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  • Etude : des premiers résultats encourageants du robot conversationnel de Google (Arvix)

    Une grande précision diagnostique et une forte capacité d’empathie, voici les résultats obtenus par le robot conversationnel de Google, Amie (Articulate Medical Intelligence Explorer) et publiés le 11 janvier dans le dépôt de prépublications arXiv*. Encourageants, ces résultats doivent cependant être interprétés avec prudence, notamment parce que le chatbot n’a pas été encore testé sur des vrais malades mais uniquement sur des acteurs formés pour simuler des personnes souffrantes.

    Un chatbot spécialisé dans les diagnostics médicaux

    Les études évaluant les performances de ChatGPT en matière médicale sont légion. Certaines d’entre elles révélent que le chatbot établit des diagnostics aussi pertinents que ceux des médecins (Annals of Emergency Medecine de septembre 2023). Cependant, ChatGPT n’est par un robot conversationnel spécialement entraîné à la pratique médicale.

    Google a donc créé son propre chatbot dédié aux entretiens médicaux : AMIE (Articulate Medical Intelligence Explorer), un robot conversationnel basé sur un grand modèle de langage (LLM) et optimisé pour le diagnostic médical.

    Dans un premier temps, les chercheurs ont nourri l’IA de textes médicaux du monde réel, notamment les transcriptions de près de 100 000 dialogues réels entre médecin-patient, des résumés rédigés par des cliniciens de notes médicales de l’unité de soins intensifs et des milliers de questions de raisonnement médical tirées de l’Examen Médical des États-Unis.

    Ensuite, pour entraîner davantage le modèle, les chercheurs mettent en place un auto-jeu, demandant au LLM de jouer le rôle d’une personne souffrant d’une affection spécifique et celui d’un clinicien empathique cherchant à comprendre les antécédents de la personne et à concevoir des diagnostics potentiels.

    Le robot de Google vs des médecins généralistes

    Dans un troisième temps, les chercheurs font appel à 20 personnes formées à se faire passer pour des patients, et leur demande de participer à des consultations en ligne basées sur des textes – à la fois avec AMIE et avec 20 cliniciens certifiés. Ces derniers ne sont pas informés du fait qu’elles discutent avec un humain ou un robot. Pas moins de 149 scénarios cliniques sont passés au crible. Et un groupe de spécialistes évalue ensuite les performances d’AMIE et celles des médecins.

    Les résultats de cette étude sont publiés le 11 janvier dans le dépôt de prépublications arXiv. Ils n’ont donc pas été encore relus par des pairs.

    Résultats : un robot plus empathique que des vrais médecins

    • L’AMIE démontre une plus grande précision diagnostique que les médecins et une performance supérieure sur 28 des 32 axes selon les médecins spécialistes
    • Le robot surpasse les médecins dans 24 des 26 critères de qualité de la conversation selon les patients acteurs, notamment en termes de politesse, d’explication de l’état de santé et du traitement, d’honnêteté et d’expression de l’attention et de l’engagement.

    Vivek Natarajan, chercheur en IA chez Google et premier auteur de l’article récent, teint à préciser qu’AMIE n’est pas conçu pour remplacer les médecins humains, mais plutôt pour jouer un rôle d’assistant pour les médecins et les patients. Cependant, ajoute-t-il, “il peut y avoir des scénarios où les gens pourraient bénéficier d’interagir avec des systèmes comme AMIE en complément de leur parcours clinique. Cela inclut la compréhension des symptômes, la simplification des explications dans les langages vernaculaires locaux… et agir comme un avis médical précieux. Cela ouvre potentiellement la voie à une performance diagnostique médicale superhumaine.” En effet, un médecin humain peut voir seulement 10 000 patients au cours de sa carrière, mais AMIE pourrait consulter autant de patients en seulement quelques cycles d’entraînement.

    “Prudence et humilité” dans l’interprétation des résultats

    Il faut souligner que ces consultations se déroulent via l’échange de textes écrits. Si les robots conversationnels s’habituent à ce type d’échange, ce n’est évidemment par le cas des médecins qui privilégient le face à face. Le LLM a l’avantage de pouvoir composer rapidement des réponses longues et bien structurées, ce qui lui permet d’être toujours prévenant sans se fatiguer.

    En outre, AMIE n’a pas été testé sur des personnes ayant de réels problèmes de santé, mais uniquement sur des acteurs jouant ce rôle. “Nous voulons que les résultats soient interprétés avec prudence et humilité”, a donc insisté Alan Karthikesalingam, chercheur clinique chez Google Health et coauteur de l’étude.

    [annuaireOrga=197849]

  • US : la FDA fait évoluer son bureau des partenariats stratégiques et de l’innovation technologique

    Cette évolution veut faire de l’Office of Strategic Partnerships and Technology Innovation une institution qui pourra “porter la voix des patients, de l’innovation et de la sécurité” des dispositifs auprès des développeurs.

    Des partenariats stratégiques et de l’innovation technologique

    Créé en 2019 par la FDA, l’OST agit tant en interne au sein du CRDH, qu’en externe avec la mise en place de stratégies concernant la mise sur le marché américain des dispositifs médicaux :

    • ➡️ au sein de la FDA, l’OST est l’instance qui “s’adapte aux futurs besoins organisationnels, réglementaires et scientifiques” du centre et “dirige les services de transformation des données, de la technologie et de l’informatique pour […] assurer la conception, le développement et l’utilisation efficaces des systèmes d’information, des données électroniques et des capacités d’analyse afin d’optimiser les processus opérationnels réglementaires” ;
    • ➡️ en dehors du CRDH, il est l’infrastructure orientant la stratégie de la FDA “en matière de cybersécurité des dispositifs médicaux, de santé numérique, de normes et de science des patients” et va aussi s’assurer de répondre aux cas d’urgence en santé publique “tels que la résilience de la chaîne d’approvisionnement des dispositifs médicaux” ;
    • ➡️ l’OST sert aussi d’incubateur par le biais de la mise en place de “nouveaux programmes et initiatives identifiées comme des priorités stratégiques pour le Centre et la FDA”.

