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  • USA : XRHealth et Amelia Virtual Care fusionnent pour promouvoir l’usage de la VR en santé mentale

    Créer une plateforme thérapeutique puissante de “réalité étendue”, pour “des expériences immersives de soins de santé”, c’est l’ambition affichée par XRHealth et Amelia Virtual Care qui viennent d’annoncer leur fusion, lors du CES 2024 (du 8 au 11 janvier 2024).

    40 M$ levés au total par XRHealth

    La nouvelle plateforme a obtenu un financement de 6 millions de dollars par Asabys Partners et NOVA Prime Fund. Ainsi, au total, XRHealth aura levé plus de 40 millions de dollars. Créée en 2016 XRHealth avait levée 7 millions de dollars en 2020 et 10 millions en 2022 afin d’étendre son traitement dans le metaverse.

    Cette dernière levée de fonds marque l’achèvement de la fusion des deux sociétés, et sera utilisée pour :
    ● soutenir la croissance de l’entreprise ;
    ● créer un “clinicien virtuel” basé sur l’IA qui pourra dispenser des soins de santé mentale et physique ;
    ● faciliter l’accès à la santé mentale.

    Une offre de VR pour les établissements de santé

    La société XRHealth, basée à Boston, propose une technologie de réalité virtuelle (VR) et de réalité augmentée, agréée par la FDA, afin de traiter à domicile les patients atteints :
    📌 de douleurs chroniques ;
    📌 d’anxiété ;
    📌 de fibromyalgie ;
    📌 et de démence.

    L’entreprise vend sa technologie aux hôpitaux et aux centres de rééducation. Elle gère également ses propres cliniques virtuelles qui comprennent des cliniciens, des kinésithérapeutes, des ergothérapeutes, des travailleurs sociaux et des psychologues.

    Une offre complète de soins personnalisés et à distance

    De manière plus générale, XRHealth propose : 
    ➡️ des solutions de télémédecine en VR : Ces applications permettent aux professionnels de la santé d’interagir avec les patients à distance, en utilisant des environnements virtuels pour des consultations et des suivis médicaux ;
    ➡️ de la réadaptation virtuelle : cela inclut des programmes de rééducation pour les patients souffrant de divers troubles physiques, en utilisant la réalité virtuelle comme outil de stimulation et de motivation ;
    ➡️ une plateforme numérique : elle permet aux professionnels de la santé de prescrire et de suivre des applications de réalité virtuelle pour leurs patients – elle pourrait aussi être utilisée pour personnaliser les traitements en fonction des besoins individuels.

    Un objectif de 500 000 thérapies en VR

    Pour compléter son offre, XRHealth organise également des groupes de soutien virtuels, où les patients présentant des conditions similaires peuvent se connecter de manière anonyme et à distance avec des médecins de premier plan qui modèrent le groupe. De son côté, Amelia Virtual Care, avec plus de 140 environnements virtuels, aide les thérapeutes à élaborer des séances de psychoéducation avec les patients.

    En travaillant à l’unisson, les deux organisations prévoient ainsi :
    • de développer plus de 500 000 thérapies en réalité virtuelle ;
    • de traiter plus de 25 000 patients ;
    • et d’embarquer plus de 2 500 cliniciens d’ici à la fin de l’année.

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  • Cancer : un consortium pour utiliser les données d’essais cliniques dans la recherche de thérapie

    “Exploiter les données historiques des essais cliniques pour faire avancer les connaissances médicales et permettre à un plus grand nombre de patients d’avoir accès aux traitements les plus prometteurs” : tel est l’objectif principal du consortium Medidata Research Alliance lancé par la filiale du groupe Dassault Systèmes, Medidata, et qui réunit des universitaires et des chercheurs avec des cliniciens, des biostatisticiens ainsi que d’anciens responsables de la réglementation américaine.

    Cette alliance d’acteurs du secteur de la santé – officiellement annoncée le 7 décembre 2023 – repose sur les 20 ans d’expérience de Medidata et les des données de plus de 30 000 essais que l’entreprise a pu collectées. Avec l’aide “de cliniciens-chercheurs de premier plan et des KOL universitaires, des organisations à but non lucratif et des acteurs de l’industrie de la santé”, le consortium doit faciliter la mise en place des algorithmes d’intelligence artificielle (IA) pour croiser les données de plus de 9 millions de patients afin de “permettre une exploration plus approfondie des tendances et des modèles pour faire progresser la science et la médecine”, notamment en matière d’immunothérapies et de maladies rares.

