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  • Lancement de LibreView (Abbott), une plateforme de suivi des patients diabétiques (programme Etapes)

    Abbott annonce le lancement effectif de LibreView, une plateforme de partage et de gestion des données des personnes atteintes de diabète, à destination des patients et des professionnels de santé.

    Avec cette plateforme web, sécurisée, les utilisateurs peuvent télécharger, visualiser et analyser les données enregistrées via le lecteur FreeStyle Libre, l’application FreeStyle Librelink, le lecteur FreeStyle Libre Pro et les autres lecteurs FreeStyle, indique Abbott dans un communiqué publié le 9 septembre 2019. Les informations peuvent être partagées entre le patient et son équipe soignante par le biais de la fonctionnalité de cabinet partagé.

    FreeStyle Libre, un système flash d’autosurveillance du taux de glucose, figure sur la liste des produits remboursables depuis 2017. L’appli FreeStyle LibreLink permet aux patients qui utilisent FreeStyle Libre de se « scanner » avec leur smartphone : elle communiqué avec LibreView en temps réel. Ainsi, à chaque scan du dispositif FreeStyle Libre, les informations du patients sont directement disponibles sur la plateforme, facilitant le suivi de l’état de santé des utilisateurs.

    Fin 2018, la plateforme LibreView a été certifiée conforme au cahier des charges du programme d’expérimentation Etapes. Depuis le mois de mai 2019, elle permet « aux médecins qui le souhaitent de mettre en place un programme personnalisé de télésurveillance pour certains patients traités a l’insuline et présentant un diabète mal équilibré », précise Abbott.

    Une expérimentation limitée à 6 mois renouvelables

    Selon Abbott, « LibreView est le premier système qui permet de faire de la télésurveillance avec la lecture en continu du glucose grâce au système de notifications qui a été mis en place prenant en considération :

    • le nombre de scans minimum effectués ;
    • le pourcentage de données récupérées ;
    • le temps passé dans la cible glycémique, au-dessus et au-dessous de celle-ci ;
    • le coefficient de variation ;
    • le nombre d’événements hyperglycémiques et hypoglycémiques ».

    La télésurveillance réalise avec LibreView propose des algorithmes de notifications générées en fonction de paramètres définis par le médecin. Elle doit être réalisée une fois par semaine. « La télésurveillance comprend obligatoirement un accompagnement thérapeutique du patient en présentiel ou à distance (une séance mensuelle minimum), note Abbott. Le patient doit ainsi se sentir pleinement impliqué pour adhérer à son plan de soins. »

    Cette expérimentation est limitée à 6 mois renouvelables. « 6 mois après l’inclusion d’un patient, le médecin doit obligatoirement vérifier que le patient présente toujours des critères nécessitant une télésurveillance de son diabète et, si tel est le cas, il doit procéder à une nouvelle prescription de télésurveillance », détaille le groupe.

    Une télésurveillance conforme au programme Etapes

    Pour rappel, le programme Etape vise, dans le cadre de certaines pathologies dont le diabète, :

    • à cibler les patients à risque d’hospitalisations récurrentes ou des patients à risque de complications à moyen et long termes ;
    • à parvenir à un état de stabilité de la maladie, voire à amélioration grâce à une surveillance adaptée et personnalisée ;
    • à améliorer la qualité des soins et leur efficience,-d’améliorer la qualité de vie des patients.

    Les patients éligibles au programme Etapes de télésurveillance du diabète sont :

    • les patients atteints de diabète de type 1 âgée entre 12 et 18 ans :
      • présentant une HbA1C ≥ 8,5 % lors de deux mesures réalisées dans un intervalle de 6 mois malgré une mise sous insuline de plus de 6 mois ;
      • lors de la découverte (6 premiers mois) du diabète lorsqu’il existe un risque quant à l’autonomisation du patient ;
    • les patients majeurs atteints de diabète de type 1:
      • lors de la découverte (6 premiers mois) du diabète lorsqu’il existe un risque quant à l’autonomisation du patient ;
      • lorsqu’il existe un déséquilibre avec une HbA1C ≥ 8 % lors de deux mesures réalisées dans un intervalle de temps de 6 mois malgré une mise sous insuline de plus de 6 mois ;
    • les patients majeurs atteints de diabète de type 2 :
      • chroniquement déséquilibrés, avec une HbA1C ≥ 9 % lors de deux mesures réalisées dans un intervalle de temps de 6 mois et traités sous insuline (à l’initiation lorsqu’il existe un risque de non autonomisation, ou à distance de l’instauration).

