care_insight

  • AI for Health/Grand prix télémédecine : 7 start-ups retenues, la sélection finale dévoilée en octobre

    Anamnèse, Idelyo (Inzee.care), Implicity, Newcard, Pandalab, Omnidoc et Sivan sont les 7 start-ups sélectionnées (sur un total de 25 candidatures reçues) dans le cadre du premier Grand prix mondial de la télémédecine, lancé par l’Académie francophone de télémédecine et e-santé. Les finalistes ont « pitché » devant un jury d’experts lors de l’événement European AI for Health, organisé le 5 septembre 2019 à Paris par Startup Inside et Janssen.

    Le jury va se réunir prochainement pour délibérer. La sélection officielle sera annoncée courant octobre, indique Startup Inside. Le Grand prix sera remis le 28 novembre 2019 à l’Académie nationale de médecine et le prix « coup de cœur » lors du congrès européen de la Société française de télémédecine, qui se déroulera les 3 et 4 décembre 2019 à Paris.

    Le lauréat du Grand prix recevra une récompense de 50 000 euros pour l’aider à développer sa solution sur le marché.

    Grand prix mondiale de télémédecine : les 7 finalistes

    Critères de sélection :

    • initiative originale permettant d’optimiser le parcours de santé et de soins des patients ainsi que la prévoyance ;
    • action garantissant l’accès aux soins à tous ;
    • projet innovant de télémédecine généralisable et « exportable ».

    Composition du jury

    La sélection des 7 start-ups finalistes a été réalisée par :

    • Ghislaine Alajouanine, MC Institut de France, présidente du Haut conseil Télésanté et de l’ Académie francophone de télémédecine et e-santé mais aussi vice-présidente de Silver Valley et de La Société savante de la silver économie (SFTAG) ;
    • le Dr Line Kleinebreil, médecin et mathématicienne, référente OMS Be healthy Be Mobil et présidente de l’Université numérique francophone mondiale (UNFM) ;
    • le Dr Jean-Francois Thébaut, cardiologue, membre du collège de la Haute autorité de santé (HAS) et président du Haut conseil du développement professionnel continu.

    Ils président tous les 3 le concours de télémédecine. Le jour de l’événement AI for Health, le jury a été complété par Antoine Denis, directeur de la division « innovation et développement santé » à Microsoft France.

  • Plan urgences (753,5M€) : 12 mesures clés, dont l’intégration de la vidéo à distance dans les Samus

    Intégrer la vidéo à distance dans tous les Samus, notamment pour permettre le transfert de flux vidéo entre l’appelant et le médecin régulateur du Samu (15 M€), fait partie des 12 mesures clés du Plan de refondation des urgences. Ce dernier est présenté comme une déclinaison, pour les urgences, du plan Ma Santé 2022. Il est basé sur un renforcement de la proximité et la confiance accordées aux territoires, avec un « mode de financement adapté » et un recours central au numérique, « qui doit faire partie du système de santé d’avenir », indique la ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn à l’occasion d’un point presse organisé le 9 septembre 2019.

    Au total, ce sont 753,5 millions d’euros de crédits supplémentaires qui sont engagés sur la période 2019-2022. Pour l’année 2020, cela représente 150 millions d’euros.

    Les 12 mesures clés :

    • 1. mettre en place dans tous les territoires un service distance universel pour répondre à toute heure à la demande de soins des Français : le Service d’accès aux soins (Sas) : 340 M€ ;
    • 2. renforcer l’offre de consultations médicales sans rendez-vous en cabinet, maison et centre de santé : 10 M€ ;
    • 3. donner à la médecine de ville les mêmes outils de prise en charge que les urgences : 75 M€ ;
    • 4. offrir aux professionnels non médecins des compétences élargies pour prendre directement en charge les patients ;
    • 5. généraliser des parcours dédiés aux personnes âgées pour éviter les urgences, avec notamment l’ambition d’atteindre l’objectif « zéro passage par les urgences » pour les personnes âgées d’ici 5 ans : 175 M€ ;
    • 6. intégrer la vidéo à distance dans tous les Samus : 15 M€ ;
    • 7. mieux utiliser les compétences médicales et soignantes rares en graduant les services d’urgences et en réformant les transports médicalisés ;
    • 8. renforcer et reconnaître les compétences des professionnels des urgences : 28,5 M€ ;
    • 9. lutter plus efficacement contre les dérives de l’intérim médical ;
    • 10. réformer le financement des urgences, notamment en expérimentant un forfait d’organisation de parcours pour désengorger les urgences : 5 M€
    • 11. renforcer la sécurité des professionnels exerçant aux urgences ;
    • 12. fluidifier l’aval des urgences grâce à l’engagement de tous en faveur de l’accueil des hospitalisations non programmées, avec notamment la mise en place d’une cellule de gestion interne des lits dans tous les GHT : 105 M€.

