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  • Quels sont les freins au développement de la télémédecine aux Etats-Unis ?

    Aux États-Unis, dans le domaine médical, quasiment pas un jour ne se passe sans que l’on entende parler d’une nouvelle avancée technologique. Le développement des soins médicaux à distance, appelés télémédecine, est tout aussi important et prometteur, en particulier pour les populations âgées. Ces solutions médicales —appareils et services combinant technologie et médecine — donnent de nombreuses raisons d’être optimistes pour les 20 prochaines années. Deux décennies appelées à connaitre une véritable révolution de la santé. Mais cette aventure ne sera pas un long fleuve tranquille.

    Que vous soyez un patient nécessitant des soins médicaux, un investisseur à la recherche de bonnes opportunités, ou un entrepreneur sur le point de créer sa start-up, il est essentiel de bien comprendre les défis posés par les politiques de chaque état en matière d’autorisations ou de tarifications des services. Autant de contraintes qui peuvent limiter le développement de la télémédecine.

    On ne parle même pas de l’Obamacare (The Affordable Care Act), la loi de 2010, patate chaude de la politique américaine, et dont l’objet est de contraindre les compagnies d’assurances à offrir une assurance santé à tous les citoyens américains qui n’en possèdent pas.

    Des patients à plusieurs milliers de kilomètres

    Revenons à la télémédecine et remontons au temps où les médecins n’avaient jamais vu de smartphone et encore moins entré les informations numériques d’un patient dans un terminal électronique sécurisé. Les médecins suivent leurs études dans l’un des 50 états des États-Unis, comme la très célèbre Harvard Medical School de Boston au Massachusetts.  Ensuite, ils passent un examen afin d’obtenir le droit d’exercer dans cet état.

    Imaginons une jeune et brillante neurologue que nous appellerons Barbara Miller. Elle a effectué ses études à l’école de Médecine d’Harvard en 1985 et a reçu son autorisation d’exercer dans l’état du Massachussets. Elle a travaillé à l’hôpital Mass General au contact des patients. Mais elles ne pouvait travailler que dans cet état, et dans aucun des 49 autres.

    La question de la rémunération

    En 2016, le Dr. Miller a déménagé dans un autre état, disons New-York, et est devenue experte en télémédecine. Elle utilise des outils de suivi audio et vidéo pour le traitement de patients souffrant de la maladie de Parkinson. Certains de ces patients vivent à plusieurs milliers de kilomètres de son bureau, perdus dans un ranch, loin dans l’Ouest. Elle reçoit l’appel d’un patient du Wyoming qui souhaite recourir à ses services. L’état de New-York autorise le docteur Miller à pratiquer son activité dans d’autres états avec lesquels des accords et des lois réciproques existent pour la télémédecine. Mais le Wyoming ne figure pas forcément dans l’un de ces états. Le docteur est dès lors confronté à trois problèmes relatifs aux lois sur la télémédecine : celles de son état, celles de l’état où vit le patient, et celles régissant la télémédecine au niveau fédéral.

    À cela vient s’ajouter la question de la rémunération. Car même si elle peut pratiquer la télémédecine dans les deux états, en accord avec les lois fédérales, il est toujours possible qu’elle ne puisse pas être payée pour une consultation en dehors de l’état de New-York. De même, le patient du Wyoming pourrait ne pas être remboursé pour les « visites » du docteur Miller. Hors assurance, le patient devrait alors s’acquitter de près de 50.000$  contre 500$ ou moins, si son assurance couvre les actes de télémédecine.

    Les assurances veulent faire évoluer les lois

    Pendant des années, les concepts de service médical et de visite médicale ont été définis comme devant se faire en personne, le patient et le docteur face à face. La raison étant que les lois sur le remboursement Medicare votées dans les années 50,  cherchaient à éviter les fraudes et les abus. Àl’époque, un faux médecin pouvait essayer de fournir des conseils médicaux par téléphone. La meilleure solution pour éviter cela consistait donc à imposer la rencontre du patient et du médecin en personne, afin qu’il n’y ait aucune fraude possible sur la qualité du docteur. Avec la télémédecine de telles lois sont aujourd’hui obsolètes. La définition même de la télémédecine étant d’offrir un service d’expertise médicale à coût réduit, pas en personne, mais à distance via un ordinateur.

