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  • IA : les développeurs de dispositifs peuvent désormais certifier qu’ils sont éthiques et responsables

    Témoigner que l’intelligence artificielle (IA) développée dans un dispositif est gérée “de manière éthique et responsable” : c’est le but de la norme volontaire ISO/IEC 42001 qui a été publiée par l’International Organization for Standardization (ISO) en décembre 2023 et qui pourra être obtenue par les développeurs de technologies ou de dispositifs utilisant l’IA pour prouver que “l’humain conserve toujours le dessus sur la machine”.

    Une certification valide 3 ans

    L’organisme de certification et d’évaluation de systèmes, services, produits et de personnes en France, Afnor, indique que cette norme – qui peut aussi être considérée comme un référentiel bien qu’elle ne soit imposable qu’aux éditeurs qui souhaitent s’y plier – permet à ces derniers de certifier, pour une durée de 3 ans, que leur dispositif a été développé de manière responsable et que son utilisation respecte les principes fixées en matière :
    📌 de protection des données ;
    📌 de spécification des informations utilisées pour nourrir l’IA ;
    📌 de robustesse ;
    📌 mais aussi de transparence et d’explicabilité.

    Une norme qui va pouvoir accompagner l’IA Act

    Alors qu’un accord provisoire a été obtenu entre le Conseil et le Parlement européens, le 9 décembre 2023, pour mettre en place des règles harmonisées sur l’utilisation de l’IA dans l’Union européenne et de “favoriser le développement et l’adoption d’une IA sûre et digne de confiance sur le marché unique de l’UE par les acteurs privés et publics”, cette norme certifiante ISO pourrait elle aussi favoriser ces aspects puisqu’elle partage les mêmes objectifs que la future législation européenne.

    Cependant, l’objectif de ce genre de norme “n’est pas de brider l’innovation”, comme l’explique Paul Houzé, chargé de la normalisation chez Microsoft, mais plutôt de l’accompagner “en fixant des principes partagés, qui font consensus et tracent la voie à suivre” afin de favoriser l’innovation tout en contenant au mieux les risques qui peuvent en émaner.

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  • USA : Lilly digitalise la livraison de médicaments et les consultations pour les maladies chroniques

    Lilly lance LillyDirect, une solution digitale pour aider les patients aux Etats-Unis souffrant d’obésité, de migraine et de diabète. LillyDirect offre :
    📌 des outils de gestion de maladies, incluant l’accès à des prestataires de soins ;
    📌 un support personnalisé ;
    📌 et une livraison à domicile de médicaments sur ordonnance grâce à des pharmacies tierces.

    « Le système de santé américain est complexe avec des fardeaux auxquels les patients font face lorsqu’ils ont une maladie chronique. Avec LillyDirect, notre but est d’enlever certaines de ces entraves en simplifiant l’expérience patient afin d’améliorer leurs résultats », explique David A. Ricks, CEO de Lilly. 

    LillyDirect permet ainsi au patient d’éviter les longs trajets pour aller voir un médecin et diminue le temps d’attente pour obtenir son rendez-vous. Le patient choisit directement sur le site le médicament prescrit par son médecin traitant. Cependant, afin d’être remboursé, il doit demander à sa mutuelle une autorisation préalable, souvent appuyée par un diagnostic du médecin auparavant.

    Un service de soins et de médicaments totalement digitalisés

    Pour les patients souffrant de maladies chroniques comme l’obésité, la migraine ou le diabète, LillyDirect propose les fonctions suivantes :
    ➡️ une pharmacie digitale pour choisir les médicaments Lilly prescrits, approvisionnés par des pharmacies tierces en ligne, permettant aux patients de les recevoir chez eux ;
    ➡️ de l’éducation sur les états pathologiques et sur les soins pour aider à soutenir les patients dans leur période de guérison ;
    ➡️ un accès à des téléconsultations indépendantes en complément de la première équipe de soin ou une alternative à la consultation présentielle pour certaines pathologies ;
    ➡️ un outil de recherche indépendant permettant aux patients de trouver des médecins à proximité de leur domicile, s’ils préfèrent la consultation en personne.