    La télésurveillance du diabète s’organise autour de 4 acteurs, rappelle Abbott :

    • la personne atteinte de diabète ;
    • le médecin réalisant la télésurveillance médicale ;
    • la personne en charge de l’accompagnement thérapeutique du patient ;
    • le fournisseur de solution technique en charge de fournir la plateforme de télésurveillance.

    Les médecins exerçant selon l’un des modes suivants peuvent être impliqués dans un projet de télésurveillance dans le cadre du cahier des charges du programme Etapes :

    • le médecin spécialiste en diabétologie–endocrinologie ;
    • le médecin spécialiste en médecine interne ;
    • le médecin traitant ;
    • le médecin spécialiste en médecine gériatrique.

    « Ils sont susceptibles d’exercer un rôle de médecin incluant et/ou effectuant la télésurveillance », complète Abbott.

    Les rôles de chaque médecin selon leur mode d’exercice :

  • HbA1C

    Hémoglobine glyquée, soit la part de l’hémoglobine qui capte le glucose dans le sang

  • Cœur artificiel : Carmat obtient l’approbation conditionnelle de la FDA pour une étude américaine

    La société française Carmat vient d’obtenir de la FDA une approbation conditionnelle pour une étude clinique concernant son cœur artificiel total aux États-Unis. Cette étude de faisabilité (EFS pour « Early Feasibilty Study ») portera sur 5 sujets éligibles à la transplantation, recrutés dans un réseau de 7 centres cliniques américains. L’entreprise soumettra le protocole de l’étude aux comités d’éthique (Institutional Review Boards, IRB) des centres concernés, précise Carmat dans un communiqué daté du 12 septembre 2019, ajoutant que les travaux pourront commencer après obtention de la première approbation.

    « Nous commencerons par 5 patients souffrant d’insuffisance cardiaque biventriculaire en attente d’une greffe cardiaque, qui seront recrutés dans les 7 grands centres cliniques potentiels que nous avons déjà sélectionnés », détaille Stéphane Piat, directeur général de Carmat (source : Les Échos). Le critère principal de cette étude américaine sera le même que celui de l’étude « pivot » en cours en Europe, à savoir la survie des patients à 6 mois. Le taux de succès pour les 10 premiers patients lors de cette dernière a été de 70 %. Stéphane Piat souligne que l’approbation de la FDA donnera à la société française un accès à « un marché à forts capitaux ».

    Coté sur Euronext Paris, le titre Carmat a gagné plus de 8 % depuis cette annonce. Le cabinet d’analyses Portzamparc salue une « bonne nouvelle », précisant que « selon les résultats, cette étude sera poursuivie par une étude pivot à partir de 2021, dont le design sera identique à celui de l’étude européenne. Il souligne également que la prothèse en question « ne devrait être destinée qu’à une utilisation « bridge to transplant« , c’est-à-dire pour des patients en attente d’une transplantation. »

  • 7 millions de Français disposent d’un DMP en septembre 2019 (Cnam)

    7 millions. C’est le nombre de personnes qui disposent actuellement en France d’un dossier médical partagé (DMP), contre 1,8 million en novembre 2018, mois de lancement de la nouvelle version du DMP, indique la Caisse nationale de l’assurance maladie (Cnam) dans un communiqué publié le 13 septembre 2019. Le DMP a pour intérêt de conserver de manière sécurisée sur un seul espace les informations médicales d’un même patient, que ce dernier peut partager avec les professionnels de santé de son choix. L’objectif est ainsi d’améliorer la coordination et la qualité des soins.

