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Les cyber-attaques contre les hôpitaux se multiplient (Etude TrapX Security, 27 juin 2016)
Les systèmes d’information et les appareils médicaux des hôpitaux sont susceptibles d’être pénétrés par d’anciennes versions de logiciels malveillants permettant de dérober les informations des patients, révèle l’étude MEDJACK 2 publiée le 27 juin 2016 par la société de cyber-sécurité TrapX Security.
Les appareils médicaux qui utilisent de vieux systèmes d’exploitation — certaines versions de Windows, jugées dépassées, sont actuellement ignorées par les logiciels de sécurité — sont vulnérables aux attaques de plus en plus sophistiquées des hackers. En camouflant de vieux logiciels malveillants, qui ne sont plus suivis par les systèmes anti-virus, les hackers réussissent à contourner les systèmes de sécurité traditionnels et à accéder à des données sensibles, montre le rapport de TrapX Security.
« Nous avons constaté dès notre premier rapport [en juin 2015, ndlr] que des attaques ciblant des appareils médicaux dans les hôpitaux n’étaient pas détectées avant plusieurs mois. Au cours de l’année qui vient de s’écouler, un grand nombre de ces affaires ont été relatées dans les médias. Des preuves confirment que des attaques sophistiquées ciblent les professionnels de santé et sont susceptibles d’accéder à des informations sensibles sur les patients qui valent beaucoup d’argent sur le marché noir. Medjack 2 montre une vraie tendance à la hausse de ces attaques », déclare Greg Enriquez, Pdg de TrapX Security.
Le secteur de la santé constitue la première cible des cyber-attaques dans le monde selon le rapport annuel d’IBM Cyber Security Intelligence Index 2016.
Un analyste de Kaspersky démontre la facilité à pénétrer le réseau d’un hôpital
Lors du Security Analyst Summit 2016 qui s’est déroulé du 7 au 11 février 2016 à Tenerife en Espagne, Sergey Lozhkin, expert en sécurité informatique chez Kaspersky, un des principaux éditeurs d’antivirus et spécialiste de la cybersécurité, a démontré, en accord avec la direction d’un établissement, à quel point il est facile de pénétrer le réseau wi-fi d’un hôpital et d’accéder à certains de ses appareils (Scanner, IRM) à l’aide d’un simple ordinateur portable. La même semaine, Le centre médical presbytérien d’Hollywood a payé une rançon de 17 000 $ (15 320 €) pour récupérer le contrôle de son système informatique hacké et paralysé pendant une semaine par un logiciel de racket (ransomware).
Selon un article du Monde du 24 février 2016, les hôpitaux français ne seraient pas épargnés, le journal citant Cedric Cartau, responsable sécurité des systèmes d’information au CHU de Nantes et Pays de la Loire: «Il y a environ mille hôpitaux en France, mais à peine cinquante responsables sécurité des systèmes d’information. La situation n’est pas plus enviable dans les structures privées, et c’est encore pire dans le médico-social. Dans 95 % des cas, il n’y a personne pour se préoccuper de sécurité informatique ».
Selon Sergey Lozhkin, une des meilleures défenses contre ces intrusions consisterait à mener des audits préventifs sous forme de tests de pénétration (comme il l’a montré dans son exemple) afin de déceler les failles et les corriger au plus vite.
Une étude montre l’inquiétude des DSI
Les DSI admettent investir des millions à fonds perdus dans une cybersécurité qui se révèle inopérante sur la moitié des attaques selon une étude mondiale menée auprès de 500 DSI publiée en février 2016 par le cabinet d’étude Vanson Bourne.
Les principales conclusions de cette étude :
- 87 % des DSI sont convaincus de l’inefficacité de leurs mécanismes de défense puisque ceux-ci sont incapables d’analyser le trafic réseau crypté pour y déceler d’éventuelles attaques.
- 90 % des DSI ont déjà essuyé ou s’attendent à essuyer une attaque dissimulée dans du trafic crypté.
- 86 % des DSI estiment que les clés de cryptage et certificats numériques dérobés sont en passe de représenter un marché extrêmement lucratif pour les pirates.
- 79 % des DSI conviennent que leur stratégie d’accélération de l’informatique et de l’innovation est en danger car leurs initiatives introduisent des vulnérabilités nouvelles.