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  • [DATA] Norvège : quelle stratégie en santé numérique & data ? Des ambitions à l’horizon 2030

    La Norvège fait partie des pays pionniers en matière de télémédecine avec un premier déploiement dès les années 1990. En 2024, le gouvernement accorde à la santé numérique un budget total de 110 M€ sur 6 ans.


    En janvier 2023, Mariann Hornnes, directrice adjointe e-santé à la Helsedirektoratet, la Direction norvégienne de la santé, a dévoilé la stratégie nationale norvégienne de e-santé 2023-2030. Cette dernière vise à améliorer la qualité et augmenter l’efficacité des soins tout en les rendant plus accessibles. La vision stratégique adoptée par les autorités du pays a été formulée comme suit : « Ensemble pour des services complets, sûrs et innovants qui favorisent l’autonomie en matière de santé et de soins. »

    L’élaboration de cette stratégie a bénéficié de la participation active de plus de 60 intervenants et parties prenantes, représentant divers segments du secteur de la santé. Parmi ces contributeurs figuraient des associations de patients et de consommateurs, des professionnels de la santé, des prestataires de soins, des représentants de la recherche et de l’industrie.

    Pour la Norvège, la numérisation du secteur de la santé vise à promouvoir 3 axes principaux :
    🎯 la qualité et la cohérence des services ;
    🎯 la durabilité du secteur de la santé ;
    🎯 et la force d’innovation.

    Une orientation vers le citoyen et le professionnel de santé

    L’ambition derrière les axes stratégiques du plan national annoncé se décline en 5 objectifs stratégiques centrés sur le patient et le professionnel de santé :
    1️⃣ la participation active à sa propre santé et à celle de ses proches ;
    2️⃣ facilitation de la journée de travail ;
    3️⃣ l’utilisation des données de santé pour le renouvellement et l’amélioration ;
    4️⃣ le partage des informations disponibles et une collaboration renforcée ;
    5️⃣ le développement de la coopération et des instruments renforçant la mise en œuvre.

    Une première stratégie e-santé en 2017

    En Norvège, la première stratégie nationale de e-santé a été lancée en 2017. Elle avait été conçue pour répondre aux besoins d’un secteur en pleine mutation, notamment en raison de l’évolution des besoins de la population et de la pandémie. Parmi les principales réalisations dans le cadre de cette initiative :
    ▪️  le développement de la plateforme HelseNorge (lancée en 2011), un portail en ligne proposant des informations et services de santé ;
    ▪️  le déploiement de la carte d’assurance maladie électronique ;
    ▪️  le renforcement de la cybersécurité.

    Un budget de 110 M€ sur 6 ans

    En 2024, le gouvernement a accordé au secteur de la santé numérique un budget total de 1,25 milliards de couronne norvégienne, soit 110 millions d’euros, sur 6 ans. Les budgets prévus pour l’année 2024 se divise de la manière suivante :
    ▪️ 110 millions de couronne norvégienne (8,8 M€) pour poursuivre le développement de la santé numérique ;
    ▪️ 150 millions de couronne norvégienne (13,2 M€) pour le développement de nouvelles technologies ;
    ▪️ 26 millions de couronne norvégienne (2,3 M€) pour le développement d’une carte de santé numérique pour les femmes enceintes.


    📌 Dans cet indicateur, Health & Tech Intelligence revient en synthèse sur les particularités du système de santé norvégien (notamment un objectif de rendre un médecin généraliste disponible pour tous les habitants), sur les principales initiatives déployées par les autorités du pays dans leur ordre chronologique, ainsi que sur les acteurs clés de la santé numérique en Norvège. Les principaux éléments de « la stratégie e-santé 2023-2030 » y sont également présentés dans le détail.

    🔴 ACCÉDER À L’INDICATEUR COMPLET :

    👉 L’ensemble des données relatives aux initiatives des autorités norvégiennes en matière de santé numérique, et plus particulièrement à leur « stratégie e-santé », sont disponibles dans la rubrique « Data », accessible via ce lien.