    5 nouveaux bureaux mis en place

    Pour accompagner le travail de ce “super bureau”, la FDA décide de mettre fin aux trois divisions qui le composaient depuis 2019 (les divisions “santé numérique”, “technologies et données” et “anticipations et préparations aux dangers”) et de diviser ses tâches au sein de 5 nouveaux bureaux :

    • 1️⃣ Office of Supply Chain Resilience (OSCR), s’occupe du programme sur la chaîne d’approvisionnement et des pénuries de dispositifs médicaux afin “d’améliorer, de favoriser et de maintenir la résilience dans les chaînes d’approvisionnement mondiales des dispositifs médicaux” ;
    • 2️⃣ Digital Health Center of Excellence (DHCoE), bureau oeuvrant pour la connexion et l’établissement de partenariats pour “faire progresser la santé numérique, partager les connaissances pour accroître la sensibilisation et la compréhension, favoriser la synergie, faire progresser les meilleures pratiques et innover les approches réglementaires pour fournir une surveillance efficace et moins lourde” ;
    • 3️⃣ Office of Technology and Data Services (OTDS), qui a notamment pour objectif d’”améliorer la capacité du CDRH à accepter, stocker, analyser et distribuer des données” ;
    • 4️⃣ Office of Readiness and Response (ORR), le bureau en charge des domaines de la cybersécurité des dispositifs médicaux, de la préparation et de la réponse aux potentiels dangers des dispositifs ;
    • 5️⃣ Office of Equity and Innovative Development (OEID), oeuvrant pour la promotion de l’équité en matière de santé, notamment en favorisant l’innovation en termes des dispositifs qui “élargissent l’accès à diverses populations de patients, y compris les populations mal désservies”.

     

  • IA : panorama international des politiques et réglementations (éthique, gouvernance, données…)

    Dans ses guidelines publiées en janvier 2024, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) propose la création d’une agence de recherche publique pour le développement de l’intelligence artificielle (IA), soulignant l’importance d’une représentation équitable et éthique dans la gouvernance mondiale.

    De la sensibilisation avant une adoption globale

    A l’échelle mondiale, l’OMS publie régulièrement depuis 2021 des rapports et des lignes directrices pour la bonne gouvernance et la réglementation de l’IA. Elle œuvre pour promouvoir l’éducation et la sensibilisation à l’IA à travers des initiatives ciblant les professionnels de santé, les décideurs du secteur et le grand public.

    De son côté, l’Unesco a aussi publié des recommandations sur l’éthique pour l’IA mettant en avant l’importance de la surveillance humaine des systèmes intelligents, adoptées en 2021 par ses 193 pays membres.

    Des efforts d’harmonisation en Europe

    Sur le Vieux continent, la Commission européenne a introduit en avril 2021 la première proposition de cadre réglementaire concernant l’IA. Puis, en décembre 2023, le Conseil et le Parlement européens sont parvenus à un accord provisoire historique pour mettre en place des règles harmonisées sur l’utilisation de l’IA dans l’Union européenne (UE). Ainsi, les systèmes d’IA seront soumis à une analyse et une classification en fonction du niveau de risque qu’ils présentent pour les utilisateurs, ce qui résultera en une réglementation adaptée en fonction du risque. De plus, la Commission européenne va créer un nouvel Office européen de l’IA pour assurer la coordination de ce cadre entre tous les pays membres de l’UE.

    En France, la CNIL a annoncé le 16 mai 2023 un plan d’action pour encadrer le développement de l’IA et préparer l’entrée en vigueur du règlement européen AI Act. Ce plan souligne l’importance cruciale de la protection des données dans la régulation de l’IA.

    L’enjeu de la protection des données

    Avec environ 145 pays dans le monde disposant de réglementations sur la protection des données, cette dernière joue un rôle significatif et interagit étroitement avec la réglementation de l’IA. Les données étant essentielles pour l’entrainement et le fonctionnement des systèmes d’IA, des lois existantes (tel que le RGPD au sein de l’UE) mettent en lumière les efforts mondiaux pour adapter les réglementations à l’évolution technologique.

    La Commission européenne a identifié 11 pays qui garantissent une protection adéquate pour le transfert de données, conformément au RGPD, sans nécessiter des mesures supplémentaires.


    📌 Dans cet indicateur, Health & Tech Intelligence revient en synthèse sur les différents rapports de l’OMS et de l’OCDE concernant la gouvernance, la réglementation et les politiques régissant l’IA à travers le monde, ainsi que sur la protection des données et son lien étroit avec cette réglementation.

    Ethique et gouvernance des grands modèles multimodaux (LLM)

    Le 18 janvier 2024, l’OMS a publié de nouvelles lignes directrices sur l’éthique et la gouvernance des grands modèles multimodaux (LLM) et d’autres formes d’IA dans le domaine de la santé (un article H&TI a paraître reviendra sur ces recommandations, notamment celles à destination des gouvernements).

    Parmi les recommandations importantes, l’OMS suggère d’établir une gouvernance internationale pour :

    • éviter une compétition où les entreprises négligent les normes de sécurité et d’efficacité ;
    • garantir que les entreprises respectent des normes minimales de sécurité et d’efficacité.

    L’OMS propose également la création d’une agence de recherche publique pour le développement d’IA, financée par plusieurs gouvernements. L’objectif de cette recommandation est de ne pas laisser la gouvernance être façonnée uniquement par des pays à revenu élevé ou des grandes entreprises technologiques, afin de garantir une représentation équitable.

    Dans ce rapport, l’OMS souligne qu’un axe majeur de la réglementation de l’IA concerne l’utilisation des données de santé dans la formation des LLM.

    Aujourd’hui, les lois de protection des données servent de fondement solide pour le développement des technologies d’IA, y compris les LMM. Cependant, une limite identifiée est que de nombreuses lois de protection des données ont été édictées avant l’émergence de l’IA générative, créant un défi dans leur application pour des technologies qui n’étaient peut-être pas envisagées lors de leur rédaction initiale.

    Ainsi, pour l’OMS l’harmonisation des réglementations, l’adaptation des lois de protection des données à l’évolution de la technologie, et une approche éthique et inclusive sont essentielles pour assurer le développement responsable et éthique de l’IA.

    [Source: OMS Ethics & governance of AI for health 2024]

    L’enjeu de la protection des données dans le développement de l’IA

    Dans un autre rapport de l’OMS sur les considérations réglementaires sur l’IA en santé le lien entre la protection des données et l’IA est également mis en avant.

