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  • Imagerie : GE Healthcare rachète MIM Software pour enrichir son offre de médecine de précision

    L’entreprise américaine annonce son intention d’acquérir la société MIM Software qui développe des solutions d’analyse d’imagerie médicale et d’intelligence artificielle (IA) à destination des professionnels de l’imagerie. Cette future acquisition est vue par GE comme un pas de plus “vers des soins plus précis, connectés et efficaces, dans le but de bénéficier tant aux cliniciens qu’aux patients du monde entier”.

    Créé en 2003, MIM Software est une société originaire de Cleveland qui développe des solutions spécialisées dans l’imagerie médicale pour la détection et le traitement de nombreuses pathologies et qui sont utilisées, entre autres, dans les services de radiologie, de médecine nucléaire, de cancérologie, ou encore de radiothérapie moléculaire.

    Le prix de cette opération n’a pas encore été communiqué, mais il a été annoncé qu’elle se fera à partir des fonds de caisse de la société. Le rachat sera effectif lorsque les approbations réglementaires auront été effectuées.

    Intégrer les solutions de MIM à l’offre de GE Healthcare

    Avec ce rachat, GE Healthcare, qui possède l’une des palettes les plus fournies en termes de solutions numériques d’imagerie médicale, va intégrer à son offre les solutions de MIM Software qui visent à “fournir une prestation de soins de précision à tous les stades de la maladie”.

    Parmi ces solutions, on retrouve :
    📌 une plateforme spécialisée en théragnostique pour le traitement de la prostate avancée, de la neuroendocrinie, de la thyroïde et d’autres cancers ;
    📌 une solution d’imagerie neurologique “bêta-amyloïde” pour le diagnostic de la maladie d’Alzheimer et la surveillance des patients ;
    📌 des outils de flux de travail rationalisées en radio-oncologie qui permettent d’aider à simplifier les plans de traitement du cancer ;
    📌 une solution de scintigraphie myocardique pour permettre de surveiller la façon dont le muscle cardiaque est perfusé.

    L’intégration de ces solutions va permettre au géant américain de “fournir des informations critiques aux cliniciens et aider à planifier des traitements plus rapides et plus efficaces pour les patients”. Taha Kass-Hout, CTO de GE, explique que le rachat de MIM Software n’est pas seulement une “union pour étendre les capacités de l’entreprise” mais plutôt une association pour rendre la médecine de précision réelle.

  • IA : Owkin s’associe à MSD pour dépister 4 types de cancer à l’échelle européenne

    Développer et commercialiser des solutions numériques de diagnostic pathologique utilisant l’intelligence artificielle (IA) sur le marché de l’Union européenne, c’est l’objectif du partenariat conclu fin 2023 entre Owkin et MSD. Cette collaboration vise à améliorer les taux de dépistage du MSI-H (une modification dans des séquences d’ADN courtes et répétitives appellées “microsatellites”) dans les cancers de l’endomètre, de l’estomac, de l’intestin grêle et des voies biliaires.

    Dans ces types de cancer, la prévalence de MSI-H est faible, résultant d’un dépistage de MSI-H qui n’est pas effectué de manière systématique. Owkin détient actuellement le seul diagnostic de pathologie numérique MSI-H avec marquage CE pour le cancer colorectal, et compte étendre son offre à ces 4 autres types de cancer en exploitant les données multimodales des patients provenant de plusieurs centres universitaires et hôpitaux, grâce à l’IA.

    Ouvrir la voie à des thérapies plus ciblées  

    Cette approche promet d’améliorer la précision et l’efficacité des diagnostics, ouvrant ainsi la voie à des traitements plus ciblés. Des essais cliniques ont montré que le phénotype tumoral MSI-H a potentiellement une importance pronostique et thérapeutique, notamment avec les thérapies par inhibiteurs de point de contrôle immunitaire (ICI). Ces dernières utilisent des anticorps monoclonaux bloquant les protéines spécifiques des points de contrôle et permettant aux cellules immunitaires d’attaquer et de détruire les cellules cancéreuses.