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  • Maladies rares : AAP « Genomics » pour explorer la génétique des maladies grâce aux NGS (20/02)

    “Soutenir des projets de recherche fondés sur des hypothèses et visant à explorer les bases génétiques et moléculaires des maladies rares par l’utilisation d’approches NGS” : tel est l’objectif de l’édition 2024 de l’appel à projets (AAP) “Genomics” porté par la Fondation maladies rares. Les Next Generation Sequencing (NGS) – en français “séquençage de nouvelle génération” ou “à haut débit” – englobent une gamme de différentes technologies de séquençage, toutes visant à produire de grandes quantités de données de séquence, de milliers à des millions de molécules d’ADN, à moindre coût par rapport aux méthodes traditionnelles.

    Ouvert aux “projets de recherche couvrant toutes les maladies rares”, mais aussi à ceux “concernant les tumeurs bénignes, ainsi que les maladies rares systémiques impliquant un développement tumoral”, l’AAP souhaite permettre aux porteurs de projets “d’accéder aux technologies innovantes de séquençage à haut débit pour l’analyse d’exomes, de génomes, du transcriptomes ou d’épigénomes”.

    Un financement de l’utilisation de technologies innovantes

    Dans son communiqué annonçant l’AAP, la Fondation maladies rares explique pouvoir couvrir les coûts liés à l’utilisation des plateformes de technologies innovantes mais que le financement “n’est pas destiné à couvrir les frais d’équipement, de fonctionnement ou de personnel du laboratoire du demandeur”. Au cours des 5 dernières éditions de l’AAP, la Fondation a remboursé en moyenne 20 000 euros de coûts des lauréats qui avaient dépensé entre 1 000 et 60 000 euros dans l’utilisation des plateformes.

    👉 Les inscriptions à l’AAP sont d’ores et déjà ouvertes et les porteurs de projet doivent déposer leur dossier de candidature sur la plateforme de la Fondation des maladies rares avant le 20 février 2024.

    Calendrier de l’AAP

    • Du 9 janvier au 20 février 2024 : dépôt des candidatures ;
    • Fin du mois de mai – début du mois de juin 2024 : annonce des lauréats de l’AAP.

    Critères d’éligibilité

    Pour pouvoir participer à l’AAP, les projets candidats doivent :

    • avoir été déposés avant le 20 février 2024 ;
    • émaner d’un groupe de chercheurs français affilié au monde universitaire et/ou au secteur de la santé : le livre blanc précise que les scientifiques en début de carrière sont encouragés à postuler ;
    • reposer sur des échantillons biologiques existants avant l’inscription à l’AAP : le livre blanc précise que “les consentements pour l’analyse d’échantillons à des fins de recherche doivent être obtenus avant la candidature” et que “les coûts ne pourront être pris en charge si les échantillons ne peuvent pas être envoyés dans les délais”.

    Critères de sélection

    Les candidatures seront examinées par les membres du conseil scientifique de la FFRD et d’experts dans le domaine sur la base des critères suivants :

    • pertinence et importance du projet ;
    • qualité et solidité scientifique du projet ;
    • faisabilité du projet ;
    • caractère innovant du projet ;
    • compétences du porteur du projet et du laboratoire.

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  • Forum d’innovation en recherche clinique : réutilisation des données et DCT au programme (25/01/2024)

    Réutilisation des données de santé secondaires, les nouveaux « endpoints », les essais cliniques décentralisés (DCT) ou encore le recrutement des patients constituent les maîtres mots du Forum d’innovation en recherche clinique organisé par l’Afcros, qui se tiendra le 25 janvier 2024 au Rive Montparnasse (Paris 15). La journée sera rythmée par des conférences et des tables rondes réunissant promoteurs de produits de santé et agents innovants de l’exploitation de la donnée de santé.

    Les conférences et ateliers au programme seront animés par différents acteurs du secteur, notamment : 
    ● Manon de Fallois, adjointe à la cheffe du service Santé de la Cnil ;
    ● Camille Schurtz, responsable de l’accélération des Process réglementaires et de l’Accès au marché à l’Agence de l’Innovation en santé (AIS) ;
    ● 
    Camille Thomassin, cheffe de la cellule de coordination des données en vie réelle à la Haute Autorité de Santé (HAS) ;
    ● Benjamin Garel, directeur du Paris Saclay Cancer Cluster.

    👉 Les inscriptions à l’événement sont accessibles via ce lien.