    Un “cercle vertueux” de 4 points

    Afin de mener à bien ce projet de recherche, la Medidata Research Alliance se repose sur 4 points :
    1️⃣ Medidata possède les données de 30 000 essais cliniques réalisés sur près de 9 millions de personnes au travers de plus de 100 pays dans le monde ; 
    2️⃣ ces données vont ensuite être analysées par les KOL partenaires de l’Alliance pour “faire progresser la compréhension scientifique” ;
    3️⃣ l’Alliance va ensuite s’appuyer sur l’impact clinique de ces résultats pour élargir son réseau et étendre sa portée aux communautés médicales et de patients ;
    4️⃣ cette élargissement vise à “relier les données à la pratique clinique” et à “améliorer l’accès des patients aux traitements les plus prometteurs”.

    Première cible : la recherche sur les cellules CAR-T

    Dans un premier temps, la Medidata Research Alliance va cibler la recherche sur la thérapie cellulaire par récepteur d’antigène chimérique T (CAR-T) – qui reconnaissent et détruisent les cellules tumorales – et sur la compréhension de cette nouvelle approche prometteuse pour le traitement du cancer.

    Grâce aux données collectées, Medidata et les chercheurs universitaires peuvent désormais “s’associer et exploiter les informations d’un ensemble de données CAR-T exclusif, généré via le programme de collaboration de données Medidata”. Ainsi, les membres du consortium vont pouvoir explorer “les hypothèses ayant un impact clinique” et mener conjointement des recherches qui pourront apporter “des améliorations tangibles aux soins aux patients”.

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  • ANS : la prévention parmi les 4 grandes priorités de l’année 2024 et un budget de 585,6 M€

    167 millions d’euros en crédits de fonctionnement et d’investissement, et 418,6 millions d’euros en crédits d’intervention, notamment pour les programmes Care et Ségur : le budget de l’Agence du numérique en santé pour 2024 sera dédié à 82 % à ses 4 priorités annoncées lors de l’assemblée générale de l’institution en décembre 2023 :
    1️⃣ la prévention : développer la prévention et rendre chacun acteur de sa santé ;
    2️⃣ la prise en charge : redonner du temps aux professionnels de santé en améliorant la prise en charge grâce au numérique ;
    3️⃣ l’accès à la santé : améliorer l’accès à la santé pour les patients et les professionnels qui les orientent ;
    4️⃣ un cadre propice : déployer un cadre propice pour le développement des usages et de l’innovation du numérique en santé.

    L’Assemblée générale de l’ANS, présidée par Isabelle Adenot, se compose de la DNS, la Cnam, le CNSA ainsi que de l’ensemble des ARS et des Grades.

    Des services numériques interopérables et performants

    Parmi les actions prévu par la feuille de route de l’ANS :

    • travailler sur la gouvernance des référentiels afin de renforcer et pérenniser le processus de régulation du secteur ;
    • aider les entreprises du numérique en santé à sécuriser la vague 1 du Ségur et à répondre aux exigences publiées pour les secteurs du sanitaire et du médico-social ;
    • amener de nouvelles fonctionnalités sur le terrain dans le cadre de la vague 2, notamment dans le domaine de la prévention, avec un suivi plus simple et ergonomique dans Convergence et un accompagnement personnalisé ;
    • améliorer la complémentarité des services socles entre le niveau national et régional, la mutualisation de services développés localement et la remontée d’innovations – une cartographie des services numériques régionaux devra être réalisée.

    Renforcer la résilience du système de santé

    Dans l’exécution du “plan cybersécurité”, lancé en décembre 2023, le programme CaRE (Cybersécurité, accélération et résilience des établissements) a pour objectif de rendre le système de santé français plus résistant aux cyberattaques. L’ANS assure le pilotage et encourage les exercices de crise au niveau des établissements sanitaires et médico-sociaux. Elle prévoit de renforcer la chaîne de l’identité numérique en santé, notamment en diversifiant les moyens d’authentification : 2 facteurs devront être utilisés pour se connecter aux applications sensibles.

    Faciliter l’activité des urgences

    L’ANS poursuit le développement d’une plateforme ouverte pour les applications réalisées par le secteur public (national ou territorial) et par le secteur privé dans le but de faciliter les tâches des urgentistes.