    Le MSI-H devient un élément génomique important et est maintenant recommandé à l’échelle internationale.

    Encourager l’adoption du diagnostic numérique

    “Cette alliance stratégique avec MSD vise à améliorer la façon dont les patients sont diagnostiqués et reçoivent un traitement, faisant progresser notre mission consistant à soutenir les prestataires de soins dans leur adoption de diagnostics numériques innovants”, explique Meriem Sefta, directrice des diagnostics chez Owkin. Et d’ajouter : “Il existe un besoin en matière de diagnostics par l’IA, capables à la fois d’atténuer les pressions sur les ressources, tout en intensifiant les tests de biomarqueurs pour associer les patients aux traitements optimaux.”

    De son côté, Scott K. Pruitt, vice-président associé et chef des laboratoires MSD, affirme que les technologies basées sur l’IA présentent “un énorme potentiel dans le dépistage des patients et le diagnostic des maladies”. La collaboration entre MSD et Owkin vise à exploiter cette opportunité afin d’identifier plus de patients atteints de cancers MSI-H, susceptibles de bénéficier du traitement ICI.

  • AP-HP : Obécoach, une étude clinique sur le e-coaching nutritionnel pour lutter contre l’obésité

    Une équipe de chercheurs de l’Université Paris-Cité, sous la direction du Pr Boris Hansel, se mobilise pour adresser un problème majeur de santé publique : le surpoids et l’obésité. Grâce à un financement du ministère de la Santé dans le cadre du programme hospitalier de recherche clinique (PHRC), l’étude propose une solution innovante de “coaching nutritionnel en ligne”, via le programme Obécoach.

    Le contexte alarmant du surpoids et de l’obésité en France

    Alors que l’obésité et le surpoids affectent désormais 50% des adultes en France, un constat alarmant émerge : la majorité des personnes nécessitant un accompagnement médical adapté n’y a pas accès, principalement en raison de contraintes financières.

    Comme l’explique le Pr Boris Hansel : “Une minorité des personnes concernées par ces pathologies et qui en a besoin a aujourd’hui accès aux équipes soignantes formées pour accompagner ce changement. Les déserts médicaux, le manque de temps des médecins généralistes, l’absence de remboursement des diététiciens, enseignants en activité physique et des psychologues sont autant de freins à la prise en charge des patients qui sont souvent volontaires pour être aidés.”

    Une équipe à l’expertise éprouvée

    Cette étude, financée par le ministère de la Santé et de la Prévention et réalisée en partenariat avec l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et l’Université Paris-Cité a pour objectif de démontrer l’efficacité d’un programme nutritionnel en ligne sur des personnes n’ayant pas accès à une prise en charge spécialisée.

    L’équipe de recherche dirigée par le Pr Boris Hansel, affiliée à l’hôpital Bichat Claude-Bernard AP-HP– Université Paris Cité, entreprend la première étude de cette envergure en France. Cette initiative est soutenue par le ministère de la Santé et de la Prévention via le PHRC, et elle s’appuie sur l’expertise d’une unité de l’INSERM dirigée par Didier Letourneur, ainsi que sur la collaboration avec le centre de responsabilité santé connectée, co-dirigé par les professeurs Patrick Nataf et Boris Hansel.

    Cette équipe de recherche avait déjà démontré l’efficacité d’un autre programme connecté appelé Anode, qui visait à améliorer les habitudes nutritionnelles des patients diabétiques atteints d’obésité abdominale sur une période de 12 semaines.

    Les objectifs du programme Obécoach

    Obécoach offre un accompagnement nutritionnel semi-automatisé, conçu pour améliorer les habitudes alimentaires et l’activité physique grâce à des parcours thématiques. Le programme, enrichi par des rendez-vous en visio avec l’équipe diététique et d’activité physique, va au-delà d’une simple application de régime. Il est conçu en tenant compte de la psychologie des utilisateurs, offrant un accompagnement bienveillant.