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    Le programme détaillé

    09:00-10:00 | Conférence inaugurale 

    Animée par Alexandre Malouvier (Afcros- Icon), avec la participation de :

    • Nadir Ammour, responsable Clinical Innovation & External Engagement – Sanofi

    • Manon de Fallois, adjointe à la cheffe du service Santé – Cnil

    • Camille Schurtz, responsable de l’accélération des Process réglementaires et de l’accès au marché  – Agence de l’Innovation en Santé 

    • Camille Thomassin, cheffe de la cellule de coordination des données en vie réelle – Haute Autorité de Santé 

    • un représentant-e de l’Ansm (en attente de confirmation)

    10:00-10:45 | Table ronde n° 1 “De nouvelles sources de données cliniques pour enrichir nos études sur données secondaires”

    Animée par Stéphane Bouée (Afcros- Cemka), avec la participation de :

    • Adrien Ko, CEO – Biokortex ;

    • Franck Le Ouay, Co-founder & CEO – Lifen ;

    • Thomas Séjourné, Manager Local Real World Data Hub – Sanofi ;

    • Camille Thomassin,  Cheffe de la cellule de coordination des données en vie réelle – HAS.

    10:45-11:00 | 3 présentations d’entreprises

    11:00-11:30 | Pause 

    11:30-12:15 | Table ronde n° 2 “Recherche Clinique : vers de nouveaux” endpoints ? 

    Animée par Hubert Méchin (Afcros – Helsia), avec la participation de :

    • Marc Chadeau-Hyam, Computational Epidemiology and Biostatistics at Imperial College London ;

    • Pascal Deschaseaux, co-fondateur et CEO – NewClin ;

    • Guy Fagherazzi, directeur du département Precision Health & Group Leader of the Deep Digital Phenotyping Research Unit at Luxembourg Institute of Health ;

    • Aïda Meghraoui, CEO – AMKbiotech.

    12:15-12:30 | 3 présentations d’entreprises

    12:30-14:00 | Déjeuner  

    14:00-14:45 | Table ronde n° 3 “Innovations technologiques pour les DCT” 

     En cours de finalisation

    14:45-15:00 | 3 présentations d’entreprises

    15:00-15:45 | Table ronde n° 4  Le recrutement des patients et des investigateurs : les clés du succès du développement clinique 

    Animée par Michaël Attlan (Afcros / Keyrus ), avec la participation de :

    • Jean-Philippe Bertocchio, CEO – Skezi ;

    • Benjamin Garel, directeur – Paris Saclay Cancer Cluster ;

    • Thomas Peyresblanques, co-founder & CEO – Klineo ;

    • Lise Radoszycki, président – Carenity.

    15:45-16:00 | 3 présentations d’entreprises

    16:00-16:30 | Pause 

    16:30-17:30 | Retour d’expérience / Usages  

    L’innovation reste un puissant moteur de croissance et la clé de l’avenir pour l’ensemble des acteurs du développement de produits de santé.

    Avec Cyrille Jeantelet (Afcros / Groupe MultiHealth) et Isabelle Laforgue, Directrice Digital, Transformation et Innovation – Astrazeneca

    17:30-19:00 | Cocktail de clôture

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  • IA et cancer : Deeplife et l’Inserm collaborent pour découvrir des thérapies pour l’hépatoblastome

    Exploiter la puissance des données omiques afin de “réaliser une analyse approfondie du paysage moléculaire du cancer de l’hépatoblastome” : telle est l’ambition du contrat signé, le 8 janvier 2024, entre la start-up de biotechnologie Deeplife et Inserm Transfert, filiale de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), visant à étudier ce cancer pédiatrique difficilement pris en charge avec les thérapies utilisées actuellement. Cette collaboration est réalisée au nom de l’équipe Mircade (Méthodes et innovations pour la recherche sur les cancers de l’enfant) de l’Institut d’oncologie de Bordeaux (Bric) – U1312 (Université de Bordeaux, Inserm) afin de “mettre en place des stratégies de combinaison de médicaments adaptées pour lutter contre ce cancer”.

    L’IA pour alléger les thérapies à destination de l’enfant

    Principal cancer du foie pédiatrique, l’hépatoblastome est une maladie rare qui se caractérise la plupart du temps par une distension et une masse abdominales chez l’enfant de moins de 4 ans. Les principales thérapies disponibles aujourd’hui sont la chirurgie, la chimiothérapie néoadjuvante et la transplantation hépatique, toutes des interventions très lourdes pour l’enfant.

