs l’importance de la démarche territoriale et régionale : les acteurs impliqués dans les parcours et la prise en charge du patient comprennent immédiatement les enjeux sous-jacents, liés à leur quotidien avec leur patient.

    Un territoire touché par la précarité et un taux de mortalité élevé

    Le Centre Hospitalier de Valenciennes (CHV) est l’établissement ressource du groupement hospitalier de territoire (GHT) du Hainaut-Cambrésis (12 hôpitaux) pour 800 000 habitants. Parmi les acteurs majeurs du territoire sur les plans sanitaire et économique, il a instauré et entretient une logique entrepreneuriale, avec un management médicalisé décentralisé. Le CHV présente un excédent financier depuis 7 années.

    En juin 2017, l’analyse des données médico-économiques pour la rédaction du PMP (projet médical partagé du GHT) met en évidence les spécificités du territoire : le Haut-Cambrésis est un des territoires les plus touchés par la précarité et connaît un des taux de mortalité parmi les plus élevé de France (supérieur de 31 % à la moyenne nationale). Ce point est particulièrement marqué pour les morts prématurées liées aux pathologies cardiovasculaires (50 %) et les cancers (30 %). Les femmes diagnostiquées positives lors des campagnes de dépistage de cancer du sein sont à 50 % à l’état métastatique (très nettement supérieur aux données nationales).

    Mise en place d’une collaboration sur la valorisation des données de santé

    De ce fait, l’urgence pour ce GHT n’était pas la mise en place de filières, mais plutôt d’apporter une réponse à l’état de la population et aux problèmes de santé publique.

    Pour répondre à ce challenge, le travail collaboratif basé sur le partage de données est indispensable, note Bernard Castells. La mise en place d’un dispositif d’orientation, d’information et de gestion des cas complexes dans tous les parcours (dont 350 dossiers par an de cas d’urgences graves, complexes et instables) doit répondre à ce besoin.

    Une collaboration en 2 étapes

    • La première étape établie il y a 8 ans par le centre hospitalier de Valenciennes, établissement en charge de la restructuration du système d’information (+ de 150 logiciels métiers), porte sur le déploiement un archivage neutre (VNA). La VNA choisie est faite « maison » et a la particularité de traiter toutes les données (images, mais aussi CR, biologie…) ;
    • L’étape suivante est de structurer les données pour rendre possible leur usage, ce qui est fait à travers un partenariat noué avec la société Alicante. Actuellement, il existe 10 millions de documents dans la VNA dont les données sont en voie d’être toutes structurées. L’objectif est de s’orienter immédiatement sur l’usage de ces données dans une logique « multiservices » : e-santé, épidémiologie, recherche, médico-économique.

    D’autres partenaires interviennent comme Arterys avec un partenariat de 5 ans signé en juin 2018 portant sur l’utilisation d’une solution « plateforme ouverte full cloud », la structuration des informations et le développement d’algorithmes en particulier en imagerie mais avec la possibilité d’y intégrer d’autres algorithmes (pharma, parcours urgences, infectiologie, médico économique…).

    L’intelligence artificielle inscrite dans le projet d’établissement

    Le directeur de l’établissement, Rodolphe Bourret, porte cette démarche autour de la transformation digitale du CH de Valenciennes et du GHT, de la production et de l’utilisation des données et de l’intelligence artificielle (IA). Il a décidé d’y investir 1 % du budget tous les ans (chiffres d’affaires annuel : 450 millions d’euros).

    Actuellement, différents travaux sont en cours :

    • en radiologie, en partenariat avec Arterys (détection de fractures osseuses en radiologie standard associant la société Milvue et l’hôpital Foch, prédiction des tumeurs pulmonaires, mammographie et dépistage mais aussi image pulmonaire conventionnelle) ;
    • en pharma : travail avec la SATT Languedoc et Quinten sur l’analyse clinique de la prescription médicamenteuse ;
    • pour anticiper les flux d’arrivée de patients aux urgences, dans un service accueillant plus de 300 urgences par jour, avec Alicante ;
    • pour l’anticipation et la prévention des infections nosocomiales ;
    • l’utilisation du codage avec Alicante mais aussi une anticipation des éléments médico-économique des parcours patients intra CH et GHT…

    D’autres projets sont envisagés, concernant entre autres la réanimation, la biologie et l’anatomopathologie, indique Bernard Castells.