    Utilisé depuis plusieurs mois par l’équipe nutrition de l’hôpital Bichat Claude-Bernard AP-HP, Obécoach a montré des résultats prometteurs. « Les témoignages des patients utilisant Obécoach sont majoritairement positifs. Cependant, il est crucial de procéder à une évaluation approfondie à travers un essai clinique », souligne le Professeur Boris Hansel.

    Iriade, la société à l’origine d’Obécoach, va mettre à disposition des volontaires des objets connectés pour suivre leur progression. Ces dispositifs seront fournis grâce aux contributions de Terraillon et Colissimo.

    Une participation ouverte

    L’étude s’adresse aux personnes en situation d’obésité ou de surpoids, en particulier celles souffrant de comorbidités (prédiabète, hypertension, apnées du sommeil…) et qui ne bénéficient pas d’un suivi nutritionnel spécialisé et qui n’en envisagaient pas dans l’année. 350 volontaires, provenant de la métropole et de l’Outre-mer français, seront sélectionnés. Après un entretien médical, ces participants seront divisés aléatoirement en deux groupes lors d’une téléconsultation :

    • Le groupe e-coaching : Les participants de ce groupe participeront au programme Obécoach, qui comprend une application web interactive pour un accompagnement automatisé (via la webapp Iriade). Ils auront également accès à des sessions de discussion en live-vidéo, animées par des patient-experts formés par l’équipe médicale.
    • Le groupe e-learning : Ce groupe aura accès à un programme d’apprentissage en ligne, offrant une utilisation libre de ressources comme des fiches de conseils, un créateur de menus personnalisés, des vidéos éducatives, et un catalogue d’exercices physiques, disponibles sur des sites web d’institutions publiques.

    Le suivi, incluant une évaluation régulière de plusieurs paramètres de santé incluant le poids, les habitudes et comportements alimentaires, l’activité physique, les analyses sanguines et la pression artérielle, se fera à travers des téléconsultations. Après 12 mois de suivi, les participants du groupe e-learning auront également l’opportunité de rejoindre le programme dans sa version optimisée avec un accès à l’application Obécoach.

    Les personnes souhaitant participer à cette étude peuvent s’inscrire sur ce lien et trouver plus d’informations ici.

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  • MSI-H

    High levels of MicroSatellite Instability

  • IA / OMS : des lignes directrices pour l’éthique et la gouvernance des grands modèles multimodaux

    “Les technologies d’IA générative ont la capacité d’améliorer les soins, mais seulement si ceux qui les développent, les réglementent et les utilisent, identifient les risques associés et en tiennent pleinement compte.” C’est ainsi que le Dr Jeremy Farrar, scientifique en chef de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), s’exprime en introduction du rapport publié par l’agence onusienne, le 18 janvier 2024, détaillant ses “nouvelles lignes directrices sur l’éthique et la gouvernance des grands modèles multimodaux (LMM)”.

    Alors que les LMM, qui “permettent de saisir des données d’entrée d’un ou plusieurs types (texte, vidéo ou image) et de générer divers résultats sans se limiter au type de données utilisé au départ”, commencent à être de plus en plus utilisés dans le secteur de la santé, notamment pour accompagner le patient et le praticien, l’OMS soutient qu’il y a un besoin “d’informations et de politiques transparentes” pour gérer leur conception, leur mise au point et leur utilisation.

    Pour créer des LMM surs et efficaces, l’OMS souligne qu’il faut veiller à ce que les différentes parties prenantes (gouvernements, entreprises technologiques, prestataires de soins, patients et société civile) participent à toutes les étapes “de la mise au point et du déploiement” des solutions basées sur l’IA, et qu’une réglementation doit être appliquée partout dans le monde, dans une démarche d’harmonisation coopérative entre “les gouvernements de tous les pays”.