    Calendrier 2019-2022 :

    Détails des 12 mesures clés :

    • 1. Mettre en place dans tous les territoires un service distance universel pour répondre à toute heure à la demande de soins des Français : le Service d’accès aux soins (Sas) – 340 M€

      • Calendrier :
        • choix d’une organisation-cible en novembre 2019 ;
        • mise en place du service à l’été 2020.
    • 2. Renforcer l’offre de consultations médicales sans rendez-vous en cabinet, maison et centre de santé :

      • structurer les soins sans rendez-vous en ville à partir des communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) :
        • calendrier : 100 CPTS financées fin 2019, 300 fin 2020 et 1 000 en 2022 / 3 500 assistants médicaux déployés progressivement à compter de septembre 2019 ;
      • installer une maison médicale de garde (MMG) à proximité des plus importants services d’urgence : 10 M€
        • calendrier : 50 MMG supplémentaires financées fin 2019.
    • 3. donner à la médecine de ville les mêmes outils de prise en charge que les urgences :

      • permettre au Samu de solliciter un transport sanitaire pour conduire un patient à un rendez-vous en libéral : 15 M€
        • calendrier : mise en œuvre en 2020 ;
      • systématiser le tiers-payant dans le cadre des médecins libéraux : 5 M€
        • calendrier : application fin 2019 ;
      • permettre un accès direct à des examens de biologie dans le cadre de consultations sans rendez-vous en libéral : 55 M€
        • calendrier : aide au financement des équipements à compter de 2020.
    • 4. offrir aux professionnels non médecins des compétences élargies pour prendre directement en charge les patients :

      • permettre une prise en charge directe par des professionnels libéraux non médecins dotés de compétences nouvelles dans un cadre sécurisé. Plusieurs protocoles de coopération seront autorisés d’ici la fin 2019, après avis de la Haute autorité de santé (HAS) : 2 permettant un accès direct aux masseurs-kinésithérapeutes pour la traumatologie bénigne comme l’entorse de la cheville ; 4 permettant la prise en charge par les pharmaciens et les infirmiers de pathologies simples
        • calendrier : application des 6 protocoles d’ici fin 2019 ;
      • généraliser les pharmaciens correspondants
        • calendrier : application dès 2019 ;
      • déployer les infirmiers en pratique avancée (IPA) sur le suivi des maladies chroniques
        • calendrier : premières arrivées d’IPA à compter de septembre 2019.
    • 5. généraliser des parcours dédiés aux personnes âgées pour éviter les urgences :

      • atteindre l’objectif « zéro passage par les urgences » pour les personnes âgées d’ici 5 ans : 175 M€
        • calendrier : incitation financière à la généralisation de cette organisation dès la fin 2019 ;
      • renforcer la prise en charge médicale et soignant au sein des Ehpad :
        • calendrier : déploiement des équipes mobiles de gériatrie supplémentaires dès la fin 2019 ; généralisation des infirmiers de nuit mutualisés en Ehpad à compter de 2020.
    • 6. intégrer la vidéo à distance dans tous les Samus :

      • permettre le transfert de flux vidéo entre l’appelant et le médecin régulateur du Samu : 15 M€
        • calendrier : équipement des Samus début 2020.
    • 7. mieux utiliser les compétences médicales et soignantes rares en graduant les services d’urgences et en réformant les transports médicalisés :

      • renforcer les ressources en médecins urgentistes dans les points clés d’accès aux soins urgents
        • calendrier : modification réglementaire en 2020 dans le cadre de la réforme du régime des autorisations d’activité de médecin d’urgence.
    • 8. renforcer et reconnaître les compétences des professionnels des urgences :