    Afin d’encourager son adoption, l’Assurance maladie s’efforce d’améliorer progressivement le service et mène des actions auprès des potentiels utilisations à travers :
    • des campagnes de communication auprès du grand public : la campagne publicitaire lancée en novembre 2018 sera de nouveau visible à partir du 13 septembre pendant 7 jours à la télévision et jusqu’à la fin 2019 sur internet et sur les écrans de pharmacies ;
    • un accompagnement des professionnels et des établissements de santé par les caisses de l’Assurance maladie ;
    • l’ajout de comptes rendus d’imagerie et des résultats d’analyses biologique dans les DMP en travaillant avec les radiologues et les laboratoires de biologie ;
    • des améliorations techniques réalisées en collaboration avec les éditeurs de logiciels destinés aux professionnels de santé.

    Selon un sondage BVA mené pour le compte de la Cnam en juin 2019*, « si les patients sont toujours plus nombreux à avoir entendu parler du DMP, seulement 1 sur 4 connaît l’appli », indique la Caisse (communiqué). Afin d’augmenter le nombre d’utilisateurs, l’outil a été « entièrement revisitée ». Cette nouvelle version, qui se veut plus simple et agréable à utiliser, est déjà disponible sous iOS et le sera sous Android à partir de la mi-septembre.

    À noter également qu’un carnet de vaccination sera ajouté au DMP au cours du premier semestre 2020.

    7 millions de DMP ouverts depuis la généralisation du service

    Une nouvelle version de l’application DMP disponible

    • L’écran d’accueil est simplifié pour retrouver ou ajouter un document plus facilement : plus besoin de passer par un menu déroulant puis par une page intermédiaire, il suffit de cliquer sur le bouton « documents » ou le signe « + » dès la page d’accueil.
    • Chaque document est accompagné de ses informations pratiques sur une même page : dans l’ancienne version, un document tel qu’une radiographie – et les informations qui lui sont rattachées (auteur, date de l’examen, etc.) ne s’affichaient pas sur la même page.
    • Il est possible de rédiger un document et de joindre un fichier en même temps : plus besoin de choisir entre les deux.

    58 % des Français ont entendu parler du DMP

    Selon le sondage BVA réalisé pour la Cnam en juin 2019* :

    • le DMP est de plus en plus connu par les Français : 58 % des personnes interrogées indiquaient avoir déjà entendu parler du DMP en juin, soit 9 point de plus par rapport à janvier** et 34 point de plus par rapport à octobre 2018*** ;
    • par ailleurs, 61 % des sondés attribuent une note comprise entre 7 et 10/10 à l’intérêt qu’ils portent au DMP, soit 14 points de plus par rapport à octobre 2018.

    « L’utilité du service en cas d’urgence » mentionné par 43 % des Français

    Lorsque les sondés sont interrogés sur les avantages à disposer d’un DMP*, 43 % d’entre eux placent en première position des bénéfices proposés « l’utilité du service en cas d’urgence » et 21 % « avoir toujours ses dossiers médicaux avec soi, même en vacances ». Pour 14 % des personnes interrogées, l’avantage n°1 principal est de pouvoir « retrouver rapidement un document médical, comme sa dernière analyse de sang ».

    Les bénéfices du DMP selon les Français sondés :

    45 % des médecins généralistes consultent le DMP, contre 20 % fin 2017

    45 % des médecins généralistes consultent le DMP actuellement, alors qu’ils n’étaient que 20 % fin 2017. Ils sont désormais 20 % à y ajouter des documents, contre 6 % à fin 2017.

    Principaux enseignements du sondage réalisé auprès d’un échantillon de 300 médecins généralistes :

    • 3/4 des médecins généralistes interrogés reconnaissent que le DMP peut favoriser la coordination des soins entre les différents professionnels de santé ;
    • 77 % estiment que ce service permettra de faciliter la prise en charge en situation d’urgence et contribuera à éviter les examens superflus déjà demandés ou réalisés par des confrères ;
    • Parmi les 44 % qui utilisent le service, 76 % en ont une opinion positive.

    89 % des pharmaciens proposent l’ouverture de DMP

    « Si 63 % des patients auxquels on propose l’ouverture de leur DMP en pharmacie l’acceptent, c’est qu’elle présente certains avantages, notamment pour les personnes qui n’ont pas accès à internet ou qui ont besoin d’échanger avec un professionnel au préalable pour bien comprendre en quoi consiste le service », commente la Cnam.