    Une utilisation plus globale malgré les risques

    Ces lignes directrices sur l’éthique et la gouvernance quant à l’utilisation des LMM sont publiées en conséquence de l’apparition des risques “de voir ces systèmes produire des affirmations fausses, imprécises, biaisées ou incomplètes, ce qui pourrait nuire aux personnes qui s’en servent pour prendre des décisions”. Des appréhensions liées aux cause des bases de données qui viennent documenter ces modèles et qui peuvent parfois être de mauvaise qualité ou présenter “des biais liés à la race, à l’appartenance ethnique, à l’ascendance, au sexe, à l’identité de genre ou encore à l’âge”.

    En outre, d’autres risques liés à la cybersécurité ou à une automatisation excessive des tâches pourraient conduire à ce que les praticiens ne soient plus aussi attentifs et que des erreurs évitables par l’être humain passent inaperçues.

    Des recommandations pour les gouvernements et les développeurs

    Dans ses guidelines, l’OMS présentent plus de 40 recommandations à l’intention des gouvernements, des entreprises technologiques et des prestataires de soins, dans le but de “garantir le bon usage des LMM pour promouvoir et protéger la santé des populations”.

    1️⃣ Des recommandations à l’attention des gouvernements :

    Pour l’OMS, ces derniers devraient :

    • investir dans les infrastructures à but non lucratif ou publiques auxquelles les développeurs des secteurs public, privé ou à but non lucratif ont accès – notamment la puissance de calcul et les bases de données publiques – ou les mettre à disposition, en veillant à ce que les utilisateurs qui y accèdent adhèrent à certains principes et valeurs éthiques ;
    • s’appuyer sur la législation, les politiques et la réglementation pour garantir que les LMM et les applications utilisées en santé et en médecine, indépendamment des risques ou des avantages associés à la technologie d’IA en question, respectent des obligations éthiques et des normes en matière de droits humains, notamment sur la dignité et l’autonomie des personnes ou le respect de la vie privée ;
    • confier à un organisme de réglementation, nouveau ou existant, la responsabilité d’évaluer et d’approuver les LMM et les applications destinées à un usage en santé ou en médecine, en fonction des ressources disponibles ;
    • mettre en place des dispositifs obligatoires d’audit et d’évaluation d’impact par des tiers indépendants, notamment en matière de protection des données et de droits humains, lorsqu’un LMM est déployé à grande échelle. Ces audits et études d’impact doivent être publiés et présenter les résultats et les impacts en les ventilant par type d’utilisateur (par exemple selon l’âge, la race ou le handicap).

    2️⃣ Des recommandations à l’intention des développeurs de LMM :

    Pour l’OMS, ces derniers doivent veiller à ce que :

    • les LMM ne soient pas conçus uniquement par des scientifiques et des ingénieurs. Les utilisateurs potentiels ainsi que l’ensemble des parties prenantes directes et indirectes (y compris les prestataires médicaux, les chercheurs scientifiques, les professionnels de la santé et les patients) doivent prendre part à la mise au point des IA dès les premiers stades, selon des modalités structurées, inclusives et transparentes, et avoir la possibilité de soulever des questions éthiques, de faire part de leurs préoccupations et à faire des observations sur l’application d’IA en question ;
    • les LMM soient conçus pour exécuter des tâches bien précises avec le niveau de précision et de fiabilité requis pour améliorer la capacité des systèmes de santé et promouvoir les intérêts des patients. Les développeurs doivent également être en mesure de prévoir et de comprendre les conséquences indirectes potentielles de ces systèmes.

    5 grandes applications des LMM pour la santé

    En plus de ses recommandations, l’OMS a identifié 5 grandes applications des grands modèles multimodaux en santé :

    • 1️⃣ dans le diagnostic et soins cliniques, par exemple pour répondre aux questions écrites des patients ;
    • 2️⃣ pour une utilisation guidée par le patient, par exemple pour se renseigner sur les symptômes et les possibilités de traitement ;
    • 3️⃣ dans les tâches administratives, notamment pour préparer des résumés de consultations et les ajouter aux dossiers de santé électroniques ;
    • 4️⃣ pour la formation des médecins et du personnel infirmier, par exemple pour permettre aux internes de simuler des consultations ;
    • 5️⃣ dans le cadre de la recherche scientifique et la mise au point de médicaments, y compris pour identifier de nouveaux composés.

