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  • L’appli de téléconsultation Urgence Docteurs lève 1 M€ pour accélérer son développement en France

    Urgence Docteurs, une start-up française spécialisée dans la consultation à domicile et la téléconsultation, lève 1 million d’euros dans un tour de table mené notamment par Kima Ventures, le fonds de Xavier Niel, ainsi que Fabrice Grinda (FJ Labs), Tony Jamous (Nexmo), David Amsellem (John Paul) et Philippe Oddo, président de la banque Oddo BHF. L’opération a été annoncée début septembre 2019.

    Avec cette levée de fonds, la deuxième depuis un premier tour de 350 000 euros réalisé en juin 2018, Urgence Docteurs souhaite « continuer à se structurer et (…) accélérer son développement à travers les grandes villes françaises« , indique Mike Meimoun, P.-D.G. et fondateur de la start-up (source : Frenchweb.fr).

    Fondée en 2017, La société a mis au point une application permettant aux patients de prendre des rendez-vous pour une consultation médiale à domicile, quels que soient le jour et l’heure. Un service de téléconsultation a été récemment ajouté à la plateforme. La solution précise les délais d’attente et les prix des consultations à l’avance.

    Urgence Docteurs revendique plus d’un million d’euros de chiffre d’affaires depuis sa fondation, 13 000 patients soignés et 80 médecins actifs.

    Côté téléconsultation, le marché est en plein essor en France depuis le remboursement de l’acte en septembre 2018. À noter notamment la levée de fonds de 150 millions d’euros réalisée en mars 2019 par Doctolib pour développer son service de téléconsultation.

  • UK : le gouvernement investit plus de 130M£ (150M€) dans de nouvelles technologies dédiées aux soins

    Le gouvernement britannique prévoit d’investir plus de 130 millions de livres sterling (149,2 M€) dans de nouvelles technologies et innovations en santé, dont des projets basés sur l’intelligence artificielle (IA) et les thérapies géniques, conçu pour mieux lutter contre le cancer et les maladies neurodégénératives. Par le biais de ce plan, des milliers de patients du NHS pourraient recevoir un diagnostic plus rapidement et un meilleur traitement pour des pathologies ayant un fort impact négatif sur le quotidien, comme le cancer, la démence et la maladie de Parkinson, indique le gouvernement dans un communiqué publié le 9 septembre 2019.

    • Le développement de diagnostics plus rapides et plus précis ainsi que des interventions plus précoces sera renforcé par l’injection de 50 millions de livres (56 M€) dans les services de diagnostics du NHS. Cette somme servira également à soutenir le travail des centres d’excellence existants en pathologie numérique et en imagerie basée sur intelligence artificielle (IA). Ces centres, basés à Leeds, Oxford, Coventry et Londres, pourront s’associer à un plus grand nombre de NHS Trusts* et développer plus en amont des produits de pointe utilisant des systèmes numériques et une IA.

    • Les services sociaux pour adultes recevront aussi de leur côté une nouvelle injection de fonds (7,5 M£, soit 8,4 M€) afin de tirer parti de la recherche pour améliorer la prestation des soins envers certaines des personnes les plus vulnérables.

    • 14 millions de livres (15,7 M€) seront également reversés en complément pour des projets et des technologies dans le domaine des biosciences développés à travers le Royaume-Uni qui pourraient, par exemple, traiter l’arthrose et développer de nouveaux vaccins, explique le gouvernement britannique.

    « Rien de tout cela ne serait possible sans le Plan à long terme (Long Term Plan) »

    « Nous devons intégrer la technologie du NHS au XXIe siècle. J’ai moi-même constaté à quel point une technologie et un diagnostic améliorés permettaient aux cliniciens de gagner du temps et de se concentrer sur les soins, commente Matthew Hancock, le sécrétaire à la Santé britannique. Le NHS est à la pointe des technologies [novatrices] pouvant transformer et sauver des vies grâce à de nouveaux traitements, techniques de diagnostic et soins. Je suis convaincu que les avantages de ces avancées amélioreront la vie de milliers de patients dont la maladie a longtemps été considérée comme [handicapante pour la vie quotidienne]. Combiné à ce nouveau financement, rien de tout cela ne serait possible sans le Plan à long terme (Long Term Plan), soutenu par 33,9 milliards de livres (38 M€) supplémentaires par an pour le NHS. »