    Le programme “SI-Samu” par exemple, qui simplifie les échanges entre les professionnels comme la prise en charge des appels au traitement des patients, sera étendu. Pour rappel, l’objectif est de déployer avant fin 2027 le bandeau national (outil de visualisation et de priorisation des appels) dans 75 % des Samu. De son côté, le service d’accès aux soins (SAS) devrait être généralisé à au moins 90 % des départements.

    Poursuivre la transformation interne de l’Agence

    L’outil d’« hypervision » va continuer son développement afin de simplifier les processus internes de l’Agence ainsi que d’améliorer la qualité de sa relation clients. Cela consiste à donner de la visibilité sur la disponibilité de ses services et sur la tenue des engagements des services.

    Fin 2024, un répertoire unique des entreprises du numérique en santé et de leurs solutions permettra de simplifier les démarches auprès des pouvoirs publics.

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  • Belgique : les chercheurs peuvent désormais demander en ligne l’accès aux données de santé à la HDA

    L’Agence belge des Données de santé (HDA) vient de lancer sa plateforme en ligne qui va permettre aux “chercheurs, professionnels de la santé et décideurs politiques d’obtenir les données nécessaires pour la recherche, l’amélioration des soins et la formulation de politiques liées à la santé et aux soins”. Créée par la loi du 14 mars 2023, elle est officiellement opérationnelle depuis le 17 janvier 2024.

    Une demande en ligne et un processus bien défini

    Les acteurs intéressés qui peuvent rencontrer des difficultés à trouver des données et à les combiner ont désormais la possibilité d’en faire la demande directement sur la plateforme de la HDA :
    ➡️ cette demande peut porter soit sur des données déjà disponibles sur le catalogue, soit des données qui ne s’y trouvent pas, auquel cas le demandeur devra “fournir une description détaillée de celles-ci” au moment de la demande ; 
    ➡️ après avoir formuler la demande, cette dernière sera analysée par la HDA et devra être “approuvée par l’agence et les fournisseurs de données impliqués” : si tel est le cas “un ou plusieurs fournisseurs de données collaboreront pour préparer le jeu de données demandé” avant de les mettre à disposition du demandeur “pour l’usage et la durée préalablement définis”.

    👉 Dans cet article, Health & Tech Intelligence revient sur les détails de cette nouvelle plateforme et la procédure de demande d’accès aux données de santé communiquée par la HDA.

    8 domaines clés concernés

    Alors que cette nouvelle plateforme de la HDA doit permettre de “mettre en place un système de soins de haute qualité, axé sur les données, dans lequel les données de santé […] sont disponibles pour un usage secondaire de manière uniforme, transparente et sécurisée“, les données sont, elles, réparties en 8 domaines clés :

    • statut de santé individuel ;
    • équipement médical ;
    • activité médicale ;
    • remboursements et assurances ;
    • déterminants de la santé ;
    • pathologie / maladie / trouble ;
    • produit médical ;
    • acteur de la santé.

    Pour le moment, le catalogue est composé de 119 ensembles de données partagés par les 5 membres fondateurs de la HDA, même si les différentes instances belges qui récoltent des données de santé, comme les établissements de soins, pourront aussi ajouter leurs données à ce catalogue après acceptation des patients. La diversification des données a pour objectif de “mettre en place une plateforme facilement accessible et inclusive qui facilite le partage d’informations et de connaissances au sein de l’écosystème des soins de santé”.

    Une initiative qui s’inscrit dans un cadre européen

    Avec ce lancement, la Belgique montre sa volonté de contribuer à la transformation numérique de l’Union européenne (UE). En effet, son initiative s’inscrit dans le cadre de la politique de la Commission européenne qui souhaite mettre en place un espace européen des données de santé (EHDS) et créer ainsi “une Europe pour l’ère numérique”.

    Sur son site internet, l’Agence indique que son cadre opérationnel est “aligné sur l’EHDS et les futures initiatives, garantissant une conformité continue aux exigences juridiques européennes”, afin de permettre de faciliter “l’utilisation fiable et sécurisée des données pour les chercheurs, les innovateurs et les décideurs politiques” dans le but de promouvoir l’”autonomie des individus dans le contrôle de leurs données de santé électroniques”, qui est ciblée par l’EHDS aussi.

