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  • Cegedim cède sa filiale Pulse (US) au groupe américain CareTracker

    Cegedim, spécialiste français de l’édition de logiciel notamment dans le domaine de la santé, cède à la société Harris Caretracker (Harris Computer Systems) la quasi-totalité du fonds de commerce de Pulse Systems, sa filiale basée aux États-Unis détenue à 100 %. Le montant du rachat n’a pas été dévoilé.

    Dans le cadre de cette opération, annoncée par communiqué le 28 août 2019 avant l’ouverture de la Bourse, « les solutions et services logiciels, les services de RCM (Revenue Cycle Management, processus utilisé par les systèmes de santé aux États-Unis pour suivre les revenus des patients), tous les contrats clients, une partie des contrats fournisseurs et une grande partie du personnel ont été transférés à l’acquéreur », précise la société.

    Intégrer Pulse au sein d’un groupe bien implanté en Amérique du Nord permettra à la société de poursuivre son développement « dans les meilleures conditions », commente Cegedim, qui indique qu’il va ainsi pouvoir recentrer ses activités sur l’Europe, dont le Royaume-Uni, et améliorer son profil financier.

    Cette cession pourrait entraîner « une dépréciation d’actif de l’ordre de 20 millions d’euros« , ajoute Cegedim. Davantage d’informations seront communiquées lors de la publication des résultats du premier semestre, le 19 septembre.

    En 2018, Pulse a contribué au chiffre d’affaires de Cegedim à hauteur de 11,3 millions d’euros et négativement à l’EBITDA et à l’EBIT courant du groupe. La société Pulse Systems Inc sera liquidée au cours des mois prochains.

  • Été 2019 : Ely Lilly (US) lance un challenge health tech sur les maladies intestinales inflammatoires

    Health & Tech Intelligence revient sur l’actualité de l’été 2019.

    Le groupe pharmaceutique américain Ely Lilly and Company (Lilly) lance un challenge open innovation pour encourager les innovateurs américains (particuliers et sociétés) à identifier et à soumettre des solutions numériques novatrices visant à améliorer le traitement des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI), telles que la maladie de Crohn.

    Baptisé « Transforming IBD Care: Better disease monitoring, management, and care for people with inflammatory bowel disease« , le challenge se concentre sur l’innovation en matière de surveillance de la maladie, de gestion de l’état de santé des patients et d’amélioration des soins des MICI.

    Dans le cadre de ce défi, lancé le 8 août 2019, le groupe est à la recherche de nouvelles solutions exploitant les technologies et les systèmes actuels les plus innovants (applications mobiles, capteurs et dispositifs portables, dispositifs de distribution de médicaments connectés, surveillance en temps réel, algorithmes, jeux numériques, etc.).

    Le formulaire de candidature, comprenant des informations supplémentaires sur les critères, l’éligibilité et les conditions du défi, est disponible sur le site Medstro.com, accessible via ce lien. Les dossiers seront acceptés jusqu’au 30 septembre 2019 à 23h59 (Eastern Time).

    MICI : environ 3 millions d’Américains diagnostiqués

    « Lilly investit dans des solutions numériques pouvant aider les personnes atteintes de maladies chroniques, telles que les MICI, à mieux gérer leur propre santé. L’innovation étant présente partout, ce défi vise à identifier des idées audacieuses en dehors de nos murs et à collaborer sur des moyens de proposer de nouvelles solutions à ceux qui en ont le plus besoin, commente Divakar Ramakrishnan, Ph.D., responsable des technologies numériques à Lilly (communiqué). Environ 3 millions d’Américains ont déclaré avoir reçu un diagnostic de MICI*, et Lilly s’est engagé à relever le défi de cette maladie par la science et l’innovation. Nous recherchons des innovateurs numériques pour nous rejoindre. »

    Les 5 finalistes seront dévoilés en novembre 2019

    • Les juges, composés d’un groupe d’experts de Lilly et de spécialistes externes, évalueront toutes les candidatures jusqu’en octobre 2019 ;
    • 5 finalistes seront dévoilés d’ici début novembre. Ils seront sélectionnés en fonction :
      • de l’impact de leur idée ;
      • du caractère innovant de leur produit ;
      • de la faisabilité technique de leur projet ;
      • de la capacité de la solution à répondre aux besoins à long terme des personnes atteintes d’une MICI.