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  • IA : Tessan intègre Nabla dans sa solution pour automatiser la rédaction des comptes rendus médicaux

    L’expert de la téléconsultation Tessan propose désormais à ses 150 médecins salariés l’outil Nabla, permettant de rédiger les comptes-rendus de consultations automatiquement grâce à l’écoute basée l’intelligence artificielle (IA). Ceci pour leur permettre :
    • de se concentrer sur l’examen médical ;
    • de sécuriser l’établissement de diagnostic ;
    • d’éviter les oublis lors de la relecture du compte rendu ;
    • et de gagner du temps.

    “Nabla nous a tous impressionnés par sa performance et sa facilité d’intégration dans notre pratique”, déclare Jordan Cohen, fondateur de Tessan. “Grâce à l’assistant médical Nabla, le parcours de soins est renforcé avec un bilan de téléconsultation très complet pour un meilleur suivi entre praticiens. C’était notre objectif prioritaire”.

    Quel fonctionnement avec l’outil de Nabla ?

    Lorsqu’un patient qui cherche une téléconsultation souhaite utiliser la solution de Tessan, il peut se rendre en pharmacie, en mairie ou à tout autre espace qui en est équipé. En s’installant dans une cabine ou devant une borne, il insère sa carte vitale, crée son compte personnel et renseigne son motif de téléconsultation. Le patient a également la possibilité d’envoyer ses antécédents médicaux (analyses, comptes-rendus, etc.). Selon l’entreprise, il n’attend que 7 minutes en moyenne avant d’être vu par un médecin généraliste.

    La cabine et la borne sont équipés de dispositifs médicaux (thermomètre, tensiomètre, oxymètre, otoscope, stéthoscope, dermatoscope…) que le professionnel de santé pilote à distance. Pendant toute la durée de la consultation, l’outil Nabla enregistre automatiquement tous les échanges entre le patient et le médecin et génère un compte-rendu complet et structurer à la fin de la séance.

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  • Dedalus : « Nous passons d’éditeur à fournisseur de services » (Guillem Pelissier)

    Améliorer la satisfaction client en se focalisant sur l’expérience utilisateur, adapter son offre de dossier patient informatisé (DPI), promouvoir une approche de self-service et de e-learning : retour sur la conférence de presse organisée par Dedalus lors de son événement D4Evolution le 25 janvier 2024, en présence de son nouveau directeur général Guillem Pelissier, et du directeur général délégué Frederic Vaillant.

    La satisfaction client sera au cœur de la stratégie de Dedalus cette année, qui se décline “en 3 actes” :
    • l’expérience utilisateur, grâce à des investissements “sur des plateformes pour y répondre” ;
    • la qualification, en repensant les solutions “dans les environnements des clients” ;
    • la formation, qui va continuer “avec du self-service et du e-learning”.

    « Notre mission est de continuer à développer nos activités, en accompagnant nos clients vers différents types d’usage et en créant de la valeur qui répond au plus près aux attentes de nos utilisateurs. Nous voulons moderniser nos services et nos plateformes, avec le cloud et l’IA », a déclaré Guillem Pelissier.

    Développer une offre de service d’accès aux soins (SaaS)

    Dedalus exprime son ambition de développer des offres Saas basées sur les technologies de cloud et d’IA qui “permettent de réduire les tâches administratives, d’améliorer l’expérience utilisateur et l’ergonomie”. Guillem Pelissier explique que le cloud pose “la question de la souveraineté”. Pour lui, Dedalus est justement souverain par son histoire et son capital : “car nous sommes détenus par des investisseurs français (…) Nous suivons la démarche gouvernementale, ainsi que les évolutions réglementaires européennes et françaises en ce qui concerne l’hébergement des données en santé, notamment du référentiel HDS”. Une question essentielle pour l’entreprise qui souhaite s’inscrire dans le champ de la souveraineté numérique européenne, les acteurs du cloud européen et français n’étant aujourd’hui pas forcément encore au niveau des alternatives étrangères comme AWS.

