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  • e-santé : 1,4 Md$ levés au 1er trimestre 2016 (Mercom Capital)

    1,4 milliards de dollars (1,24 milliards d’euros) ont été investis dans des entreprises de la e-santé dans le monde au premier trimestre 2016. Les levées de fonds dans la e-santé ont augmenté de 27% par rapport à la même période en 2015. Le premier trimestre 2016 est aussi celui ayant connu le plus grand nombre de fusions et acquisitions. C’est ce que révèle un rapport du groupe Mercom Capital publié mi-avril 2016.

    Les secteurs qui ont levés le plus de fonds:
    • les vêtements intelligents avec 260 millions de dollars (232 millions d’euros),
    • l’analyse de données avec 197 millions de dollars (175,6 millions d’euros),
    • la télémédecine avec 171 millions de dollars (152 millions d’euros),
    • la m-santé avec 120 millions de dollars (107 millions d’euros),
    • l’information et la prévention avec 100 millions de dollars (89 millions d’euros).

    Les sociétés d’analyse des données et de télémédecine ont dépassé 1 milliard de dollars (890 millions d’euros) en levées de fonds à ce jour. Dans le même temps, les entreprises publiques de la e-santé « ne font pas aussi bien », selon l’étude.

    Les levées de fonds les plus importantes

    58 fusions et acquisitions

    Parmi les 58 fusions et acquisitions recensées:

    • neuf concernent la m-santé,
    • cinq des sociétés spécialisées dans le traitement des données,
    • quatre des concepteurs de dossiers médicaux personnalisés,
    • trois des opérateurs de télémédecine.

    Parmi les plus importantes fusions et acquisitions:

    • Capital Management s’emparant de MedAssets pour 2,75 milliards de dollars (2,4 millions d’euros),
    • IBM rachetant Truven Health Analytics pour 2,6 milliards de dollars (2,3 millions d’euros),
    • le rapprochement de Allscripts et Netsmart d’un montant de  950 millions de dollars (851 millions d’euros).
  • Econocom obtient l’agrément d’hébergeur de données de santé

    Econocom, groupe européen de services numériques aux entreprises, a annoncé le 27 avril 2016 avoir obtenu l’agrément d’hébergeur de données de santé à caractère personnel. Une information qui confirme l’engagement stratégique de cette entreprise dans le domaine de la e-santé, présenté comme une priorité lors de l’annonce de ses objectifs en juin 2015 .

    L’agrément d’hébergeur de données de santé à caractère personnel délivré par le ministère de la Santé a été obtenu par Econocom, a annoncé le 27 avril 2016 cette entreprise spécialisée dans les services informatiques aux entreprises et la transformation numérique des organisations. Cet agrément est délivré après avis de la Cnil et de l’ASIP Santé à des structures qui répondent à un haut niveau d’exigence sur la sécurité , la confidentialité, l’intégrité et la disponibilité des données de santé qui lui sont confiées. Protégées par le code de la santé publique ou de la sécurité sociale, les informations relatives à une personne sont considérées par la loi Informatique et Libertés comme des données sensibles.

    Une stratégie de développement dans la e-santé

    En obtenant l’agrément pour héberger des données de santé à caractère personnel, Econocom confirme sa stratégie de développement sur le marché de la e-santé. « Nous sommes convaincus que la digitalisation dans le domaine de la santé est un véritable enjeu de société, à l’instar de la digitalisation de notre système éducatif sur lequel nous sommes déjà très engagés. Développer la e-santé facilite l’accès aux soins et à l’expertise médicale pour tous et la puissance du big-data doit être mise au profit de l’efficacité médicale », déclare Bruno Grossi, directeur exécutif d’Econocom, dans le communiqué du groupe.

    Econocom avait présenté en juin 2015 ses objectifs de développement à l’horizon 2017. La société avait annoncé cibler ses futurs investissements sur la sécurité, les applications mobiles, les plateformes cloud, le conseil en infrastructures et la e-santé.