    Un prix de 50 000 dollars et une collaboration avec Lilly à la clé

    Le lauréat du concours sera annoncé au 4ème trimestre 2019. Il se verra attribuer 50 000 USD (45 000 €) et la possibilité de co-développer sa solution avec Lilly.

  • USA : NTT Data s’allie à Google Cloud pour développer des solutions basées sur le cloud et l’IA

    NTT Data Services, entreprise de services technologiques parmi les leaders mondiaux, collabore avec Google Cloud pour développer des solutions de santé nouvelle génération afin d’améliorer l’expérience patient, tout en créant des opérations plus efficaces ainsi qu’en réduisant les coûts pour les prestataires de soins et les régimes de santé.

    Dans le cadre de cette collaboration, annoncé par NTT dans un communiqué publié le 27 août 2019, le groupe américain va travailler avec le géant de l’internet sur des offres numériques dans les domaines du cloud, de l’analyse de données et de l’intelligence artificielle (IA), en particulier le machine learning (apprentissage automatique). L’objectif est de permettre aux fournisseurs d’accéder plus facilement aux informations et aux solutions nécessaires pour améliorer les résultats des patients.

    Ces solutions vont également aider les régimes de santé à mieux s’engager auprès de leurs membres et des fournisseurs « dans un environnement caractérisé par l’évolution rapide des modèles de paiement, des réglementations et de la technologie », commente NTT, précisant qu’il envisage de partager davantage d’informations sur ces nouveaux produits plus tard cette année.

    NTT Data, n°2 des fournisseurs de services informations dans le secteur des soins

    Les solutions de santé NTT Data prennent en charge près de 80 millions de médecins, de patients et d’employés aux États-Unis seulement, indique la société dans son communiqué.

    La société d’analyse HfS Research a récemment classé l’entreprise au deuxième rang des fournisseurs de services informatiques dans le secteur des soins les plus importants et les plus expérimentés au monde (n°1 des fournisseurs et n°1 en termes de couverture géographique).

    Une société spécialisée en value-based healthcare

    L’entreprise, qui est récemment devenu un partenaire « Google Cloud Premier », s’est engagée à accélérer les soins basés sur la valeur (value-based healthcare) en fournissant des services de base en matière de technologie, d’infrastructure, d’application, de processus métier et de sécurité, générant des gains d’efficacité dans l’ensemble de l’écosystème de la santé.

    La société propose des solutions sectorielles ciblées à plus de 45 systèmes de santé, 50 plans de santé, 50 clients du secteur des sciences de la vie et 40 000 cliniciens, précise-t-elle. Ces dernières concernent notamment les domaines de l’implication des patients, de la gestion de la relation client, de la santé de la population mais aussi des analyses, des support des infrastructures et du cloud ainsi que des innovations en matière d’automatisation des soins, .

  • L’université Paris Descartes va ouvrir un DU sur l’IA appliquée en santé en 2020 (ouvert aux PS)

    L’université Paris Descartes va ouvrir un nouveau diplôme universitaire (DU) spécialisé en intelligence artificielle (IA) appliquée à la santé. 35 étudiants pourront suivre la formation, qui se déroulera entre janvier et juillet 2020. Ils travailleront sur 15 modules d’enseignement, soumis au contrôle continu (après chaque module) et portant, entre autres, sur les données de santé, l’imagerie, la robotique, la médecine personnalisée et la télémédecine.

    Ce DU de niveau master 1 propose un programme de 90 heures en présentiel et de 15 heures de travail personnel. Il s’adresse aux étudiants de 2e et 3e cycles en santé, en informatique, en mathématiques et en sciences humaines et sociales ainsi qu’aux étudiants issus d’écoles de commerce et d’écoles d’ingénieurs. Il est également ouvert aux professionnels de santé qui ne disposent pas d’un niveau suffisamment élevé en mathématique ou en informatique pour rejoindre un cursus d’ingénieur.

    Ce diplôme universitaire est porté par les professeurs Guillaume Assié, endocrinologue à l’hôpital Cochin (AP-HP), et Stéphanie Allassonniere (Paris Descartes).

    Les dossiers de candidatures peuvent être déposées jusqu’au 6 janvier 2020 sur une plateforme en ligne, accessible via ce lien.