    Le défi à relever avec les DPI

    Dedalus est leader sur le marché français du DPI, avec 41 groupements hospitaliers de territoire (GHT) sur 135 équipés avec ses solutions. Sans communiquer de détails exacts, l’entreprise rapporte que son chiffre d’affaires en 2023 est meilleur que celui de l’année précédente.

    Avec la base mutualisée de son nouveau logiciel, Care4U, Dedalus accompagne les hôpitaux afin de transférer leur DPI, comme cela a été le cas pour tous les établissements de l’AP-HP, “sauf l’hôpital européen Georges Pompidou qui devrait migrer dans les 2 ans qui viennent”. Les clients de Dedalus ayant un patrimoine de données d’au moins 10-15 ans, toute la problématique réside dans la migration afin d’éviter la perte de données. « Nous passons de questionnaires très statiques à des questionnaires intelligents avec de l’IA. Il faut donc les réadapter et les reparamétrer. L’enjeu n’est pas de changer de DPI mais de pouvoir le faire évoluer en récupérant leurs données et en installant notre solution par-dessus”, souligne Frédéric Vaillant. 

    S’affirmer sur le marché des logiciels d’imagerie

    En France, Dedalus détient 80 % de part de marché des logiciels des laboratoires privés. D’après Frédéric Vaillant : « Il y a une évolution in vitro avec les premières installations qui se dérouleront cette année. La mise en œuvre du premier site de “digital pathology” va se faire au CHU d’Amiens. C’est un consortium avec 3 GHT (St-Quentin, Beauvais et Amiens) qui vise à gérer les analyses et les seconds avis médicaux ».

    À partir de 2024, l’entreprise ambtionne d’accélérer sa dynamique dans le secteur de l’imagerie : « Nous avons un Pacs tout neuf appelé Deep Unity qui connaît un certain succès dans le GHT d’Amiens. Notre ambition est de pousser le domaine de l’imagerie en doublant nos équipes. Nous voulons faire aussi bien sur la partie imagerie que sur la partie laboratoire ». L’imagerie ayant généré un chiffre d’affaires autour de 6 millions d’euros en 2023, Dedalus souhaite doubler son résultat en 2024.

  • Téléconsultation : un intérêt confirmé pour les patients et les professionnels (étude e-Meuse Santé)

    Moyen de lutte efficace contre les déserts médicaux, le programme de télémédecine e-Meuse Santé est déployé dans les 3 départements de de la région Grand Est. La Meuse, la Haute-Marne et la Meurthe-et-Moselle connaissent des difficultés d’accès aux soins liés à la désertification médicale et au vieillissement de la population auxquelles vient répondre « e-Meuse Santé ».

    Des consultations médicales assistées et augmentées, en proximité

    Il s’agit d’un programme national d’expérimentation de l’utilisation des nouvelles technologies au bénéfice de la télémédecine. Piloté depuis 2020 par le département de la Meuse, il a ensuite débordé sur les départements de Haute-Marne et de Meurthe-et-Moselle.

    E-Meuse Santé propose la téléconsultation, assistée et augmentée, dans différents lieux ouverts et repérés par la population : maisons de santé, Ehpad, cabinets infirmiers, etc. Il couvre quatre thématiques :

    • l’accès aux soins ;
    • la prévention ;
    • le maintien à domicile ;
    • et le suivi des maladies chroniques.

    Avec un modèle qui repose sur l’appropriation du dispositif par la communauté médicale du territoire, en 3 ans ont été réalisées près de 4 500 téléconsultations, remboursées par l’Assurance maladie, grâce à la collaboration de plus de 80 professionnels de santé, associations de patients et collectivités locales.