    La HDA : stimuler l’innovation et la recherche scientifique

    La création de la HDA avait découlé d’un projet mené par les 5 organisations belges que sont : l’Agence fédérale des médicaments et des produits de santé (AFMPS), le Service public fédéral Santé (SPF), le Centre fédéral d’expertise des soins de santé (KCE), l’Assurance soins de santé et indemnités (INAMI) et le Centre de recherche et l’institut national de santé publique en Belgique (Sciensano).

    Les objectifs de la HDA sont les suivants : 

    • 1️⃣ facilitation de la disponibilité des données relatives liées aux soins et à la santé ;
    • 2️⃣ développement de méthodes sûres et fiables pour l’échange de données personnelles sur la santé, en mettant l’accent sur la cybersécurité ;
    • 3️⃣ élaboration et la mise en œuvre d’une stratégie politique concernant les données relatives à la santé et aux soins ;
    • 4️⃣ stimulation de l’innovation, la recherche scientifique et la recherche de soutien politique qui peuvent contribuer à des soins de santé de meilleure qualité, abordables, préventifs et ciblés. 

    Les 3 étapes pour accéder aux données de santé en Belgique

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  • Médecine personnalisée : le partenariat européen EP PerMed lance son 1er AAP (45 M€, le 05/03/2024)

    L’Agence nationale de la recherche (ANR) et 39 organismes de financement européens lancent leur premier appel à projets (AAP) transnational conjoint sur le thème « Identification et validation de cibles pour les approches en médecine personnalisée (PMTargets) », qui a été officiellement ouvert le 2 janvier 2024. La date limite de dépôt des pré-dossiers est le 5 mars 2024 et la clôture des dossiers sera le 20 juin 2024.

    Le budget total de 45 M€ est consacré à cet AAP, dans le cadre du partenariat européen pour la médecine personnalisé, EP PerMed (European Partnership for Personalised Medicine), soutenus par l’Union européenne (UE) comme faisant partie du programme Horizon Europe. Au total, 24 pays de l’UE participent à la préparation de l’AAP.

    EP PerMed a pour vision d’améliorer les résultats de santé avec des systèmes de soins durables notamment à travers “la recherche, le développement, l’innovation et l’implantation de la médecine personnalisée comme approches pour le bénéfice du patient, du citoyen et de la société”.

    Les différents critères pour participer à l’AAP d’EP PerMed

    Pour être éligible à l’appel à projet d’EP PerMed, il faut remplir les caractéristiques suivantes :
    ➡️ être une académie (université), un institut de recherche, une clinique ou institut public, une PME, une entreprise non lucrative comme une association ou un fondation ;
    ➡️ seuls les projets transnationaux seront financés, chaque consortium doit impliquer au moins 3 pays de l’UE, dont les entités sont chacune indépendantes ;
    ➡️ 2 projets maximum par consortium peuvent demander des fonds de la même organisation ;
    ➡️ le nombre de partenaires maximum est de 6, pas plus de 2 partenaires du même pays ;
    ➡️ un maximum d’un partenaire avec leur propre financement peut être autorisé.

    👉 Le texte de l’appel, les lignes directrices à l’intention des candidats (« Guidelines for Applicants ») et le dossier à remplir (pre-proposal form) sont disponibles sur ce lien.

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  • Téléconsultation : le nouveau « multiscope » de Withings disponible en France dès juin 2024

    Thermométrie, électrocardiographie, oxymétrie et stéthoscopie : 4 fonctions en un seul dispositif connecté, telle est la promesse du “multiscope” BeamO, présenté par la société française Withings au CES de Las Vegas (9-14 janvier 2024), qui serait capable de capter plusieurs données de santé et ainsi révolutionner “le check-up santé à domicile”. Dans le cadre d’une téléconsultation, l’appareil BeamO présente une réponse complète pour effectuer à distance les mêmes examens que le patient peut être amené à réalisé dans un cabinet médical.

    « Avant, la température corporelle était la seule analyse de santé régulièrement effectuée à domicile (…) BeamO va bouleverser la mesure des principaux paramètres vitaux effectués lors des visites médicales et les rendra possibles à domicile », affirme Eric Careel, PDG de Withings.

    Un produit commercialisé au prix de 250 €

    Prévu pour être commercialisé en juin 2024, BeamO sera disponible en France à partir de juin 2024 pour le prix de 249,95 euros. Il viendra ainsi compléter la gamme d’objets connectés de Withings, comprenant des tensiomètres, des balances, des montres, etc. La date de sa commercialisation aux Etats-Unis dépend de l’approbation de la FDA qui est en cours.