    « Environ 145 pays et régions disposent de réglementations sur la protection des données et de lois sur la vie privée ». Ce chiffre indique une reconnaissance de la nécessité de réguler la collecte, l’utilisation, la divulgation et la sécurité des informations personnelles à l’échelle internationale.

    Voici un panorama des lois et réglementations spécifiques dans le domaine de la protection des données :

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    Dans l’UE, le RGPD s’applique à tous les citoyens et les entreprises peuvent être soumises à des obligations de conformité en fonction de leur emplacement ou de leurs activités.

    Sur cette carte éditée par la CNIL, des couleurs variées sont utilisées pour indiquer le niveau de protection des données ou l’adhésion à certaines normes ou lois conformes au RGPD.

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    La commission européenne a reconnu que 11 pays comme offrant une protection adéquate en matière de transfert de données en vertu du RGPD permettant des transferts de l’UE vers ces pays ou territoires sans exigences supplémentaires. C’est ce qui est révélé dans un rapport de la commission au parlement européen publié le 15 janvier 2024.

    Le RGPD s’applique également à la Norvège, à l’Islande et au Liechtenstein qui font partis de l’espace économique européen (EEE).

    Ces pays/régions sont :

    • l’Andorre ;
    • l’Argentine ;
    • le Canada ;
    • les Îles Féroé ;
    • Guernesey ;
    • l’Île de Man ;
    • Israël ;
    • Jersey ;
    • la Nouvelle Zélande ;
    • la Suisse ;
    • et l’Uruguay.

    A noter également des reconnaissances pour l’adéquation des lois de protection de données de d’autres pays au RGPD :

    • en 2019, l’UE et le Japon ont reconnu mutuellement l’équivalence de leurs systèmes de protection des données ;
    • en janvier 2022 une décision d’adéquation a été adoptée pour la Corée du Sud ;
    • en juin 2023, l’UE a pris des décisions d’adéquation pour le Royaume-Uni ;
    • en juillet 2023, une étape significative est franchie par l’UE en approuvant une décision d’adéquation concernant le cadre de confidentialité des données entre l’UE et les États-Unis.

    [Source: OMS Regulatory considerations on artificial intelligence for health 2023]

    Politiques sur l’IA

    Fin 2023, de nombreux progrès en matière de politique sur l’IA ont été réalisés à l’échelle mondiale. Les initiatives varient, mais la tendance générale est à une réglementation plus stricte pour assurer la sécurité, la confiance et l’éthique dans l’application de l’IA. Voici les progrès en termes de lois et d’annonces politiques par pays/régions :

    Union européenne – European Union Artificial Intelligence Act (EU AI Act) :

    • Pays/région : Union européenne
    • Organisme/Personne : Parlement européen
    • Progrès : Le Parlement européen a travaillé sur la catégorisation des systèmes d’IA en fonction des niveaux de risque, mettant l’accent sur la protection des droits fondamentaux et de la durabilité environnementale.

    États-Unis – Executive Order on AI :

    • Pays/région : États-Unis
    • Organisme/Personne : Président Joe Biden
    • Progrès : Le président Biden a émis un décret exécutif sur l’IA, soulignant l’importance de l’IA sûre, sécurisée et digne de confiance. Cela indique un engagement envers le développement responsable de l’IA, avec un accent particulier sur la sécurité et la confiance.

    Royaume-Uni – AI Safety Summit, Bletchley Park :

    • Pays : Royaume-Uni
    • Organisme(s)/Personne : Premier ministre Rishi Sunak
    • Progrès : Le Royaume-Uni a dirigé le Sommet sur la sécurité de l’IA, aboutissant à la Déclaration de Bletchley sur la sécurité de l’IA. Le gouvernement britannique souligne l’urgence de traiter les risques liés à l’IA, avec un accent sur la nécessité d’une collaboration mondiale. Pour la santé, un engagement envers la sécurité et l’éthique dans l’utilisation de l’IA est nécessaire.

    Japon – G7 Hiroshima AI Process :

    • Pays : Japon
    • Organisme/Personne : G7
    • Progrès : Le Japon a introduit le “Processus AI Hiroshima” sous sa présidence du G7, concluant avec le “Cadre global sur l’IA générative“. Cela met en avant des principes directeurs internationaux pour tous les acteurs de l’IA. Des lignes directrices pour l’utilisation de l’IA générative dans la recherche médicale et le développement de traitements sont nécessaires.

    [Source : OECD Artificial Intelligence Papers 2024]

    Exemples d’organismes de réglementation engagés dans l’IA :

    Pays : Royaume-Uni

    Agence : MHRA (agence de régulation des médicaments et des produits de santé)

    Rôle : établit des collaborations avec des acteurs de l’écosystème (patients, universités, professionnels de santé, industrie et gouvernement), garant de la sécurité des patients en alertant sur les problèmes liés aux dispositifs médicaux et aux médicaments. Le MHRA interagit avec le gouvernement britannique et le NHS sur le développement des politiques réglementaires. Depuis le Brexit, le MHRA a la charge l’élaboration de nouvelles réglementations d’accréditation et de marquage pour les dispositifs médicaux numériques.

    Pays : Royaume-Uni

    Agence : NHS AI Lab

    Rôle : travaille en collaboration avec le MHRA. Le NHS AI Lab fournit un guichet unique pour l’assistance, la réglementation et l’orientation pour la réglementation et l’évaluation de l’IA en santé. Parmi les points importants du programme de réglementation :

    • simplification du processus d’approbation réglementaire des DM intégrant de l’IA et du traitement de données dont l’objectif est de faciliter l’accès à la recherche ;
    • coordination entre le HRA (Health Research Authority) et le MHRA pour l’élaboration d’un processus coordonné de l’examen des DM intégrant de l’IA et du traitement de données ;
    • mise en place d’une voie réglementaire pour l’utilisation des données synthétiques dans l’entrainement et la validation des algorithmes d’IA ;
    • surveillance après la commercialisation des solutions intégrant de l’IA grâce à un système de déclaration des incidents ;
    • obligation de signaler tous les types d’incidents en rapport avec l’IA pour les DMN.

    Pays : Singapour

    Agence : Health Sciences Authority (HSA)

    Rôle : vise à faciliter la conformité réglementaire et à assurer un accès rapide et sûr aux innovations en matière de santé pour les professionnels de santé. Le HSA élabore également de nouvelles politiques et directives liées à l’IA et aux dispositifs médicaux numérique. Il consulte régulièrement les parties prenantes pour intégrer leurs contributions dans le processus de réglementation. Le HSA a mis en place un système de déclaration des incidents indésirables, incluant les logiciels et l’IA en tant que dispositifs médicaux.