  • Complémentaire des retraités : un crédit d’impôt pour les assureurs aux contrats labellisés

    Le décret relatif à la labellisation de contrats pour la couverture complémentaire santé des plus de 65 ans a été publié le 27 avril 2016 au Journal Officiel. Il précise les modalités à partir desquelles les labels seront délivrés par le fonds de financement de la CMU. Les contrats labellisés permettront aux assureurs qui les proposent de bénéficier d’un crédit d’impôt.

    Les labels réservés aux complémentaires santé « avantageuses » pour les plus de 65 ans seront délivrés par le fonds de financement de la CMU. Ils permettront aux assureurs qui les proposent de bénéficier d’un crédit d’impôt.

    Un nouveau décret pour fixer les garanties et les seuils de prix

    Le texte fixe à trois le nombre de niveaux de garanties qui devront être proposés par les contrats labellisés. Chaque niveau de garantie et les seuils de prix des contrats labellisés seront, eux, fixés dans un nouveau décret sur lequel est saisie l’ACPR qui doit remettre son projet au gouvernement dans un délai d’un mois à compter du 27 avril 2016.

    À terme, la mesure qui est inscrite dans le budget de la Sécurité sociale pour 2016, doit permettre l’accès à une couverture santé pour les retraités via des contrats labellisés sur la base d’un « bon rapport qualité-prix ». La promesse de l’accès des retraités à de tels contrats avait été faite en 2015 par le président de la République, François Hollande.

    La procédure par appel d’offres abandonnée

    Dans un premier temps, la ministre de la Santé, Marisol Touraine, avait envisagé de soumettre les assureurs à un appel d’offres pour sélectionner ces contrats à destination des plus de 65 ans. La procédure devait s’aligner sur ce qui s’est fait pour l’ACS. Mais plusieurs organisations et syndicats, dont la Mutualité française qui représente les mutuelles, s’étaient opposées à ce dispositif. Elles estimaient qu’il risquait d’amplifier la segmentation de la protection sociale.

    Le budget 2016 de la Sécurité sociale prévoit également un meilleur encadrement des tarifs pour les anciens salariés souhaitant continuer à adhérer à leur ancien contrat collectif.

  • Création du Lab Santé Ile de France par l’ARS, la Chambre de commerce et Medicen

    La création du Lab Santé Ile de France, destiné à soutenir l’émergence de solutions innovantes en santé, a été annoncée le 27 avril 2016. L’Agence Régionale de Santé d’Ile de France, la Chambre de commerce et d’industrie Paris Ile de France et le pôle de compétitivité Medicen Paris-Région se sont réunis pour mettre en place cette nouvelle structure qui sera opérationnelle à partir de septembre 2016. Elle sera dirigée par le professeur Jean-François Dhainaut, responsable du département recherche d’ELA International, une association contre les leucodystrophies.

    L’objectif du Lab Santé Ile de France est de réunir les acteurs de l’offre et de la demande de services innovants en santé (chercheurs, laboratoires, industriels, institutionnels, établissements et professionnels de santé) au sein d’une plateforme collaborative à l’échelle de la région. Il a vocation à accompagner ces acteurs pour accélérer les innovations en santé, conduire l’évaluation de leurs impacts sur les organisations et aider à leur mise sur le marché.

    « Un impact positif sur les organisations »

    L’ARS d’Ile de France précise que les innovations qui seront accompagnées en priorité par le Lab Santé Ile de France devront « soit apporter une vraie rupture dans les pratiques, soit avoir un impact positif sur les organisations dans les domaines du bien-vieillir, de la prise en charge des maladies chroniques et des organisations de santé de demain».

    Pour les acteurs publics et privés

    A partir du 4ème trimestre 2016, les actions du Lab Santé Ile de France porteront sur des services d’intermédiation proposées aux acteurs publics et privés, établissements et professionnels de santé, patients et accompagnants, centres d’excellence et pôles de compétitivité, institutionnels et payeurs. Elles viseront à faciliter l’innovation au sens large : dispositifs médicaux, technologies, objets connectés, services de prise en charge, filières et offres de soins. 