    L’objectif porté par l’établissement, qui était que l’ensemble du personnel acquière une maturité sur l’IA ainsi que sur la transformation digitale et des organisations du fait de ses outils innovants, est en cours de réalisation, et, selon Bernard Castells, d’ici 12 mois, la prise de conscience et la maturité seront réels. La diversification des thématiques des projets traduit cette dynamique et l’intérêt porté par la communauté médicale à ces innovations.

    L’hôpital de Valenciennes n’est pas un CHU mais est réellement précurseur. Dans ce contexte, l’important est de décliner rapidement les travaux réalisés en usages, et pour cela une unité de recherche clinique et innovation (URSI) a été fondée.

    Une dynamique de co-construction d’algorithmes existe entre le centre hospitalier, Artérys et d’autres sociétés partenaires. Ces algorithmes pourront à terme être portés par le cloud d’Arterys, plateforme robuste. Les modèles économiques associés sont à construire.

    Une démarche territoriale

    L’enjeu est la mise en place d’une approche de médecine populationnelle, note Bernard Castells. L’hôpital joue son rôle de promoteur et de partage.

    La volonté affichée par l’établissement est la mise en place d’un entrepôt de données de santé territorial multi-sites et multiservices, servant de base à un portail ville-hôpital et qui au-delà des services proposés exploitera l’intelligence artificielle.

    Le CHV propose son expérience pour accompagner les autres établissements dans la mise en œuvre de ces environnements complexes. Actuellement, 2 établissements du GHT sont en phase d’installation d’une VNA : le CH de Denain et le CH Fourmies (Nord) avec les mêmes outils et le même classement.

    C’est également dans cette dynamique territoriale que s’inscrit la dynamique d’un pré-projet Tiga : « santé pour tous », avec pour thématique « santé et précarité ». L’objectif est de comprendre les impacts de la précarité sur la santé et vice-versa. Sont parties prenantes l’hôpital, des entreprises privées, le conseil régional, les politiques, l’ARS Haut-de-France…

    À terme, le CH souhaite inclure les données populationnelles du territoire, celles des autres établissements du groupement hospitalier de territoire (GHT), de la médecine de ville dont les maisons de santé, entre établissements publics, privés et professionnels de santé, des dossiers médicaux personnels (DMP) et pharmaceutiques (DP), de l’Insee, vers la plateforme régionale Predice de services…

    Transformation des métiers

    Selon Bernard Castells, l’utilisation de l’IA va changer la pratique des métiers, les organisations, les flux internes des établissements de soins publics et privés et les parcours des patients. La transformation des pratiques va amener les professionnels de santé à projeter leurs activités dans une trajectoire et un suivi : ainsi le radiologue passe du diagnostic image à la production de données qui influent sur le parcours du patient et de son suivi.

    Il souligne le fait qu’à l’hôpital de Valenciennes, dans le cadre du partenariat avec Arterys, l’intelligence artificielle est déjà utilisée en routine en imagerie pour les examens du cœur par IRM, des poumons par scanner et des nodules hépatiques en IRM.

    L’hôpital attend de l’utilisation de l’IA une amélioration de la qualité moyenne des diagnostics (réduction de la variabilité d’analyse entre les praticiens et sur le territoire) ainsi qu’une optimisation de l’utilisation des plateaux d’imagerie et de leurs ressources humaines (attractivité, image de marque…).

    Bernard Castells souligne l’importance de la démarche territoriale et régionale : les acteurs impliqués dans les parcours et la prise en charge du patient comprennent immédiatement les enjeux sous-jacents, liés à leur quotidien avec leur patient. Ainsi par exemple, des travaux en cours sur la cancérologie territoriale fédèrent les professionnels et rendent « naturels » les collectes et partages de donnés.

  • 2/3 des médecins qui pratiquent la téléconsultation en sont satisfaits (sondage Medscape)

    1 médecin sur 6 déclare utiliser la téléconsultation. C’est ce qu’affirme le site spécialisé Medscape dans la 3e édition de son enquête annuelle sur les revenus et la satisfaction professionnelle des médecins, à laquelle ont répondu 900 praticiens membres du réseau Medscape, interrogés en ligne du 28 janvier au 10 avril 2019. Les résultats de l’étude ont été publiés le 2 juillet 2019.

    Les deux tiers des sondés qui pratiquent la téléconsultation s’en déclarent satisfaits (78 % des généralistes) : ils y voient « un gain de temps pour tout le monde » permettant d’éviter « des déplacements intempestifs pour les patients [qui] habitent loin ou ont du mal à se déplacer ». Certains apprécient également de pouvoir demander « de nombreux avis à des collègues ».