    Pays : États-Unis (USA)

    Agence : Food and Drug Administration (FDA)

    Rôle : collabore avec des acteurs de l’écosystème ( patients, professionnels de santé et industries) pour faciliter l’accès des patients à des technologies innovantes. La FDA assure la sécurité et l’efficacité des dispositifs IA/ML en fournissant des commentaires préliminaires, en participant à des initiatives d’harmonisation internationale, et en organisant des consultations publiques pour recueillir des retours d’expérience.

     📌 Pour aller plus loin

    🌍 Les derniers indicateurs H&TI relatifs aux stratégies de santé numérique & data déployées à l’international dont des actions concernent la réglementation et la régulation de l’IA :

  • Leem : quelle stratégie pour faire de la France un leader européen dans le secteur du médicament ?

    Souveraineté sanitaire, soutenabilité économique et responsabilité sociétale…Le Leem (les entreprises du médicament), révèle sa nouvelle stratégie lors de la conférence de presse du 30 janvier 2024, pour faire du médicament une industrie clé et de la France un leader européen dans le secteur. A travers ses réformes portant sur la régulation des produits de santé, le syndicat décrète 3 axes majeurs dans son plan d’action :
    📌 la souveraineté sanitaire pour répondre aux pénuries de manière concertée et accélérer les innovations sur le territoire ;
    📌 la soutenabilité économique pour construire avec les pouvoirs publics et les parties prenantes pour bâtir un cadre économique pour concevoir, développer, produire et délivrer des médicaments ;
    📌 la responsabilité sociétale pour répondre aux enjeux de la transition industrielle, environnementale et numérique. Le Leem veut également poursuivre sa contribution aux enjeux de santé publique

    Une feuille de route pour appliquer sa politique du médicament

    Pour concrétiser cette nouvelle politique du médicament, le Leem a annoncé les mesures suivantes :

    • la renégociation de l’accord-cadre arrivant à échéance en mars 2024 et devrait être prorogé d’un an ;
    • élargir le système d’information de gestion des stocks (TRACStocks) à d’autres acteurs de la chaîne pharmaceutique pour prévenir les risques de pénuries ;
    • un plan d’action sur le bon usage des médicaments avec une attention particulière sur les personnes âgées polymédicamentées, sur la lutte contre l’antibiorésistance et sur la réalisation d’économies ;
    • la publication en 2024 d’une analyse prospective des innovations thérapeutiques à venir (Horizon Scanning) ;
    • entamer des négociations avec les partenaires sociaux en faveur des aidants (2024) et des seniors (2025) ;
    • l’intégration d’ici 2026 de l’ensemble des adhérentes du Leem à Pactes, le plan d’engagement sociétal des entreprises du médicament, comptant 40 entreprises volontaires.

    Le Leem souhaite aussi améliorer l’attractivité de la France dans la recherche clinique, en augmentant la participation de la France aux essais multinationaux de 25%.

    Un appel au Gouvernement pour affirmer sa souveraineté sanitaire

    Alors que le système de santé répond difficilement aux besoins de patients, le Leem demande au gouvernement de redonner au secteur du médicament sa place d’industrie stratégique. Le système de santé français a du mal à répondre à sa mission à cause d’un cadre réglementaire et économique trop contraignant, pénalisant l’attractivité du pays en matière de recherche, de développement, de production et d’accès aux médicaments.

    Selon le Leem, le secteur pharmaceutique à perdu sa place d’industrie clé en France, fragilisant ainsi sa souveraineté sanitaire. Le Leem appelle le Gouvernement à mettre en œuvre la réforme sur le financement et la régulation des produits de santé. « Nous attendons du Gouvernement qu’il poursuive le travail engagé pour réformer notre politique du médicament, conformément aux ambitions du Président de la République. Il est grand temps que le New Deal, attendu par tous les acteurs du médicament, se concrétise », affirme Thierry Hulot, président du Leem.

    [annuaireOrga=197800]

  • UK : un gain de temps des professionnels de santé estimé à 44,4 M£ grâce au London Care Record

    Une étude réalisée en 2023 par la Queen’s University de Belfast pour mesurer l’impact du dispositif sur “le temps, l’efficacité et la sécurité des services de santé”, a permis de tirer les conclusions suivantes :
    • 44,4 millions de livres sterling ont été économisés selon la valeur du temps gagné entre avril 2020 et mars 2023 ;
    • entre 1,2 et 1,8 million de livres économisés par mois ;
    • 27 millions de consultations de London Care Record réalisées au mois de mars 2023.
    • en janvier 2023, le temps gagné était estimé à environ 1,3 million de minutes par mois ;

    Par ailleurs, l’étude précise que les avantages en matière de sécurité sont plus difficiles à attribuer directement au London Care Record et que des recherches supplémentaires seraient nécessaires pour le faire.

    Un appui pour les professionnels et l’hôpital

    Autrefois connu sous le nom de « Connect Care », le London Care Record a été lancé en 2020 par OneLondon, un organisme du NHS England. Selon les auteurs de l’étude, il a été utilisé près de 40 millions de fois en novembre 2023 et a notamment permis :

    • d’éclairer les décisions médicales ;
    • d’assurer la prescription des médicaments ;
    • d’accélérer les sorties d’hôpital ;
    • et ainsi de laisser les professionnels de santé se concentrer davantage sur leur patient.

    Des protocoles optimisés :

    En plus d’une optimisation des coûts, le LCR permet, d’après l’étude, d’éviter les duplications dans les dossiers médicaux et de retrouver facilement les données liés à l’histoire de la maladie du patient lors de son admission. Cela évite aux personnels “de gaspiller une demi-heure au téléphone pour recevoir des informations” auxquelles ils peuvent accéder directement.