    Objectifs du DU

    Objectif général du DU : Promouvoir l’IA en Santé :

    • pour des meilleurs soins, plus d’humanité et à un meilleur coût ;
    • pour accompagner les changements liés à l’IA en Santé, sociétaux, techniques et professionnels.

    Objectifs pour les étudiants du DU :

    • comprendre les enjeux de l’IA en santé pour être en mesure de coordonner un projet d’IA en santé ;
    • permettre une approche systémique de l’IA en santé, des parties prenantes ;
    • bénéficier des connaissances des dernières approches applicatives du secteur ;
    • appréhender un modèle économique, organisationnel, règlementaire et éthique pérenne.

    Programme

    Module 1 : démystifier l’IA en santé

    • introduction générale à l’IA en santé.

    Module 2 : centres de données médicales

    • utiliser l’IA pour générer des bases de données structurées à partir de dossiers médicaux de vie réelle ;
    • implications en santé publique (informatique médicale, épidémiologie, administration).

    Module 3 : comportements

    • utiliser l’IA pour analyser les comportements humains ;
    • implications en santé / spécialités : psychiatrie, toutes les spécialités.

    Module 4 : automédecine

    • utiliser l’IA pour évaluer et promouvoir la santé individuelle sans l’aide d’un médecin ; focus sur les devices, les applications , et les informations disponibles pour le grand public ;
    • implications en santé / spécialités : toutes les spécialités.

    Module 5 : databases omic*

    • utiliser l’IA pour analyser les données de très grande dimension ; explorer la structure des données ; lien entre les différentes omics et le devenir clinique ;
    • implications en santé/spécialités : toutes les spécialités.

    Module 6 : veille sanitaire

    • comment l’IA peut améliorer la pharmacovigilance et la pharmacoépidémiologie ;
    • Implications en santé/spécialités : toutes les spécialités.

    Module 7 : avatar

    • utiliser la biologie de système pour modéliser les organes et l’organisme de chaque individu, avec optimisation des modèles à partir de ses données personnelles de santé ;
    • implications en santé/spécialités : toutes les spécialités.

    Module 8 : imagerie

    • utiliser l’IA pour analyser les images et vidéos ;
    • implications en santé/spécialités : toutes les spécialités « morphologiques » (radiologie, anatomo-pathologie, ophtalmologie, endoscopie).

    Module 9 : inspection

    • utiliser l’IA pour analyser des images et des vidéos correspondant à ce qu’un médecin peut voir (inspection) ;
    • implications en santé/spécialités : toutes les spécialités.

     Module 10 : utilisation de données non médicales pour la Santé

    • utiliser l’IA pour capturer des informations ayant un impact sanitaire à partir de données publiques (réseaux sociaux, pollution, etc.) ;
    • implications en santé/spécialités : santé publique (épidémiologie).

    Module 11 : robots

    • dans quelle mesure les robots peuvent être utilisés comme des effecteurs de l’IA en Santé ?
    • implications en santé/spécialités : chirurgie, prise en charge de la dépendance, toutes les spécialités.

    Module 12 : télémédecine

    • IA qui contribue à améliorer l’interaction à distance entre le patient et le médecin ;
    • implications en santé/spécialités : toutes les spécialités.

    Module 13 : médecine personnalisée

    • comment l’IA peut aider les médecins à choisir le meilleur traitement et la meilleure surveillance pour un patient donnée ;
    • implications en santé/spécialités : toutes les spécialités.

    Module 14 : organisation médicale

    • comment l’IA peut aider l’organisation sanitaire (gestion hospitalière des lits, des flux de patients…) ;
    • implications en santé/spécialités : gestion hospitalière.

    Module 15 : formation médicale

    • outils d’IA pour améliorer la formation médicale ; formation des futures médecins aux outils à base d’IA ;
    • implications en santé/spécialités : toutes les spécialités.