      • faire évoluer la fonction d’infirmer aux urgences en déployant très rapidement des protocoles adaptés aux urgences : 13 M€
        • calendrier : application d’un 1er protocole de coopération dès octobre 2019 / déploiement de nouveaux protocoles de coopération à partir de la fin 2019 ;
      • créer des infirmiers de pratique avancée aux urgences : 3,5 M€
        • calendrier : entrée en formation de la première promotion d’infirmiers en pratique avancée aux urgences en septembre 2020 ;
      • valoriser les nouvelles compétences des assistants de régulation médicale (ARM) par la création d’une prime spécifique d’assistance à la régulation médicale : 12 M€
        • calendrier : versement de la prime d’assistance à la régulation médicale dès l’automne 2019.
    • 9. lutter plus efficacement contre les dérives de l’intérim médical :

      • calendrier : interdiction du cumul d’emploi dans le secteur public au 1er semestre 2020 ; obligation pour chaque employeur de disposer d’une attestation de responsabilité civile professionnels et personnelle dans le cadre des dispositions relatives à la modernisation de l’emploi médical hospitalier au 1er semestre 2020 ;
      • obliger les médecins intérimaires à fournir lors du recrutement une attestation sur l’honneur sur le cumul d’activités
        • calendrier : parution du décret obligeant la présentation de l’attestation sur l’honneur à l’automne 2019 ;
      • encourager le développement de dispositifs de mutualisation inter-hospitalière
        • calendrier : promotion du développement de la mutualisation inter-hospitalière à l’automne 2019.
    • 10. réformer le financement des urgences :a. expérimenter un forfait d’organisation de parcours pour désengorger les urgences :

      • octroyer une « dotation populationnelle de financement » aux services d’urgences ;
      • ajuster la facturation à l’activité ;
      • expérimenter un forfait d’organisation de parcours pour désengorger les urgences : 5 M€
        • calendrier : expérimentation du forfait en 2020 ; entrée en vigueur de la réforme du financement en 2021.
    • 11. renforcer la sécurité des professionnels exerçant aux urgences :

      • autoriser le chef d’établissement à déposer plainte et à se constituer partie civile ;
        • calendrier : application à compter de 2020 ;
      • lors des rénovations des services d’urgences, prendre en compte systématiquement les questions de sécurité des professionnels et d’amélioration des conditions de travail.
    • 12. fluidifier l’aval des urgences grâce à l’engagement de tous en faveur de l’accueil des hospitalisations non programmées :

      • faire des urgences « l’affaire de tous » par un contrat institutionnel avec les médecins « des étages »
        • calendrier : mis en œuvre en 2020 ;
      • une cellule de gestion interne des lits dans tous les GHT : 105 M€
        • calendrier : déploiement des moyens pour la gestion des lits dans les GHT en 2020 ; dispositif obligatoire par les décrets d’autorisation d’activité de médecin d’urgence en 2020 ;
      • diffuser l’indicateur de besoin en lits dans les établissements et GHT
        • calendrier : instruction de diffusion du besoin journalier minimal en lits (NJML) par les agences régionales de santé (ARS) à la fin 2019 ; diffusion d’outils d’accompagnement par l’Anap début 2020 ;
      • inciter à l’hébergement temporaire en Ehpad post-urgences par une baisse du reste à charge
        • calendrier : dispositif en place en 2019.
  • Babylon Health (UK) clôture un tour de table de 550M$ (498 M€) pour se développer en Asie et aux USA

    La société de télémédecine britannique Babylon Health clôture une levée de fonds de 550 millions de dollars (498 millions d’euros) avec l’ambition de s’implanter aux États-Unis et en Asie mais aussi de renforcer sa recherche sur le traitement des maladies chroniques par l’intelligence artificielle (IA). L’annonce intervenue le 2 aout 2019 précise que le fonds souverain saoudien PIF figure parmi les investisseurs ainsi que le fonds Ergo du réassureur Munich Re, en plus des partenaires historiques de Babylon, Kinnevik AB et Vostok News Ventures.

    Babylon Health, fondé en 2013 par l’entrepreneur irano-britannique Ali Parsa, est notamment connu pour avoir lancé en 2017 un service de téléconsultation remboursée par smartphone en partenariat avec le NHS, le système de santé du Royaume-Uni. La particularité de son service est d’exploiter les possibilités de l’IA pour l’analyse des symptômes avant de juger de l’opportunité d’une consultation. Babylon Health promet à l’utilisateur d’avoir accès à un médecin « en l’espace de quelques minutes » 24h/24 et 7j/7 et revendique 4 000 consultations par jour.