    Un financement particulier pour 4 projets précis

    Un montant supplémentaire de 69,5 millions de livres sterling (78 M€) de l’investissement total dans UK Research and Innovation (UKRI)** contribuera au financement des 4 projets britanniques suivants :

    • Nucleic Acid Therapy Accelerator : « NATA » / Accélérateur de traitement aux acides nucléiques (30 M£ ; 33,7 M€) :

      de nouvelles thérapies et technologies ciblant directement les mutations génétiques pourraient être déployées pour traiter des maladies telles que le cancer, la maladie de Huntingdon, la maladie de Parkinson et l’arthrite ;

    • The Advanced Pain Discovery Platform / Plateforme avancée de découverte de la douleur (12 million £ ; 13,5 M€) :

      la solution vise à approfondir la compréhension de la douleur, à dévoiler de nouvelles approches de traitement et à aborder un large éventail de maladies chroniques et neurodégénératives, notamment l’arthrite. Versus Arthritis, la plus grande organisation caritative du Royaume-Uni dédiée au soutien des personnes souffrant d’arthrite, apportera une contribution supplémentaire de 12 millions de livres (13,5 M€) sur 3 ans à ce projet ;

    • UK Centre of Evidence Implementation in Adult Social Care / Centre britannique de mise en œuvre des bases factuelles dans les services sociaux pour adultes (7,5 M£ ; 8,4 M€) :

      grâce à une recherche de haute qualité, ce projet a été établi pour améliorer la prestation des services sociaux dans l’ensemble du Royaume-Uni et mettre en œuvre des innovations susceptibles de permettre à davantage de personnes de recevoir des soins dans le confort de leur foyer ;

    • Tackling Multimorbidity at scale (20 M£, soit 22 M€, dont 10 M£, soit 11 M€, versés par le National Institute of Health Research – NIHR) /S’attaquer à la multimorbidité à l’échelle :

      cette recherche sur la multi-morbidité (lorsqu’une personne souffre de 2 problèmes de santé à long terme ou plus) a pour but d’accélérer le développement de médicaments, de permettre un diagnostic plus précoce et de réduire la progression de la pathologie vers une maladie et un handicap plus graves.

    Le financement des centres d’excellence

    Les centres d’excellence en pathologie numérique et en imagerie avec intelligence artificielle ont été créés en 2018 par UKRI.

    Ils réunissent le NHS, l’industrie et les universités qui travaillent ensemble au développement de produits utilisant les avancées technologiques numériques pour améliorer le diagnostic précoce de la maladie, notamment du cancer, en détectant les anomalies.

    Le programme, géré par UKRI, allouera 50 millions de livres (56 M€) dans le cadre d’une compétition livrée entre les 4 centres, note le gouvernement britannique (communiqué).

    Les offres doivent démontrer comment les centres utiliseront le financement proposé pour investir dans l’infrastructure et l’équipement numériques en partenariat avec les trusts NHS mais aussi pour relier numériquement ces trusts aux centres. Cela étendra la couverture géographique des trusts NHS capables de travailler avec les centres.

    Fonds des priorités stratégiques : un financement total de 496,8 M£ (phase 2)

    Le Fonds des priorités stratégiques (Strategic Priorities Fund – FPS) soutient des priorités de recherche et de développement de grande qualité. Il s’agit de la deuxième vague de financement. Le financement total de la phase 2 du programme des FPS s’élève à 496,8 millions de livres (557,5 M€), précise le gouvernement (communiqué).

    Pour davantage de détails sur les projets de financement, consulter le site Gov.uk, accessible via ce lien (informations en bas de page).

  • « Il faut un équivalent français du NICE (UK) pour la diffusion de l’innovation » (A. Tepas, Urgo)

    « Les pouvoirs publics doivent se poser la question de leur rôle dans la diffusion de l’innovation. » C’est ce qu’affirme Alexandre Tepas, directeur général France d’Urgo Medical, invité de la 7e édition des Rencontres du progrès médical, organisées par le Snitem le 10 septembre 2019 à l’Institut Pasteur à Paris. L’événement était centré sur le thème « Peut-on encore rêver à une innovation pour tous ? ».