    Pour cette raison, la collaboration entre Deeplife et Inserm Transfert a vu le jour : elle doit permettre “de découvrir de nouvelles cibles thérapeutiques et de nouvelles combinaisons de médicaments” grâce à l’utilisation des technologies d’intelligence artificielle (IA) développées par la start-up parisienne.

    Un jumeau numérique des cellules cancéreuses

    Dans son communiqué annonçant la collaboration entre les deux entités, l’équipe Mircade a expliqué qu’elle avait pour objectif commun, avec Deeplife et Inserm Transfert, de “mettre en avant l’importance et l’utilité du jumeau numérique de la cellule, dans le but de favoriser une compréhension plus large des phénomènes biologiques et une adoption de cette approche par la communauté scientifique”.

    La technologie d’IA développée par Deeplife permettrait de créer un jumeau numérique des cellules cancéreuses de l’hépatoblastome pour identifier les gènes activés et les processus moléculaires impliqués dans la résistance aux traitements et à l’adaptation des cellules tumorales à leur environnement afin d’”augmenter significativement les chances de découvrir de nouvelles cibles thérapeutiques et de nouvelles combinaisons de médicaments”. Le CEO de la start-up, Jonathan Baptista, a indiqué qu’à travers cette approche, la société souhaite révolutionner “la découverte de médicaments et des stratégies de traitement de ce cancer”.

    En plus d’avoir une vision à long terme “consistant à mettre en œuvre des outils d’IA pour accélérer les découvertes de médicaments en oncologie pédiatrique”, cette collaboration a aussi pour but de “diffuser les connaissances à travers divers canaux, notamment des publications, des présentations lors de conférences et d’autres communications scientifiques et non scientifiques”.

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  • Renforcer les alliances pour faire avancer la santé numérique (rapport WEF, BCG)

    Le manque de ressources financières et humaines, une augmentation croissante des maladies chroniques et du nombre de personnes atteintes, ainsi des résultats et un accès inéquitables aux soins… Autant de défis qui restent à relever par les systèmes de santé dans le monde, selon le rapport “Transforming Healthcare. Navigating Digital Health with a Value-Driven Approach”, publié en janvier 2024 par le Forum économique mondial (WEF) et Boston Consulting Group (BCG) qui incitent les décideurs du monde entier à s’allier pour faire avancer la santé numérique.

    “Même si presque tous les aspects du monde de la santé et des soins ont été touchés par le numérique, l’intelligence artificielle (IA) et les technologies innovantes, […] des défis permanents persistent”, constatent les auteurs du rapport. Et tout indiquant qu’”aucun impact transformateur sur les systèmes de santé n’a encore été constaté” depuis l’explosion du numérique et de son utilisation dans le monde de la santé, ils tentent de trouver des moyens pour permettre au numérique et aux technologies de “transformer la santé”. Ils soulignent que le problème n’est pas le manque d’innovation mais bien “le manque de collaboration entre les différents acteurs” autour des innovations disponibles.

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    Une nécessité de collaboration pour améliorer les soins

    Alors que le WEF et BCG estiment que la hausse des coûts des soins représente une “perte de près de 1 800 milliards de dollars” dans le monde en 2023 et que les choses ne sont pas prêtes de changer, avec une pénurie de professionnels de santé estimée à de 10 millions d’ici 2030, le rapport met l’accent sur la nécessité de collaboration pour améliorer les soins.

    Renforcer la collaboration public-privé pour accélérer l’innovation :

    Pour le Forum, les défis d’accès et d’amélioration des soins peuvent être surmontés par l’utilisation des technologies numériques comme l’IA. Cependant, cette utilisation doit être le fruit d’une plus grande collaboration public-privé qui pourrait aller jusqu’à la mise en place d’une “plate-forme adaptable pour connecter les acteurs entre eux et accélérer les efforts innovants dans le domaine des soins à l’échelle mondiale”.

