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  • Colloque Data For Health : « réconcilier libre-choix et progrès médical », le 02/10/19 à Paris (Roche)

    La Fondation Roche dévoilera le « parcours de confiance » qu’elle a conçu pour permettre aux Français de partager leurs données personnelles lors du colloque Colloque Data For Health, qui portera sur la thématique « réconcilier libre-choix et progrès médical ». L’objectif sera aussi de débattre avec les participants des résultats. L’événement aura lieu le 2 octobre à Paris de 8h30 à 12h30.

    La fondation « se donne pour mission de proposer une réflexion sur les questions de santé et leurs enjeux sociétaux, contextualise-t-elle. Elle souhaite contribuer aux débats actuels sur le consentement libre et éclairé au partage des données personnelles. La transformation numérique du système de santé ne peut réussir sans une évolution culturelle de notre rapport à la donnée. » C’est dans ce cadre qu’elle a mené des travaux pour concevoir ce parcours de confiance.

    Les inscriptions à l’événement, gratuites, sont à réaliser sur le site Eventbrite.fr, accessible via ce lien.

    La Fondation Roche souhaite apporter « sa contribution pour éclairer le libre-choix de céder ses données personnelles à des fins d’utilité publique : pour améliorer les traitements, pour optimiser les parcours de soins et de vie, pour stimuler la recherche clinique et l’innovation thérapeutique grâce aux données en vie réelle », explique-t-elle.

    Selon elle, la transformation numérique du système de santé ne peut réussir sans une « transformation culturelle et sociale » du rapport de la société française avec les données personnelles. « C’est le sens de la réflexion menée depuis plusieurs mois par la Fondation Roche pour concevoir un parcours de confiance dans le partage de données personnelles de santé », ajoute-t-elle.

  • Asie : un hôpital de Taipei crée le 1er département de pathologie 100 % numérique de Taïwan

    L’hôpital général des vétérans de Taipei lance le premier département de pathologie entièrement numérisé de Taïwan. L’établissement utilisera la solution Intellisite de Philips pour transformer la réalisation de son examen tissulaire en diagnostic numérique, indique le groupe néerlandais dans un communiqué publié le 21 août 2019. Intellisite permet de visualiser à distance les échantillons de tissus dans un réseau de pathologie virtuel au sein des hôpitaux.

    En plus de l’utilisation clinique, toutes les images numérisées seront stockées dans des référentiels d’images et utilisées pour l’enseignement aux étudiants ou pour la recherche médicale, notamment sur le cancer.

    Par le biais du scanner ultra rapide d’Intellisite, l’hôpital de Taipei pourra ainsi numériser des échantillons de tissus pour que les pathologistes puissent interpréter, analyser et partager des images numériques. Le système de gestion d’images intégré à la solution leur permettra de rentrer instantanément en contact avec des confrères ou de présenter facilement des images lors de réunions d’équipe multidisciplinaires, leur évitant ainsi de transporter physiquement des lames ou des échantillons.

    En juillet, l’hôpital St. Mary’s de Séoul, en Corée du Sud, a lancé un système de pathologie numérique facilitant le diagnostic du cancer en adoptant lui aussi Intellisite.

  • Tour de France e-santé/Lille : une convention partenariale pour structurer le numérique en région

    Structurer et déployer en région le numérique dans le champ médico-social. Tel est l’objectif de la convention partenariale signée par l’ARS Hauts-de-France et le collectif SI Médico-social Hauts-de-France, qui réunit 7 fédérations et organisations représentatives du secteur médico-social. L’accord a été officialisé le 5 septembre 2019 à Lille, à l’occasion de la première étape du Tour de France de la e-santé, pilotée par l’Asip Santé (rebaptisée « l’Agence du numérique en santé »). Cette convention officialise l’engagement collectif des acteurs sur la structuration et le déploiement du numérique dans la région.

    Le collectif SI Médico-social Hauts-de-France traite collectivement les enjeux liés au numérique et aux SI et interpelle les pouvoirs publics.

    L’accord s’articule autour de 3 priorités :
    • permettre les contributions du secteur médico-social dans le cadre de la mise en place de Prédice (plateforme regroupant des services numériques pour améliorer la prise en charge) et son usage ;
    • accompagner le déploiement de la télémédecine dans les ESMS ciblés ;
    • accompagner la structuration et la montée en charge des fonctions SI dans les organisations médico-sociales.