    Dans un entretien accordé à Health & Tech Intelligence, il pointe du doigt ce chaînon manquant du processus d’innovation médicale et souligne les bénéfices à la fois thérapeutiques et économiques pour le système de santé une fois cette lacune comblée. Il donne en exemple le système britannique, qui possède une autorité indépendante, le NICE (National Institute for Health and Care Excellence), chargée non seulement de l’évaluation des bénéfices de l’innovation mais aussi de sa diffusion.

    Diffusion de l’innovation : une « responsabilité conjointe » entre les pouvoirs publics et les industriels

    Quelle est la question qui se pose selon vous aujourd’hui en France pour les industries innovantes en santé ?

    Alexandre Tepas : En France, actuellement, une fois que la Haute autorité de santé (HAS) s’est exprimée sur le bénéfice clinique, que la Ceesp (Commission évaluation économique et de santé publique) s’est exprimée sur le bénéfice médico-économique, et que le CEPS (Comité économique des produits de santé) a fixé un prix, il n’y a pas réellement d’instance indépendante ou d’autorité qui va s’assurer qu’il va y avoir une diffusion de cette innovation.

    En quoi consisterait concrètement ce travail de diffusion de l’innovation ?

    Il s’agit de s’assurer que l’on peut valoriser cette innovation et surtout qu’elle va pouvoir atteindre le patient qui doit en être le bénéficiaire : il faut que les pratiques des professionnels de santé puissent évoluer et que, in fine, le patient obtienne une meilleure prise en charge de sa pathologie sans que le système de santé ne risque d’aggraver son déséquilibre budgétaire. Les pouvoirs publics doivent se poser la question de leur rôle dans ce processus. C’est une responsabilité conjointe avec les industriels.

    UK : le NICE va « un pas plus loin » que ses équivents français

    Vous citez l’exemple britannique…

    Au Royaume-Uni, le NICE (National Institute for Health and Care Excellence) une autorité indépendante, qui réaliser systématiquement pour un produit de santé une évaluation de bénéfice clinique (ce que fait chez nous la HAS) et de bénéfice médico-économique (ce que fait en France la Ceesp), va un pas plus loin et déclare :  « dans cette pathologie, ce traitement s’est révélé plus efficace que tous les traitements disponibles aujourd’hui, va générer de l’économie pour le système de santé ». L’organisme recommande que les professionnels de santé concernés l’utilisent en première intention, en émettant une évaluation chiffrée des économies attendues.

    Ceci dit, la diffusion de l’innovation ne relève pas seulement des autorités.

    Les principaux responsables de la diffusion de l’innovation sont les industriels et les pouvoirs publics mais il faut également que les professionnels de santé fassent évoluer leurs pratiques, que les sociétés savantes éditent des guidelines qui incluent les nouvelles innovations dans une pathologie donnée, et que les associations de patients s’assurent que leurs patients sont au courant de leur existence pour une meilleure prise en charge de leur pathologie.

    Un pansement intelligent destiné aux patients diabétiques

    Urgo est bien placé pour pointer cette carence du système…

    Comme je l’ai dit au cours de la table ronde, nous avons chez Urgo un pansement intelligent destiné aux patients diabétiques qui a prouvé en 2008 son efficacité clinique, avec confirmation de toutes les hypothèses cliniques en vie réelle, preuve médico-économique, obtention d’un ASA 3 (amélioration du service attendu), évolution des guidelines internationales et, 10 ans plus tard, seul un patient éligible sur 10 est traité avec ce pansement interactif et va générer des économies pour le système de santé. Et ce alors même que le pansement représente aujourd’hui plus de 500 millions d’euros, le troisième poste de dépense de la Sécurité sociale. Il est urgent de dépasser le débat du « prix facial de l’innovation ».