  • Médicaments coûteux : le Leem réplique à la campagne de la Ligue contre le cancer

    La Ligue contre le cancer a annoncé le 26 avril 2016 qu’elle doublait sa pétition contre le prix trop élevé des médicaments d’une campagne d’affichage qui vise l’industrie pharmaceutique. Le LEEM dénonce « une instrumentalisation des patients ».

    La Ligue contre le cancer lance une campagne d’affichage dans laquelle elle dénonce le « business » des nouveaux médicaments contre le cancer. Elle appuie ainsi la pétition adressée début avril 2016 à François Hollande dans laquelle elle réclame une baisse du prix des médicaments innovants. Le président de la République s’est déclaré prêt à porter ce sujet devant le G7 organisé à Tokyo les 26 et 27 mai 2016. A ce jour 54 000 internautes ont déjà signé cette pétition lancée par la Ligue.

    100 000 euros par an et par patient

    Dans le viseur de la Ligue contre le cancer, le médicament Keytruda (Merck Canada), une immunothérapie prochainement disponible en France. Le traitement devrait coûter 100 000 euros par an et par patient. La HAS a souligné son « impact significatif » sur les comptes de la Sécurité sociale.

    Le LEEM, syndicat représentant l’industrie du médicament, dénonce « une instrumentalisation des patients et de leur entourage » en réponse à l’action de la Ligue contre le cancer sur ce sujet. « Aucun patient en France n’a jamais été privé de traitement pour des raisons économiques », se défend le Leem en affirmant que les patients français ont déjà bénéficié de nombreux médicaments innovants « sans grèver le budget médicament de l’Assurance maladie ». Le syndicat souligne que le médicament est un des principaux postes d’économie grâce à la maîtrise des volumes. Il affirme que les médicaments coûteux permettront également de générer des économies, notamment en limitant les durées d’hospitalisation des malades.

    Garantir le retour sur investissement

    Interrogée le 22 mars 2016 sur les des médicaments coûteux, Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé, avait déclaré avoir abordé ce sujet avec les industriels. «  Nous devons discuter de la manière de définir les prix d’une façon qui soit soutenable pour la Sécurité sociale française et pour les autres pays et qui garantisse un retour sur investissement pour les industriels », avait-elle précisé.

     

  • Un boitier connecté lancé par Harmonie Mutuelle avec Orange

    Un boitier de santé connecté pour personnes âgées sera commercialisé en mai 2016 par Harmonie Mutuelle. Annoncée le 27 avril 2016 dans un communiqué commun Harmonie Mutuelle-Orange, la mise à disposition de cet objet connecté permettra de détecter les situations d’urgence. Baptisé « Phony », ce boitier est fabriqué par Orange qui assure cette opération à travers sa plateforme big data et internet des objets.

    Le boitier « Phony », conçu et assemblé par Eolane (membre de la Cité de l’internet des objets à Angers), comporte des capteurs qui détectent des situations d’urgence et qui sont reliés à un bipeur portatif porté par les personnes malades ou âgées à leur domicile. Ce boitier est connecté 24 heures sur 24 grâce à la technologie en téléphonie d’Orange à un centre d’appel spécialisé mis en place par Harmonie Mutuelle. L’opérateur utilise pour la connexion les nouvelles fréquences 869 Mhz réservées au plan européen à l’alerte sociale.

    1,2 million d’euros sur trois ans pour la e-santé

    Avec sa division Healthcare qui assure sa présence dans la e-santé, Orange a conclu en 2013 un accord de coopération sur la santé connectée avec Harmonie Mutuelle. Les deux partenaires se sont engagés à investir 1,2 millions d’euros sur trois ans pour financer des projets novateurs en matière d’e-santé. Le boîtier d’Orange, Live Intercom, qu’Harmonie Mutuelle va commercialiser en mai 2016 sous le nom de « Phony » est la première réalisation commune des deux partenaires.