    Au CES, Withings a également présenté U-Scan, un laboratoire d’analyse d’urine à domicile, mais ce dernier n’est pas encore disponible sur le marché.

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    Des données diffusées en temps réel

    BeamO dispose de 4 capteurs. Le patient pourra être guidé par le médecin à distance, en fonction de ce qu’il veut investiguer. L’appareil est connecté à l’application via un adaptateur USB-C, permettant au professionnel de santé d’obtenir une diffusion en temps réel des données.

    Le multiscope permettra :

    • de fournir au professionnel de la santé une diffusion en streaming de l’audio enregistré par le stéthoscope connecté ;
    • de prendre la température corporelle de manière précise ;
    • d’exporter au format PDF les électrocardiogrammes réalisés ;
    • et d’interpréter les résultats du capteur SpO2, notamment pour prévenir des risques d’AVC, de fibrillation auriculaire, d’asthme, d’une atteinte neuromusculaire, pulmonaire ou d’asthme.

    Une simple prise en main de l’appareil déclenchera des mesures visibles en temps réel sur son écran LED animé en couleurs.

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    Un suivi continu du patient

    Pour faciliter le suivi des données de santé dans la continuité, les données recueillies par BeamO sont enregistrées et peuvent être partagées. Grâce à son application numérique, les patients peuvent consulter l’historique de leurs relevés de santé (comptes-rendus, conseils, etc.). L’application permet également de télécharger l’historique des médicaments pris, ainsi que de recevoir des alertes et des rappels pour ne pas les oublier.

    Les antécédents médicaux familiaux peuvent aussi être téléchargés, et partagés avec les médecins et les autres membres de la famille. Plusieurs membres de la famille pourront utiliser et partager des profils individuels, chacun bénéficiant de son suivi de santé à domicile.

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  • Prévention : GPM intègre 6 applications (Kwit, Numa Health, Poppins…) à sa nouvelle plateforme

    Un ensemble de coachings vidéo et de services d’accompagnement spécialement sélectionnés pour répondre aux problématiques de prévention des professionnels de santé.


    GPM Prévention est la nouvelle plateforme de prévention annoncée par le Groupe Pasteur Mutualité (GPM). Il s’agit d’un programme pleinement intégré dans ses contrats santé et prévoyance, conçu en partenariat avec Villa M spécifiquement “pour les professionnels de santé adhérents” du groupe. A travers cette offre, GPM souhaite démontrer son engagement “en faveur de l’épanouissement physique et mental de tous les soignants”.

    Les professionnels de santé, une population à risque

    Selon un rapport datant d’octobre 2023, en France :
    ➡️ 60 % des soignants souffrent de douleurs chroniques régulières ;
    ➡️ plus de la moitié (55%) ont subi un ou plusieurs épisodes d’épuisement professionnel – un taux nettement supérieur à celui des salariés français (34%) ;
    ➡️ et un tiers des professionnels de santé consomment des médicaments fréquemment, dont 6 % des anxiolytiques.e le préventif dans les contrats des professionnels de santé

    En plus des maladies chroniques, plusieurs autres problématiques menacent la santé de nombreuses personnes, à l’image des troubles liées :
    ● au stress ;
    ● à une mauvaise alimentation ;
    ● un manque d’exercice physique ;
    ● ou à des addictions.

    C’est dans ce contexte que, pour éviter que les professionnels de santé développent des maladies chroniques, GPM annonce proposer à ses 70 000 adhérents “un accès exclusif à des cours de santé et de bien-être”, à travers des vidéos et des applications notamment.

    Une plateforme orientée bien-être physique et mental

    GPM Prévention propose “un ensemble de coachings vidéo et de services d’accompagnement” de façon à ce que chaque professionnel de santé soit soutenu à travers. Les axes de cette nouvelle plateforme sont les suivants :