  • Elsan utilise à son tour la plateforme Medgo pour optimiser la gestion des remplacements

    Elsan s’allie à la start-up Medgo afin d’optimiser la gestion des remplacements. Actuellement, la plateforme numérique est « déjà déployée dans une quarantaine d’établissements du groupe« , indiquent les deux partenaires dans un communiqué publié le 3 septembre 2019. Par son biais, les cadres de santé peuvent contacter de manière instantanée des soignants. Elle « inclut également des fonctionnalités de suivi et de pilotage des remplacements, à destination des managers et dirigeants », précisent les 2 sociétés.

    Avec cette solution, Elsan entend diviser par 4 le temps dédié à la gestion des remplacements et par 2 le recours à des agences d’intérim ainsi que les coûts associés, notent le groupe de cliniques et la start-up.

    « Pour aller plus loin », Elsan et medGo envisagent de mobiliser ensemble « des experts métiers et des établissements volontaires pour développer et tester les nouvelles fonctionnalités à venir« .

    Elsan compte 120 établissements, emploie environ  25 000 personnes et travaille avec 6 500 médecins libéraux. De son côté, Medgo a développé sa plateforme dans plus de 1 000 hôpitaux, cliniques et Ehpad depuis sa création fin 2016, indique la société. Sa solution est utilisée par les Hospices civils de Lyon (HCL), Ramsay  Générale de Santé, Vivalto, Korian et plus de 20 groupements hospitaliers de territoire (GHT).

    Faciliter le recrutement et la fidélisation du personnel

    Une communication instantanée par SMS et une gestion complète des contrats de vacations

    La solution Medgo vise à faciliter le recrutement et la fidélisation du personnel grâce :

    • à une communication instantanée par SMS ou notification mobile pour proposer des vacations ;
    • à une gestion complète des contrats de vacations : de la génération automatique du document à la signature numérique.

    Une mutualisation des réseaux de soignants entre différents établissements

    La plateforme permet par ailleurs à l’ensemble des collaborateurs d’Elsan volontaires de bénéficier d’une mobilité sur d’autres structures du groupe par le biais d’une « mutualisation des réseaux de soignants entre différents établissements ».

  • Owkin remporte le AI for Health challenge et se voit attribuer 1,5 M€ par la Région Île-de-France

    Owkin, une start-up française spécialisée dans le machine learning (apprentissage automatique) appliqué à la recherche médicale, remporte le AI for Health challenge. La Région Île-de-France lui attribue dans ce cadre 1,5 million d’euros afin de financer ses travaux de R&D, en collaboration avec les chercheurs et médecins de l’Institut Gustave Roussy (pendant 18 mois). « Cette recherche vise à développer des outils d’intelligence artificielle (IA) performants, qui permettront de faire progresser la lutte contre le cancer« , précise la Région (communiqué), qui a remis le prix à la société le 5 septembre 2019 à Paris, à l’occasion de l’événement European AI for Health.

    « Lors du concours (…), nous avons pu soumettre [à Gustave Roussy] notre vision de l’application de l’IA pour la recherche clinique anti-cancer. Notre technologie a su séduire un panel de chercheurs reconnus autour de deux thématiques spécifiques : la prédiction du risque de rechute dans le cancer du sein ainsi que la recherche de biomarqueurs radiologiques prédictifs de la réponse au traitement. In fine, nous allons pouvoir fusionner notre savoir-faire avec leurs connaissances médicales afin de réaliser de grandes avancées scientifiques », commente Thomas Clozel, P.-D.G d’Owkin.

    Ce concours tire son origine du plan IA2021, lancé en octobre 2018 et dans le cadre duquel la Région a établi un partenariat avec des experts de l’IA appliquée. 3 challenges « intelligence artificielle » dotés chacun d’1,5 millions d’euros ont alors été mis en œuvre : AI for Health, AI for Industry et AI for Society.

    3 challenges IA pour « lever des verrous scientifiques et technologiques »

    « En s’appuyant sur une mise à disposition de données et sur la mobilisation d’experts scientifiques et industriels internationaux, [les 3 challenges IA] visent à lever des verrous scientifiques et technologiques correspondant à des domaines prioritaires pour la Région Île-de-France : industrie, santé et enjeux sociétaux, au premier rang desquels le retour à l’emploi », indique la Région (communiqué).