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E-santé : les pistes de l’Institut Montaigne pour un leadership français
• L’automatisation des processus, à l’hôpital comme en ville, pour la prise de rendez-vous, la gestion du dossier patient, le développement des produits de santé (par exemple pour la collecte des données et le suivi des essais cliniques).
• L’amélioration des prises en charge et des parcours patients grâce à une fluidification des échanges de données et d’informations avec le recours aux téléconsultations et au télésuivi des patients
• L’utilisation de la donnée et les approches analytiques pour élaborer des outils d’aide à la décision permettant de comparer les données de leurs patients à des jeux de données massifs et prendre en compte pleinement les connaissances scientifiques disponibles,
ce sont les trois axes principaux définis par l’Institut Montaigne dans son rapport de juin 2016 « pour faire de la France un leader du numérique en santé ».Le rapport met en avant une étude réalisée en 2014 par le NHS (National Health Service), système de santé publique du Royaume-Uni, qui évaluait des gains d’efficacité de l’ordre de 6% à 10% des coûts grâce à une meilleure exploitation des outils numériques, soit une économie annuelle comprise entre 15 milliards et 25 milliards d’euros.
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« L’accès facilité à une dialyse à domicile devra encore attendre » (fédération des PSAD)
« L’accès facilité à une dialyse à domicile, sécurisée et respectueuse du mode de vie des patients devra encore attendre», déclare la fédération des PSAD dans un communiqué daté du 7 juin 2016. Ce communiqué fait suite à la publication de l’ arrêté du 17 mai 2016 fixant la liste des régions concernées par les expérimentations tendant à améliorer le parcours de soins des personnes atteintes d’insuffisance rénale chronique, les orientations nationales pour l’élaboration des cahiers des charges régionaux et la charte des professionnels (la disposition d’expérimentation régionale avait été votée en 2013 par les députés, NDLR).
La disposition autorisait le libre choix par les patients de leurs modalités de dialyse et l’innovation technologique et organisationnelle pour le traitement des malades chroniques.
La fédération des PSAD déplore que:
• il n’y ait plus de mention de l’expérimentation des modalités de dispensation des dialysats par les prestataires
• les PSAD soient tout juste autorisés à « contribuer à la mise en œuvre de la partie logistique des soins de dialyse péritonéale et l’hémodialyse à domicile dans le cadre d’un conventionnement avec une structure autorisée à la dialyse à domicile »
• «aucun objectif de nombre et de types de projets à évaluer in fine pour les différents segments des expérimentations».Les prestataires se plaignent de n’avoir « jamais été officiellement consultés en trois ans » malgré la réitération de leur demande et le fait que l’Assurance maladie les ait impliqués dans son rapport Charges et Produits pour 2015.
« Le gouvernement a même repoussé des amendements soutenant l’implication des PSAD dans le déploiement de la dialyse à domicile sous prétexte que l’expérimentation était en cours », selon la Fédération.
Elle regrette aussi que les PSAD soient uniquement autorisés à « contribuer à la mise en œuvre de la partie logistique des soins de dialyse péritonéale et l’hémodialyse à domicile dans le cadre d’un conventionnement avec une structure autorisée à la dialyse à domicile ».
La fédération fait savoir qu’elle compte bien continuer à travailler sur de vraies solutions de déploiement à grande échelle de dialyse à domicile, en associant les savoirs faire de chacun : néphrologues, structures hospitalières de repli, infirmiers libéraux et fabricants de technologie.
Elle évoque également son souhait de dialogue avec les pouvoirs publics quant à la mise en place d’une réelle généralisation passant par l’instauration d’une prestation spécifique à la LPP et des dispositions législatives pour renforcer le rôle des PSAD.
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Négociation conventionnelle : la réunion du 29 juin 2016 reportée au 7 juillet 2016
La séance de négociation prévue le 29 juin 2016 entre l’Assurance maladie et les syndicats de médecins a été reportée au 7 juillet 2016. C’est ce qu’a annoncé le 28 juin 2016 l’Assurance maladie par un courrier adressé aux syndicats de médecins (CSMF, FMF, SML, MG France et Le Bloc) dans lequel elle indique que le rendez-vous du 7 juillet 2016 se fera » sur la base d’un document de synthèse de l’ensemble des propositions de l’UNCAM ».
