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  • Le HCAAM lance un AO pour une étude prospective de la régulation du système de santé (16/09/19)

    Dans le contexte de la stratégie de transformation du système de santé, Ma Santé 2022, dont le projet de loi a été définitivement adopté en juillet 2019, le Haut conseil pour l’avenir de l’Assurance maladie (HCAAM)  et la Direction des services administratifs et financiers du cabinet du Premier ministre lancent un appel d’offres (AO) pour la réalisation d’une étude prospective de la régulation du système de santé.  

    Cet AO a pour objet de faire réaliser une étude prospective permettant de proposer des orientations et des méthodes afin de faire évoluer les différentes dimensions identifiées (budgétaire mais aussi médicale et économique) de cette régulation, dans l’objectif de faciliter les transformations de l’offre sanitaire et médicosociale qui sont prévues par Ma Santé 2022 et de définir un système de régulation-cible cohérent avec l’organisation-cible envisagée. 

    La durée du marché est de 2 ans. 

    Le dossier de consultation (référence 19_BAM_013), téléchargeable via ce lien, peut également être retiré sur le site Marches-publics.gouv.fr.

    La date limite de la remise des offres est le 16 septembre 2019, à midi.

    Périmètre et prestations demandées

    Au titre de l’étude, il s’agit de considérer l’articulation des dimensions budgétaire, médicale et économique :

    • lors des différentes étapes de la régulation du système de santé en France :
      • lors de la détermination des ressources mobilisées pour la santé ;
      • lors de l’allocation de ressources aux différentes catégories d’offreurs ;
      • lors de la mise en œuvre des actions propres à assurer l’atteinte des objectifs sanitaires  ;
    • à ses différents niveaux : national, régional, local ;
    • dans une perspective pluriannuelle en identifiant les outils et méthodes à mettre en place pour crédibiliser une approche pluriannuelle de portée plus ou moins large.

    Une attention particulière sera portée aux mesures de pertinence des soins, qui pourraient mener à de nouvelles formes de maîtrise médicalisée et de régulation.

    Afin d’illustrer qualitativement et quantitativement les orientations et méthodes proposées, plusieurs champs pathologiques significatifs pour lesquels une démarche spécifique paraît appropriée sont proposés – cancérologie, santé mentale – et des champs transversaux –médicament, les soins primaires ou de proximité, la biologie.

    L’étude devra fournir : 

    • une analyse des méthodes actuelles de projection et faire des propositions pour en améliorer la fiabilité ;
    • des éléments permettant de déterminer les conditions de mise en œuvre progressive des propositions faites dans le cadre, le cas échéant, de plusieurs schémas possibles ;
    • un cadre d’analyse pour prendre en compte la question de l’investissement dans la démarche et en particulier des conditions de son pilotage et de son financement, de manière à préparer une étude ultérieure et complémentaire sur ce sujet.

    Calendrier 

    • Démarrage en novembre 2019 ;
    • rédaction d’une note de cadrage général début 2020 ;
    • présentation au cours du 1er semestre 2020 :
      • de l’analyse sectorielle sur le cancer ;
      • des analyses transversales sur le médicament et sur la pertinence du cadre d’analyse pour une étude complémentaire sur l’investissement (qui fera l’objet d’un autre marché) ;
    • présentation au cours du 2e semestre 2020 des analyses transversales sur les soins de proximité et sur la biologie ;
    • présentation au cours du 1er semestre 2021 de l’analyse sectorielle sur la santé mentale.
  • EBITDA

    Earnings Before Interest, Taxes, Depreciation, and Amortization (bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement, BAIIDA)

  • Été 2019 : Doctolib parmi les 38 licornes mondiales en santé au 2e trimestre 2019 (CB Insights)

    Health & Tech Intelligence revient sur l’actualité de l’été 2019.

    Évaluée à plus d’1 milliard d’euros après une levée de fonds de 150 millions d’euros réalisée en mars, la société de télémédecine Doctolib figure parmi les 38 licornes (entreprises qui ont une valeur boursière de plus d’un milliard de dollars US) mondiales dans le domaine de la santé, selon le rapport Global Healthcare portant sur le deuxième trimestre de 2019 publié par CB Insights, une entreprise de gestion de données américaine.