    De son côté, BCG appelle les gouvernements, les leaders du secteur de la santé qu’ils soient chercheurs ou fournisseurs des solutions à intensifier leurs efforts pour permettre “non seulement l’accroissement des solutions numériques et des technologies qui utilisent les données et l’IA, mais également une transformation éthique et sécurisée des soins à travers le monde”.

    Un cadre stratégique basé sur 5 catalyseurs

    Le rapport “Transforming Healthcare” explique que pour libérer le potentiel du numérique, des données et de l’IA, “les parties prenantes du système de santé doivent se rassembler et travailler en équipe intégrée”. L’ambition étant de bâtir un cadre stratégique qui repose sur 5 catalyseurs :

    • 1️⃣ les données : libérer la valeur des données pour favoriser le développement des applications numériques et créer des solutions percutantes ;
    • 2️⃣ la technologie et l’analyse : construire une base solide en matière de technologie et d’analyse pour extraire la valeur des données et les utiliser dans un objectif d’amélioration des soins ;
    • 3️⃣ les financement et les incitations : aligner les incitations entre les parties prenantes et garantir le financement pour développer les solutions numériques pour un impact maximal ;
    • 4️⃣ la prestation de soins de santé hybrides : renforcer les capacités numériques et la conception des utilisateurs pour faciliter la mise en œuvre de soins hybrides ;
    • 5️⃣ les réglementations et politiques : élaborer des réglementations et des politiques numériques adaptées pour garantir une transformation éthique et sécurisée.

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  • 20 ans des cancéropôles : les nouvelles technologies transforment la recherche sur le cancer (bilan)

    Le séquençage haut-débit, la bio-informatique, l’approche « Single Cell », le patient au centre de la recherche et la création d’un consortium européen pour analyser les troubles cognitifs liés au cancer sont autant d’initiatives portées par les cancéropôles à travers la France. Fin 2023, l’Institut national du cancer a publié un bilan de 20 ans depuis la création des cancéropôles en France.

    Créés en 2003, soutenus par l’Institut national du cancer depuis 2005 et labellisés depuis 2011, 7 cancéropôles contribuent à structurer la recherche au niveau régional ou interrégional, selon les orientations stratégiques de l’Institut et de la Stratégie décennale de lutte contre les cancers 2021-2030. Répartis sur le territoire national, les cancéropôles ont 4 missions principales :
    • inscrire la recherche en cancérologie dans une dynamique régionale en s’appuyant sur une connaissance approfondie de l’écosystème régional (recherche, santé, industrie, politique) ;
    • faciliter les collaborations entre les chercheurs d’un même cancéropôle ;
    • accompagner les chercheurs dans la détection de nouveaux projets, notamment au travers d’appels à projets régionaux ou interrégionaux (AAP) ;
    • contribuer à la valorisation scientifique et économique des résultats de la recherche.

    Dans cet article, Health & Tech Intelligence revient sur 4 exemples de projets innovants menés par 4 cancéropôles :
    📌 le cancéropôle Île-de-France (CIDF) ;
    📌 le cancéropôle Paca ;
    📌 le cancéropôle Lyon Auvergne-Rhône-Alpes (Clara) ;
    📌 le cancéropôle Nord-Ouest (CNO).

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    Cancéropôle Île-de-France (CIDF) : les données de séquençage haut débit

    Le CIDF accompagne depuis 2014 les chercheurs débutants en bio-informatique en les formant à l’analyse de données issues de séquençage haut débit. Avec une demande très forte des équipes franciliennes, les formations adoptent un format Mooc (Massive Online Open Course) depuis 2021, permettant de former simultanément un grand nombre de personnes. Ces formations ont pour objectifs de permettre aux chercheurs biologistes de se familiariser avec les concepts des analyses NGS (Next-Generation Sequencing), d’acquérir le vocabulaire et de s’initier à l’analyse de données avec R Studio.

    Cancéropôle Paca : des actions régionales structurantes

    Les actions structurantes sont des programmes cherchant à faire émerger et structurer une thématique spécifique à partir des opportunités présentes dans la région. Elles permettent le partage de ressources et de connaissances, sont accessibles et ouvertes à tout membre de la communauté. Dirigées par des membres du Comité scientifique et des experts, ces programmes sont centrés sur des technologies innovantes allant de la bio-informatique à des approches « Single Cell », c’est à dire le séquençage de cellule unique où un ensemble de techniques de biolgie moléculaire permettant l’analyse de l’information génétique.