    Le soutien de l’ARS est de 200 000 euros pour une mise œuvre de 18 mois, du 1er juillet 2019 au 31 décembre 2020.

    En dehors de cette annonce, diverses initiatives mises en place dans le domaine de la e-santé ont été présentées tout au long de la journée par les acteurs locaux. Health & Tech Intelligence revient sur les moments clés de l’événement.

    « Le Tour de France de la e-santé se construit auprès des gens, on veut être dans le débat et la co-construction, a commenté Dominique Pon en introduction de la journée. Pour le citoyen, on va créer divers formats d’ateliers pour tester et critiquer ce qui est fait. »

    TOUR DE FRANCE DE LA E-SANTÉ/LILLE : LES MOMENTS FORTS

    Télésurveillances au CHU de Lille : chiffres clés

    Près de 4 000 alertes de télésurveillance reçues au cours de juin à août 2019

    Le CHU a été le premier centre en France dans la télésurveillance des défibrillateurs

    Exemple de téléconsultation en Ehpad

    La télémédecine est instaurée depuis plusieurs années dans les Hauts-de-France. Exemple avec une démonstration de téléconsultation de médecine générale en Ehpad, présentée par le Dr Philippe Tréhou de la MSP de Guise (Aisne) :

    E-santé : exemple d’initiatives clés développées dans la région

    Include : entrepôt de données de santé pour améliorer l’inclusion des patients dans des essais cliniques

    Promu par le CHU de Lille et ses partenaires, le projet Include vise à mettre à la disposition des professionnels de santé les technologies les plus novatrices en termes de traitements de données clinique afin d’améliorer la prise en charge des patients et la recherche clinique.

    Il contribuera « à inscrire de plein pieds le CHU de Lille dans la médecine 4P et à amorcer pleinement le virage de la révolution numérique médicale », est-il indiqué sur le site officiel du projet.

    Include repose dans un premier temps sur :

    • un entrepôt de données de santé : en cours d’acquisition ;
    • un serveur de calcul intensif appuyé par des algorithme d’apprentissage de type machine learning et deep learning (apprentissage automatique et apprentissage profond)

    Objectifs :

    • regrouper l’ensemble des informations médicales au sein d’un unique entrepôt de données ;
    • exploiter les données à partir d’outils de recherche sémantique, d’historisation de la donnée, de croisements ;
    • réaliser des modèles prédictifs en se basant sur des algorithmes de machine learning et de deep learning ;
    • enrichir les modèles exisants avec de nouvelles données extra-hospitalières Objets connectés, données environnementales, etc.

    Activités :

    • appui à la recherche clinique : améliorer le potentiel d’inclusion de patients dans des études cliniques ;
    • appui à l’analyse médico-économique : aide à l’amélioration et à l’optimisation du codage des actes médicaux ;
    • appui aux études épidémiologiques : faciliter les études épidémiologiques par la sélection de données multi-factorielles au sein de datamarts.

    L’équipe pluridisciplinaire du projet est composée de médecins, d’ingénieurs hospitaliers et de spécialistes en traitement et analyse de données.

    Calendrier :

    Pour suivre l’évolution du projet, consulter le site officiel Include-project.fr.

    Prédice : des services numérique pour améliorer la prise en charge des patients

    Au cours de la journée, Sylvie Delplanque, DSI du GHT Côte d’Opale, a illustré l’utilité de « Prédice, ma santé Hauts-de-France », une plateforme regroupant des services numériques mis en œuvre pour améliorer la prise en charge.

    « On a soutenu fortement « Prédice », c’est une plateforme publique et une garantie du respect des valeurs. Mais nous restons vigilants par rapport aux données de santé et à leur propriété », a commenté Pierre Marie Lebrun, de France Assos Santé des Hauts-de-France.

    « Prédice, c’est une maison posée sur les fondations de la stratégie nationale e-santé pour garantir un continuum numérique en santé et ne pas créer un village numérique de Gaulois en région », a complété Christian Huart, directeur du GIP Sant& Numérique Hauts-de-France.