    La valeur de ces licornes est estimée à 90,7 milliards de dollars US (81,9 Mds €) au total, indique CB Insights. La majeure partie d’entre elles se situent aux États-Unis (21 licornes) et en Chine (9). 3 sont basées au Royaume-Uni, 2 en Allemagne et 3 respectivement en France (Doctolib), en Suisse et en Israël.

    38 licornes médicales évaluées à 90,7 milliards de dollars US (81,9 Mds €)

    Sociétés de santé mondiales financées par du capital-risque avec une valorisation du marché privé de plus d’un milliard de dollars (26/07/19) :

    Enseignements clés du rapport

    • Un record au niveau des premiers semestres (S1) a été enregistré au S1 2019 en termes de sommes récoltées et de transactions : le montant investi dans les sociétés de soins dans le monde a atteint 26,9 milliards de dollars US (24,26 Mds €) au S1 2019, contre 26,5 milliards USD (23,9 Mds €) au S1 2018. Au cours de la même période, les transactions sont passées de 2 223 à 2 258.
    • Le deuxième trimestre (T2) a été marqué par une baisse des financements en Asie, en Amérique du Nord et en Europe : les financements dans le domaine de la santé dans les entreprises asiatiques ont chuté de 39 % au T2 2019 et les niveaux de financement ont également diminué en Amérique du Nord et en Europe.
    • Le financement de sociétés spécialisées en santé numérique est à la hausse pour le deuxième trimestre (T2) consécutif : le financement total dans ce secteur s’est établi à 3,5 milliards de dollars US (3,16 Mds €), une hausse de 23 % par rapport au T1 2019. Il y a eu 371 transactions dans le domaine de la santé numériques au T2, contre 354 au T1.
    • Le Massachusetts devient l’État n°2 des États-Unis en matière de santé numérique : les sociétés du Massachusetts ont réalisé 29 transactions au deuxième trimestre 2019, prenant la deuxième place à New York (24 transactions) mais restant loin derrière la Californie (85).
    • 38 licornes de santé numériques soutenues par des sociétés de capital-risque et valant au total 90,7 milliards USD (81,9 Mds €) ont été recensées au T2 2019 : la valorisation totale de la cohorte en 2019 continue de croître du fait des importantes levées de fonds réalisées par les licornes existantes, telles que Doctolib et Tempus.
    • Les essais cliniques du deuxième trimestre de 2019 ont été réalisées par des start-ups, accélérant ainsi le recrutement et l’inscription des patients : des marchés de recrutement aux outils pour les prestataires, CB Insights continue de voir augmenter les offres du secteur de la santé pour réorganiser ce domaine, indique la société.
    • Les start-ups spécialisées dans le chanvre / CBD affiche un record de 25 % du financement dans le secteur du cannabis : au T2 2019, 27 (25 %) des 107 transactions réalisés dans le domaine concernaient des start-ups avec une composante commerciale chanvre et / ou CBD. Elles ne représentaient que 11 (15 %) des 73 transactions au T2 2018.
    • Les start-ups spécialisées dans l’intelligence artificielle (IA) des secteur de la santé, de la santé mentale et du bien-être, atteignent un niveau de financement élevé au deuxième trimestre 2019 : les sociétés d’IA du secteur de la santé ont collecté 864 millions de dollars (779 M €) au T2 2019, un résultat porté par la levée de 200 millions USD (180 M €) réalisée par Tempus en mai. Les entreprises de santé mentale et de bien-être ont elles recueilli 321 millions de dollars (289 M €) dans le cadre de 26 accords, dont d’importants tours de table menés par Quartet et Talkspace.
    • L’application des technologies émergentes en génomique est en train de prendre de l’ampleur : les nouvelles plateformes telles que la télégénomique et les réseaux activés par la blockchain gagnent en importance.
    • Les thérapies numériques continuent de fournir de nouvelles pistes de traitement pour la gestion des maladies chroniques : au cours du T2 2019, des start-ups se sont attelées à des problèmes de santé plus spécifiques tels que les douleurs articulaires et les troubles respiratoires.
    • First Round Capital (États-Unis) et Jumpstart Foundry (États-Unis) ont participé au plus important tour de table du secteur de la santé numérique du deuxième trimestre 2019 : les objectifs se chevauchent pour les principaux investisseurs tels que CureFit (Inde) et SigTuple (Inde). Chiratae Ventures (Inde), Civilization Ventures (États-Unis) et Perceptive Advisors (États-Unis) figurent parmi les autres principaux investisseurs dans le secteur de la santé numérique.

