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  • Des drones pour livrer des médicaments et des produits de santé

    L’entreprise de messagerie UPS annonce sa collaboration avec le fabricant de drones Zipline et Gavi Alliance (un partenariat public-privé qui a pour mission d’accélérer les progrès dans le domaine de la vaccination dans le monde), pour distribuer des vaccins et des lots de sang au Rwanda à l’aide de drones, le 9 mai 2016

    La fondation UPS a débloqué 800 000 dollars (700 000 euros) pour financer cette initiative menée en collaboration avec les autorités rwandaises. Les drones de Zipline vont effectuer dans le courant de l’année 2016 près de 150 livraisons quotidiennes de poches de sang auprès de 21 centres de transfusions dans l’ouest du pays.

    Des expérimentations également menées en France

    L’utilisation de drones dans le secteur de la santé est également expérimenté en France par le consortium Drones For Life (DFL) qui travaille sur la solution du drone logistique autonome en milieu urbain pour le transport de prélèvements biologiques et de médicaments entre hôpitaux.

    Drones For Life est un projet pré-industriel qui cherche à démontrer la capacité du drone conçu par la société Sysveo à transporter un colis médicalisé en milieu urbain. Il répond à un cahier des charges établi par le CHU de Bordeaux.

    Les produits de santé (échantillons de sang, organes, etc.) sont des produits dont la livraison est urgente avec obligation de respecter un délai fixé et une température contrôlée.

    «Les drones sont l’avenir du transport dans le domaine de la santé car plus rapides, plus propres et plus économiques.» indique Philippe Higelin, PDG du groupe Flash qui a rejoint le consortium.

    Le projet, démarré en 2015, est en phase active de développement. Des vols tests sont programmés tout au long de l’été 2016 entre les hôpitaux Pellegrin d’un côté, situé au cœur de Bordeaux et l’établissement Haut-Lévêque à Pessac à 8 kilomètres de là. L’objectif de commercialisation est fixé en 2017.

  • Doctors 2.0 &You Les 26 et 27 Mai 2016 à Paris

    La 6e édition de Doctors 2.0 & You se déroulera les 26 et 27 Mai 2016 à la Cité Internationale Universitaire de Paris.
    Les principaux thèmes traités seront: Intelligence Artificielle, Big Data, les réseaux sociaux, les objets connectés, les applications mobiles, les serious games, simulation et l’impression 3D.

  • L’OMS publie un guide des bonnes pratiques pour la recherche en m-santé

    L’OMS a publié un guide sur la recherche en m-santé le 22 Mars 2016. Cette méthodologie conçue par le mHealth Technical Evidence Review Group de l’OMS vise à standardiser le reporting des études menées dans la santé mobile.
    Les chercheurs ont constaté que l’absence de marche à suivre et de normes constituait un frein au développement et à l’adoption des innovations dans la m-santé.
    Le guide « mHealth evidence reporting and assessment » (mERA), propose une nomenclature définissant clairement le champ d’intervention (le contenu), le contexte dans lequel l’intervention a été testée et la façon dont le test a été effectué (données techniques).
    Cette mise en forme standardisée a pour objectif de simplifier l’interprétation et la réutilisation des travaux de recherche en santé mobile.

  • FIR

    Fonds d’intervention régional – Accompagnement des projets de télémédecine

  • GHT : la FHF mandate Pierre Simon sur la question du financement de la télémédecine

    Le 19 Avril 2016, la FHF a mandaté Pierre Simon, ancien président de la SFT-Antel, pour réfléchir à la question du développement de la télémédecine au sein des GHT mis en place par le décret du 27 Avril 2016; et plus particulièrement sur le volet de son financement et de la tarification. Comment les coûts de la téléexpertise, de la téléconsultation ou de la télésurveillance vont-ils être répartis entre les établissements périphériques et l’établissement support ?

    « C’est un sujet éminemment politique, déclare Pierre Simon à Health and Tech Intelligence. Nous souhaitons sensibiliser les écuries politiques sur le financement de la télémédecine en vue de la prochaine élection présidentielle. Un rapport détaillant nos recommandations devrait être publié courant Septembre 2016. »

    La tarification au sein des GHT

    « Le principal enjeu se situe sur le financement du fonctionnement, et moins sur l’investissement qui a déjà été largement couvert par les pouvoirs publics, notamment avec le FIR », explique Pierre Simon. « Un certain nombre de pistes peuvent être explorée sur le sujet. »

    Les actes de droit commun de la sécurité sociale

    Le rapport de la mission GHT menée par Jacqueline Hubert et Frédéric Martineau en Février 2016 a effectué des recommandations, notamment sur  les téléconsultations, pouvant être financées sur le droit commun de la Sécurité sociale à partir des tarifs actuels NGAP (nomenclature générale des actes professionnels).