    Accompagner le vieillissement

    L’internet des objets permet à Orange de lier les activités de ses deux structures, Orange Healthcare et OAB (Orange applications for business). « Parmi les sujets que le digital impacte, il y a non seulement la vie économique mais aussi le domaine de la santé, avec le vieillissement de la population qui induit une transformation profonde sur la société, la sphère administrative et l’ensemble de l’environnement, par exemple les assurances et les mutuelles », a déclaré au Monde Thierry Bonhomme, directeur général d’Orange chargé de la branche entreprises (Orange business service), à l’occasion de l’annonce du lancement du boîtier « Phony ».

  • Un DU « e-santé et médecine connectée » ouvert par l’université Paris-Descartes à la rentrée 2016

    L’université Paris-Descartes proposera un diplôme universitaire intitulé « e-santé et médecine connectée » aux médecins généralistes, aux spécialistes et aux ingénieurs dans le domaine scientifique et de la recherche, à la rentrée 2016.

    Maxime Elbaz, docteur en neurosciences à l’APHP et Paris-Descartes, EA 7330 VIFASOM, et co-concepteur de l’application iSommeil est à l’origine avec le Pr Damien Léger, de la création de ce diplôme universitaire ouvert aux Bac +5.

    Pourquoi créer un diplôme sur la e-santé et la médecine connectée ?

    L’idée est née du constat que le marché des objets connectés explose ces dernières années. La plupart de ces objets sont des dispositifs de bien-être, très rarement validés scientifiquement et pourtant vendus à tout le monde sous l’argument santé. Je me souviens de discussions engagées avec des industriels sur un salon à Las Vegas il y a quelques années, où ces derniers étaient plus intéressés par leurs chiffres de ventes que par l’éventuelle validation de leurs produits. Créer une formation pour remettre les choses à plat et voir ce qui se passe réellement dans cet écosystème m’est apparu comme une évidence. Qui fait quoi, quels sont les usages, quels sont les domaines d’application ? Il ne faut pas oublier que dans e-santé, il y a surtout « santé ».

    Quels types d’enseignements seront dispensés ?

    Nous avons favorisé une approche pluridisciplinaire. Nous proposerons des cours couvrant les aspects juridiques et légaux, l’exploitation et la sécurisation des données « big data », l’utilisation et la manipulation de ces objets, mais aussi leur conception avec notamment des cours de code. Le programme traite les thèmes de la médecine connectée appliquée à la médecine du sommeil, cardiovasculaire, la nutrition, le sport, la médecine du travail et la télémédecine. Notre ambition est de faire se rencontrer les étudiants et des entreprises du secteur triées sur le volet. Nous avons également noué des partenariats avec des écoles d’ingénieur comme l’ISEP et nous proposerons des visites de leurs laboratoires avec accès à leurs plateformes technologiques.

    Quel est le public visé ?

    Tous les professionnels de santé, médecins généralistes, spécialistes, mais aussi les ingénieurs. Ces derniers n’ont bien souvent aucun vernis médical. Beaucoup de start-ups de l’e-santé sont lancées par des ingénieurs issus de grandes écoles et qui ne sont pas forcément au point sur les processus de validation scientifique.

    On entend de plus en plus parler d’applications délivrant des informations peu fiables, particulièrement aux États-Unis. J’ai moi-même testé diverses applications sur le sommeil et les ai comparées avec mes propres recherches et résultats. Les écarts sont édifiants.

    Peut-on envisager des formations de ce type intégrées dans des diplômes nationaux ?

    Ce diplôme universitaire peut venir en complément des études médicales. Même s’il est sanctionné par un examen, notre démarche n’est pas nécessairement académique. Nous travaillerons avec de grandes entreprises impliquées dans les technologies dans la santé – et non le bien-être, j’insiste sur ce point. L’Union Européenne prépare une directive sur la régulation des dispositifs médicaux. L’HAS réuni en ce moment même un groupe de travail chargé de faire le point sur les dispositifs médicaux et déterminer à quelles classes ils appartiennent. Il se passe beaucoup de choses dans ce domaine. Ce diplôme s’inscrit dans ce contexte.