    Désengorger les services d’urgences

    Le logiciel de OneLondon permettrait également de réduire le volume de visites évitables à l’hôpital. Un urgentiste d’une clinique dans le Sud-Est de Londres est cité dans le rapport : « J’ai évalué un patient essoufflé au téléphone qui avait des palpitations. J’allais appeler une ambulance mais en accédant à son dossier sur London Care Record, j’ai vu qu’il avait de l’anxiété et prenait du propanolol. Il n’avait pas pris ses médicaments ce matin-là. Je lui ai conseillé de les prendre. En le rappelant, il n’avait plus de symptôme, j’étais capable de lui apporter le meilleur traitement sans appeler une ambulance qui pouvait être utilisée autre part. »

    Au niveau organisationnel, une analyse comparative affirme que les sites du London Care ont en moyenne moins d’incidence des visites (871,03 par mois) comparés aux autres sites du pays (1019,9).

    En termes de mortalité et de morbidité, il est encore difficile d’obtenir des résultats concrets sur l’apport du LCR.

    Une dynamique possible à l’échelle nationale ?

    Bien qu’une analyse plus approfondie soit nécessaire dans certains domaines, ces résultats démontrent déjà que le London Care Record est un outil essentiel pour le personnel de première ligne à Londres. La NHS considère même qu’une extension du dispositif à l’échelle nationale dans le futur est envisageable.

  • Cancer : Cureety et Bastide s’associent pour une meilleure prise en charge par la télésurveillance

    Cureety développe des logiciels de télésurveillance médicale pour la cancérologie tandis que Bastide Médical est spécialiste de la prise en charge médico-technique à domicile des personnes malades ou en perte d’autonomie. 

    L’offre de ce prestataire de santé à domicile (Psad) qui se matérialise par la mise à disposition de plusieurs pôles d’expertise, grâce à un réseau de professionnels de santé présent sur tout le territoire national. Ces pôles se déclinent en plusieurs domaines, allant de la perfusion au maintien à domicile, en passant par l’expertise de la nutrition clinique, de l’assistance respiratoire et des plaies complexes.

    Conclu le 30 janvier 2024, cet accord stratégique entre les deux entités vise par ailleurs à mettre en place une collaboration entre les hôpitaux partenaires de chaque société, mais aussi à intégrer un nouveau module dans la plateforme Cureety.

    Une prise en charge plus rapide et personnalisée

    Cette alliance devrait permettre d’améliorer la prise en charge à domicile des patients atteints de cancer par le biais de la coordination entre les soignants hospitaliers et les professionnels de santé à domicile : ils pourront désormais utiliser les dispositifs connectés de Cureety pour suivre les patients à distance et faciliter “une intervention rapide des équipes soignantes en cas de changement dans [leur] état de santé”.

    Cureety étant l’une des entreprises leaders de la télésurveillance médicale des patients atteints de cancer, sa collaboration avec le groupe Bastide – présent, lui aussi, sur la totalité du territoire français – porte l’ambition d’une prise en charge “plus efficace et personnalisée”, notamment grâce à la détection précoce des complications et la gestion des traitements à domicile.

    Pour Nicolas Begin, directeur des opérations chez Cureety, ce nouveau partenariat s’inscrit dans les plans stratégiques de l’entreprise qui prévoient l’ouverture progressive de sa plateforme aux professionnels de santé intervenant “en dehors des murs de l’hôpital”, au service d’une coordination renforcée et, in fine, d’une “amélioration de la prise en charge des patients”.

  • Canada / IA : Signal 1 alerte les médecins hospitaliers sur l’état critique de leurs patients

    Une solution issue d’une collaboration public-privé, basée sur le machine learning, qui se veut efficace : depuis son lancement en octobre 2020, l’unité de médecine interne de l’hôpital affirme une baisse de 26 % du risque relatif de décès chez les patients non palliatifs sur 20 mois, par rapport aux 4 années précédentes.

    Évaluer l’état du patient avant les premiers symptômes

    La solution se présente sous la forme d’une application mobile qui envoie des alertes aux praticiens, sur leur téléphone mobile, au sujet de patients dont les premiers symptômes ne sont pas encore apparus.

    L’hôpital rapporte le cas d’une patiente examinée à la suite d’une alerte par Chartwatch sans qu’aucun symptôme ne soit détecté. Le médecin lui prescrit alors des analyses de sang à la suite desquelles a été découvert un niveau d’enzymes hépatiques particulièrement élevé, souvent synonyme d’une cholécystite (inflammation de la vésicule biliaire). Une piste diagnostique confirmée lorsque la patiente commence à présenter une forte fièvre et des douleurs abdominales. Ces alertes permettent donc aux praticiens d’adapter en amont leur prise en charge et d’éviter l’errance diagnostique.

    Optimiser les tâches en fonction de la priorité

    Chartwatch envoie aux praticiens un rapport complet par mail, matin et soir, afin d’indiquer si l’état du patient présente un risque faible, moyen ou élevé. Si un patient passe en risque élevé, une alerte est instantanément envoyée au médecin. La solution permet aussi de prioriser les tâches du professionnel de santé en fonction de l’état de ses patients, mais aussi de répartir les tâches de l’équipe médicale.

    Chartwatch se veut une solution en constante amélioration grâce à l’analyse des données des patients par l’unité Data Science en santé de l’hôpital St Michael’s avec du machine learning, ainsi que par les data scientists de Signal 1.

    Un test pour désengorger les urgences :

    L’objectif de la mise en place du dispositif au sein de l’hôpital situé à Toronto est de savoir s’il a un effet concluant sur le fonctionnement du service concerné et s’il peut contribuer à la diminution du nombre d’urgences médicales et des transferts en soins intensifs. L’entreprise rappelle que “Chartwatch n’a évidemment pas à remplacer l’intelligence clinique des professionnels de santé”, mais à l’accompagner pour faciliter leur travail et la qualité des soins dispensés.

  • Ministère de la Santé : Georges-François Leclerc nommé directeur de cabinet (présentation du cabinet)

    L’ensemble des membres du cabinet de la nouvelle ministre de la Travail, de la Santé et des Solidarités, Catherine Vautrin, ont été annoncés le 24 janvier. Par le biais de plusieurs décrets, notamment ceux en date du 17 et du 23 janvier 2024, la ministre a dévoilé la composition de cette équipe : au total, 13 membres ont été nommés, dont 9 conseillers (certains sont rattachés à des tâches précises comme l’offre de soin et la santé au travail), une cheffe de cabinet, un directeur de cabinet et 2 directeurs adjoints.