    À noter que le rapport porte sur les levées de fonds destinées aux sociétés de soins soutenues par du capital-risque. Il ne couvre pas les sociétés financées uniquement par des investisseurs providentiels, des sociétés de capital-investissement ou des transactions sur titres de créance, de second rang ou de ligne de crédit. Toutes les données proviennent de CB Insights.

  • Colloque sur la sécurité des SI dans les établissements de soins : le 03/10/19, ministère de la Santé

    « Comment aujourd’hui relever le défi du numérique et garantir la sécurité ? ». C’est la question centrale à laquelle vont tenter de répondre les intervenants au 5ème colloque sur la sécurité des systèmes d’information de santé dans les établissements sanitaires et médico-sociaux. L’événement aura lieu le 3 octobre 2019 au sein du ministère des Solidarités et de la Santé.

    Il est organisé par le service du haut fonctionnaire de défense et de sécurité (SHFDS) des ministères chargés des affaires sociales, la Délégation numérique de santé (DNS), la Direction générale de l’offre de soins (DGOS), la Direction générale de la cohésion sociale (DGCS) et l’agence française de la santé numérique (Asip Santé).

    Ce colloque s’adresse aux chefs d’établissement, aux présidents de CME ainsi qu’à leurs adjoints en charge des systèmes d’information (DSI et RSSI).

    Les inscriptions sont à réaliser sur Eventbrite.fr, accessible via ce lien.

    Le programme détaillé sera prochainement mis en ligne.

    « Comme dans les autres secteurs, les acteurs des milieux sanitaires et du médico-social sont de plus en plus dépendants à leurs systèmes numériques. Certains s’en aperçoivent dans la douleur, dès qu’un dysfonctionnement survient. Les attaques informatiques continuent à faire des ravages, et paralysent parfois pendant plusieurs jours les organismes victimes », contextualisent les organisateurs du colloque.

    L’objectif de cette session est d’apporter des réponses concrètes aux acteurs du secteur :

    • Comment le ministère accompagne les organismes du secteur, notamment dans le cadre de la feuille de route « accélérer le virage numérique » dans le cadre de la stratégie « ma santé 2022 » ?
    • Quelle est la réglementation en la matière ?
    • Que faire si un rançongiciel vise le système lui-même et les données patients ?
    • Comment mettre en place des solutions organisationnelles, juridiques ou techniques pour parer aux attaques malveillantes ?
  • Étude : les erreurs médicamenteuses pourraient être réduites par l’apprentissage automatique (JAMIA)

    Des chercheurs israéliens du Centre médical Sheba ont évalué une plateforme d’aide à la décision clinique basée sur l’intelligence artificielle (IA). La solution, baptisée « Medaware », recueille les données liées aux prescriptions médicamenteuses dans les dossiers électroniques et alertent en cas d’erreurs, de contre-indications ou encore de risques de dépendance. Testé pendant 16 mois, le système d’apprentissage automatique s’est révélé pertinent : 80 % des alertes étaient utiles sur le plan clinique et près de la moitié ont été suivis de pratiques correctives. Les résultats de cette étude* ont été publiés le 7 août 2019 dans le Journal of American Medical Informatics Association (JAMIA).

    Le lourd fardeau des erreurs médicamenteuses

    Entre 2013 et 2017, l’Agence nationale de sécurité du médicament a recensé plus de 12000 erreurs médicamenteuses. Parmi elles, 60 % ont été responsables d’effets indésirables, dont la moitié était grave. Aux États-Unis, elles font au moins un mort par jour et causent des lésions chez 1,3 million de personnes chaque année. Enfin, au niveau mondial, l’OMS estime le coût de ces erreurs à 42 milliards de dollars, soit près de 1 % de l’ensemble des dépenses de santé au niveau mondial. Or, potentiellement, toutes ces erreurs sont évitables. D’autant qu’elles surviennent souvent à cause de défaillances de systèmes de santé informatisés.

    De nombreux systèmes ont été mis en place pour prévenir de telles erreurs mais ils génèrent souvent un grand nombre d’alertes pour de « fausses erreurs », ce qui constitue un fardeau pour les équipes soignantes. Ces alertes seraient par conséquent ignorées dans la grande majorité des cas.