  • Seules 1,34 % des pharmacies françaises proposent de la vente en ligne de médicaments

    L’autorité de la concurrence a émis un avis défavorable le 26 avril 2016 sur deux arrêtés réglementant la vente de médicaments en ligne. L’autorité dont la décision est simplement consultative, parle de « contraintes disproportionnées » créant « un régime discriminatoire par rapport aux conditions exigées pour la vente au comptoir [en officine, NDLR] ». Actuellement, les formalités à remplir s’apparentent aux exigences requises pour la certification ISO 9001. Ce qui n’est pas le cas pour les officines « physiques ».

    Le conseil d’état avait annulé un précédent arrêté relatif aux bonnes pratiques de la vente de médicaments en ligne en 2015, un arrêté également pointé par l’autorité de la concurrence. Une réglementation plus favorable était attendue depuis pour combler le vide juridique.

    La France n’a toujours pas transposé la directive européenne sur « la vente à distance au public de médicaments au moyen de services électroniques » de 2011.

    La France à la traîne

    « Sur 22 401 officines recensées au 1er janvier 2015, seules 301 ont développé un site internet », soit 1,34%, c’est « dix fois moins qu’en Allemagne », observe l’Autorité de la concurrence dans son avis rendu le 26 avril 2016. Le taux de refus d’autorisation de création de sites de vente en ligne de médicaments est « important », ajoute-t-elle. Ainsi, en 2013, sur 259 demandes, 80 refus ont été opposés par les ARS, soit un taux de refus de près d’un tiers.

    Dans son avis l’autorité affirme être « favorable à ce que les pharmaciens d’officine utilisent largement cette nouvelle forme de vente, qui permet de dynamiser, moderniser et rendre plus visible leur activité professionnelle en faisant bénéficier les patients de la souplesse de la vente en ligne, de tarifs plus bas et d’une meilleure information sur les prix ».

    200 officines ferment leurs portes chaque année pour raison économique. Le développement de la vente en ligne pourrait redynamiser les ventes selon l’UNPF. Mais les représentants  des pharmaciens sont partagés. L’USPO défend à l’inverse les restrictions proposées par le ministère de la santé qui préviendraient les pharmaciens de trop pousser les patients à la consommation.

    Depuis 2013, la commercialisation sur Internet est seulement autorisée pour les médicaments délivrés sans ordonnance. Elle est limitée aux pharmaciens inscrits à l’Ordre national des pharmaciens. En clair, seuls les officines « physiques » sont autorisées à créer des sites de vente en ligne.

    A quoi ressemblera l’officine de demain ?

    Au-delà de la vente de médicaments sur Internet, 28 % des pharmaciens interrogés par Direct Medica pensent que le conseil en ligne fera partie prenante de leur activité dans 10 ans. Un point confirmé par Hervé Pingaud, directeur de l’université Jean Francois Champollion et responsable du Living Lab « Connected Health Lab » implanté au cœur de l’école d’ingénieur ISIS de Castres en partenariat avec Pierre Fabre: « le conseil autour de la vente et de l’administration du médicaments est un point clé de l’officine de demain. On ne peut pas réduire le pharmacien à sa fonction de commerçant. Son rôle est de prodiguer du conseil, notamment sur l’administration du médicament, ses effets indésirables, etc. Cela pourra se faire via des terminaux de consultation placés dans des chambres d’Ehpad ou au domicile des patients. Avec les avancées de la télémédecine, le pharmacien sera placé plus que jamais au cœur du parcours du patient et aura un rôle déterminant dans la prévention ».

  • Les GHT devront être constitués le 1er juillet 2016

    La création des GHT est fixée par un décret publié au Journal Officiel le 27 avril 2016. Prévus par l’article 107 de la loi santé du 26 janvier 2016, entre 150 et 250 groupements doivent être constitués, pour une durée de 10 ans, au plus tard au 1er juillet 2016. A défaut, c’est le directeur général de l’ARS qui constituera le GHT. Ils devront être opérationnels au plus tard au 1er janvier 2021. Ils seront organisés autour d’un établissement support, avec un projet médical unique, un système d’information convergent et un groupement d’achats. L’objectif est de mutualiser les moyens de chaque établissement au niveau d’un territoire pour organiser une offre graduée et améliorer la qualité et la sécurité des soins.