    Cette nouvelle organisation ne reprend qu’un seul des membres de l’ancien cabinet de la précédente ministre de la Santé et de la Prévention : il s’agit de Lucie Ligier qui occupait le poste de conseillère établissements de santé au cabinet d’Agnès Firmin le Bodo. Elle vient ainsi d’être nommée conseillère technique chargée de l’offre de soins et du Covid-19 par la nouvelle ministre de la Santé.

    Yann Bubien de retour au poste de directeur adjoint

    La direction de ce nouveau cabinet de la ministre est totalement différente de celle de sa prédécesseure. Les 4 nouveaux directeurs sont :
    • Georges-François Leclerc, ancien préfet de la région Hauts-de-France, nommé directeur du cabinet (JO du 23/01/2024) ;
    • Sophie Baron, sous-directrice des politiques sociales de la direction générale de l’administration et de la fonction publique (DGAFP) depuis 2021, nommée directrice adjointe de cabinet (20/01/2024) ; 
    • Yann Bubien, directeur général du CHU de Bordeaux depuis 2019, nommé directeur adjoint de cabinet – un poste qu’il a déjà occupé au sein des ministères de Roselyne Bachelot entre 2009 et 2010 et d’Agnès Buzyn de 2017 à 2019 (20/01/2024) ;
    • Charlotte Catel, chargée de mission développement durable au sein de la préfecture de la région Hauts-de-France depuis octobre 2022, nommée cheffe de cabinet (20/01/2024).


    📌 Ci-dessous, Health & Tech Intelligence présente la liste complète des membres du cabinet à date.

    Ministère Travail, de la Santé et des Solidarités :

    Cabinet de la ministre Catherine Vautrin :

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  • Robotique : data et IA ouvrent la voie vers le concept de « chirurgien augmenté » (panorama Snitem)

    Ces dispositifs sont aujourd’hui largement utilisés dans pratiquement toutes les spécialités médicales, y compris la chirurgie générale, l’urologie, la chirurgie digestive et thoracique, la gynécologie, la pédiatrie, l’ORL, l’orthopédie, ou encore la neurochirurgie. Leur utilisation importante et continue dans le temps démontre l’engagement continu des industriels à améliorer constamment leurs technologies pour répondre aux besoins tant des patients que des professionnels de la santé.

    L’innovation pour une chirurgie plus précise et personnalisée

    Le professeur Patrick Pessaux, chef de service Chirurgie viscérale et digestive au CHU de Strasbourg et président de l’Association française de chirurgie, souligne dans la préface de ce rapport l’importance de concevoir les innovations, en particulier dans la robotique chirurgicale, en réponse aux besoins et à l’usage des chirurgiens et des patients. Il insiste sur la nécessité d’intégrer des considérations environnementales dans le processus d’innovation chirurgicale, tout en soulignant le rôle essentiel du chirurgien moderne en tant que coordinateur dans le parcours de soins global. La robotique chirurgicale, grâce à la puissance des algorithmes et des outils de réalité virtuelle, est présentée comme une évolution majeure permettant une chirurgie plus précise et personnalisée, avec des bénéfices notables pour la récupération du patient.

    Dans cet article, Health & Tech Intelligence revient en détail sur le panorama réalisé par le Snitem retraçant l’évolution de la robotique dans différentes spécialités chirurgicales, depuis le début des années 1990.

    Enjeux de la chirurgie robot-assistée

    Selon cette nouvelle édition du livret Progrès & DM du Snitem dédiée à la chirurgie robot-assistée, les défis et les perspectives dans le domaine incluent :

    • l’intégration imminente de l’imagerie (scanner, IRM) pour fournir une cartographie en temps réel du patient, permettant au robot de guider les chirurgiens de manière plus précise ;
    • la collecte de données, enregistrant les gestes, les réussites et les complications, afin de standardiser les procédures et faciliter la diffusion des bonnes pratiques, notamment pour la formation des jeunes chirurgiens ;
    • l’harmonisation des pratiques: La robotique chirurgicale permet de lisser la gestuelle chirurgicale, assurant une qualité optimale des soins pour les patients et favorisant la diffusion des bonnes pratiques ;
    • la formation et le compagnonnage : Les industriels forment l’ensemble de l’environnement chirurgical. La formation continue est également soulignée, en particulier en cas de mises à jour du système. Certains systèmes robotiques proposent une double console, permettant aux chirurgiens expérimentés d’accompagner ceux en formation. Cela favorise le compagnonnage et une formation plus rapide des jeunes chirurgiens ;
    • le partage d’expériences ;
    • l’attractivité d’un établissement.

    En résumé, le rapport met en avant les avantages de la robotique chirurgicale, son impact sur la formation et la collaboration interdisciplinaire, ainsi que ses implications dans la réorganisation des pratiques et l’attrait des établissements de santé. Cependant, il est souligné que la robotisation ne vise pas à révolutionner les pratiques, mais plutôt à s’adapter aux besoins et aux habitudes des chirurgiens, facilitant la prise en main tout en préservant la méthode traditionnelle.

    La robotisation en chirurgie générale s’accélère

    La chirurgie robotique urologique pionnière : toujours plus d’adeptes en France, malgré les freins d’accès

    Le rapport soutient que malgré une adoption moins répandue en France qu’aux États-Unis, de plus en plus de chirurgiens urologues se forment à cette technologie pour offrir ses nombreux bénéfices aux patients, incluant une réduction des complications, des pertes sanguines et des douleurs postopératoires, favorisant un rétablissement plus rapide.

    L’innovation continue avec l’avènement de robots spécialisés et l’intégration de l’intelligence artificielle dans la prise de décision chirurgicale. Les enjeux actuels incluent la question de l’accès à cette technologie et son coût, ainsi que la diversification des modèles de robots, offrant des perspectives prometteuses pour l’avenir de la chirurgie robotique urologique.

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    La chirurgie robotique digestive : en quête d’adhésion des chirurgiens et à la recherche d’un robot adapté aux spécificités de cette spécialité

    Parmi les idées clés rapportées dans le livret du Snitem :

    • introduction progressive : la chirurgie digestive robotique a connu une adoption progressive au fil des années, surmontant les défis spécifiques de cette spécialité ;
    • applications pratiques : utilisée principalement pour les cancers du côlon, du rectum, du pancréas, du foie, de l’estomac, elle s’étend également aux pathologies colorectales et à la chirurgie bariatrique ;
    • évolution technologique : les premières expérimentations datent du milieu des années 1990, mais des progrès technologiques significatifs ont été nécessaires pour surmonter les contraintes de la cœlioscopie ;
    • adhésion croissante : malgré les premières réticences en France, les chirurgiens digestifs montrent désormais une adhésion croissante en considérant la robotique comme une aide précieuse pour la chirurgie mini-invasive ;
    • formation des jeunes chirurgiens : la robotique digestive est intégrée aux cursus universitaires, contribuant à son adoption plus large.