    La communauté médicale et les compagnies d’assurances bataillent depuis des années pour faire évoluer ces lois sur la télémédecine. La grande taille du territoire américain et le fait que certains patients de communautés rurales vivent loin des centres médicaux l’exige.

    En 1997, le balance budget act a commencé à s’attaquer à la question du remboursement Medicare pour les personnes vivant en milieu rural. En 2000, le Benefits Improvement and Protection Act a amélioré la loi qui exigeait qu’un médecin ou un professionnel de santé doivent être en présence du patient.

    Le rôle majeur des états

    Il y a des raisons d’espérer autour de ces batailles juridiques, pour le futur de la télémédecine. Des évolutions législatives sont à prévoir, non pas au niveau fédéral, mais plutôt au niveau de chaque état. En décembre 2015, le sénateur du Colorado, Cory Gardner, et la député du Tennessee Diane Black ont proposé le Telehealth Innovation and Improvement Act of 2015, un texte à surveiller de près en 2016, pour voir s’il peut se transformer en loi.

    Les états ont un rôle majeur à jouer dans l’innovation dans la télémédecine. Ce sont eux qui peuvent pousser le gouvernement fédéral à évoluer sur la question de la digitalisation de la santé. Les états pourront proposer à leur population rurale une offre de soin d’aussi bonne qualité que dans les grandes métropoles des côtes Est et Ouest. Les innovations développées au niveau de chaque état pourront ainsi se répandre à l’échelle nationale et bénéficier à tous les citoyens à travers les États-Unis.

     

    *Certains états acceptent les autorisations d’exercer réciproques. Mais la plupart ne l’accepte pas.

  • Guy Vallancien : « Plus la médecine devient technologique, plus elle a besoin d’humanité »

    « De plus en plus de tâches techniques seront déléguées aux machines, aux robots, à des techniciens intermédiaires ou des ingénieurs. La biologie ou la radiologie sont notamment appelées à disparaître. Mais paradoxalement, plus la médecine devient technologique, plus elle aura besoin d’humanité »

    Guy Vallancien, chirurgien, professeur d’urologie et membre de l’Académie Nationale de Médecine dresse le portrait du médecin de demain, véritable conseiller, plus proche des patients dans son ouvrage « La médecine sans médecin, le numérique au service du malade » (Collection Le Débat, Gallimard).

    En quoi l’informatique cognitive aide-t-elle la médecine aujourd’hui ?

    La machine fonctionne sur des algorithmes, exactement comme mon cerveau. Mais la différence se situe au niveau de l’accès à l’information et de la capacité de traitement. La machine est meilleure que moi sur ce point et est très efficace pour effectuer des diagnostics: elle a accès à un savoir beaucoup plus vaste que le mien. En croisant ce savoir et les données du patient, elle m’aidera dans mes décisions en me fournissant des informations que je ne possède pas ou que je n’ai plus en mémoire.

    Il y a aussi un avantage thérapeutique, notamment sur des pathologie comme le cancer où l’on génotype les tumeurs. Je ne peux pas analyser à moi seul les milliards de bases de données que cela représente ! La machine, elle, en est capable.

    Ne risque-t-on pas de voir disparaître le médecin?