    Ils passent aussi par des modèles précliniques tridimensionnels (3D-Hub), des outils génériques de pointes (CRISPR Screen), la neuro-oncolgie (PETRA Network), la métabolomique (Met’Connect) ou encore la transcriptomique spatiale (ST-omics). Fin novembre 2023, l’Inca a dévoilé les 3 lauréats de l’AAC Pedriatex23, 3 consortiums retenus pour former des centres de recherche contre le cancer des enfants : En-Hop Smart4CB, Paris Kids Cancer et South Rock. South Rock est l’exemple d’un consortium entre deux régions : il allie l’Institut d’Hématologie et d’Oncologie Pédiatrique (IHOPE) de Lyon et les Hôpitaux Universitaires de Marseille (AP-HM) afin d’accélérer leur recherche et d’unir leur technologie de pointe pour lutter contre le cancer chez les enfants.

    Cancéropôle Lyon Auvergne-Rhône-Alpes (Clara) : le patient au cœur de l’innovation

    Créé en 2022, le groupe de travail Eclair (Expérience Patient-CLARA-Innovation-Recherche) rassemble des patients experts et les associations pour mettre en valeur l’impact du vécu dans la lutte contre le cancer. Eclair mène l’appel à projets « Oncostarter » (Emergence) baptisé « Expérience Patient », une initiative pionnière pour reconnaître le patient comme un acteur et un décideur à part entière.

    « Les patients apportent leur expérience et leur vécu sur leur(s) pathologie(s), l’annonce du diagnostic difficile, leurs traitements, leur vie quotidienne. Dans la recherche, de simples témoins, ils s’engagent à toutes les étapes et deviennent investigateurs » explique Raymond Merle, Directeur du Département Universitaire des Patients, Grenoble.

    Cancéropôle Nord-Ouest (CNO) : le programme Cancer & Cognition

    Le CNO développe une approche multidisciplinaire des troubles cognitifs liés avec le cancer et ses traitements. L’ouverture à l’internationale a conduit à la création d’un consortium européen « Cancer & Cognition ». Au total, le CNO pilote 12 équipes de recherche participant au consortium, dont 8 pays européens (France, Belgique, Danemark, Allemagne, Autriche, Pays-Bas, Espagne et Portugal).

    Les recherches sont désormais étendues aux tumeurs cérébrales et les nouvelles voies impliquées dans la genèse des troubles cognitifs. La transmission de l’expertise multidisciplinaire du CNO est favorisée par un diplôme Interuniversitaire avec l’objectif d’approfondir les connaissances des professionnels de santé et des chercheurs sur les troubles neuropsychologiques liés au cancer, les mécanismes impliqués et les possibilités de prise en charge.

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  • CHU de Grenoble : une direction Data pour optimiser l’utilisation des données (Sylvain Delair)

    « Le rôle de la direction Data est de valoriser une masse immense de données brutes préalablement inexploitées pour l’essentiel », explique Sylvain Delair, directeur Data du Centre Hospitalier Universitaire Grenoble Alpes (CHUGA), dans un article publié sur LinkedIn. Depuis 2024, l’établissement se dirige vers la Data à part entière, fruit d’une évolution de la direction du contrôle de gestion. Par ce choix, le CHUGA illustre l’importance qu’il accorde à l’exploitation des données hospitalières dans la création de valeur.

    Une démarche collective

    Pour le CHUGA, les données sont la mémoire numérique des activités ayant lieu dans un établissement de santé. Elles sont générées par différents services et agents de l’établissement :
    ▶️ les urgences ;
    ▶️ les admissions ;
    ▶️ les observations paramédicales ou médicales ;
    ▶️ les traitements administrés ;
    ▶️ les connexions de soignants ou de médecins ;
    ▶️ Direction des ressources humaines…

    C’est le cas également de tout service clinique où chaque constante, le recueil de vie du patient et l’horodatage de chaque prise de médicament sont notés. La donnée représente ainsi une information en temps réel sur les pratiques, les patients, les agents hospitaliers et les flux logistiques.