    AI for Health : un concours organisé en collaboration avec Gustave Roussy

    Le challenge AI for Health s’adressait aux start-ups et PME français et européennes, associées entre elles ou avec des laboratoires de recherche, déjà implantées ou ayant un projet d’implantation à court terme en Île-de-France.

    Ses modalités ont été définies par la Région et l’Institut Gustave Roussy, qui a mis à la disposition des candidats ses données cliniques ainsi qu’une plateforme de calcul et d’analyse de données.

    Le concours AI for Health vise à produire, à terme, des algorithmes pour répondre à 2 objectifs scientifiques :

    • mettre en évidence un biomarqueur pronostique à partir de clichés d’imagerie scanner et ultrasons afin de sélectionner le traitement le plus adapté pour chaque patient : projet porté par le Pr Nathalie Lassau ;
    • Prédire le risque de rechute de cancer du sein à partir de données histologiques et radiologiques : projet porté par le Pr Jean-Yves Scoazec et le Pr Fabrice André.
  • AI for Health : Microsoft et Astrazeneca s’allient et lancent 1 accélérateur européen de start-ups IA

    Microsoft et Astrazeneca lancent l’AI Factory for Health, un accélérateur européen de start-ups spécialisées dans l’intelligence artificielle (IA). Ce projet est la première action relevant de la collaboration entre les 2 entreprises dans le domaine de l’IA appliquée à la santé, annoncée le 5 septembre 2019 par Elena Bonfiglioli, regional leader health and life sciences EMEA de Microsoft, et Iskra Reic, executive vice-president Europe & Canada d’AstraZeneca, à l’occasion de l’événement European AI for Health.

    Dans ce cadre, un appel à candidatures a été ouvert. Les dossiers peuvent être déposés jusqu’au 31 octobre 2019. Ils sont à compléter via un formulaire en ligne, accessible via ce lien.

    L’objectif de l’AI Factory for Health est de soutenir l’innovation dans le secteur de santé et d’accompagner des jeunes entreprises dans la poursuite de leur développement dans l’IA et le cloud computing « pour repousser les limites de la sciences », indique Astrazeneca (communiqué).

    Les start-ups incubées bénéficieront du savoir-faire et de l’expertise d’Astrazeneca en matière de pathologies, de connaissances des besoins des patients et des professionnels de santé ainsi que de ses compétences dans le domaine juridique, de l’accès aux établissements et des données de santé. De son côté, Microsoft apportera son soutien de par son expertise dans le secteur technologique et les services de sa plateforme applicative de cloud computing Azure. Le groupe offrira par ailleurs un accompagnement personnalisé, notamment via son réseau commercial.

    La liste des 6 start-ups sélectionnées sera dévoilée fin novembre 2019.

    Les conditions pour candidater :

    • avoir développé une solution dédiée à la santé fondée sur une technologie d’intelligence artificielle (IA) et destinée aux patients, aux professionnels de santé, aux établissements hospitaliers, aux entreprises et organisations ;
    • avoir déjà réalisé une levée de fonds.

    D’autres acteurs viendront apporter leur expertise

    L’Inria, l’institut de recherche en sciences du numérique, France Digital, l’incubateur iPeps-ICM ainsi que les sociétés de capital risque Pertech et Serena font également partie de l’initiative AI Factory for Health. Ils interviendront lors des différentes phases du programme (sourcing des start-ups, processus de sélection, coaching, etc.) pour apporter leurs expertises.

    AI Factory : 5 secteurs clés identifiés par Microsoft, dont celui de la santé

    Créé en partenariat avec  l’Inria, l’AI Factory vise à contribuer au développement de l’IA. Depuis sa création en 2017, 27 start-ups ont été accompagnées en son sein. Elles ont bénéficié d’un partenariat aussi bien technique que marketing et business.

    Après 2 ans d’activité de l’incubateur, Microsoft et son écosystème ont identifié 5 secteurs clés vers lesquels axé l’AI Factory : la santé donc, l’environnement/énergie, les transports, les services financiers et l’agroalimentaire.

  • AZmed lève 1,2 million d’euros pour « devenir un champion français de l’IA »

    AZmed, spécialiste de la détection de fractures par intelligence artificielle (IA), annonce une levée de fonds de 1,2 million d’euros avec l’objectif de doubler de taille et d’accélérer la commercialisation à l’international de son outil Rayvolve, qui a obtenu le marquage CE en juin 2019. Ce tour de table a été mené auprès de radiologues et de business angels, indique la société dans un communiqué publié le 5 septembre 2019.