    La chirurgie robotique en thoracique : une réponse prometteuse pour le cancer du poumon

    Quelques points clés du rapport:

    • utilisation prédominante du robot chirurgical en chirurgie thoracique pour le traitement du cancer du poumon, en raison de l’anatomie délicate et concentrée du poumon ;
    • croissance rapide de l’utilisation de la chirurgie robotique en thoracique, avec des avantages notables dans la prise en charge du cancer du poumon ;
    • possibilité de réaliser des opérations plus complexes et de respecter les plans de dissection grâce à la précision accrue des systèmes robotiques ;
    • perspectives positives pour l’avenir, avec la possibilité d’étendre l’utilisation de la chirurgie robotique à des interventions plus variées et la potentialité de la chirurgie ambulatoire ;
    • besoins futurs d’amélioration, notamment dans la miniaturisation des instruments, l’absence de retour de force dans les doigts du chirurgien, et l’intégration de la réalité augmentée.

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    Exploration des horizons oncologiques : la révolution de la chirurgie robotique gynécologique

    Les auteurs du panorama soutiennent que la chirurgie robotique a transformé la prise en charge des cancers gynécologiques, en particulier pour le cancer de l’endomètre, offrant une approche moins invasive et des avantages postopératoires significatifs. Depuis son introduction dans les années 2000, l’utilisation de la chirurgie robotique en gynécologie oncologique a connu une croissance exponentielle, ouvrant de nouvelles perspectives pour les patients. Des bénéfices médico-économiques sont encore à démontrer, mais des études cliniques évaluent l’efficacité de la robotique, avec un accent sur la formation des chirurgiens et la collecte de données pédagogiques.

    Les perspectives d’avenir incluent l’intégration de l’imagerie pour guider les gestes chirurgicaux, la miniaturisation des instruments, et l’extension des avantages de la robotique à d’autres domaines oncologiques.

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    La chirurgie robotique en gynécologie non oncologique pour améliorer et toujours préserver

    Parmi les points clés du rapport :

    • défis anatomiques dans le pelvis : le pelvis féminin représente un défi délicat en chirurgie gynécologique. La robotique vise à étendre les indications de la chirurgie mini-invasive, préservant la délicatesse de cet environnement. Dans des conditions telles que l’endométriose, où les nerfs et la région anatomique sont altérés, l’objectif de la robotique est de minimiser les séquelles à long terme, préservant ainsi la fertilité autant que possible ;
    • élargissement des indications : la robotique permet de traiter des affections gynécologiques bénignes telles que les fibromes et l’endométriose avec une précision accrue, minimisant les séquelles tout en augmentant la réactivité chirurgicale ;
    • accessibilité au robot : L’accès à la chirurgie robotique reste une préoccupation en raison de son coût élevé. Les cas sont sélectionnés en fonction de leur pertinence et de la disponibilité du robot ;
    • perspectives d’amélioration : les professionnels de santé attendent des améliorations continues notamment dans la vision et les instruments. L’intégration d’images de scanner ou d’IRM est une attente forte pour une cartographie précise et une préservation accrue des organes et des tissus.

    Malgré les défis, la chirurgie robotique a déjà prouvé son bénéfice en gynécologie, améliorant les procédures chirurgicales et favorisant la standardisation des protocoles opératoires.

    De belles perspectives pour la chirurgie robotique pédiatrique

    Le rapport soutient que la chirurgie robotique pédiatrique est encore considérée comme une niche par rapport à la chirurgie robotique chez les adultes, mais le nombre de CHU équipés de robots pour les chirurgiens pédiatriques a augmenté ces dernières années. Plus de trois quarts des CHU en France permettent aux chirurgiens pédiatriques d’accéder aux systèmes robotiques, même si seulement deux de ces systèmes sont exclusivement dédiés à la chirurgie pédiatrique. La France est le pays d’Europe ayant la plus grande exposition à la robotique en chirurgie pédiatrique.

    La chirurgie pédiatrique est particulière en raison de la petite proportion de patients, de leur jeune âge, et de la grande variété de pathologies rares, malformations et tumeurs à traiter :

    • chaque cas de chirurgie robotique pédiatrique fait l’objet d’une discussion et d’une décision collégiales, car la variété des indications rend difficile la standardisation des procédures ;
    • la courbe d’apprentissage est plus longue en chirurgie pédiatrique en raison de la diversité des indications et du plus faible volume d’activité par rapport à la chirurgie robotique adulte.

    Une étude prospective appelée PECROP (Performance et efficience de la chirurgie robotique pédiatrique) est en cours pour évaluer la performance et l’efficacité de la chirurgie robotique chez les enfants et les adultes. Elle inclut plusieurs hôpitaux et cherche à élargir le pool de patients pour une analyse approfondie.

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    La chirurgie robotique en orthopédie transforme le parcours de soins

    Selon le rapport, les nouvelles technologies entraînent de nombreuses modifications dans les pratiques et les parcours de soins, notamment grâce à la planification, la navigation, la chirurgie robot-assistée et le suivi à distance.

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    Chirurgie orthopédique sans imagerie

    Quelques points clés du rapport:

    • la chirurgie robotique en orthopédie, bien que manquant encore d’études à long terme, semble offrir des avantages tant pour les patients que pour les professionnels de la santé ;
    • les évolutions futures incluent l’amélioration de l’équilibrage ligamentaire dans la chirurgie du genou pour retrouver la cinématique originelle du genou. Les industriels travaillent également sur l’extension des indications de la chirurgie robotique en orthopédie, actuellement réservée aux premières intentions ;
    • L’intelligence artificielle pourrait jouer un rôle crucial en améliorant la performance des planifications chirurgicales, ce qui permettrait d’étendre le recours à la chirurgie robotique à des interventions plus complexes et des reprises de prothèses. Cela est particulièrement important pour répondre aux défis du vieillissement de la population.