    L’IA repère les écarts de prescription

    Afin de resserrer les mailles du filet, des systèmes basés sur l’apprentissage automatique se sont développés. Parmi eux, la plateforme Medaware, qui exploite en continue les données recueillies dans les dossiers de santé électronique grâce à des algorithmes d’apprentissage automatique. L’hypothèse sous-jacente de cette solution est que la plupart des médecins fonctionnent bien la plupart du temps. En conséquence, les schémas de prescription de milliers de médecins traitant des millions de patients peuvent être utilisés pour déterminer le spectre de traitement « normal ». Une ordonnance s’écartant largement de ce spectre risque d’être erronée. Ainsi MedAware peut potentiellement détecter des erreurs de prescription, un risque de dépendance aux opioïdes, des contre-indications, etc.

    Chaque fois qu’un médecin entre une nouvelle ordonnance par le biais du système informatisé de saisie des commandes, le logiciel Medaware effectue une évaluation en temps réel du médicament prescrit par rapport au profil du patient spécifique et à jour. Lorsqu’il identifie un écart par rapport au spectre de traitement normal de patients similaires, il envoie une alerte au médecin, soulignant l’erreur potentiellement dangereuse. Le médecin peut répondre en acceptant ou en rejetant l’alerte. Le système garde également une trace de tous les médicaments actifs et fournit des alertes supplémentaires si de nouvelles données entrantes (telles que des analyses de sang, des procédures, des diagnostics, etc.) rendent l’un des médicaments actifs dangereux. Le système est évidemment auto-apprenant : une alerte rejetée de manière répétée n’est plus répétée, évitant ainsi la fatigue pour les soignants.

    80 % des alertes sont utiles

    Le Centre médical Sheba, qui est le plus grand hôpital d’Israël, a évalué la précision, la validité et l’utilité clinique des alertes d’erreur de médication générées par ce nouveau système. Le système surveillait toutes les ordonnances de médicaments rédigées pendant 16 mois. Le personnel du département a ensuite évalué toutes les alertes quant à leur exactitude, leur validité clinique et leur utilité. Le Centre médical Sheba est partenaire de la société Medaware.

    Les résultats de ces travaux ont été publiés le 7 août 2019 dans le Journal of American Medical Informatics Association (JAMIA).

    Résultats

    • 0,4 % des prescriptions ont fait l’objet d’une alerte.
    • 60 % des alertes ont été déclenchées après la délivrance d’un médicament suite à des changements dans l’état du patient.
    • 85 % des alertes ont été jugées exactes.
    • 80 % des alertes ont été considérés comme utiles cliniquement.
    • Dans 43 % des cas, des mesures correctrices ont été apportées.

    Les auteurs de l’étude estiment que ce système d’aide à la décision clinique utilisant une approche probabiliste d’apprentissage automatique « présentait une grande précision, une charge d’alerte faible et un taux de faux positifs faible, ce qui a entraîné des modifications dans les commandes ultérieures. »

    Évaluation positive d’Harvard

    Dans une étude antérieure publiée en 2017 dans le JAMIA, le système Medaware avait été évalué par des chercheurs de la Harvard Medical School. Les données de 800 000 patients avaient été analysées. Les trois quarts des alertes examinées dans les dossiers générées par le système de dépistage avaient été jugées valables et avaient permis d’identifier des erreurs potentielles de médication. Parmi ces alertes valides, la majorité (75,0 %) s’était avérée cliniquement utile.

  • Été 2019 : la start-up française Ubique crée un jeu vidéo pour la rééducation des enfants à domicile

    Health & Tech Intelligence revient sur l’actualité de l’été 2019.

    La start-up française Ubique vient de lancer Ubique Kids, un jeu vidéo pour la rééducation des enfants à domicile. Les exercices de rééducation sont rendus plus ludiques et motivants que ce soit chez l’ergothérapeute ou à domicile. L’application Ubique Kids et son tableau de bord donnent accès aux jeux vidéo. Le dispositif est complété par des bracelets dotés de capteurs connectés.