    De plus en plus de tâches techniques seront déléguées aux machines, aux robots, à des techniciens intermédiaires ou des ingénieurs, c’est certain. La biologie ou la radiologie sont notamment appelées à disparaître. Mais paradoxalement, plus la médecine devient technologique, plus elle aura besoin d’humanité. La relation entre le patient et le médecin va se renforcer et le médecin deviendra non pas généraliste mais global. Nous aurons toujours besoin d’un professionnel pour remettre en perspective ce qui arrive. On a tendance à oublier ce rôle fondamental du médecin. Ce dernier sera spécialisé dans la prise en charge et dans l’information du patient. Les gens ont quasiment accès à la même information que le médecin aujourd’hui. Nous devrons donc jouer le rôle de « reader’s digest » en quelque sorte. Enfin, j’insiste sur la communication et l’empathie dont nous devons faire preuve.

    Cela veut-il dire que les médecins devront acquérir de nouvelles compétences ?

    Il y a beaucoup à faire au niveau de la formation des médecins en effet. Les étudiants en médecine ne sont pas confrontés aux réalités du monde d’aujourd’hui. On ne leur apprend pas la communication par exemple ! On doit leur transmettre autre chose et leur apprendre à lever le nez de leur écran.

    En quoi est-ce une révolution ?

    Ce n’est pas une révolution, c’est une véritable mutation, un changement profond de société ! La science avance inexorablement. C’est dans sa nature de chercher à en savoir toujours plus. Et il y a fort à parier que nous irons trop loin, que nous créerons un monstre un jour ou l’autre. Mais c’est dans l’ordre des choses. C’est pour cette raison qu’il est très important que ce débat soit ouvert dès aujourd’hui au sein de la société. C’est le sens de notre propre humanité qui est en question !

    Qu’en est-il au niveau des institutions ?

    Nous vivons dans un monde où la technique évolue à une vitesse inimaginable. En même temps, tout est figé au niveau social et institutionnel. Les structures se crispent et se referment sur elles-mêmes. Le pays souffre d’un manque de souffle.

    L’État doit cesser d’essayer de tout contrôler à priori. Son rôle est de laisser agir et de jouer son rôle d’arbitre quand les choses débordent. Il ne doit pas essayer de gérer mais de garantir à tous l’accès à une santé de qualité.

  • What are the obstacles to the development of telemedicine in the United States?

    We hear about amazing medical technology breakthroughs in the United States almost every day. And the growth of remote medical care, known as telemedicine, is also dramatic and encouraging, especially for the senior population. These medical solutions, services and devices, which combine technology and medicine, give us all reasons to feel optimistic about the next 20 years of an explosive healthcare revolution. But there are stop signs on this road to innovation.

    But whether you are a patient in need of medical services, an investor looking to invest in healthcare opportunities, or an entrepreneur ready to create a startup company focusing on digital health, you need to understand the policy challenges related to state licensing and payment for services in the United States which can limit telemedicine growth.

    And this is not even about Obamacare (The Affordable Care Act), the 2010 law that continues to be a political hot potato. The Affordable Care Act was about requiring insurance companies to offer all US citizens health insurance, because many people had no medical insurance previously.  

    As for telemedicine, let’s go back to a time before doctors had ever seen a smartphone, much less entered patient electronic records into a secure digital device. Doctors attended medical school in one of the 50 states of the United States, for instance, the well-known Harvard Medical School in Boston, Massachusetts.  They then had to pass a licensing exam to practice medicine in that state. 

    So a brilliant young neurologist, let’s call her Dr. Barbara Miller attended Harvard Medical School in Boston in 1985 and was licensed in the state of Massachusetts, worked at Mass General Hospital with patients in person, but could practice medicine in that state only – not the other 49 states*.

    In 2016, now Dr. Miller has moved to another state, perhaps New York, and has become an expert in telemedicine, using video and audio monitoring technology in treating Parkinson’s patients.  She may have patients who live thousands of miles from her office, for instance, out West on a ranch. She gets a call from a new patient in Wyoming who wants to work with her. New York State may allow her to practice in a number of other states that have reciprocal licensing laws for telemedicine, but Wyoming may not be one of those states. The doctor faces three problems in telemedicine healthcare law right off – the laws of her state, the laws of patient’s state and federal telemedicine policy laws. 