    AZmed, créé en 2018 par Julien Vidal, Elie Zerbib-Attal et Alexandre Attia avec le soutien de l’accélérateur TechStars, s’est focalisé sur la traumatologie car c’est « le domaine qui comporte le plus d’erreurs diagnostiques », explique la société : le temps passé sur des cas qui ne présentent pas de fracture « aurait pu être consacré à des scanners ou à d’autres dossiers où la vie du patient est en jeu », souligne le directeur médical d’AZmed, Elie Zerbib-Attal, médecin à l’AP-HP. L’entreprise affirme que son logiciel permet aux praticiens d’être jusqu’à 10 fois plus rapides dans le diagnostic des fractures et de réduire de 50 % le risque d’erreurs. Elle souligne la nécessité d’automatiser le travail d’analyse, alors que le nombre d’actes d’imagerie médicale a doublé en Europe, tandis que les effectifs de spécialistes ont stagné.  

    L’analyse d’une radio se fait « en moins d’une seconde », indique Julien Vidal, P.-D.G. d’Azmed, interrogé le 4 septembre sur BFMTV : « la détection de la moindre pathologie suspecte » par Rayvolve fait que le radiologue n’a qu’à « confirmer ou infirmer la prédiction de l’algorithme », complète-t-il. Le gain de temps, précieux notamment pour les non-spécialistes, pourra qui plus est contribuer à « désengorger les urgences », argumente le responsable, ajoutant que cette levée de fonds vise à faire d’AZmed « un champion français de l’IA ».

  • QuantifiCare recueille 5 millions d’euros auprès de LBO France

    Quantificare, spécialiste des solutions d’imagerie 3D de la peau, annonce avoir levé 5 millions d’euros auprès de LBO France, qui inaugure avec cet investissement son nouveau fonds de capital risque spécialisé en santé numérique, Digital Health 2. L’opération a été dévoilée début septembre 2019. Avec la somme recueillie, Jean-Philippe Thirion, P.-D.G. et fondateur de la société, ambitionne d’accélérer le développement commercial et scientifique de l’entreprise ainsi que son déploiement à l’international (États-Unis, Amérique latine, Moyen-Orient, Asie).  

    Quantificare a été créé en 2001 en tant que spin-off de l’Inria centrée sur les secteurs de la dermatologie, de la chirurgie esthétique et de l’oncologie. Les solutions 3D LifeViz de Quantificare sont actuellement utilisés dans une soixantaine de pays.

  • « Le biologiste augmenté » par Medicus AI : le 08 octobre 2019 à Paris

    Mieux comprendre les défis et les besoins de la communauté des biologistes en France. C’est l’objectif de l’événement « Le Biologiste augmenté », organisé le 8 octobre 2019 à Paris par Medicus AI en partenariat avec les principaux acteurs de l’industrie. L’idée est de faire avancer la réflexion « autour du rôle du biologiste et notamment sa place dans le parcours de soin du patient, sous le prisme de l’innovation et de la technologie« , explique la société. Environ 60 professionnels de la biologie et de la pharmacie (biologistes, laboratoires d’analyses médicales, institutionnels, industriels, assurances et mutuelles de santé…) participeront à l’événement.

    Lors de cette journée, Medicus AI présentera un rapport exclusif, étayé par des entretiens individuels et une enquête, concernant les principaux responsables des laboratoires de biologie médicale en France et leurs réflexions sur les blocages du secteur ainsi que sur le rôle de l’innovation.

    Des syndicats de biologiste, des biologistes, des représentants de laboratoire, des responsables de la mise en place du dossier médical partagé (DMP) en France, des médecins et des industriels dans le domaine du DM « ont déjà exprimé leur souhait de participer à cette réflexion et sont conviés pour partager leurs enjeux et leurs idées », précise la société.

    À l’issue de l’événement, le rapport (en français et en anglais) pourra être téléchargé gratuitement sur le site de Medicus AI. Pour plus d’informations, consulter le site Lebiologisteaugmente.com.

    Les inscriptions à cette journée, gratuites, sont à réaliser sur le site Eventbrite.com, accessible via ce lien.