    Le recours au GHS (Groupe Homogène de séjour)

    Pour l’établissement support, la téléexpertise peut générer une diminution sensible de son activité, puisque on estime que 50% des transferts habituels venant des petits établissements peuvent être évités. Pour l’établissement de proximité, cette pratique est gagnante puisque plus de patients pourront être hospitalisés, quitte à être suivis ensuite pendant l’hospitalisation par des téléconsultations spécialisées effectuées par l’établissement support. L’établissement de proximité qui assure l’hospitalisation dispose alors dans le tarif de son GHS — la base de facturation dans le cadre d’une hospitalisation hormis les soins externes — des ressources financières pour payer à l’établissement support les téléexpertises spécialisées, voire les téléconsultations avancées qui pourront en découler.

    « Les GHS pourront être ajustés au fur et à mesure des besoins et de la mise en place des GHT (dans le cadre de l’étude nationale des coûts (ENC)), explique Pierre Simon. C’est d’ailleurs le cas avec Télé-AVC, où 1000 euros supplémentaires ont été alloués pour les hospitalisations pour un AVC. » Tout cela fait l’objet de conventions très précises entre les établissements.

    « Mais cela peut s’avérer insuffisant, précise Simon Pierre. Imaginons que le patient ne soit finalement pas hospitalisé. On ne peut donc pas utiliser la GHS pour payer l’établissement support. Cela étant, la ressource reste disponible puisque la dépense de séjour a été évitée.

    En d’autres termes, le manque à gagner pour les hôpitaux équivaut à une économie pour l’assurance maladie qui pourrait utiliser cette ressource pour mettre en place des financements complémentaires de la télémédecine. Il convient d’identifier précisément cet argent. La résolution de ce problème est compliqué car éminemment politique, particulièrement dans le contexte des réductions de déficits et d’économies budgétaires. »

    Société Française de Télémédecine

  • Groupement Hospitalier de territoire

    Les groupements hospitaliers de territoire ont été mis en place par le décret 2016-524 du 27 avril 2016.null

  • Wearables : un capteur de transpiration connectés pour détecter les maladies

    Un capteur portable capable d’analyser la transpiration et d’y détecter des maladies, c’est ce qu’ont mis au point des chercheurs de l’université technologique d’Eindhoven aux Pays-Bas.

    Ils se sont inspirés des plantes pour concevoir leur dispositif. La transpiration contient un grand nombre d’informations sur notre santé. Les niveaux de salinité peuvent par exemple donner des indications sur une éventuelle mucoviscidose, tandis que le niveau d’acidité est un facteur important pour détecter certaines maladies de peau.

    • Afin de surveiller les différents facteurs qui permettent de détecter une maladie, il est nécessaire de fournir au capteur de la sueur « fraîche » en continu. C’est en observant les plantes que les chercheurs hollandais ont eu l’idée de ce capteur. En effet, les végétaux absorbent l’eau du sol qui s’évapore ensuite par les pores des feuilles.
    • Le dispositif intégré sur une feuille de plastique souple, absorbe la sueur à l’entrée. L’humidité est transportée par capillarité dans un micro canal et s’évapore à travers une surface poreuse à l’autre extrémité, provoquant un écoulement constant. Le dispositif fonctionne donc comme une sorte de pompe à eau, sans alimentation externe. Les électrodes de la puce sont insérées sur le canal et peuvent analyser en permanence la sueur qui y circule.
    • Ce type de capteur miniature et flexible peut être utilisé dans des applications de sport ou pour l’analyse médicale de la sueur. L’utilisation de feuilles de plastique permet de garder les coûts de production finaux faibles. L’une des prochaines étapes sera la transmission sans fil des données du capteur.
  • Le 1er prix du concours Lépine pour une application en santé

    Alors que Sanofi attend la prise en charge par l’assurance maladie de Diabeo, que Medtronic vient de lancer son offre Minimed Connect, le traditionnel concours Lépine de la Foire de Paris a récompensé le 7 Mai 2016 une application santé créée par Benoît Mirambeau, un directeur de supermarché de 48 ans. Cette application pour protocoles diabètiques a permis à son inventeur de se voir décerner la plus haute distinction du concours, le prix du Président de la République.

    Le patient saisit lui-même la mesure de ses données biologiques dans cette application intégrant le protocole de traitement prescrit par le médecin. Elle mesure le taux de glycémie en temps réel et calcule en conséquence la dose d’insuline exacte à injecter. Sur et sous-dosage d’insuline sont ainsi systématiquement évités via des alertes d’hypo ou d’hyperglycémie, et les saisies manquantes ou erronées sont signalées grâce à cette application géo-localisable, par SMS ou e-mail.

    Mirambeau Benoît, né d’une mère diabétique, espère grâce à ce 1er prix du concours Lépine 2016 obtenir une aide pour l’agrément de son application comme dispositif médical.

    Le suivi du diabète concerne 3 millions de Français

    Le suivi du diabète concerne 422 millions de personnes dans le monde (source OMS), dont 3 millions de Français. Le concept mis au point par Benoit Mirambeau pourrait être décliné à d’autres pathologies, comme la HTA, nécessitant dosage et adaptation en temps réel du traitement.

    Un autre prix du concours Lépine a récompensé lui aussi une invention innovante en santé: le prix coup de cœur de la Chambre de commerce et d’industrie Paris-Ile-de-France est revenu à l’application WatcHelp, une montre connectée mise au point par la maman d’un enfant autiste, qui envoie des alertes aux personnes atteintes de troubles cognitifs pour leur rappeler de prendre leur médicament ou toute autre action du quotidien.