    And then there is the issue of payment. Even if she can practice medicine in both states, and is in compliance with federal laws, she may not be able to be paid for telemedicine services to a person outside of New York State, nor can her Wyoming patient be reimbursed by insurance for Dr. Miller’s patient “visits.”  The patient might have to pay as much as $50,000 for her services without insurance, or as little as $500 or less for Dr. Miller’s services, if her insurance does cover telemedicine.

    For many years, the definition of medical services and “doctor visits” were defined as in-person, face-to-face meetings of a doctor and a patient. This was because early Medicare reimbursement laws from the 1950’s were trying to avoid fraud.  When these laws were written, a fraudulent provider might try to give medical advice over the telephone. The best test for fraud according to the Medicare laws in those early days, was to meet the actual doctor in person to verify if they were a legitimate provider. With telemedicine, these laws are just not relevant anymore.  The very definition of telemedicine is about getting low cost, expert medical services NOT in person, but remotely by computer.  

    The medical community and insurance companies have been battling to change laws for telemedicine for a long time.  The sheer size of the United States and the fact that rural communities may have patients who live very far from excellent medical centers, demanded this. In 1997, the Balanced Budget Act began to address this issue of Medicare reimbursement for people who live in rural areas.  In 2000, the Benefits Improvement and Protection Act improved the law requiring a doctor or medical professional be present, in person, with the rural patient. 

    There is reason to be hopeful about these policy battles and the future of telemedicine. There are legislative changes coming not from the federal level on high, but rather from below, from the individual 50 states legislatures who want these laws to change. In December of 2015, Senator Cory Gardner from the state of Colorado and Representative Diane Black from the state of Tennessee proposed the Telehealth Innovation and Improvement Act of 2015, Senate (S.2343) House (H.R. 4155) and it will be an important piece of legislation to watch in 2016, to see if it can become law.   

    If there is a hero in this story of telemedicine innovation, it’s the states where they are pushing the federal government for digital health solutions. These states will give their rural populations access to telemedicine which is just as good as those in the booming metropolises of the East and West Coasts.  With pressure from the state level for improvement in telemedicine laws, the people who live far from large US cities will push innovation across all fifty states, benefitting citizens across the entire United States. 

    *some states did have reciprocity in licensing, at that time, but most did not.

  • Santé publique France : une nouvelle agence de santé publique regroupant l’INVS, l’INPES et l’Eprus

    Santé publique France, agence nationale de santé publique, est officiellement créée par une ordonnance parue au JO le 15 avril 2016. La création de cette agence était prévue par la loi de modernisation du système de santé. L’entrée en vigueur de ce texte est fixée au 1er mai 2016.

    Cette nouvelle agence reprend les attributions de trois structures aujourd’hui distinctes, l’Institut de veille sanitaire (INVS), l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes) et l’Etablissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires (Eprus).

    Santé publique France a, à compter du 1er mai 2016, la charge de l’observation épidémiologique et la surveillance de l’état de santé des populations, elle assure la promotion de la santé et la réduction des risques ainsi que le développement de la prévention et l’éducation pour la santé qui concerne notamment la lutte contre les addictions.

    Répondre aux crises sanitaires

    La nouvelle agence est aussi en charge de la veille sur les risques sanitaires et doit anticiper et répondre aux crises sanitaires à travers le lancement d’alertes.

    Face à des menaces graves, elle procède à l’acquisition, la fabrication, l’importation, le stockage, le transport, la distribution, l’exportation des produits et services nécessaires à la protection des populations. Elle peut être ainsi amené à organiser une vaccination de masse. Ces actions sont, précise l’ordonnance du 15 avril 2016, transposables à d’autres besoins de santé publique comme les médicaments ou les dispositifs médicaux.