    • un accompagnement santé personnalisé : accès à la solution bien-être personnalisée de Numa Health pour mesurer et réduire les symptômes tels que le stress et les troubles du sommeil ;
    • l’épuisement professionnel : dispositif de prise en charge et d’accompagnement des soignants en souffrance par d’autres soignants spécialement formés pour aider leurs consœurs et confrères en difficulté ;
    • des séances de bien-être physique et mental : des programmes vidéo de cardio-boxe, de cross training, de sophrologie, de pilâtes, de yoga, de salsa et de kiné sportive ;
    • l’alimentation et la nutrition : des recettes santé-plaisir pour chaque saison, concoctées par le chef étoilé Michel Portos ;
    • la gestion des addictions : des applications pour lutter contre la consommation de tabac avec Kwit et d’alcool avec Sobero, deux applications basées sur la thérapie comportementale et cognitive ;
    • la prévention des cancers : avec près de 40% de cancers qui peuvent être évités, GPM Prévention offre un accès à la plateforme Dépist&vous et à ses parcours dédiés pour un dépistage précoce des cancers ;
    • la santé de l’enfant : Poppins, une solution innovante utilisant la musique pour aider les enfants atteints de troubles de l’apprentissage à progresser ;
    • et la lutte contre les troubles musculo-squelettiques : des conseils délivrés par un masseur-kinésithérapeute pour adopter les bonnes postures au quotidien afin de protéger son corps.

    6 applications intégrées

    Le groupe propose 70 vidéos et 6 applications dans sa plateforme, chacune avec un accès Premium pendant 3 mois minimum. Il s’agit de :

    Une démarche de pairaidance :

    En plus des outils numérique de prévention proposés, chaque bénéficiaire de GPM peut accéder au “Programme M”, mettant en relation les professionnels de santé en souffrance avec un confrère de leur profession pour les accompagner et les aider à surmonter leurs difficultés. Ce dispositif confraternel et confidentiel s’appuie sur “une démarche de pairaidance éprouvée depuis plus de 30 ans auprès des médecins du Québec”.

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  • Belgique : la demande de remboursement d’applications mobiles ouverte aux hôpitaux et aux praticiens

    En plus des entreprises, les associations scientifiques, les organisations professionnelles et les hôpitaux peuvent désormais faire une demande de remboursement de l’utilisation médicale d’une application numérique en Belgique. Comme la France avec son dispositif Pecan et l’Allemagne avec DiGa, la Belgique confirme sa volonté d’intégrer pleinement le numérique dans son système de santé grâce au mHealth Belgium. Ce dernier permet, depuis janvier 2021, le remboursement par l’Institut national de l’assurance maladie et invalidité (Inami) de l’utilisation des applications mobiles de santé prescrites par un médecin.

    Le champ des demandeurs de remboursement élargi

    Alors qu’il était jusqu’alors difficile d’obtenir le remboursement de l’utilisation médicale d’une application en Belgique, depuis octobre 2023, la législation belge a été assouplie et permet à plus d’organismes de demander un remboursement. Pour rappel, avant cette date, seules les éditeurs pouvaient demander le remboursement de leurs applications et leur référencement sur la plateforme mHealth.

    Désormais, un formulaire de demande de remboursement, différent de celui pour les entreprises, est disponible pour :

    • les associations scientifiques ;
    • les organisations professionnelles ;
    • et les hôpitaux.

    Dans ce formulaire, les demandeurs doivent :

    • décrire en détail le mode de fonctionnement de l’application ;
    • la situer dans le processus de soins ;
    • décrire les possibilités de l’intégrer dans un processus de soins.

    Une pyramide de remboursement à 3 étages

    Pour savoir si une application mobile médicale mérite de voir son utilisation médicale être financée par l’Inami, le dispositif mHealth a construit une pyramide de validation qui est composée de 3 étages. Mais avant de placer ces applications sur la pyramide, le dispositif mHealth a sa propre définition d’une application mobile médicale : elle doit posséder un marquage CE en tant que dispositif médical et permettre au patient de “partager depuis son propre environnement des informations relatives à sa santé (avec ou sans capteurs) avec un dispensateur de soins”.

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    Pour être remboursée, au moins de manière temporaire, par l’Inami, l’application mobile d’abord répondre aux critères d’accessibilités aux niveaux 1 et 2 de la pyramide de validation :

    Critères pour accéder au niveau 1 de la pyramide :

    • le dispositif médical doit posséder le marquage CE ;
    • une notification volontaire en tant qu’application mobile doit être produite auprès de l’Agence fédérale du médicament et produits de santé, afin de confirmer le marquage CE ;
    • le fabricant de l’application doit déclarer que l’application respecte les règles de RGPD.