    Principaux enseignement du sondage réalisé auprès des pharamaciens :

    • 89 % des pharmaciens interrogés proposent l’ouverture de DMP dans leur officine mais seulement à la moitié des personnes en moyenne ;
    • 95 % ont une opinion positive du service ;
    • 85 % affirment avoir des demandes d’ouverture de DMP de la part de patients.
  • AAP « Territoires d’innovation » : 3 projets e-santé parmi les lauréats (Meuse, Bas-Rhin et Morbihan)

    Les projets « e-Meuse santé », « Strasbourg territoire santé de demain » (Bas-Rhin) et « Handicap innovation territoire » (Morbihan) font partie des 24 lauréats (sur 117 projets) de l’appel à projets (AAP) « Territoires d’innovation ». Les résultats ont été dévoilés le 13 septembre 2019 par le Premier ministre Édouard Philippe lors d’un déplacement dans la Drôme.

    Cet AAP, qui s’inscrit dans le programme d’investissements d’avenir (PIA), a été lancé en novembre 2018 dans le cadre du grand plan d’investissement (GPI) : il propose un financement sur 10 ans, incluant des subventions (pouvant aller jusqu’à 150 M€) et des investissements publics (pouvant aller jusqu’à 300 M€) « pour développer à grande échelle des innovations répondant à des besoins de transformation ». Les 24 territoires lauréats bénéficieront qui plus est d’un accompagnement dans la durée de la part de l’État et de son opérateur, la Banque des territoires.

    Parmi les initiatives sélectionnées à l’issue de cet AAP, figurent les 3 projets de e-santé suivants :

    • « e-Meuse santé », porté par le conseil départemental de la Meuse : ambitionne de « s’appuyer sur l’innovation numérique et organisationnelle afin de mieux soigner (…) dans un modèle économique soutenable[, les habitants d’]un territoire rural, qui associe démographie médicale tendue, prévalence de pathologies chroniques, vieillissement de la population et conditions socioéconomiques difficiles ». Ce département « souhaite devenir une vitrine de présentation de la e-santé en France » ;

    • « Strasbourg : territoire de santé de demain », porté par l’Eurométropole de Strasbourg (Bas-Rhin) : prévoit de « développer un modèle de démarche territoriale de santé intégrée [pour une région Grand Est qui] affiche des indicateurs de santé en-deçà de la moyenne nationale ». Il s’agira notamment de «  doubler le nombre de start-ups e-santé et prévention » ;

    – « Handicap innovation territoire », porté par la communauté d’agglomération Lorient Agglo (Morbihan) : propose de « développer des solutions innovantes technologiques, servicielles et organisationnelles [pour un] effet transformant sur tout le parcours de vie des personnes en situation de handicap ». Il s’agira notamment de « réduire les coûts médicaux sur les parcours de soins de 20 % ».

    Les 24 lauréats de l’AAP « Territoires d’innovation »

  • 12 % des Français ont pratiqué la téléconsultation, majoritairement hors avenant n° 6 (sondage Egora)

    « 12% des Français ont eu recours à la téléconsultation au cours des 12 derniers mois ». C’est le résultat principal du second baromètre B3TSI – Chronic Panel – Egora, rendu public le 12 septembre 2019. Selon cette enquête en ligne, réalisée en juin 2019 auprès d’un échantillon représentatif de la population française de 18 à 75 ans, « plus de la moitié des téléconsultations (52%) ont été réalisées dans des agglomérations de plus de 100 000 habitants, et plus d’un quart dans la région parisienne, contre 16 % seulement en zone rurale ».