    Des cellules d’intervention en région

    Pour la mise en œuvre du système national de veille et de surveillance sanitaire, Santé publique France peut s’appuyer sur des cellules d’intervention en région. Placées auprès des directeurs généraux des ARS, ces cellules demeurent sous l’autorité de Santé publique France qui peut s’appuyer sur « un réseau national de santé publique qu’elle organise et anime, selon l’ordonnance du 15 avril 2016.

    Le conseil d’administration de Santé publique France regroupe l’Etat, les régimes d’Assurance maladie, des professionnels de santé, des usagers et des élus. La mise en place d’un conseil scientifique, d’un comité d’éthique et de déontologie et d’un comité d’ouverture et de dialogue avec la société est prévue.

  • FDA

    Food and Drug Administration

  • 600 000 dollars pour Interface Health, premier accélérateur canadien en santé numérique

    Interface Health, un accélérateur canadien spécialisé dans la santé digitale, annonce le 14 avril 2016 qu’il vient de lever, via le programme du DEO, 600 000 dollars (531 000 euros) afin de mettre en place son accélérateur virtuel de santé numérique, à l’échelle mondiale. Cette plateforme innovante engagera des chercheurs et partenaires commerciaux pour permettre aux entreprises positionnées en santé digitale de bénéficier d’un apport en expertise et en capitaux pour faciliter l’accès de leurs offres au marché.

    Diversification de l’économie de l’Ouest Canada

    Pour Interface Health, l’appui du DEO permettra d’apporter des débouchés commerciaux sur le secteur de la santé numérique, selon Navdeep Singh Bains, ministre canadien de l’Innovation, des Sciences et du Développement économique.

    Interface Health est le seul accélérateur virtuel en santé numérique présent dans l’ouest canadien. Son objectif est de repérer les entreprises innovantes dans le secteur de l’e-santé et de faciliter l’émergence, la réalisation ou le développement de leurs projets. Interface Health organise chaque année une compétition nommée « Digital Health Olympic Games », à laquelle 150 start-ups provenant de 16 pays ont participé en 2015.

  • Quartet health lève 40 millions de dollars pour se développer aux Etats-Unis

    Quartet Health, start-up spécialisée dans le soin des troubles psychiatriques et comportementaux a annoncé le 14 avril 2016 une nouvelle levée de fonds de 40 millions de dollars (35 millions d’euros). Ce second tour a été mené par GV (ex Google Ventures), en association avec les précédents investisseurs, Oak HC/FT Partners, F-Prime Capital Partners, et Polaris Partners. Quartet utilisera ces fonds pour élargir sa plateforme à de nouveaux marchés aux États-Unis et renforcer ses équipes d’ingénieurs, analystes de données et cliniciens. La société prévoit 100 embauches. Un associé de GV rejoindra le comité de direction.

    Les personnes souffrant de maladies mentales et de troubles du comportement comptent, selon plusieurs études concordantes, pour plus de la moitié du coût total des soins aux États-Unis. La plupart de ces individus souffrent de pathologies physiques concomitantes, et ne reçoivent pas les soins psychiatriques adaptés. 1/3 de ces patients ne seraient pas traités chaque année aux États-Unis. Le cabinet de conseil Milliman estime les coûts évitables à 293 milliards de dollars (260 millions d’euros).

    La plateforme identifie la pathologie de chaque patient grâce aux données rentrées par les médecins de première ligne (le plus souvent des généralistes) et propose un parcours de soins adapté au patient entre les professionnels de santé membres de la plateforme (généralistes et spécialistes). La plateforme héberge également des outils de télé-psychiatrie, des thérapies comportementales cognitives en ligne et gère les rendez-vous avec les professionnels. Sa technologie repose sur des algorithmes de science des données qui identifient les besoins des patients et des médecins et surveillent l’efficacité des traitements mis en place.

    Quartet Health a été fondée en 2014 par Arun Gupta et Steve Shulman, ancien Pdg de Magellan Health. La start-up avait déjà levé 7 millions de dollars en série A en janvier 2015 auprès de Oak HC/FT.