    Critères pour accéder au niveau 2 de la pyramide :

    • le dispositif médical doit répondre aux exigences du niveau 1 de la pyramide ;
    • le développeur doit avoir réalisé une évaluation des risques (développé par un organisme externe, service inclus dans mHealthBelgium), à la suite de laquelle il sera “invité à tester la connectivité de son application aux services de bases relevants de la plate-forme eHealth dans un environnement de test”.

    Critères pour accéder au remboursement de l’utilisation médicale de l’application :

    Pour accéder au niveau 3 de la pyramide, l’application mobile doit répondre aux exigences des deux premiers niveaux de la pyramide et doit permettre à un dispensateur de soins “de diagnostiquer, d’appliquer une thérapie ou de suivre un patient, le tout à distance via un dispositif médical conçu pour être utilisé par le patient dans son propre environnement”.

    À savoir qu’un accès au niveau 3 de la pyramide ne garantit pas le remboursement permanent de l’application : celui-ci s’obtient lorsque l’application a “montré sa valeur socio-économique”. Dans le cas contraire, la durée de remboursement est établie pour une durée de 3 ans avec une évaluation intermédiaire prévue 18 mois après le début du remboursement pour s’assurer que l’application respectent toujours les 3 niveaux de la pyramide de validation. Après avoir obtenu son remboursement temporaire pendant 3 ans, le demandeur initial pourra soumettre une nouvelle demande, moins de 6 mois après la fin du remboursement temporaire, pour permettre le remboursement permanent de la solution.

  • HAS : un référentiel d’exigences métier pour favoriser la numérisation des synthèses médicales

    “Produire un référentiel d’exigences métier à partir du recueil des besoins identifiés dans la littérature ou exprimés par les professionnels de santé lorsqu’ils utilisent ou lorsqu’ils élaborent une synthèse médicale, en focalisant sur les besoins en termes de contenu de cette synthèse pour différents contextes d’utilisation.”


    Le référentiel “Standardisation des synthèses médicales en vue de leur numérisation“, publié par la HAS le 19 décembre 2023, vise à “produire des recommandations en vue de favoriser la numérisation des synthèses médicales”. Un travail qui devrait constituer un prérequis “à la construction d’un modèle de synthèse médicale interopérable où les éléments de santé caractérisant le patient (ou l’usager) pourront être partagés entre les différents outils numériques des professionnels ou entre les outils professionnels et le DMP“.

    3 populations de patients concernées

    A l’origine de cette initiative, une demande de l’Agence du numérique en santé (ANS), la Délégation au numérique en santé (DNS) et la Direction générale de l’offre de soins (DGOS) a été formulée pour la standardisation des dossiers de liaison d’urgence (DLU) pour les “personnes atteintes de maladies rares“. C’est la troisième catégorie à bénéficier d’une synthèse médicale après les “personnes résidant en Ehpad” et les “personnes vulnérables prises en charge à domicile”.

    Caractéristiques des synthèses médicales

    La synthèse médicale est définie par la HAS comme un ensemble minimal d’information sur l’état de santé et de vie d’un patient afin d’assurer une prise en charge optimale de celui-ci, notamment en termes de soin. Ces informations doivent être interopérables pour favoriser leur partage entre les professionnels des secteurs médical, médico-social et social.

    La synthèse médicale est censée :
    ➡️ résumer les informations médicales pertinentes d’un patient ;
    ➡️ faciliter la communication : elle permet aux professionnels d’obtenir rapidement une vue globale de la situation médicale d’un patient (en effet, 84 % des cliniciens de la permanence des soins estiment que la synthèse médicale écossaise a amélioré la communication, réduisant également les risques d’erreurs par rapport au processus de télécopie et transcription*) ;
    ➡️ améliorer la coordination des soins : la synthèse médicale peut diminuer les admissions hospitalières en optimisant la gestion des soins. Elle est particulièrement utile lors des transitions de soins, telles que les admissions à l’hôpital, les consultations médicales, les transferts entre établissements de soins ou les soins d’urgence ;
    ➡️ renforcer la sécurité des patients : la synthèse permet aux professionnels de santé de prendre des décisions éclairées intégrant les souhaits des patients. Selon des études citées par la HAS dans sa publication, 77% des médecins généralistes reconnaissent que la synthèse médicale améliore la sécurité des patients.