    Autres enseignements clés de l’étude :

    • les patients de moins de 40 ans représentent 48 % des sondés ayant pratiqué une téléconsultation ;
    • 80 % des téléconsultations effectuées « ne correspondent pas aux conditions de prise en charge par l’Assurance maladie » définies par l’avenant n° 6, souligne Egora : « 7 téléconsultations sur 10 ont bien été effectuées avec le médecin traitant (54 %) ou avec un médecin recommandé par ce dernier (16 %) [mais] seules 30 % ont été réalisées par vidéo [alors que la téléconsultation est] obligatoirement réalisée par vidéotransmission », indiquent les auteurs du sondage.
    • Pour expliquer leur recours à l’acte, les patients évoquent dans 48 % des cas des délais d’obtention de rendez-vous trop longs et dans 41 % des cas, ils « rapportent une douleur » : 7 utilisateurs sur 10 jugent la consultation à distance au moins « aussi bien » qu’une consultation classique et 14 % la jugent meilleure.
    • 63 % des patients ayant déjà réalisé une téléconsultation se disent prêts à retenter l’expérience.

  • La télépsychiatrie permet aux hôpitaux américains de réduire leurs coûts (rapport Business Insider)

    « Les solutions de télépsychiatrie ont aidé les hôpitaux à mieux affecter leurs effectifs réduits de spécialistes, à réduire les temps d’attente pour les patients et à optimiser leurs flux dans les services d’urgence ». C’est ce que révèle le document The Telemental health Report daté de septembre 2019 et publié par Business Insider. Les auteurs de ce rapport prônent le recours à la télémédecine pour lutter contre la crise que traverse la psychiatrie américaine, qui pourrait coûter 238 milliards de dollars (215 Mds €) en 2020.

    Les conclusions du rapport sont les suivantes : 

    • la télépsychiatrie permet aux hôpitaux de réduire leurs coûts en élargissant le nombre de praticiens mobilisables, en leur évitant les pénalités liées aux réadmissions inutiles de patients et en leur permettant d’atteindre davantage de patients ;

    • de plus en plus d’établissements se tourneront vers la télépsychiatrie à mesure de l’aggravation de la crise de la psychiatrie malgré les obstacles qui persistent : coûts initiaux et difficultés à obtenir des remboursements ;

    • les établissements de santé adopteront des approches différenciées de la télépsychiatrie, selon leur taille et leur pouvoir d’achat. Certains s’appuieront uniquement sur les spécialistes qu’ils emploient, d’autres auront recours à des partenaires extérieurs.

    L’ensemble de l’étude, payante, est accessible via ce lien.

  • Commission européenne : la présidente demande la création d’un espace européen de données de santé

    « Nous devons tirer le meilleur parti du potentiel de la e-santé pour fournir des soins de haute qualité et réduire les inégalités ». C’est ce que déclare la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, dans la lettre de mission qu’elle adresse à la Chypriote Stella Kyriakides, désignée pour le poste de commissaire à la Santé. « Je voudrais que vous travailliez sur la création d’un espace européen des données de santé (European Health Data Space) pour promouvoir l’échange de données de santé et soutenir la recherche sur de nouvelles stratégies de prévention ainsi que sur les traitements, les médicaments, les dispositifs médicaux et leurs résultats, ajoute-t-elle. Dans ce cadre, vous devez vous assurer que les citoyens contrôlent leurs propres données personnelles ».

    La présidente de la Commission charge également la commissaire désignée de se concentrer sur « la mise en œuvre effective du nouveau cadre réglementaire pour les dispositifs médicaux » afin de « protéger les patients » et de « veiller à ce qu’il réponde aux nouveaux défis qui émergent ». Elle veut également la voir « donner la priorité à la communication sur la vaccination », notamment « en combattant les mythes, les idées fausses et le scepticisme qui entourent la question ».

    La Danoise Margrethe Vestager, désignée pour le poste de vice-présidente de la Commission « pour une Europe adaptée à l’ère numérique », se voit pour sa part chargée de coordonner dans les 100 premiers jours de son mandat, les travaux sur une approche européenne de l’intelligence artificielle, y compris ses implications humaines et éthiques. Selon sa lettre de mission, il s’agira également pour elle d’examiner la manière dont les Européens peuvent « utiliser et partager des mégadonnées non personnelles » pour « développer de nouvelles technologies et de nouveaux modèles économiques capables de créer de la valeur pour la société et les entreprises ».