    Équipe pédagogique

    • Guillaume Assie ;
    • Stéphanie Allassonière ;
    • Mehdi Benchoufi;
    • Jean-Emmanuel Bibault;
    • Anita Burgun ;
    • Antoine Feydi ;
    • Roman-Hossein Khonsari ;
    • Marie-France Mamzer-Bruneel ;
    • Laurent Marchand ;
    • David Gruson;
    • Anne-Sophie Jannot ;
    • Raphaël Porcher.
  • EBIT

    Earnings Before Interest and Taxes (bénéfice avant intérêts et impôts, BAII)

  • Influence for Health : le 15 octobre 2019 à Paris

    La deuxième édition de la soirée Influence for Health se tiendra le 15 octobre 2019 à partir de 19 heures à Paris. Dédié aux influenceurs santé, l’événement est coorganisé par Orange Healthcare, RCA Factory et Buzz e-santé, en partenariat avec le Réseau communication santé, le Festival de la communication santé et What’s Up Doc. La soirée constituera « un moment d’échange privilégié » avec ces nouveaux acteurs de la santé digitale, indiquent les organisateurs.

    « En 2019, patients et professionnels de santé s’engagent sur tous les réseaux sociaux pour délivrer des conseils de vie, des messages touchants ou des encouragements pour surmonter la maladie, contextualisent-ils. Les réseaux sociaux et le digital transforment en profondeur l’expression des patients et des prescripteurs qui deviennent de véritables influenceurs ». Au cours de cette soirée, les organisateurs présenteront comment les patients et les professionnels de santé utilisent les réseaux sociaux pour sensibiliser, mobiliser, apporter du soutien et changer le regard sur une pathologie.

    Les inscriptions, gratuites, doivent être réalisées sur le site Eventbrite.fr, accessible via ce lien.

    Pré-programme

    19.00 : Accueil

    19h30 : Introduction par Emmanuelle Pierga, directrice de la communication d’Orange Healthcare

    19h35 : Martin Petit : « Comment Instagram lui a permis de surmonter son handicap ? »

    19h45 : Intervention d’un professionnel de santé influenceur (TBD)

    19h55 : Karine Lévy-Heidmann : « Réseaux sociaux et mobilisation face au cancer »

    20h05 : Vincent Meslet : « Comment les réseaux sociaux l’ont aidé dans son activité de kinésithérapeute ostéopathe ? »

    20h15 : chaîne Diab’Aide : « Parler de son quotidien de diabétique sur YouTube »

    20h25 : Intervention d’un patient influenceur (TBD)

    20h30 : Conclusion par David Réguer, directeur général de RCA Factory et Rémy Teston, fondateur de Buzz e-santé

    À partir de 20h40 : networking et DJ Set

  • Éte 2019 : le CHU de Bordeaux suit son centième patient avec Satelia

    Health & Tech Intelligence revient sur l’actualité de l’été 2019.

    Après plusieurs mois de collaboration, la plateforme de télésurveillance Satelia a intégré le centième patient du CHU de Bordeaux. Il s’agit d’une solution co-développée avec le CHU de Bordeaux qui assure le lien patient-soignant dans le cadre du suivi à domicile. Elle a été initialement déployée en chirurgie ambulatoire en mars 2018 au sein de l’établissement bordelais. Satelia est désormais agréé pour la télésurveillance des patients insuffisants cardiaques chroniques (l’insuffisance cardiaque touche 1,1 million de Français). La solution est remboursée à 100 % par la Sécurité sociale. Elle est intégré dans une quinzaine de centre de soins.

    Actuellement, une cinquantaine de CHU, CH, cliniques et cabinets utilise Satelia pour le suivi de leurs patients, indique Nicolas Pagès, interne en anesthésie-réanimation et co-fondateur de la société, dans un communiqué publié le 13 août 2019.

    Objectif : rassurer et améliorer le suivi

    L’idée de Nicolas Pages, en créant la plateforme de télésuivi en chirurgie ambulatoire en novembre 2017, est d’abord de rassurer le patient avant son hospitalisation mais aussi de le suivre après son séjour avec un lien continu entre son domicile et l’hôpital.

    Par le biais de la plateforme Satelia, le patient accède à des informations et consignes pour son hospitalisation future via un lien envoyé par SMS. Une fois chez lui, après l’opération, il répond à des courts questionnaires afin de communiquer son état à l’équipe hospitalière.

    « En insuffisance cardiaque, 90 % des personnes que nous suivons ont entre 65 et 85 ans et notre solution est très appréciée du fait de sa simplicité », explique Nicolas Pages (communiqué). Pour utiliser la plateforme, le patient n’a qu’à remplir un formulaire de 8 questions sans télécharger d’application. Coté professionnel de santé, l’usage de la solution nécessite une formation de moins d’une heure. Via le tableau de bord, le médecin suit l’état de ses patients et les éventuelles complications avec un code couleur (vert, orange ou rouge selon le risque). Satelia est interopérable avec les dossiers des patients.