    La norme IPS pour réguler la synthèse médicale

    La synthèse médicale doit être conforme aux critères de la norme internationale IPS (International Patient Summary). Ces critères portent sur 6 paramètres :

    • l’identification du patient ;
    • les allergies et les intolérances ;
    • les traitements médicamenteux ;
    • les problèmes de santé ;
    • les préférences du patient ;
    • la provenance du document.

    Le respect de la norme IPS permet de garantir la qualité, l’interopérabilité et l’efficacité des synthèses médicales.

    Pour un modèle unique de “synthèse médicale partagée”

    L’enjeu d’un projet de standardisation des synthèses médicales est de faciliter la création d’un modèle unique de « synthèse médicale partagée », disponible pour les professionnels dans les secteurs sanitaire, médico-social et social ou dans le DMP (Dossier Médical Partagé). Ce modèle unique doit être utilisable à tous les contextes (soins programmés ou non) et aux différentes populations ciblées : les résidents en EHPAD, les patients vulnérables à domicile et les patients atteints de maladies rares. Le projet vise également à partager les informations entre les pays lors de soins transfrontaliers.

    Les synthèses médicales ont une influence primordiale dans la prise en charge des patients mais font face à des freins d’utilisation et de développement. En effet, la pluralité et la redondance de ces synthèses médicales limitent fortement leur mise en œuvre opérationnelle.

    Des difficultés à affronter

    La réglementation française exige que la synthèse médicale soit rédigée et déposée dans le DMP, sous la forme d’un document « statique » produit par un seul rédacteur. Pour en modifier le contenu, le rédacteur devra générer un nouveau résumé et créer une nouvelle version.

    Si ce résumé fonctionne pour les patients à l’état de santé stable, il ne pourra pas répondre aux besoins spécifiques d’un patient :

    • âgé ;
    • multimorbide ;
    • avec des pathologies chroniques évolutives.

    La synthèse médicale devrait ainsi être modifiable et actualisée par différents professionnels en temps réel et en mode collaboratif. 

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  • USA : Uber Health et Socially Determined s’associent pour exploiter les déterminants sociaux de santé

    Permettre aux payeurs et aux prestataires d’identifier, d’engager et d’aider les bénéficiaires vulnérables de Medicaid et Medicare Advantage pour obtenir de meilleurs résultats de soins, c’est l’ambition affichée par Uber Health et la société d’analyse des risques sociaux Socially Determined, qui viennent d’annoncer leur nouvelle collaboration, lors de la conférence JPM Healthcare (San Francisco, du 8 au 11 janvier 2024).

    Grâce à l’accès aux données sur les payeurs et les dossiers d’éligibilité des patients, les prestataires pourront bientôt déployer en toute confiance des services susceptibles d’être couverts par l’assurance.

    Le modèle économique d’Uber Health continue d’évoluer

    Socially Determined, qui figure parmi les 15 lauréats de Fierce Healthcare en 2022, a créé une plateforme d’information sur les risques sociaux, SocialScape, qui aide les payeurs, les entreprises et les prestataires à suivre les risques sociaux pour savoir y faire face.

    De son côté, la plateforme Uber Health contribue à une coordination transparente des prestations en permettant :
    ➡️ l’accès au transport ;
    ➡️ la livraison d’ordonnances ;
    ➡️ et la livraison de produits de consommation et pharmaceutiques en vente libre.

    Ce partenariat s’appuie sur l’évolution du modèle économique d’Uber Health qui, l’année dernière, a décidé d’étendre son champ d’action dans le domaine de la santé. Plus de 3 000 organismes de santé utilisent déjà Uber Health pour coordonner leurs prestations complémentaires.

    Analyser les risques sociaux pour mieux les prévenir

    “Depuis des années, nos clients payeurs et prestataires utilisent nos analyses de risques sociaux pour mieux comprendre et relever les défis auxquels leurs membres et patients sont confrontés au quotidien. Aujourd’hui, nous avons mis au point des modèles analytiques spécialement conçus pour les principales prestations d’Uber Health, qui permettent d’identifier immédiatement les personnes qui ont le plus besoin de chaque prestation”, a déclaré Trenor Williams, cofondateur et PDG de Socially Determined, dans un communiqué.

    L’objectif sera donc pour les deux sociétés :
    📌 d’identifier précisément les personnes dans le besoin ;
    📌 d’aligner les prestations disponibles sur les membres éligibles ;
    📌 d’améliorer l’accès aux soins de santé et aux ressources alimentaires ;
    📌 d’améliorer l’état de santé des patients et les résultats des soins.

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