    Margrethe Vestager devra en outre coordonner les travaux de mise à niveau des règles de responsabilité et de sécurité relatives aux plateformes, services et produits numériques dans le cadre d’ « une nouvelle loi sur les services numériques » et notamment s’assurer que les conditions de travail des travailleurs de la plate-forme y seront encadrées. Elle sera enfin chargée de coordonner les efforts visant à « trouver un consensus au niveau international » sur « la fiscalité numérique »  d’ici à la fin de 2020 ou à défaut à « proposer un impôt européen juste ».

  • Apple Watch : 3 études lancées pour contribuer à la recherche médicale

    Apple précise ses ambitions dans la e-santé avec le lancement de 3 études scientifiques menées grâce à l’Apple Watch, en partenariat avec de grands centres de recherche. C’est ce qu’a annoncé la marque à la pomme le 10 septembre 2019 lors de sa Keynote, la grande conférence de rentrée du groupe. L’idée a été lancée après que la direction a constaté l’impact positif sur la recherche de l’étude Apple Heart, menée avec l’université de Stanford, et dont les résultats ont été publiés en mars.

    Les 3 études se feront grâce à l’application Apple Research, qui sera proposée gratuitement au téléchargement dans l’Apple Store d’ici fin 2019. Les propriétaires d’Apple Watch participant à ces travaux « contribueront aux découvertes médicales et aideront ainsi à créer la prochaine génération de produits de santé innovants » fait valoir le groupe dans son communiqué.  

    Les études concerneront 3 domaines différents de la santé humaine :

    • la santé féminine : l’étude Apple Women’s Health Study, menée avec la Harvard T.H. Chan School of Public Health et le NIEHS (National Institute of Environmental Health Sciences) des NIH, se concentrera sur le dépistage et l’évaluation des risques de maladies, parmi lesquelles le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), l’ostéoporose mais aussi sur la stérilité, la grossesse et la transition ménopausique.

    • la cardiologie : l’étude Apple Heart and Movement Study, menée avec le Brigham and Women’s Hospital de Harvard et l’American Heart Association, se penchera sur la façon dont les informations recueillies par l’Apple Watch sur le rythme cardiaque et la mobilité peuvent contribuer à la santé cardiaque, éviter chutes et les hospitalisations.

    • l’audition : l’étude Apple Hearing Study étudiera l’impact de l’exposition au bruit sur l’audition. Ce travail sera mené aux côtés de l’université du Michigan et les résultats seront partagés avec l’OMS dans le cadre de son programme « Make Listening Safe ».

    Apple a souligné lors de sa présentation que la société ne serait pas en mesure d’accéder aux données personnelles des utilisateurs collectées dans le cadre de ces travaux.

  • Plus de 60 000 téléconsultations depuis 1 an (Cnam) : le PLFSS 2018 visait 500 000 actes dès 2019

    « On estime à plus de 60 000 le nombre de téléconsultations facturées » du 15 septembre 2018 au 15 septembre 2019 sur l’ensemble du territoire. C’est ce qu’annonce la Caisse nationale de l’assurance maladie (Cnam) dans le dossier publié le 12 septembre à l’occasion du 1er anniversaire de l’entrée en vigueur des dispositions de l’avenant n° 6 à la convention médicale. « La montée en charge est nette et va aller en s’accélérant », prédit son directeur général Nicolas Revel, qui en appelle aux « autres professions engagées dans la démarche, comme les infirmiers ou les pharmaciens, » ainsi qu’aux CPTS.

    La Cnam relève dans son document une « nette accélération » des facturations depuis le début de l’année : passant de 2000 pour le mois de janvier à 7 000 pour le mois de mai, à plus de 10 000 par mois depuis l’été et « autour de 3 300 par semaine » depuis la rentrée. Ces chiffres demeurent cependant très en-deçà des objectifs fixés par le PLFSS 2018, qui tablait sur 500 000 actes dès 2019.

    « 85 % des téléconsultations sont facturées par des médecins libéraux et 8 % par des centres de santé », indique par ailleurs l’Assurance maladie, qui comptabilise également 5 % de consultations externes et 2 % de téléconsultations en établissement. En ce qui concerne les téléconsultations en libéral, elles sont facturées à 65 % par des généralistes. Facturées par un spécialiste, elles sont 1 fois sur 7 le fait d’un psychiatre (14 %) , 1 fois sur 12 celui d’un gynécologue (8,3 %) et 1 fois sur 20 (5 %) celui d’un pédiatre.