    « Bouge avec moi » : une campagne numérique pour promouvoir l’activité physique

    « Bouge avec moi »une campagne digitale créée pour la promouvoir l’activité physique. Impulsée par l’ARS HDF, elle aide les citoyens à se « bouger » par le biais d’astuces et de conseils accessibles en ligne.

  • Règlement MDR : 2 nouveaux organismes notifiés, les États-Unis demandent un sursis de 3 ans

    L’allemand Dekra et l’italien IMQ sont les troisième et quatrième sociétés à être désignées comme organismes notifiés (ON) conformément au nouveau règlement sur les dispositifs médicaux (MDR). Les ON sont chargés de délivrer le marquage CE aux nouveaux dispositifs arrivant sur le marché.

    La société Dekra Certification GmbH, basée à Stuttgart, a été ajoutée le 14 août 2019 à la base Nando (New Approach Notified and Designated Organisations) de la Commission européenne. L’IMQ (Istituto italiano del marchio di qualita) a pour sa part été ajouté à cette même base le 20 août.

    Dans une communication datée du 23 juillet 2019, la délégation américaine auprès de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) a saisi la commission chargée des « barrières techniques au commerce » : elle fait part de ses « profondes inquiétudes » sur la possibilité pour l’industrie américaine d’avoir accès au marché européen des dispositifs médicaux (DM), alors que le nombre d’ON est jugé « insuffisant pour mener des activités de certification » dans le cadre  des règlements MDR et IVDR (DM de diagnostic in vitro). Elle souligne que, selon la DG Grow, la direction générale de la Commission européenne chargée de la croissance, le nombre d’ON certifiés avant la fin 2019 ne devrait pas dépasser les 12.

    En conséquence, la délégation américaine demande « instamment » à l’Union européenne (UE) de « retarder de trois ans » la mise en œuvre du règlement MDR afin de permettre aux exportateurs américains de s’adapter aux nouvelles exigences. « Si cela n’est pas possible », elle « exhorte » l’UE à autoriser la commercialisation des produits traditionnels jugés sûrs jusqu’en 2024.

    L’Union européenne a mis en œuvre le règlement MDR pour améliorer et sécuriser le système d’homologation de l’Union européenne (UE) pour les dispositifs médicaux. Le nouveau texte, entré en vigueur en mai 2017, est en période de transition jusqu’à fin mai 2020. Seuls 4 ON ont été certifiés à ce jour, alors que 58 ON se chargent d’homologuer les DM selon l’ancien règlement.

  • Bruxelles lance un appel d’offres pour 2 études sur le dossier patient électronique et l’IA en santé

    La Commission européenne lance un appel d’offres (AO) pour 2 études visant à analyser les progrès réalisés en matière de transformation numérique de la santé dans l’Union européenne (UE), concernant l’accès des citoyens à leurs dossiers patient électroniques dans les États membres ainsi que l’utilisation des technologies d’IA en santé au sein de l’UE.

    Intitulé « EHealth, Interoperability of Health Data and Artificial Intelligence for Health and Care in the EU – Smart 2019/0056 », l’AO daté du 8 août 2019 comprend 2 volets (ou lots). Les candidats sont libres de postuler à un seul d’entre eux ou aux 2. Le financement maximal alloué aux études est de 300 000 euros pour le lot I et de 200 000 euros pour le lot II. La date limite de candidature est fixée au 23 septembre 2019.

    • Lot I : « Interopérabilité des dossiers de santé électroniques dans l’Union européenne ». L’étude commandée analysera la situation actuelle dans les États membres de l’UE concernant le développement de systèmes de dossiers patient électroniques interopérables et des questions techniques afférentes telles que l’identification électronique, les registres distribués et la cybersécurité. L’AO affirme que les résultats de cette étude éclaireront les travaux en cours au sein de l’Union sur l’interopérabilité des systèmes de dossier patient électronique, et notamment le développement d’un format d’échange européen de ces dossiers.

    • Lot II : « Intelligence artificielle pour la santé et les soins dans l’Union européenne ». Cette étude analysera la situation actuelle dans les États membres de l’UE concernant le développement, l’adoption et l’utilisation des technologies et applications de l’IA dans le secteur de la santé.

    Tous les détails de cet appel sont accessibles via ce lien.