    Une évaluation positive après 3 ans

    A l’issue des 3 années d’expérimentation, e-Meuse Santé a publié en décembre 2023 son rapport d’évaluation, qui s’appuie sur les travaux réalisées par l’Université de Lorraine, intitulé : « Préconisations et mesures pour la réplicabilité du déploiement territorial de la télémédecine ». Cette étude prend en compte l’expérimentation menée sur 15 sites installés sur les 3 départements du Grand Est. Ils recouvrent une configuration variée d’accès aux soins, différents types d’habitat et d’organisation de la santé, de la zone rurale à la ville, mais qui connaissent tous des difficultés d’accès à la santé.

    Le rapport a été rédigé à l’issue d’un large processus de concertation et d’enrichissement itératif par une série d’ateliers et d’entretiens, ayant impliqué, outre les professionnels de santé et les représentants de patients, les élus locaux et les acteurs économiques et sociaux, partenaires d’e-Meuse Santé.

    12 recommandations pour pérenniser et développer la télémédecine

    L’évaluation par l’Université de Lorraine confirme l’intérêt de la télémédecine pour les patients et les professionnels de santé. Elle démontre que, bien conçue et bien déployée, la télémédecine est un outil efficace qui offre des solutions d’accès aux soins à des habitants confrontés à la pénurie de soignants et qu’elle permet aux personnes sans médecin traitant de pouvoir retrouver un parcours de soins satisfaisant. Le rapport contient 12 recommandations opérationnelles pour favoriser le déploiement de la télémédecine.

    2 prérequis essentiels au succès de la téléconsultation dans les territoires :

    • une offre conçue en appui et au service des professionnels de santé du territoire concerné ;
    • une offre qui fasse l’objet d’une mobilisation des acteurs du soin et de l’accès aux soins des patients, dans le respect du rôle, du statut et des expertises de chacun.

    Parmi les autres recommandations du rapport :

    • une collaboration renforcée avec les médecins traitants et les professionnels de santé afin de pérenniser les projets existants et soutenir la création de nouveaux sites de téléconsultation ;
    • un modèle de financement dissociant ce qui relève du soin et de l’accès aux soins, ouvrant ainsi la possibilité de nouvelles formes d’implication aux collectivités territoriales ;
    • une gouvernance et une animation de la politique de l’accès aux soins animée par les communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) ;
    • une revalorisation de la fonction des « téléassistants » en s’appuyant sur leur contribution à l’accès aux soins ;
    • l’élargissement du réseau des sites de télémédecine à la médecine spécialisée (téléconsultation de spécialité, téléexpertise et télésurveillance) et à la prévention (médecine du travail, médecine scolaire, opérations nationales de dépistage, etc.) ;
    • la mise en place d’une plateforme commune facilitant les usages et la prise de rendez-vous ;
    • le développement d’une offre de formation où interagissent tous les acteurs du projet de télémédecine ;
    • une expérimentation sur trois ou quatre départements d’une durée de trois ans, associant les collectivités et les communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS).

    Coordonner les modèles économiques de la santé et du médico-social :

    Le rapport préconise également une clarification de l’offre de télémédecine avec des cahiers des charges et des méthodologies matures et validées, aujourd’hui disponibles grâce aux expérimentations.

    Il propose de nouveaux modèles (d’organisation, de financement) ouvrant un champ d’action important aux territoires pour les politiques de l’autonomie et du maintien à domicile. La télémédecine peut être un outil majeur de la coordination du modèle économique de la santé avec celui du médico-social, en s’inscrivant notamment dans les politiques de prévention des départements.

    Cette évaluation positive est renforcée par la position de France Assos Santé qui se déclare favorable à une offre territoriale structurée de télémédecine dans son « Manifeste pour faire de la télémédecine un réel vecteur d’accès aux soins pour tous », publié en septembre 2023.