  • Grand Ouest : un entrepôt de données hospitalières interrégional opérationnel en mars 2020 (GCS Hugo)

    Le GCS Hugo (Hôpitaux universitaires du Grand Ouest) annonce le lancement d’un entrepôt de données hospitalières interrégional. Il s’agira de collecter à partir des centres de données cliniques existants les données dé-identifiées et de les mettre à disposition des investigateurs autorisés. Hugo souligne dans un communiqué daté du 10 septembre 2019 qu’il s’inscrit, par ce projet, « dans le cadre de la stratégie nationale de partage des données de santé » et qu’il « souhaite ainsi contribuer activement à la réussite du Health Data Hub ».

    Le GCS défend sa stratégie consistant à « renforcer les expertises sur tous les sites » pour garantir la qualité des données de l’entrepôt, jugeant que « la proximité de l’expertise garantira la pertinence et la qualité de l’interprétation des données ».  

    La constitution de l’entrepôt partagé s’accompagne d’ »un appel à projets interrégional sur la recherche en données massives » porté par le Girci Grand Ouest et doté de 600 000 euros : les résultats seront rendus publics par le Conseil d’évaluation scientifique du GCS à la fin du mois de septembre. L’objectif est de « développer une excellence en recherche sur les données massives ».

    1,2 milliards de données structurées

    Pour son actuel réseau Ri-CDC (Réseau interrégional des centres de données cliniques), lancé en 2015, Hugo revendique la place de « premier réseau de données hospitalières d’Europe », avec plus de 5 millions de patients, 6 millions de séjours, 130 millions de documents et 1,2 milliard de données structurées affichés.

    Le GCS Hugo regroupe les 6 CHU/CHR de l’interrégion Grand Ouest, constituée des régions Bretagne, Centre-Val de Loire et Pays de Loire, soit quelque 10 millions d’habitants. Il intègre également l’Institut de cancérologie de l’Ouest, le Centre hospitalier du Mans et le Centre hospitalier départemental de Vendée.

  • Girci

    Groupement interrégional de recherche clinique et d’innovation

  • Data : les cursus santé dans les écoles d’ingénieurs

    Le développement des nouvelles technologies dans le secteur de la santé, intelligence artificielle en tête, fait émerger de nouveaux métiers. Parmi eux, ceux d’ingénieur en traitement d’images ou en robotique médicale, par exemple, nécessitent à la fois des compétences précises en IT et une bonne connaissance du domaine des soins. Si les formations spécialisées pour ce type de métiers innovants étaient encore quasi inexistantes il y a une dizaine d’années, les écoles d’ingénieurs ont pris conscience de l’intérêt d’une mise en place de programmes dédiés. C’est notamment le cas de l’École polytechnique de l’université Grenoble I, qui propose un diplôme « ingénieur spécialité technologies de l’information pour la santé », ou encore de l’ISEP, qui a mis en place un parcours « ingénieur numérique et santé ».

    Health & Tech Intelligence fait le point sur les différents cursus actuellement proposés en France par les écoles d’ingénieurs.

    Retrouver en détail l’ensemble des cursus santé proposés par les écoles d’ingénieurs en France dans la rubrique « Data », accessible via ce lien.

  • Les cursus santé dans les écoles d’ingénieurs

    Le développement des nouvelles technologies dans le secteur de la santé, intelligence artificielle en tête, fait émerger de nouveaux métiers. Parmi eux, ceux d’ingénieur en traitement d’images ou en robotique médicale, par exemple, nécessitent à la fois des compétences précises en IT et une bonne connaissance du domaine des soins. Si les formations spécialisées pour ce type de métiers innovants étaient encore quasi inexistantes il y a une dizaine d’années, les écoles d’ingénieurs ont pris conscience de l’intérêt d’une mise en place de programmes dédiés. C’est notamment le cas de l’École polytechnique de l’université Grenoble I, qui propose un diplôme « ingénieur spécialité technologies de l’information pour la santé », ou encore de l’ISEP, qui a mis en place un parcours « ingénieur numérique et santé ».

    Health & Tech Intelligence fait le point sur les différents cursus actuellement proposés en France par les écoles d’ingénieurs.