    « Quelques départements concentrent la grande majorité des téléconsultations », souligne enfin la Cnam : 44 % d’entre elles ont été facturées en Île-de-France (15 % à Paris, 8 % dans le Val-de-Marne, 6 % dans les Yvelines et dans les Hauts-de-Seine).

    Une évolution croissante des actes, prescrits à 85 % par des libéraux

    Une évolution progressive de la téléconsultation

    Un acte essentiellement prescrit par les médecins libéraux

    La Cnam constate que les médecins téléconsultants « sont globalement plus jeunes » que la moyenne de la profession : « la moitié d’entre eux a moins de 50 ans alors que cette classe d’âge ne constitue que 37 % de l’ensemble des effectifs de généralistes libéraux », note-t-elle.

    Inversement, seuls 15 % d’entre eux ont plus de 60 ans, alors que cette tranche d’âge représente un tiers de la profession.

    Les auteurs de l’étude relèvent également que seuls 1 647 médecins libéraux (ou structures) ont facturé des téléconsultations lors de cette première année.

    L’Île-de-France et l’Occitanie enregistrent le plus important nombre de téléconsultations réalisées

    « Environ 30 000 patients ont bénéficié en France d’une téléconsultation depuis le lancement en septembre 2018, note l’Assurance maladie. La Cnam observe plus précisément que 2 téléconsultations sur 3 (64 %) ont été réalisées auprès d’une femme et qu’un tiers des patients ayant bénéficié d’une téléconsultation ont moins de 30 ans : 56 % ont moins de 40 ans ; 12 % ont 70 ans et plus. Par ailleurs, 27 % des patients ayant eu recours à l’acte sont en ALD (affection longue durée).

    Doctolib revendique 2 téléconsultations remboursées sur 3 réalisées via son appli

    « Depuis qu’elles sont remboursées, 2 téléconsultations sur 3 sont réalisées via Doctolib. » C’est du moins ce que déclare la société de télémédecine dans un communiqué publié le 12 septembre 2019. Elle précise avoir réalisé 40 000 téléconsultations depuis le lancement de son offre en janvier, soulignant que « toutes ont été remboursées par la Sécurité sociale ». Doctolib prévoit que 13 000 téléconsultations auront été réalisées via ses services au mois de septembre 2019 et vise les 150 000 facturations « avant la fin de l’année ».

    La société relève cependant que ces chiffres « restent faibles » au regard des 150 millions de rendez-vous médicaux enregistrés via sa plateforme depuis janvier 2019. Elle estime que si les médecins « ont pris le sujet à bras-le-corps », les patients n’adoptent encore « que progressivement » cette nouvelle pratique.

    Qare revendique 45 000 téléconsultations réalisées sur 1 an

    Qare affirme de son côté avoir réalisé quelque 45 000 téléconsultations sur les 12 mois écoulés. Olivier Thierry, son président, évoque « un très fort démarrage » de cette pratique (source : Radio Classique). « La moitié des téléconsultations a concerné des soins de médecine générale ; 1 sur 5 a correspondu à des soins ORL ; 1 sur 10 à des soins en gynécologie », précise la société dans un communiqué.

    « 59 % des patients qui ont recours à une téléconsultation via Qare sont des femmes qui sont en majorité âgées de 20 à 45 ans », complète l’opérateur, ajoutant que « 50 % des consultations vidéo concernent des demandes de soins de premiers recours usuels », tandis que 50 % sont « en rapport avec le suivi de patients » : pathologies chroniques, renouvellements, conseils médicaux.

    Livi revendique 33 418 téléconsultations sur 1 an

    Livi affiche pour sa part 33 418 actes de téléconsultation en un an, dont plus des deux tiers non remboursés. Maxime Cauterman, son directeur médical, indique que son service de téléconsultation compte quelque 67,5 % de femmes parmi ses patients et 90 % de patients de moins de 40 ans, dont 25 % de moins de 20 ans (source : APM).