    Classifier et trier le flux de données

    Le défi majeur pour le CHU de Grenoble est de “discerner l’utile de l’inutile, le signal du bruit”, précise Sylvain Delair. Une grande partie des données sont des informations redondantes n’apportant que peu de valeur. Sur un grand logiciel de gestion RH par exemple, “nous utilisons à peine 5 % des tables stockées”, souligne-t-il. Procéder au tri s’avère donc capital, même si cela peut être un processus fastidieux.

    L’analyse d’un modèle de données logiciel permet d’imaginer les champs d’applications non anticipés à la base. Il peut ouvrir à la création de données ad hoc notamment. “En ajustant nos interactions avec les systèmes d’information, nous pouvons générer des données spécifiquement conçues pour répondre à nos besoins”, explique le directeur Data. Cela permet de façonner le flux de données et “de le rendre plus intelligent, plus ciblé, pour finalement induire des changements significatifs dans la manière dont nous exploitons et utilisons ces informations”.

    Distinguer données hospitalières et données de santé

    Pour Sylvain Delair, même si elles se recouvrent souvent, la distinction entre “données hospitalières” et “données de santé” doit être faite :

    • les données de santé sont les diagnostics, les traitements ainsi que les historiques médicaux des patients – elles ne représentent qu’une facette de l’ensemble des données hospitalière ;
    • tandis que le spectre des données hospitalières est plus large : il englobe une multitude d’autres types d’informations comme les données administratives, ou les données de flux (transports, appels, logistiques, stocks, énergie, etc…).

    Ce dernières, moins analysées que les données de santé, sont tout aussi essentielles pour comprendre et améliorer le fonctionnement de l’hôpital, de l’optimisation de la gestion des lits à l’anticipation des indisponibilités des équipements médicaux. L’exploitation des données de santé et des des données hospitalières permet d’avoir une vue d’ensemble plus précise sur les opérations à effectuer. “Cette approche holistique est cruciale pour une gestion efficace de l’hôpital et pour offrir des soins de qualité supérieure”.

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  • AAC Golden Tickets Amgen-Biolabs : Raidium et Genexpath vont résider pendant 3 ans à l’Hôtel-Dieu

    Le tout premier modèle de fondation dédié à l’imagerie ou le « GPT » de la radiologie (Raidium), ainsi que des “tests innovants alliant la biologie moléculaire et l’analyse bio-informatique des données après séquençage de nouvelle génération afin de mieux caractériser les cancers” (Genexpath), sont les solutions développées par les deux lauréats de l’appel à candidature (AAC) “Golden Tickets Amgen-Biolabs Paris 2023” porté par Amgen France.

    Mis en place dans le cadre de son partenariat avec le nouvel incubateur Biolabs Hôtel-Dieu, cet AAC rentre dans l’objectif d’Amgen de “soutenir le développement de projets innovants en France”. Il a aussi pour but de permettre à des start-ups en santé de « résider à l’Hôtel-Dieu » et d’« accéder aux meilleures expertises scientifiques et technologiques pour expérimenter, développer et approfondir leurs idées ».

    Un accès privilégié aux équipements de Biolabs pour les lauréats

    Le comité d’experts d’Amgen – composé d’experts médicaux, de la recherche scientifique et de l’innovation digitale – a donc désigné deux lauréats de cet AAC parmi les 4 finalistes :
    • Raidium ;
    • et Genexpath.

    Ces deux lauréats sont devenus des “partenaires platinium” de l’incubateur Biolabs Hôtel-Dieu et vont avoir : 
    1️⃣ “l’opportunité de travailler avec des experts hospitaliers, soignants et patients” au sein de l’Hôtel-Dieu pendant 3 ans ; 
    2️⃣ “un accès privilégié aux installations et aux équipements de pointe de Biolabs et au vaste réseau de professionnels de l’industrie, de scientifiques et d’investisseurs potentiels” ;
    3️⃣ “un accompagnement personnalisé par des experts d’Amgen pour soutenir le développement des projets sélectionnés”.

    📌 Dans cet article, H&TI présente les 4 finalistes de l’AAC “Golden Tickets Amgen-Biolabs Paris 2023”.

    Les 4 finalistes de l’AAC “Les Golden Tickets Amgen – Biolabs Paris 2023” :

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