    Ces nouvelles entités se substituent aux CHT actuelles, Contrairement au CHT, le rattachement à un GHT est obligatoire pour les 1 100 établissements publics de santé que compte la France en 2016.

    Un projet médical unique au niveau du territoire

    Le projet médical partagé élaboré pour une période maximale de 5 ans définit la stratégie médicale du GHT. Il comprend notamment :

    • Les objectifs médicaux
    • Les objectifs en matière d’amélioration de la qualité et de la sécurité des soins;
    • L’organisation par filière d’une offre de soins graduée;
    • Les principes d’organisation des activités au sein de chacune des filières;
    • Les projets de biologie médicale, d’imagerie médicale de pharmacie (le cas échéant);
    • La répartition des emploi des professions médicales et pharmaceutiques;
    • Le principe d’organisation territoriale des équipes communes.

    Concernant le point précis de l’organisation par filière de l’offre de soin, le décret prévoit :

    • La permanence et la continuité des soins ;
    • Les activités de consultations externes et notamment des consultations avancées ;
    • Les activités ambulatoires, d’hospitalisation partielle et conventionnelle ;
    • Les plateaux techniques ;
    • La prise en charge des urgences et soins non programmés ;
    • L’organisation de la réponse aux situations sanitaires exceptionnelles ;
    • Les activités d’hospitalisation à domicile ; 
    • Les activités de prise en charge médico-sociale.

    La fonction achat

    La fonction achat est confiée à l’établissement support dans un objectif d’homogénéisation des outils de travail (matériels et équipements) et de professionnalisation par la mutualisation des compétences.

    Convergence des systèmes d’information

    Le système d’information du groupement hospitalier devra être convergent et comprendre des applications identiques pour chacun des domaines fonctionnels. Un identifiant unique pour les patients sera également utilisé au sein du groupement.

    Calendrier et réaction de la FHF

  • Nokia rachète le français Withings pour 170 M€

    Nokia rachète le français Withings spécialisé dans la fabrication d’objets connectés. Ce rachat annoncé le 26 avril 2016, d’un montant de 191 millions de dollars (170 millions d’euros), en cash, a été finalisé le 31 mai 2016.

    Fondé en juin 2008 par Eric Carreel, co-fondateur d’inventel et Sculpteo et Cédric Hutchings, Withings, start-up emblématique de la French Tech, commercialise une gamme de produits et services tels des trackers d’activité, un pèse-personne connecté, un tensiomètre, ou encore Aura, un système connecté pour améliorer le sommeil. Withings s’était par ailleurs lancé bien avant Apple sur le marché des montres connectées.

    Withings avait levé 23,5 millions d’euros en 2013 auprès de Ventech, Idinvest Partners, et 360 Capital Partners ainsi que BPI France. La société qui réalise 50% de son chiffre d’affaires à l’international sera intégrée à Nokia Technologies qui produit notamment Ozo, une caméra de réalité virtuelle à 360°, et la tablette N1.

    Après avoir vendu sa branche de téléphonie mobile à Microsoft en 2013, Nokia confirme sa volonté de se faire une place sur le marché des objets connectés et de la e-santé.

    «En associant les produits primés et l’expertise des salariés de Withings à la capacité d’innovation de Nokia Technologies, nous nous plaçons en tête de la prochaine vague d’innovations en matière de santé numérique», a affirmé Ramzi Haidamus, le président de Nokia Technologies dans un communiqué. En février dernier, Nokia annonçait la création d’un fonds de 350 millions d’euros destiné à l’investissement dans les nouvelles entreprises de l’IoT.

    Le patron de Withings à la tête de la nouvelle entité

    C’est Cédric Hutchings, le PDG de Withings qui prendra la direction de la nouvelle entité santé digitale de Nokia.

    Ce rachat est le dernier sur la longue liste des start-ups françaises passant sous pavillon étranger, posant la question de la capacité des entreprises innovantes françaises à exister seules à l’international.