    Ses concepteurs sont partis du constat que la rééducation est toujours un moment délicat pour les parents et les ergothérapeutes. L’activité est perçue comme répétitive et douloureuse par les enfants. Ubique Kids est la première solution de la start-up qui ambitionne aussi d’aider les adultes, notamment les personnes âgées faisant de la rééducation motrice que cela soit après un accident vasculaire cérébral, un accident sportif, etc.

    Paralysie cérébrale : 3 enfants sur 1 000 touchés dès la naissance chaque année

    Près de 3 enfants sur 1 000 naissent chaque année en France avec une paralysie cérébrale, soit 125 000 personnes (communiqué). Ces enfants sont contraints à la rééducation motrice toute leur vie. Les séances de kinésithérapie et d’ergothérapie sont complexes, douloureuses et rébarbatives pour les enfants. Ils sont pris en charge dans les institut d’éducation motrice (IEM) ou dans les services d’éducation spéciale et de soins à domicile (SESSAD).

    Rendre la rééducation plus ludique

    L’idée d’Ubique Kids est née suite à la visite d’Ali Azadi (co-fondateur d’Ubique), en 2017, à un ami dans un centre de rééducation. Il réalise alors la dimension répétitive et douloureuse de la rééducation, notamment  pour les enfants avec une paralysie cérébrale.

    Avec Hassan Lahlou (co-fondateur d’Ubique), ils réfléchissent à une solution pour les rendre moins contraignantes. « Nous avons discuté avec des ergothérapeutes et des parents d’enfants avec une paralysie cérébrale tout au long du développement d’Ubique Kids, et écouté leurs souhaits », commentent-ils (communiqué).

    Rendre la rééducation plus ludique

    Ubique Kids transforme la rééducation en jeux pour les enfants atteints d’une paralysie cérébrale à l’aide de capteurs de mouvements connectés à une plateforme de jeux vidéo. La solution a été spécialement pensée pour les enfants souffrant de ce type de paralysie ou ayant subi un AVC (hémiparésie, etc.) pour une utilisation à domicile ou dans le milieu médical. À domicile, un mode multijoueur permet de jouer avec la famille.

    L’application donne accès aux jeux vidéo. Le tableau de bord permet de suivre la progression du patient à distance et sur le long terme. Les données sont cryptées et enregistrées dans le cloud dédiée à la solution. L’application, compatible iOS et Android, est fournie avec 2 capteurs et 4 bracelets, pour le mode multijoueur. Les capteurs de mouvements se connectent à l’appli via Bluetooth.

    Une solution éprouvée

    Lors de la phase de développement, l’application a été testée par un large panel d’enfants sous le regard et les conseils d’un ergothérapeute en IEM et à l’hôpital dans les établissements suivants : IEM de Richebourg, IEM La Croix Faubin, IEM Les Chemins de Traverse, IEM Château de Bailly, IEM Presles en Brie, IEM Saint Jean de Dieu, IEM La Passerelle, IEM Ellen Poidatz, IEM Neuilly de l’Association Notre Dame, IEM La Gentilhommière, IEM Noisy le Grand, IEM Bures Sur Yvettes l’Ormaille, CEM de Garches, Hôpital de Saint Maurice et Hôpital Henri‐Mondort ainsi qu’au Maroc et en Iran.

    L’IEM Croix Faubin intégrera dès septembre 2019 Ubique Kids au sein de son établissement afin de motiver les enfants dans leur rééducation.

  • Été 2019 : la FDA approuve l’appli de Voluntis, une plateforme de gestion des symptômes en oncologie

    Health & Tech Intelligence revient sur l’actualité de l’été 2019.

    Voluntis, société française spécialisée dans les logiciels thérapeutiques, vient de recevoir une autorisation de mise sur le marché par la Food and Drug Administration (FDA) pour son application mobile Oleena, conçue pour fournir aux personnes atteintes d’un cancer des recommandations personnalisées en temps réel afin de leur permettre de gérer au quotidien leurs symptômes. La solution est classée « comme un dispositif médical de classe II, s’inscrivant sous le régime de l’enforcement discretion défini par [l’administration américaine] », précise Voluntis dans un communiqué publié le 31 juillet 2019.

    L’application, qui repose sur des algorithmes cliniques, est un logiciel thérapeutique compagnon, basé sur des technologies web et mobile. Elle est présentée comme le premier logiciel « software-as-a-medical-device » (SaMD) autorisé pour une utilisation pour tous les types de cancer.