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  • Congrès City Healthcare 2024 : « le numérique pour mieux soigner » (03/10/24, Nantes)

    Ethique dans l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA), gain de temps pour les professionnels de santé, interrogations sur la feuille de route du numérique en santé 2023-2027, cyberattaques et solutions innovantes pour améliorer le parcours de soin… autant de sujets qui seront évoqués lors de la 9e édition du congrès City Healthcare, qui se tiendra le 3 octobre 2024 à la Cité des Congrès de Nantes, sous le haut patronage du ministère de la Santé.

    Après une édition 2023 qui a réuni plus de 2500 visiteurs et 170 experts français et internationaux du secteur de la santé numérique, l’événement, conçu en lien avec un comité d’experts issus du monde de la santé, a pour objectif de « promouvoir l’innovation santé et le numérique en santé au travers de ses usages au service des patients dans les territoires ».

    La journée sera rythmée par :
    • des conférences ;
    • des retours d’expériences ;
    • des workshops ;
    • un colloque médical ;
    • une soirée dédiée aux CPTS ;
    • ainsi que des « battles » paroles de soignants.

    Ouvert à toutes les parties prenantes du numérique en santé, City Healthcare rassemble chaque année des acteurs de l’écosystème avec l’ambition de les mobiliser et de les fédérer autour d’une vision commune.

    Le salon rassemble des exposants et des intervenants au congrès venant de toute la France et de l’étranger, avec une ouverture particulière des 3 pays voisins : Luxembourg, Belgique, et Allemagne.

    ⚠️ Les inscriptions et le programme complet du congrès seront disponibles prochainement.
    👉 Les inscriptions pour exposant sont d’ores et déjà ouvertes et sont à réaliser en ligne via ce lien.

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  • Télésurveillance : Abbott annonce un partenariat avec la plateforme myDiabby Healthcare

    Offrir une solution de suivi innovante aux personnes atteintes de diabète équipées du système FreeStyle Libre 2 commercialisé par Abbott : c’est dans cette optique que le géant américain des dispositifs médicaux étend son expertise dans la surveillance en continu du diabète à travers son nouveau partenariat avec la start-up parisienne myDiabby Healthcare, spécialisée dans le suivi du diabète de type 1, de type 2 et gestationnel.

    La plateforme de télésurveillance développée par myDiabby est utilisée par un vaste réseau francophone composé de centaines de centres hospitaliers universitaires (CHU), centres hospitaliers (CH), cliniques et médecins de ville interconnectés. Les patients s’y inscrivent mensuellement pour bénéficier d’un suivi médical à distance, étendu sur l’ensemble du territoire.

    Une remontée de données automatisée

    “L’entrée dans le droit commun de la télésurveillance pour les patients français est une innovation unique en Europe et constitue un élément supplémentaire pour renforcer la prise en charge personnalisée et le suivi des patients”, déclare Philippe Emery, directeur général de la division Diabète d’Abbott en France. Grâce l’intégration transparente des données entre le système FreeStyle Libre 2 et la plateforme myDiabby, facilitant une prise en charge proactive et personnalisée des patients, ce partenariat marque une étape majeure dans l’engagement d’Abbott envers l’interopérabilité de ses systèmes.

    Pour Anastasia Pichereau, présidente de myDiabby Healthcare, cette alliance permettra aux professionnels de santé de “compter sur des systèmes automatisés de remontée de données médicales afin d’assurer le suivi par télésurveillance de leurs patients”, dans le cadre de la prise en charge par l’Assurance maladie.

    Une synergie bénéficiant aux diabétiques

    L’essence de cette collaboration réside dans la synergie entre la technologie de pointe d’Abbott et l’expertise télémédicale de myDiabby. Une offre plus complète et novatrice voit ainsi le jour pour les patients atteints de diabète et équipés du dispositif FreeStyle Libre 2.

    L’écosystème digital FreeStyle Libre permet aux patients de partager automatiquement et de manière sécurisée leur profil glycémique complet avec leur médecin, aussi bien lors des consultations qu’entre deux rendez-vous, via l’application FreeStyle LibreLink sur la plateforme LibreView.

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