    « Aujourd’hui en France, certaines professions médicales se retrouvent dans une phase pivot, contextualise Medicus AI. C’est notamment le cas pour les biologistes où le modèle français que l’on connait, plaçant le biologiste comme réel conseiller et expert technique, peut basculer vers un modèle plus centré sur la production en chaîne de résultat. Pour Medicus AI, tout l’enjeu est d’innover pour les aider à revenir au centre du diagnostic tout en retrouvant du temps médical. »

    Programme

    • 9h30 à 10h –  Registration and welcome coffee / Accueil et café de bienvenue
    • 10h à 10h15 – Welcome speech / Discours de bienvenue
    • 10h20 à 10h40 – Our industry’s most pressing challenges / Les défis les plus urgents de notre industrie
    • 10h45 à 11h15 –  Understanding the Augmented Biologist /Comprendre le Biologiste Augmenté
    • 11h15 à 11h45 – Break / Pause Café
    • 11h50 à 12h10 – The lab of the future: what it could be… (new business models) / Le laboratoire du futur : ce qu’il pourrait être… (nouveaux modèles économiques)
    • 12h15 à 12h55 – The data revolution and privacy / La révolution des données et la vie privée
    • 13h00 à 13h30 – The Augmented Biologist report and findings / Le rapport du Biologiste Augmenté et ses conclusions
    • 13h40 à 15h00 – Lunch / Déjeuner

    Conférenciers :

    • François Blanchecotte : président national du Syndicat des biologistes ;
    • Serge Payeur : co-fondateur de Sil-Lab Innovations ;
    • David Gruson : membre du comité de direction de la chaire santé de Sciences Po et fondateur de Ethik-IA ;
    • Dr. Nadine Nehme : directrice scientifique de Medicus AI.

    D’autres spécialistes et intervenants seront dévoilés dans les prochaines semaines.

    Medicus AI : des comptes rendus médicaux plus intelligibles avec l’IA

    Medicus AI propose des comptes rendus améliorés par le biais d’une plateforme basée sur intelligence artificielle (IA), qui interprète automatiquement les résultats du patient « d’une manière compréhensible et intelligible pour tous », explique la société (communiqué).

    Elle offre également des fonctions back-office pour les biologistes, comme des outils d’aide à la validation biologique, des recommandations de test supplémentaire ainsi que la structuration automatique et consolidée des bases de donnée du laboratoire selon les normes européennes, pour qu’elles puissent être interopérables.

  • Règlement MDR : 2 nouveaux organismes notifiés, les États-Unis demandent un sursis de 3 ans

    L’allemand Dekra et l’italien IMQ sont les troisième et quatrième sociétés à être désignées comme organismes notifiés (ON) conformément au nouveau règlement sur les dispositifs médicaux (MDR). Les ON sont chargés de délivrer le marquage CE aux nouveaux dispositifs arrivant sur le marché.

    La société Dekra Certification GmbH, basée à Stuttgart, a été ajoutée le 14 août 2019 à la base Nando (New Approach Notified and Designated Organisations) de la Commission européenne. L’IMQ (Istituto italiano del marchio di qualita) a pour sa part été ajouté à cette même base le 20 août.

    Dans une communication datée du 23 juillet 2019, la délégation américaine auprès de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) a saisi la commission chargée des « barrières techniques au commerce » : elle fait part de ses « profondes inquiétudes » sur la possibilité pour l’industrie américaine d’avoir accès au marché européen des dispositifs médicaux (DM), alors que le nombre d’ON est jugé « insuffisant pour mener des activités de certification » dans le cadre  des règlements MDR et IVDR (DM de diagnostic in vitro). Elle souligne que, selon la DG Grow, la direction générale de la Commission européenne chargée de la croissance, le nombre d’ON certifiés avant la fin 2019 ne devrait pas dépasser les 12.

    En conséquence, la délégation américaine demande « instamment » à l’Union européenne (UE) de « retarder de trois ans » la mise en œuvre du règlement MDR afin de permettre aux exportateurs américains de s’adapter aux nouvelles exigences. « Si cela n’est pas possible », elle « exhorte » l’UE à autoriser la commercialisation des produits traditionnels jugés sûrs jusqu’en 2024.

    L’Union européenne a mis en œuvre le règlement MDR pour améliorer et sécuriser le système d’homologation de l’Union européenne (UE) pour les dispositifs médicaux. Le nouveau texte, entré en vigueur en mai 2017, est en période de transition jusqu’à fin mai 2020. Seuls 4 ON ont été certifiés à ce jour, alors que 58 ON se chargent d’homologuer les DM selon l’ancien règlement.