    Voluntis avait initialement pour objectif de développer un produit similaire avec Roche Pharma France axé sur le cancer du sein mais la collaboration a officiellement pris fin début 2019.

    Un coaching personnalisé et des informations sur demande

    L’application mobile Oleena est associée à un système de surveillance à distance des patients (télémédecine) et à un service d’accompagnement assuré par les équipes de soins.

    Concrètement, « une fois la solution prescrite par l’équipe soignant, les patients sont guidés en temps réel par des informations personnalisées, mentionnant ce qu’ils doivent savoir et faire à tout moment », explique Voluntis.

    Ces recommandations comprennent :

    • un coaching personnalisé pour la gestion des symptômes : il vise à aider les patients à éviter les événements douloureux et les plus répandus liés à leur maladie ainsi que les effets secondaires pouvant entraîner des interruptions de traitement telles que la douleur, la diarrhée et les nausées, ainsi que ceux altérant la vie quotidienne et la qualité de vie en général. L’objectif est aussi de réduire les visites évitables aux urgence et les hospitalisations ;
    • des instructions sur demande pour initier et doser les traitements symptomatiques sur la base du plan de soins préalablement défini avec les équipes de soins : « Ces dernières disposent, selon leurs besoins, d’informations contextualisées sur les symptômes du patient, de manière à intervenir où qu’il soit et quels que soient ses besoins », explique Voluntis.

    « La solution Oleena s’appuie sur Theraxium Oncology, la plateforme propriétaire de Voluntis, dédiée au développement de thérapies digitales en oncologie », précise la société.

  • Les start-ups françaises e-santé ont levé 19,8 millions d’euros en juillet-août 2019

    Les start-ups françaises spécialisées dans le secteur de la e-santé ont levé 19,8 millions d’euros en juillet et août 2019. Le plus important tour de table a été réalisé par Ablacare, une start-up medtech d’origine américaine basée à Paris, qui recueille 10 millions d’euros auprès de la société de capital-risque européenne Sofinnova Partners.

    La société va utiliser cette somme pour accélérer le développement clinique de son dispositif d’ablation par radiofréquence visant à restaurer l’ovulation chez les femmes atteintes du syndrome des ovaires polykystiques (PCOS). La technologie a été conçue pour être utilisée comme une alternative au forage ovarien, une chirurgie invasive éprouvée mais lourde. Elle pourrait aussi être exploitée comme une solution plus rapide que les thérapies par injection d’hormones, qui nécessitent plusieurs semaines de traitement. Ablacare souhaite démarrer rapidement des essais cliniques en Europe.

    La deuxième opération la plus conséquente de cette période creuse a été effectuée par Tribvn healthcare, qui a levé 5 millions d’euros dans le cadre d’une levée de fonds menée par LBO France à travers son fonds Digital Health 2. La start-up édite « une suite logicielle complète d’imagerie combinant station de travail, aide au diagnostic et télémédecine« , indique-t-elle dans un communiqué. Ce tour de table va permettre à la société d’enrichir ses solutions des dernières innovations technologiques tirées du cloud et de l’intelligence artificielle (IA) ainsi que d’accélérer son développement commercial international.

    À noter par ailleurs à l’international la levée de fonds de série A réalisée par The Carevoice, une start-up insurtech basée à Shanghai (Chine) fondée en 2014 par l’entrepreneur français Sébastien Gaudin (ex Sanofi) avec Jan Velich et Neil Liang. Le montant de l’opération n’a pas été officiellement dévoilé mais la société a cependant révélé à la presse qu’il s’agissait d’un tour de table de l’ordre de 10 millions de dollars US (9 M€). The Carevoice propose aux assureurs des solutions mobiles SaaS pour leur permettre de numériser le parcours de leurs clients dans les domaines de l’assurance et de la santé. Avec la somme récoltée, la start-up envisage d’investir dans la R&D, notamment dans l’optique d’améliorer son système d’exploitation Carevoice OS.

  • DATA : Les start-ups françaises e-santé ont levé 19,8 millions d’euros en juillet-août 2019

    Les start-ups françaises spécialisées dans le secteur de la e-santé ont levé 19,8 millions d’euros en juillet et août 2019. Le plus important tour de table a été réalisé par Ablacare, une start-up medtech d’origine américaine basée à Paris, qui recueille 10 millions d’euros auprès de la société de capital-risque européenne Sofinnova Partners.