  • Dispositif médical : 6,4 M€ levés par FineHeart auprès de Broadview Ventures

    6,4 millions d’euros, c’est la somme levée par FineHeart, entreprise bordelaise qui développe une pompe cardiaque innovante, après un tour de table mené par le fonds américain Broadview Ventures, le 21 mars 2016.

    Broadview Ventures est accompagné par des fonds régionaux français, M Capital Partners, Sofimac, Galia Gestion, IRDInov et Aqui-Invest. Le projet de FineHeart s’adresse aux insuffisants cardiaques.

    • Incubé depuis 2010 sur la plateforme technologique d’innovation biomédicale du CHU de Bordeaux, FineHeart cherche à financer la poursuite de ses travaux.
    • Lauréate du prix Biovision 2015 pour son projet de pompe cardiaque.
    • Le dispositif a été testé sur l’animal et une première expérimentation sur l’homme est prévue en 2018 avant le démarrage des essais cliniques.
    • L’entreprise, assistée par la société de gestion Aelios Finance, a cherché dans un premier temps à attirer des investisseurs français spécialistes des medtechs et des biotechs, comme Sofinova ou Edmond de Rotshild, qui n’ont pas donné suite.
    • FineHeart va pouvoir, grâce aux 6,4 millions d’euros rassemblés par Broadview Ventures, poursuivre la mise au point du produit. Mais il lui faudra organiser une nouvelle levée de fonds pour financer les étapes suivantes, l’expérimentation sur l’homme et les essais cliniques.

    « Lever 20 M€ en France, c’est compliqué »

    • Arnaud Mascarelli, médecin, confondateur et président de FineHeart, espérait lever davantage que les 6,4 millions d’euros finalement obtenus. « Mais lever 20 millions d’euros en France, c’est compliqué », indique-t-il.
    • «  S’il existe une centaine de fonds aux Etats-Unis capables d’investir dans un projet comme FineHeart, ils sont une dizaine en France. Certains ayant déjà investi dans des projets concurrents à la marge. Conséquence : cela restreint le nombre de candidats » déclare Jean-Paul Ortelli, directeur associé d’Aelios Finance aux Echos le 21 avril 2016.

    Un dispositif complémentaire des pompes cardiaques classiques

    • Le produit sur lequel travaille FineHeart, développé avec le concours de Philippe Ritter, inventeur dans les années 1990 de la resynchronisation cardiaque, est une mini-pompe qui ne pèse que 75 grammes et qui peut se poser en une heure sur des patients insuffisants cardiaques.
    • Un dispositif complémentaire des pompes cardiaques classiques qui se posent dans le cadre d’opérations lourdes et qui travaillent ensuite à la place de l’organe défaillant.
  • Un patch pour afficher les paramètres de santé sur la peau

    Un nouveau dispositif permet d’afficher des données de santé directement sur la peau. Ce patch électronique « nouvelle génération », présenté par la revue Science Advances, a été imaginé et mis au point par les chercheurs de l’université de Tokyo au Japon.

    Un film microscopique capable de mesurer précisément des constantes comme la tension artérielle, la saturation en oxygène ou la fréquence cardiaque et de les afficher à même la peau a été mis au point par une équipe de l’université de Tokyo.

    Cette e-peau de 3 micromètres d’épaisseur est constituée d’un film protecteur composé lui-même d’une alternance de films polymères bio-compatibles et de matériaux non organiques. Cette couche ultra-fine cache également une diode émettant de la lumière et des photorécepteurs suffisamment flexibles pour suivre les mouvements du corps. Cette technologie dont les brevets ont été déposés permet d’afficher des données de santé directement sur la peau.

    Au-delà des applications classiques des objets connectés capables de recueillir ce type de données, comme les montres ou certains textiles, cette innovation, véritable peau électronique, pourrait à terme être placée sur des patients et permettre d’afficher en permanence des paramètres comme la saturation en oxygène ou le rythme cardiaque.

     

  • IoT

    Internet of Things (Internet des objets)