    Chirurgie robotique orthopédique avec imagerie ➡️ objectif : augmenter le bénéfice vers le patient

    Quelques points clés du rapport:

    • des publications scientifiques ont démontré que l’utilisation de cette technologie conduit à une diminution de la douleur postopératoire, à une réduction des prescriptions d’opioïdes, et à une récupération plus rapide des patients ;
    • les outils d’IA seront essentiels pour améliorer la prise de décision chirurgicale en fournissant des informations utiles sans compromettre le rôle essentiel du chirurgien. Les données récoltées contribueront à affiner et à perfectionner les techniques chirurgicales ;
    • bien que la technologie assistée par robot soit un outil précieux, la main et la tête du chirurgien restent indispensables. Une formation obligatoire est requise pour que les chirurgiens se familiarisent avec le système avant de l’utiliser dans des procédures réelles ;
    • les industriels travaillent constamment à améliorer la technologie et à l’adapter pour d’autres articulations, tout en évitant le retour à des systèmes autonomes qui ont montré des limites.

    Neurochirurgie robotique

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    Neurologie rachidienne : des améliorations imminentes

    Quelques points clés du rapport:

    • la chirurgie robotique du rachis offre une optimisation du geste et une grande précision d’accès à la colonne vertébrale, mais des études randomisées complètes manquent encore pour démontrer les bénéfices à long terme ;
    • les premiers résultats indiquent une amélioration en termes de précision du geste et de qualité du montage, ainsi qu’une facilité accrue pour réaliser des chirurgies mini-invasives, même chez des patients obèses ;
    • Les perspectives d’innovation incluent des améliorations ergonomiques pour rendre les robots plus petits, maniables, faciles d’utilisation, et dotés d’interfaces intuitives. Les robots pourraient éventuellement effectuer des découpes, réséquer des os, et fournir des signaux d’alerte pour renforcer la sécurité ;
    • la rentabilité médico-économique de la chirurgie robotique du rachis reste une question, avec des coûts élevés qui dépendent de la masse d’activité. L’adoption de la technologie dépend de la fréquence des arthrodèses réalisées dans une institution. La prudence reste de mise en attendant l’évaluation des résultats des études cliniques comparatives à venir.

    Neurochirurgie cérébrale : le robot contribue à réduire tout à la fois la durée des interventions, l’invasivité, le risque d’infection et la période de récupération des patients

    Quelques points clés du rapport:

    • la neurochirurgie robotique fonctionnelle intervient dans des pathologies telles que la maladie de Parkinson, la dystonie, le tremblement essentiel, les TOC, le Syndrome de Gilles de la Tourette et les crises d’épilepsie ;
    • le CHU de Grenoble est un pionnier en neurochirurgie robotique depuis 1987, notamment dans le développement de bras robotisés chirurgicaux. L’informatique a été intégrée en 1989, améliorant la planification et la précision ;
    • l’innovation dans les années 2010 a conduit à une nouvelle génération de dispositifs offrant une précision accrue, améliorant le confort du patient en évitant le cadre de stéréotaxie traditionnel.

    La data et l’IA concentrent les efforts des industriels et des professionnels

    Les données enregistrées pendant les interventions chirurgicales facilitent la comparaison des procédures et accélère l’apprentissage en identifiant des axes d’amélioration. Les outils numériques permettent également l’intervention à distance d’un chirurgien expert, rendant la chirurgie plus sécurisée. L’utilisation des données de santé pour intégrer l’intelligence artificielle dans les algorithmes offre des recommandations en temps réel au chirurgien. Cela ouvre la voie vers le concept de “chirurgien augmenté”.

    Toutefois, le chirurgien reste au centre du processus, avec la responsabilité individuelle et la nécessité de combiner innovations technologiques et expertise humaine.

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  • IA : Qualees lance son générateur de jumeaux numériques « TweenMe »

    Fondée en 2010, la start-up française Qualees s’est illustrée comme une référence dans les études basées sur les données de santé en vie réelle (RWE). Elle élargit avec TweenMe son horizon technologique, offrant des opportunités inédites à ses partenaires.

    Un modèle plus industriel et efficient

    TweenMe représente une percée significative dans le domaine des jumeaux numériques, un concept jusqu’à présent limité par des méthodes artisanales et des résultats de qualité inégale. Avec TweenMe, Qualees introduit une solution “fiable, abordable et répétable”, changeant la dynamique du marché en faveur d’un modèle plus industriel et efficient. À l’origine de TweenMe se trouve une méthode inédite de qualification des données, utilisant des architectures d’IA générative pour limiter les erreurs statistiques et maximiser la performance.

    Contrairement aux géants technologiques qui misent sur de grands modèles uniques, Qualees a développé une solution autour de deux principes fondamentaux :

    • Le choix d’une approche downscale : la plateforme cloud hybride, s’appuie sur la technologie fiable d’hyperscalers comme Microsoft Azure. Son architecture inclut des éléments tels que l’approche “zero trust”, les micro-services, et différents Ops (MLOps, FinOps, DevOps), formant un réseau d’IA spécifiques pour un traitement des données flexible.
    • La qualification des données au cœur de la conception : forte de 13 ans d’expérience dans ce domaine, TweenMe met l’accent sur la qualité et l’utilisation efficace des données de santé. Cette approche assure à la fois la simplicité technique de la solution et la fiabilité des résultats obtenus.

    Déploiement et perspectives

    Renforcée en 2023 par l’arrivée à son board de Jérôme Vétillard, leader technologique issu de Microsoft. Cette nouvelle dynamique a mené à une levée de fonds initiale jouant un rôle clé dans la conception du design de TweenMe. Actuellement, Qualees procède à une seconde levée de fonds de type Série A de 25 millions d’euros, visant à consolider le lancement de son générateur de jumeaux numériques, et à se positionner, dans un horizon de trois à cinq ans, comme un leader français à vocation internationale.

    Prévu pour un lancement en 2024, TweenMe se dévoilera à travers des prototypes et différentes versions au cours de cette année ainsi qu’en 2025. Cette plateforme promet d’accélérer le développement de solutions face à des défis sanitaires majeurs, tels que les épidémies, le vieillissement de la population et les maladies chroniques.

    Pour en savoir plus sur TweenMe, l’entreprise a annoncé plusieurs dates pour présenter sa solution :

    • Juin 2024 : présentation du prototype/POC
    • Novembre 2024 : présentation de la V.01
    • Juin 2025 : présentation de la V.02