    La société va utiliser cette somme pour accélérer le développement clinique de son dispositif d’ablation par radiofréquence visant à restaurer l’ovulation chez les femmes atteintes du syndrome des ovaires polykystiques (PCOS). La technologie a été conçue pour être utilisée comme une alternative au forage ovarien, une chirurgie invasive éprouvée mais lourde. Elle pourrait aussi être exploitée comme une solution plus rapide que les thérapies par injection d’hormones, qui nécessitent plusieurs semaines de traitement. Ablacare souhaite démarrer rapidement des essais cliniques en Europe.

    La deuxième opération la plus conséquente de cette période creuse a été effectuée par Tribvn healthcare, qui a levé 5 millions d’euros dans le cadre d’une levée de fonds menée par LBO France à travers son fonds Digital Health 2. La start-up édite « une suite logicielle complète d’imagerie combinant station de travail, aide au diagnostic et télémédecine« , indique-t-elle dans un communiqué. Ce tour de table va permettre à la société d’enrichir ses solutions des dernières innovations technologiques tirées du cloud et de l’intelligence artificielle (IA) ainsi que d’accélérer son développement commercial international.

    À noter par ailleurs à l’international la levée de fonds de série A réalisée par The Carevoice, une start-up insurtech basée à Shanghai (Chine) fondée en 2014 par l’entrepreneur français Sébastien Gaudin (ex Sanofi) avec Jan Velich et Neil Liang. Le montant de l’opération n’a pas été officiellement dévoilé mais la société a cependant révélé à la presse qu’il s’agissait d’un tour de table de l’ordre de 10 millions de dollars US (9 M€). The Carevoice propose aux assureurs des solutions mobiles SaaS pour leur permettre de numériser le parcours de leurs clients dans les domaines de l’assurance et de la santé. Avec la somme récoltée, la start-up envisage d’investir dans la R&D, notamment dans l’optique d’améliorer son système d’exploitation Carevoice OS.

    Le tableau présentant le détail des levées de fonds réalisées par les start-ups françaises en e-santé au mois de juillet et août 2019 est accessible dans la rubrique « Data » via ce lien.

  • La MGEFI (Groupe Vyv) propose à ses adhérents un service de téléconsultation avec MesDocteurs

    La Mutuelle générale de l’économie et des finances (MGEFI), qui fait partie du Groupe Vyv, propose à ses près de 300 000 adhérents un service de téléconsultation médicale. Depuis le 29 juillet 2019, ces derniers bénéficient d’un accès à la plateforme MesDocteurs, dont Vyv est désormais l’actionnaire majoritaire, 7 jours sur 7, 24 heures sur 24 et en illimité, précise le groupe dans un communiqué publié le 27 août.

    Par ce biais, ils peuvent consulter des médecins généralistes ou spécialistes avec un smartphone, une tablette ou un ordinateur de manière rapide, la durée moyenne d’attente étant inférieure à 2 minutes, indique la mutuelle. L’échange peut être réalisé en visioconférence, en audio ou en chat. À l’issue de la consultation, le médecin a la possibilité d’établir une ordonnance si cela s’avère nécessaire et d’envoyer au patient un compte rendu de la consultation pour qu’il puisse le transmettre à son médecin traitant.

    « La consultation se déroule dans un espace connecté et sécurisé afin de respecter la confidentialité de l’échange ainsi que des données de santé du patient », est-il noté dans le communiqué.

    Le service est inclus dans l’ensemble des contrats santé de la MGEFI.

    La MGEFI est l’une des mutuelles fondatrices du Groupe Vyv

    La MGEFI, qui propose une offre santé, prévoyance et services, est la seule mutuelle référencé par les ministères Économique et Financier pour la protection sociale de leurs agents, indique le Groupe Vyv.

    Elle est présidée par Serge Brichet, qui est aussi président de la Mutualité de la fonction publique (MFP).

    Chiffres et date clés :

    • 2007 : création ;
    • 330 000 adhérents ;
    • 200 collaborateurs ;
    • 2017 : création du Groupe Vyv, dont la MGEFI est l’une des mutuelles fondatrices.