Ce texte qui présentera des éléments chiffrés sera à nouveau discuté lors d’une autre réunion entre les partenaires prévue le 13 juillet 2016, selon l’Assurance maladie.
Le report de la séance du 29 juin 2016 de la négociation conventionnelle intervient après les décisions de la CSMF et du Bloc de quitter la précédente réunion du 22 juin 2016.
Depuis février 2016, les syndicats de médecins négocient avec l’Assurance maladie. Les parties ont jusqu’au 26 août 2016 pour trouver un accord autour d’un texte qui régit les relations entre les médecins et la Sécurité sociale et qui fixe leurs honoraires pendant 5 ans.
Parallèlement au calendrier de la négociation, des rencontres bilatérales entre l’Assurance maladie et chaque syndicat doivent être programmées, selon une source syndicale.
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Bluelinea réalise une augmentation de capital de 4,5 M€
Hager va souscrire à 400.000 ABSA (actions à bons de souscriptions d’actions) de Bluelinea au prix unitaire de 7,50 € (soit 3M€), chaque bon de souscription permettant d’acquérir une action nouvelle au prix unitaire de 10,00 € (soit une levée de fonds additionnelle potentielle de 4 M€). Cette décision a été validée par les actionnaires de l’entreprise réunis en assemblée générale le 27 juin 2016.
Cette montée d’Hager au capital de Bluelinea fait suite au partenariat stratégique signé entre les deux sociétés le 17 mai 2016 pour pénétrer le marché allemand. Stephan Kreutzer, directeur du département soins de Hager rejoint le conseil de surveillance de Bluelinea.
Dans le même temps, Groupe APICIL et les fonds d’investissement d’Amundi Private Equity Funds, NextStage et Swen Capital Partners, tous actionnaires de Bluelinea, souscrivent à 200.000 ABSA dans les mêmes conditions que celles offertes au groupe Hager, soit une augmentation de capital de 1,5 M€ et une levée de fonds additionnelle potentielle de 2M€.
Le cours de l’action Bluelinea s’élevait à 7,60 € le jour précédent l’annonce de l’opération.
Le capital social de Bluelinea post-opération sera divisé en 3.395.104 actions :
• Fondateurs et management : 21,4 %
• Fonds d’investissement : 27,6 %
• Partenaires stratégiques : 19,2 %
• Autres actionnaires : 31,8 % -
Internationalisation : 12 start-up de la santé lauréates du programme d’accompagnement NETVA
• Affilogic
• Anatoscope
• Auxivia
• Genoskin
• Therapixel
• Instent
• Novagray
• Wandercraft
• Pixyl
• Bonetag
• DTA Medical
• Tongue laboratoryTelles sont les 12 start-up du domaine de la santé lauréates du programme d’accompagnement NETVA 2016, dont le palmarès a été annoncé le 15 juin 2016.
Fondé par le ministère des Affaires étrangères, NETVA (New Technology Venture Accelerator) propose à de jeunes start-up et PME innovantes françaises un programme d’accompagnement personnalisé, d’analyse d’opportunités et de développement de partenariats technologiques aux Etats-Unis et au Canada.
Fonctionnement de l’accompagnement NETVA
NETVA s’adresse aux start-up et PME françaises de technologies innovantes, issues de ou adossées à des laboratoires de recherche.
Les lauréats du concours participent à un programme personnalisé en 3 phases :
- un séminaire de formation en juin à Paris sur l’approche des marchés nord-américains ;
- un accompagnement par un mentor nord-américain qui les guide dans leur compréhension de l’environnement américain et dans la recherche de partenariats ;
- un séjour d’immersion en fin octobre dans un des quatre écosystèmes suivants : le Massachusetts (Boston), la Silicon Valley (San Francisco), Washington D.C. et l’Ontario (Toronto). Lors de ce séjour, les entrepreneurs participent à des séminaires pour confronter leur modèle d’affaires à la réalité nord-américaine. Ils bénéficient également de rencontres individuelles avec des acteurs clés de leur domaine d’activité et sont invités à participer à des événements leur permettant de mettre en valeur leur projet.
Les start-up sélectionnées par destination
Boston
- Affilogic
- Anatoscope
- Auxivia
- Genoskin
- Therapixel
San Francisco
- Instent
- Novagray
- Wandercraft
Washington
- Pixyl
Toronto
- Bonetag
- DTA Medical
- Tongue laboratory