    Des algos prédictifs pour détecter les symptômes annonciateurs de complications

    Basée sur l’utilisation d’algorithmes prédictifs, Satelia poursuit un triple objectif : mieux informer les patients atteints d’insuffisance cardiaque mais aussi mieux détecter les éventuelles complications et mieux soigner, tout en renforçant le lien patient-soignant. La plateforme a ainsi pour but d’améliorer le suivi, de mieux informer le patient et de diminuer le risque d’hospitalisation. Le système a été conçu pour détecter les symptômes annonciateurs de complications, les analyser puis transmettre l’information recueillie au médecin afin d’éviter une aggravation.

    La plateforme est modulable et multisupport. Elle est traduite en 6 langues et ambitionne de s’ouvrir à d’autres maladies chroniques.

  • Été 2019 : 11 Espic s’associent et lancent une plateforme afin de faciliter les essais industriels

    Health & Tech Intelligence revient sur l’actualité de l’été 2019.

    11 établissements de santé privés d’intérêt collectif (Espic) adhérents à la Fehap se sont unis en une association dédiée à la recherche clinique, baptisée « Respic » (Recherche en Espic). Cette nouvelle organisation, dont la création est soutenue par la fédération, est présidée par Jean-Patrick Lajonchère, directeur général de la Fondation Hôpital Paris Saint-Joseph.

    « La première action de Respic est la création d’une plateforme à destination des industriels« , indique la Fehap dans un communiqué publié le 9 juillet 2019. La solution a pour objectif d’orienter ces derniers à faciliter le déroulement des essais cliniques concernant les médicaments et les dispositifs médicaux. « Le principe est simple : apporter une visibilité sur les ressources et les files actives des membres grâce à une cartographie et à des retours directs des services de l’information médicale en cas de demandes plus spécifiques, précise la Fehap. En parallèle, les industriels pourront continuer à s’adresser en direct aux établissements selon leur souhait. »

    Par ailleurs, l’association va instaurer des pôles ressources afin de renforcer les compétences des membres (vigilance, méthodologie, juridique, valorisation…) tout en améliorant les procédures et l’assurance qualité. Pour l’instant, l’association n’est pas employeur et chaque établissement met à disposition des personnes qu’il emploie lui-même, indique Jean-Patrick Lajonchère (source : APM).

    Une association pour participer au développement de la recherche clinique

    La fédération avait annoncé en juillet 2018 sa volonté de créer une structure pour coordonner et développer la recherche dans ses Espic. La nouvelle association a été créée en avril mais elle a décidé de patienter quelques mois avant d’annoncer officiellement sa création pour avoir des annonces concrètes à relayer (source : APM).

    11 établissements adhérents à la fédération se sont regroupés au sein de Respic, avec le soutien de la fédération :

    • l’Association hôpital Foch à Suresnes (Hauts-de-Seine)
    • le Centre hospitalier Saint-Joseph-Saint-Luc à Lyon
    • la Fondation hôpital Paris-Saint-Joseph
    • la Fondation ophtalmologique Adolphe-de-Rothschild à Paris
    • le Groupement des hôpitaux de l’institut catholique de Lille (GHICL)
    • le Groupe hospitalier Diaconesses-Croix-Saint-Simon à Paris
    • le Groupe hospitalier mutualiste de Grenoble
    • l’Hôpital européen à Marseille
    • l’Hôpital privé Marie-Lannelongue au Plessis-Robinson (Hauts-de-Seine)
    • l’Hôpital Saint-Joseph à Marseille
    • l’Institut mutualiste Montsouris à Paris.

    8 axes de travail

    L’association s’est fixée 8 axes de travail, précise à APM Julie Boissier-Lainé, adjointe à la direction de l’offre de soins et de la coordination des parcours de santé de la Fehap, chargée de la recherche, de la référence et du recours.

    En dehors de la mise en place d’une plateforme à destination des industriels, Respic travaillera sur la qualité, la vigilance, la méthodologie/les bio-statistiques/l’économie de la santé, les bases de données (Health Data Hub), le juridique/la valorisation, le monitoring et les collections.