    Parmi ceux qui ne pratiquent pas la téléconsultation, 16 % déclarent qu’ils vont « certainement » y avoir recours, 44 % qu’ils vont pratiquer cet acte « peut-être un jour » et 40 % « pas du tout ».  Ceux qui refusent la téléconsultation invoquent souvent le besoin d’une relation « visuelle face-à-face et physique » avec leur patient, jugeant que la médecine est « avant tout clinique ». Ils citent également « le risque d’erreur médicale » et « le flou juridique » qui demeure en la matière sur la responsabilité du praticien. D’autres estiment qu’ils « manquent de temps » et que cette pratique « chronophage » représenterait pour eux une « une charge supplémentaire » alors qu’ils sont « déjà débordés ». Certains enfin jugent que l’acte n’est « pas assez rémunéré ».

    Un quart des médecins interrogés indiquent utiliser des plateformes de rendez-vous en ligne, dont 48 % des libéraux (37 % des généralistes) contre 12 % des hospitaliers. 82 % des utilisateurs de ces plateformes mentionnent le fait qu’elles « n’ont pas permis d’augmenter les revenus comparativement à un secrétariat « classique » ».

    1 sondés sur 3 utilise par ailleurs des objets connectés, notamment des montres ou des stéthoscopes connectés. Les réfractaires jugent les traceurs d’activité « peu fiables », refusent une « médicalisation de la vie quotidienne » ou estiment que ces outils sont « incompatibles avec le secret médical ».

    Des médecins peu satisfaits de leur rémunération

    En dehors de la e-santé, Medscape rapporte par ailleurs dans son enquête qu’avec des revenus annuels moyens s’élevant à 96 000 € pour les généralistes et 98 000 € pour les autres spécialités, les médecins interrogés sont 74 % à estimer que leur rémunération reste insuffisante au vu de leur responsabilité, leur charge de travail et leurs études difficiles, à tel point que 34 % des sondés déclarent qu’en connaissance de cause, ils auraient opté pour une autre voie professionnelle.

    Les femmes médecins dénoncent pour leur part des inégalités persistantes en matière de rémunération, avec des revenus inférieurs de 27 % à ceux des hommes pour 51 heures de travail hebdomadaire contre 54 heures pour les hommes.

  • Tiga

    Territoires d’innovation grande ambition

  • Rencontres et Trophées FHP : 11, 12 et 13 décembre 2019 (inscriptions ouvertes)

    « Le numérique peut-il transformer la géographie sanitaire de notre pays ? » est l’une des questions auxquelles les participants des prochaines Rencontres de la Fédération de l’hospitalisation privée (FHP) seront invités à répondre. L’événement ainsi que les Trophées de la FHP 2019 se tiendront les 11, 12 et 13 décembre au Carrousel du Louvre à Paris. La nouvelle édition de l’événement sera centrée sur la thématique « #MonTerritoireMaSanté : entre réforme nationale et attentes de proximité, quelle place pour les hôpitaux et cliniques privés ? ».

    La cérémonie de remise des Trophées de l’hospitalisation privée aura lieu la veille des Rencontres, soit le mercredi 11 décembre au soir. Les jurys éliront en direct le lauréat 2019.

    L’objectif de ces journées est d’échanger entre acteurs du monde de la santé pour tenter de répondre aux interrogations qui marquent actuellement le secteur des soins :

    • « La crise sociale majeure que connaît notre pays depuis près de six mois a mis en lumière les inquiétudes des territoires délaissés et une forte attente de proximité en santé, contextualise la fédération dans son invitation. Comment pouvons-nous collectivement y répondre ? » ;

    • « Autorisations, hôpitaux de proximité, financement : l’ancrage de nos établissements dans les territoires est amené à évoluer et à se transformer avec les différentes réformes en cours. À quoi ressemblera le paysage sanitaire dans les prochaines années ? Comment garantir une offre de santé plurielle et de qualité dans les territoires ? Le numérique peut-il transformer la géographie sanitaire de notre pays ?« 

    Personnalités politiques, économiques et sanitaires de tous horizons participeront aux différentes sessions organisées. « À quelques mois des élections municipales, nous interrogerons [aussi] des maires sur leurs attentes et sur la place que doit occuper la santé dans les villes », ajoute la FHP.

    Le préprogramme détaillé du congrès sera dévoilé à la rentrée.