  • Stratégie e-santé du Luxembourg

    Le Luxembourg suit la feuille de route de son deuxième schéma directeur des systèmes d’information de santé 2016-2019 (SDSI V2), qui prendra fin au mois de novembre 2019. Mené par l’Agence eSanté, le SDSI V2 s’articule autour de 5 chantiers :
    • gouvernance et outils de pilotage ;
    • sécurité et confiance des systèmes d’information ;
    • généralisation du dossier de soins partagé (DSP) ;
    • amélioration des services existants, création de nouveaux services et/ou nouvelles fonctionnalités et actions de support ;
    • interopérabilité, pratique des échanges et extension frontalière. 

    Outil de coordination des soins, le DSP détient un rôle central dans la stratégie luxembourgeoise. À l’occasion de la visite des ministres de la Santé et de la Sécurité Sociale, fin mars 2019, l’Agence eSanté a montré que l’outil était prêt pour le déploiement généralisé. Dans une interview parue en juin 2019, Hervé Barge, directeur de l’Agence eSanté, a indiqué qu’entre 55 000 et 60 000 patients avaient ouvert leur DSP depuis le début de la phase pilote, fin 2015 (presque 10 % de la population). Hervé Barge souligne le « succès inattendu » du projet et s’attend à une généralisation effective au mois d’octobre 2019. Depuis juin 2019, le DSP constitue par ailleurs le premier service e-santé transfrontalier du Luxembourg.

    Fin mars 2019, l’Agence eSanté avait également présenté ses priorités stratégiques pour les années à venir, qui sont : 
    • d’initier le déploiement généralisé du DSP pour tous les assurés et l’échange transfrontalier d’un résumé patient ;  
    • de fédérer les acteurs de santé autour des nombreux services proposés par sa plateforme eSanté ;
    • de rassembler les acteurs de santé autour d’une stratégie eSanté cohérente, efficiente et indispensable pour la transition numérique ainsi que le déploiement des cas d’usage à large échelle ;
    • de lancer des initiatives de co-innovation via des partenariats (telle que la création d’un incubateur dédié à l’eSanté).

    L’élaboration du SDSI V3 de l’Agence eSanté fait partie du chantier « Gouvernance et pilotage » du SDSI V2 et devrait être finalisé pour fin décembre 2019.

  • DATA – Stratégie e-santé du Luxembourg

    Le Luxembourg suit la feuille de route de son deuxième schéma directeur des systèmes d’information de santé 2016-2019 (SDSI V2), qui prendra fin au mois de novembre 2019. Mené par l’Agence eSanté, le SDSI V2 s’articule autour de 5 chantiers : 
    • gouvernance et outils de pilotage ;
    • sécurité et confiance des systèmes d’information ;
    • généralisation du dossier de soins partagé (DSP) ;
    • amélioration des services existants, création de nouveaux services et/ou nouvelles fonctionnalités et actions de support ;
    • interopérabilité, pratique des échanges et extension frontalière. 

    Outil de coordination des soins, le DSP détient un rôle central dans la stratégie luxembourgeoise. À l’occasion de la visite des ministres de la Santé et de la Sécurité Sociale, fin mars 2019, l’Agence eSanté a montré que l’outil était prêt pour le déploiement généralisé. Dans une interview parue en juin 2019, Hervé Barge, directeur de l’Agence eSanté, a indiqué qu’entre 55 000 et 60 000 patients avaient ouvert leur DSP depuis le début de la phase pilote, fin 2015 (presque 10 % de la population). Hervé Barge souligne le « succès inattendu » du projet et s’attend à une généralisation effective au mois d’octobre 2019. Depuis juin 2019, le DSP constitue par ailleurs le premier service e-santé transfrontalier du Luxembourg.

    Fin mars 2019, l’Agence eSanté avait également présenté ses priorités stratégiques pour les années à venir, qui sont : 
    • d’initier le déploiement généralisé du DSP pour tous les assurés et l’échange transfrontalier d’un résumé patient ;  
    • de fédérer les acteurs de santé autour des nombreux services proposés par sa plateforme eSanté ;
    • de rassembler les acteurs de santé autour d’une stratégie eSanté cohérente, efficiente, indispensable pour la transition numérique et le déploiement des cas d’usage à large échelle ;
    • de lancer des initiatives de co-innovation via des partenariats (telle que la création d’un incubateur dédié à l’eSanté).