    Une plateforme d’échange de type guichet unique

    Depuis avril, l’association a travaillé sur le développement d’une plateforme d’échanges type « guichet unique » pour les industriels, les procédures associées, la structuration du site et le recueil des informations des établissements adhérents, l’objectif étant de répondre à un besoin identifié avec le Snitem et avec le Leem (source : APM).

    Afin d’accéder à la plateforme, les industriels doivent répondre à un questionnaire pour recevoir une invitation.

    La plateforme est basée sur l’outil Teams de Microsoft, qui est administré conjointement par le Groupe hospitalier Paris-Saint-Joseph et l’Hôpital privé Marie-Lannelongue, respectivement responsable des demandes concernant les médicaments et responsable des demandes concernant les dispositifs médicaux.

    La plateforme relie des données (investigateurs, coordonnées des services, adresses email, etc.) qui seront utiles pour les autres projets de Respic, indique Jean-Patrick Lajonchère, président de l’association (source : APM).

    Respic en chiffres (données consolidées pour l’année 2017)

    • 11 établissements fondateurs ;
    • 1 739 publications ;
    • 899 médecins ayant publié en 2017 ;
    • 326 essais cliniques interventionnels promus en interne ;
    • participation à 857 essais en promotion externe ;
    • 9 626 inclusions dans des essais interventionnels ;
    • plus de 91 % d’essais industriels clos avec inclusion.
  • Été 2019 : le Premier ministre charge le DG d’Orange Cyberdefense de réfléchir à un « campus cyber »

    Le Premier ministre Édouard Philippe charge Michel Van Den Berghe, directeur général d’Orange Cyberdefense, d’une mission de préfiguration visant à émettre des propositions sur la création d’un « campus cyber », un haut-lieu français de la cybersécurité regroupant les différents acteurs du secteur.

    « Vos réflexions pourraient notamment permettre d’évaluer l’intérêt d’une plateforme de mutualisation de données sectorielles et de partage de connaissances sur l’état de la menace, est-il indiqué dans la lettre de mission signée par le Premier ministre (source : AFP). Vous pourriez également proposer plus largement les mises en commun de moyens, physiques et numériques [dans le « campus cyber »] ».

    Le CyberSpark, un centre israélien qui rassemble gouvernement, entreprises et universités est présenté comme un « exemple inspirant » dans cette même lettre.

    Michel Van Den Berghe devra présenter les résultats de sa mission avant la fin de l’automne 2019, est-il précisé. Le Premier ministre demande à l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi) d’apporter « tout le soutien nécessaire » à cette mission.

  • Asie : le gouvernement singapourien engage Fitbit pour un projet de santé « smart nation »

    Fitbit signe un accord majeur avec le gouvernement singapourien. Le Conseil de la promotion de la santé de Singapour (Health Promotion Board, HPB) a engagé la société américaine, spécialisée dans les moniteurs d’activité physique et autres objets connectés, afin d’entreprendre un projet visant à améliorer la santé de la population. Il s’agit de la première intégration majeure du logiciel et de la technologie de Fitbit dans un programme national de santé publique à l’échelle mondiale.

    Le projet, baptisé « Live Healthy SG », fait partie de l’initiative « smart nation » de la cité-État, qui a pour objectif d’assurer la pérennité de l’économie et d’aider les entreprises locales à passer au numérique. Il a été spécialement conçu pour Singapour par Fitbit et le HPB pour motiver les Singapouriens à adopter des habitudes plus saines dans les domaines de l’activité physique, du sommeil, de la nutrition et du bien-être.

    Les Singapouriens pourront se pré-inscrire vers la mi-septembre 2019 au programme, dont le lancement est prévu pour octobre, indique Fitbit.

    Tout l’écosystème d’appareils et de services portables de Fitbit utilisé

    Dans le cadre de Live Healthy SG, tout l’écosystème d’appareils et de services portables de Fitbit, notamment des programmes, des conseils et un accompagnement santé personnalisé sera utilisé afin d’offrir aux participants une expérience santé personnalisée par le biais du nouveau service premium de l’entreprise.

    Pas de partage des données sans le consentement des participants

    Les participants auront la possibilité de partager leurs données avec le Conseil de la promotion de la santé afin de fournir des informations détaillés sur le projet et contribuer à davantage de programmes de promotion de la santé au sein de la cité-État. Ces données ne seront accessibles que si les citoyens concernés ont donné leur consentement pour leur utilisation, précise Fitbit.