  • Journées de rentrée de la Mutualité Française : les 25 et 26 septembre 2019, Nancy

    Les Journées de rentrée de La Mutualité française se dérouleront les 25 et 26 septembre 2019 au Centre Prouvé de Nancy. En présence de nombreuses personnalités (experts, élus locaux, etc.), dont le maire de Nancy Laurent Hénart, et devant une assistance essentiellement composée de représentants de mutuelles, cet événement déploiera une vision prospective du système de santé d’ici à 10 ans.

    Le village « Place de la santé – place à l’innovation » permettra aux participants de découvrir des initiatives mutualistes innovantes. Il sera composé de stands animés par divers exposants et start-ups du secteur de la santé. Des conférences et des débats rythmeront également ces journées.  

    Parmi les rendez-vous phares de l’événement :
    • la remise du Prix innovation mutuelle, destiné à valoriser des projets innovants en matière de santé ou à fort impact social ;
    • la conférence « L’intelligence artificielle peut-elle être éthique ? ». 

    Les inscriptions, obligatoires, sont à réaliser en ligne :
    • institutionnels, professionnels de santé : inscription (gratuite) ici ;
    • industriels : inscription (payante) ici.

    Pré-programme

    Mercredi 25 septembre 2019

    Jeudi 26 septembre 2019

    Plus d’informations sur l’événement ici.

  • Australie : le ministère de la Santé ouvre un AO pour généraliser la numérisation des comptes rendus

    Le ministère australien de la Santé veut réduire la « paperasse » dans le secteur avec une solution SaaS. Pour ce faire, il a lancé début septembre 2019 un appel d’offres (AO) afin de faciliter la numérisation de documents. Il cible 200 utilisateurs finaux.

    Selon le ministère, la solution contribuera :
    • à réduire les processus manuels de rédaction de documents issus d’une réunion entre praticiens ;
    • à réduire les charges de travail liées à la création, à la distribution et à la coordination des documents de réunion ;
    • à appuyer une prise de décision plus rapide lors des réunions ;
    • à rationaliser le travail associé avec la production automatique de documents de réunion, centralisés sur un même logiciel.

    Dans les documents détaillant l’AO, le ministère de la Santé indique que la solution devrait permettre aux utilisateurs finaux d’accéder aux documents à partir de périphériques portables, tels que des ordinateurs et des tablettes, sans nécessiter un accès à internet. Il ajoute qu’il « préférerait vivement » que la solution stocke toutes les données localement en Australie et qu’elle respecte toutes les accréditations de sécurité appropriées définies par le ministère, y compris le respect du Privacy Act de 1988.

    La durée initiale du contrat proposé est de 3 ans et demi, avec la possibilité de le prolonger pour une durée totale allant jusqu’à 6 ans et demi. Le service devrait commencer à partir de début janvier 2020.

    La solution devra être compatible avec le système utilisé par le ministère

    Par ailleurs, la solution SaaS choisie devra être compatible avec l’équipement d’exploitation central du ministère sous Windows 10, précise le document présentant l’appel d’offre.

    « Le ministère aura besoin de licences d’essai et le candidat retenu devra démontrer la compatibilité, la capacité et toutes les fonctionnalités requises de ses produits avec le centre d’excellence approuvé par le ministère », complète-t-il.

    Le ministère exploite la blockchain pour sécuriser l’accès aux données médicales

    En 2018, le ministère de la Santé australien a travaillé sur une PoC qui utilisait la blockchain afin de mieux contrôler l’accès aux données médicales. Dans ce cadre, il s’est associé avec le fournisseur Vault Systems (cloud) pour héberger les données et à la start-up local Agile Digital afin d’explorer comment utiliser la blockchain pour identifier précisément qui accède aux données et dans quel but ainsi que pour effectuer des recherches en toute sécurité.

  • Maincare synchronise les services de RDV en ligne avec les SI hospitaliers via la solution IdéoPlan

    Dans le contexte de son déploiement dans 3 établissements hospitaliers de la Seinte-Saint-Denis en lien avec Doctolib, Maincare Solutions lance IdéoPlan Hub de RDV, construit autour de la norme d’interopérabilité HL7 FHIR. Avec cette nouvelle solution, l’entreprise vise à mettre en place des services de rendez-vous en ligne synchronisés avec les outils de planification des systèmes d’information (SI) hospitaliers et à présenter « un agenda consolidé du patient au plan territorial », indique le groupe dans un communiqué publié le 3 septembre 2019.