  • Diabeloop : un « pancréas artificiel » pour les diabétiques de type 1

    Un nouveau dispositif pour le traitement du diabète de type 1 a été présenté par la société Diabeloop début mars 2016. Le diabète de type touche près de 200 000 personnes en France (5% à 10% des cas de diabète) selon les chiffres de l’Inserm.

    Ce « pancréas artificiel » permet une insulinothérapie « en boucle fermée », à l’inverse des dispositifs communément utilisés à ce jour qui reposent sur des pompes à insuline et des capteurs de glycémie (CGM). Ces derniers fonctionnent en « boucle ouverte » imposant au patient de réguler lui-même ses apports en insuline.

    Diabeloop est un capteur placé sur le ventre du patient. Il transmet les informations sur la glycémie en temps réel à un terminal par Bluetooth. Un algorithme calcule alors la dose d’insuline nécessaire au patient, qui est injectée à l’aide d’une pompe.

    Une offre de services associés: des infirmiers sont joignables 7j/7 J et 24h/24 via une plateforme téléphonique pour répondre aux questions des patients.

    Diabeloop est intégrée au CERITD à Evry.

    Fonctionnement de Diabeloop

    Une commercialisation prévue fin 2017

    • Une étude internationale menée avec le soutien des Instituts nationaux de la santé américains dans six centres américains et en Europe dont 10 CHU en France, a été lancée début 2016 afin de valider l’intérêt du système en vie réelle chez 240 patients jour et nuit. La commercialisation est annoncée fin 2017.
    • Le coût de Diabeloop est estimé à environ 9 000 euros par patient et par an, soit environ 10 % de plus que le coût actuel d’une pompe à insuline avec un capteur en continu. En vue de l’obtention du remboursement courant 2019, une étude est prévue en 2018 chez 200 patients pour montrer la supériorité du système par rapport aux traitements existants.

    Un marché naissant

    A l’instar de Diabeloop, deux autres sociétés ont annoncé leur entrée sur le marché d’ici deux ans :

    • BigFoot Biomedical a dévoilé sa version de pompe en boucle fermée le 25 janvier 2016 et espère une commercialisation en 2018. 
    • Medtronic travaille également sur un pancréas artificiel et a annoncé en février 2016 avoir terminé une étude aux Etats-Unis sur son MiniMed 670G. La société attend la validation de son dispositif par la FDA avant d’annoncer une date de commercialisation.
  • Télémédecine : périmètre élargi pour les expérimentations et tarification revue

    Les expérimentations de télémédecine peuvent s’adresser aux patients atteints d’une affection longue durée ou à ceux pris en charge dans des établissements ou services médico-sociaux. C’est ce que permet le nouveau cahier des charges de ces expérimentations qui a été publié le 28 Avril 2016 au Journal Officiel. L’arrêté précise qu’une tarification modulée sera appliquée à ces actes et impose une méthodologie pour leur évaluation.

    L’arrêté du 28 Avril 2016 publié le 5 Mai 2016 pris dans le cadre de l’article 36 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2014 élargit le périmètre des conditions d’expérimentation de la télémédecine. Jusque-là limitée à la prise en charge des plaies chroniques ou complexes, la télémédecine est désormais applicable (dans les 9 régions tests sélectionnées, Alsace, Basse-Normandie, Bourgogne, Centre, Haute-Normandie, Languedoc-Roussillon, Pays-de-la-Loire, Picardie et Martinique) aux patients atteints d’une ou plusieurs affections longue durée et à ceux dont la gravité ou la complexité de la pathologie impose un suivi en structures médico-sociales.

    Un nouveau cas de recours à la téléconsultation

    Il est également prévu dans l’arrêté du 28 Avril 2016 un nouveau cas de recours à la téléconsultation, celui de l’urgence après appel du centre 15 pour les patients résidant en Ehpad s’il y a suspicion d’infarctus du myocarde, d’arythmie cardiaque, d’anomalie de la glycémie ou de troubles anxio-dépressifs de la personne âgée.

    Trois tarifs

    Par ailleurs, l’acte de téléconsultation sera tarifé de trois façons différentes (au lieu d’une seule tarification à 28 euros jusque-là) : 26 euros pour un généraliste effectuant des activités de gériatrie, 28 euros pour un spécialiste (sauf gériatre et psychiatre) dans la limite de 3 actes par an et par patient et 43,70 euros pour un psychiatre jusqu’à 5 actes par an. Des rémunérations, qui, selon le cahier des charges présenté dans l’arrêté du 28 Avril 2016, bénéficient uniquement aux professionnels de santé conventionnés.

    En ce qui concerne l’évaluation des expérimentations, elle devra suivre la méthodologie choisie : d’abord un état des lieux de l’offre de soins et des besoins du territoire et une description des projets par chaque ARS, ensuite selon un cadre commun à partir des critères proposés par la HAS, l’Assurance maladie, la DGOS et la direction de la Sécurité sociale.