    L’élaboration du SDSI V3 de l’Agence eSanté fait partie du chantier « Gouvernance et pilotage » du SDSI V2 et devrait être finalisé pour fin décembre 2019.

  • Étude : le cycle menstruel décrypté grâce aux données d’une appli (Nature Digital Medicine)

    La majorité des femmes n’ont pas un cycle menstruel de 28 jours et l’ovulation n’intervient pas le 14ème jour dans la majorité des cas. Ces informations qui remettent en cause les données théoriques antérieures sont issues d’une étude* menée sur l’application mobile Natural Cycles par l’University College London (UCL). Les données ont porté sur 600 000 cycles menstruels de quelque 124 648 femmes. Les résultats de ces travaux, publiés le 27 août 2019 dans Nature Digital Medicine, montrent que les applis mobiles de fertilité ne sont pas assez personnalisées.

    Des data pour tout savoir sur la fécondation

    Le cycle menstruel dure 28 jours, avec la majorité des femmes se situant entre 25 et 30 jours. C’est ce qu’indiquent les informations cliniques. Ces dernières précisent aussi que la phase lutéale (post-ovulation) dure elle presque systématiquement 14 jours. Cependant, en réalité, la variation est beaucoup plus grande que celle-ci : elle dépend de beaucoup de facteurs tels que l’âge, l’indice de masse corporelle, de l’appartenance ethnique, du mode de vie… Et nous manquons de connaissances sur les caractéristiques fondamentales du cycle menstruel dans la population générale.

    Afin de mieux identifier ces caractéristiques, des chercheurs ont eu recours à une application mobile, Natural Cycles. Il existe plus de 100 applications mobiles basées sur la connaissance de la fertilité avec plus de 200 millions de téléchargements et elles deviennent de plus en plus populaires pour la contraception et la planification de la grossesse. Or, elles utilisent toutes des calendriers de règles qui supposent que l’ovulation intervient autour du 14ème jour.

    600 000 cycles analysés à partir d’une appli

    Des chercheurs de l’University College of London et les concepteurs de l’appli Natural Cycles se sont associés pour mener une étude sur le sujet. Ils ont analysé 612 613 cycles ovulatoires chez 124 648 utilisatrices venant de Suède, desÉEtats-Unis et du Royaume-Uni.

    Les femmes âgées de 18 à 45 ans, ayant un IMC compris entre 15 et 50 ans, n’avaient pas utilisé de contraception hormonale au cours de l’année précédente. Le but de l’étude, dont les résultats ont été publiés le 27 août dans Nature Digital Medicine, était de décrire les caractéristiques du cycle menstruel observées à partir d’une grande base de données et d’étudier les associations entre les caractéristiques du cycle menstruel et la durée du cycle, l’âge et l’indice de masse corporelle (IMC).

    Les paramètres du cycle menstruel, y compris les tests de menstruation, de température corporelle basale et d’hormone lutéinisante (LH), ainsi que l’âge et l’IMC, ont été collectés anonymement par des utilisateurs réels de l’application Natural Cycles.

    Résultats : le cycle ne dure pas 28 jours

    • 13 % seulement des femmes avaient un cycle d’une durée de 28 jours.
    • 65 % avaient des cycles de 25 à 30 jours.
    • La longueur moyenne de la phase folliculaire (avant ovulation) était de 16,9 jours et celle de la phase lutéale était de 12,4 jours.
    • La durée du cycle a diminué de 0,18 jour et la phase folliculaire de 0,19 jour par an entre l’âge de 25 ans et 45 ans.
    • La durée du cycle était 14 % plus élevé chez les femmes ayant un IMC supérieur à 35.

    « Pour la première fois, notre étude montre que peu de femmes ont un cycle de 28 jours, certaines ayant des cycles très courts ou très longs, commente la Pr Joyce Harper, de l’Institut de la santé des femmes de l’UCL. Nous démontrons également que l’ovulation ne se produit pas systématiquement le 14e jour. Il est donc important que les femmes qui souhaitent planifier une grossesse aient des rapports sexuels pendant leurs jours fertiles. »

    Vers une amélioration des applis dédiées à la fertilité ?