    Éléments clés de la solution IdéoPlan Hub de RDV :

    • respect des processus métiers et administratifs existants au sein des établissements : la mise en place des rendez-vous en ligne n’impacte pas le travail des personnels soignants et administratifs, notamment parce que la solution leur évite d’utiliser une nouvelle application tierce ;

    • déploiement d’un agenda unifié au niveau du territoire : intégration automatique des rendez-vous en ligne dans l’agenda de DPI des établissements ; accès à un agenda unifié présentant tous les rendez-vous du territoire, quelle que soit la manière dont ils ont été pris ;

    • exploitation des ressources et référentiels existants dans le DPI : aucune ressaisie n’est nécessaire. Les données existantes et mises à jour dans le DPI sont exploitées pour adresser les rendez-vous en ligne.

    Des rappels envoyés pour limiter le nombre de RDV non honorés

    • Les secrétariats médicaux définissent directement dans le DPI les plages de vacations externes visibles pour les médecins de ville et/ou les patients.
    • Les annuaires des professionnels et référentiels des établissements existants et mis à jour dans le DPI (motifs de rendez-vous, lieux, spécialités, etc.) sont aussi exploités pour adresser les rendez-vous en ligne, que ce soit via le portail de l’établissement ou via une application tierce.
    • Des notifications email et/ou SMS de confirmation et de rappel peuvent également être envoyées aux patients via le Hub de RDV afin de réduire le nombre de rendez-vous non honorés et ainsi d’optimiser les ressources.

    Interopérabilité : la solution exploite le standard HL7 FHIR

    IdéoPlan Hub de RDV exploite le standard d’interopérabilité HL7 FHIR, standard de référence recommandé par l’Asip Santé pour la gestion des agendas partagés et reconnu sur le plan international.

    Ce standard a été adapté pour les usages en France par Interop’Santé sur le domaine des rendez-vous.

    Premier déploiement en Seine-Saint-Denis avec Doctolib

    • Depuis juillet 2019, le CHI Robert Ballanger à Aulnay-sous-Bois propose un service de rendez-vous en ligne.
    • Le GHI Le Raincy-Montfermeil à Montfermeil (faisant lui aussi partie du GHT Grand Paris Nord Est) lancera le sien courant septembre. Suivra le CH de Saint-Denis (GHT Plaine de France).

    Dans le cadre de cette ouverture, les 3 établissements ont choisi IdéoPlan Hub de RDV pour connecter leur DPI à la solution de rendez-vous en ligne Doctolib. Cela leur permet « d’alimenter automatiquement le service Doctolib avec des données issues du DPI et de répondre à leurs exigences en matière de confidentialité des données », indique Maincare (communiqué).

    La gamme eServices bientôt complétée avec un service d’admission en ligne

    IdéoPlan Hub de RDV sera intégré à la suite modulaire IdéoLink, déjà choisie par 35 GHT

    « Les rendez-vous en ligne s’inscrivent dans la volonté de Maincare Solutions d’accélérer le déploiement de nouveaux services numériques sur les territoires afin de rendre les parcours plus fluides pour les patients et de renforcer la coopération entre tous les professionnels, explique le groupe (communiqué). IdéoPlan Hub de RDV sera donc intégré nativement à la suite modulaire IdéoLink, déjà choisie par 35 GHT et qui s’impose comme la plateforme de référence sur ce nouveau segment de marché, ainsi qu’à Maincare IC, le nouveau DPI territorial annoncé récemment par Maincare Solutions. »

    La société ajoute que, dans les prochains mois, la gamme eServices sera enrichie avec eAdmission, un service par le biais duquel les patients pourront préparer leur admission en ligne et ainsi gagner du temps lors de leur passage ) l’hôpital.

    D’autres eServices seront annoncés prochainement, indique Maincare.