    « Afin d’identifier la période fertile, il est important de suivre d’autres mesures telles que la température basale du corps car les dates du cycle ne sont pas informatives », ajoute le professeur. L’étude se limite toutefois aux données collectées anonymement auprès des utilisateurs de l’application et pourrait ne pas être représentative de la population en générale.

    Par ailleurs, ces travaux mettent en évidence les faiblesses des applis qui reposent uniquement sur le calendrier des règles. La méthode ne permet de déterminer avec fiabilité le jour d’ovulation. L’application Natural Cycles, bien que certifiée CE en tant que contraceptif en Europe et autorisée en 2018 par la FDA à être commercialisée, est d’ailleurs sous le coup d’une enquête : 37 femmes, sur les 600 venues avorter sur 4 mois à l’hôpital sud de Stockholm, avaient utilisé l’application Natural Cycles comme méthode contraceptive.

  • La DGE intègre la mission French Tech, jusqu’ici pilotée par l’Agence du numérique, en démantèlement

    La mission French Tech va prochainement intégrer la Direction générale des entreprises (DGE), et plus précisément sa sous-direction « innovation ». Cette réorganisation est officialisée dans un décret du 28 août 2019 publié au Journal officiel (JO) le 30 août 2019. Ce changement intervient alors que l’Agence du numérique (reliée à Bercy) va disparaître : ses missions vont être reprises par la future Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT). La mission French Tech restera cependant chapeautée par le ministère de l’Économie et des Finances, au sein de la DGE.

    Cette mission a pour objectif de susciter et d’animer le développement des systèmes d’innovation favorables à la création et à la croissance des jeunes entreprises innovantes, est-il indiqué dans le décret. Elle « contribue à leur promotion en France et à l’international ». Pour cela, elle « conçoit, promeut et met en œuvre les actions destinées à faciliter l’accès de ces entreprises aux talents et contribue à la définition des mesures et des actions visant à lever les freins à leur développement ».

    Dans ce cadre, « le chef de la mission propose au directeur général la stratégie de développement et de la promotion de la French Tech, y compris à l’international, et lui rend compte de sa mise en œuvre », est-il expliqué.

    L’ANCT récupère les autres missions de l’Agence du numérique

    Créée en 2015, l’Agence du numérique est un service à compétence nationale français dirigée depuis décembre 2018 par Laurent Rojey. Elle était jusqu’alors constituée de 40 agents répartis sur 4 missions : la French Tech, le plan France très haut débit, le plan France mobile et le programme Société numérique.

    L’agence était déjà administrativement rattachée au directeur général des entreprises. La nouveauté est qu’elle intègre directement l’organigramme de la DGE.

    Ce détachement est annoncé alors que l’Agence du numérique va être remplacée par la future Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT), dont la création a été actée par une loi publiée au Journal officiel du 23 juillet 2019.

    À partir de janvier 2020, l’ANCT intègrera toutes les missions dont avait la responsabilité l’Agence du numérique, exceptée la mission French Tech.

    Un rattachement à Bercy qui pose question

    Lors de sa création en 2015, l’Agence du numérique a été la cible de critiques en raison de son placement sous la tutelle du ministère de l’Économie et des Finances, certains craignant la posture économique qu’elle adopterait.

  • 12e Rencontres de la cancérologie française : les 26 et 27 novembre 2019, Paris

    La 12e édition des Rencontres de la cancérologie française (RCFr) portera sur l’intégration de la cancérologie dans un monde en mouvement. L’événement aura lieu les 26 et 27 novembre 2019 à Paris.

    Le programme des RCFr, en cours de finalisation, s’articule autour de 4 grandes thématiques :
    • l’intégration sociétale ;
    • l’intégration technologique et la recherche ;
    • l’intégration organisationnelle ;
    • l’intégration économique.

    Ces rencontres seront l’occasion de comprendre et d’inclure les évolutions technologiques et pharmaceutiques qui transforment le parcours des patients atteints de cancer, ainsi que les nouvelles orientations politiques, sociétales et économiques qui redessinent le parcours de soins et la prise en charge en cancérologie, indiquent les organisateurs.

    Les inscriptions sont à réaliser par le biais d’un formulaire en ligne, accessible via ce lien.

    Pour toute information complémentaire, contacter Fabienne Balatre à fabienne.balatre@gpsante.fr.

    Pré-programme

    Mardi 26 novembre 2019

    Mercredi 27 novembre 2019