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  • RSI

    Régime social des indépendantsnull

  • CCMSA

    Caisse centre de la mutualité sociale agricolenull

  • ANAH

    Agence nationale de l’habitatnull

  • Un polymère électro-actif pour imprimer des muscles robotiques en 3D

    Des dispositifs permettant d’imprimer des muscles en 3D, c’est ce que proposent, selon un post de l’application 3D printing du 18 juin 2016, des chercheurs d’une équipe internationale regroupant des universités américaine, japonaise et coréenne.

    Ces travaux sont menés dans le cadre d’un projet de la Fondation de Science Nationale, l’agence indépendante du gouvernement des États-Unis, l’équivalent américain du CNRS en France, qui soutient financièrement la recherche scientifique fondamentale,.

    Cette technologie pourrait prochainement être utilisée pour fabriquer des muscles robotiques réalistes.

    Incorporer efficacement des robots dans l’organisme

    Plusieurs mains robotiques réalistes existent déjà, ainsi que des robors remplaçant d’autres parties du corps mais nombre d’entre eux sont dépourvus de réalisme biomimétique au bénéfice du réalisme kinétique. Conséquence: il demeure difficile d’incorporer efficacement ces robots dans l’organisme.

    Les chercheurs participant à ce projet collaboratif de création de muscles robotiques destinés à révolutionner les dispositifs prothétiques pour les personnes handicapées, ont du identifier le matériel le plus adéquat, le contrôler et le fabriquer au mieux, en sollicitant l’aide de l’impression 3D.
    Il a fallu trouver le matériau le plus flexible et assez solide pour fonctionner comme un muscle, tout en étant contrôlable par des moyens électroniques.

    Un matériau synthétique, polymère électro-actif

    Ils ont utilisé des composites de polymères synthétiques métalliques ioniques: un matériau synthétique, polymère électro-actif, c’est-à-dire que l’électricité peut être utilisée pour modifier sa forme, et capable de détecter le mouvement.
    Les chercheurs ont réussi à imprimer le matériel en 3D pour pouvoir créer des composants découpés précisément dans la forme souhaitée depuis le matériau.

    Le champ émergent des robots dits « softs » commence à embrasser de nouveaux matériaux flexibles et « designés » afin d’offrir d’infinies possibilités technologiques.

    Le gold-standard pour de nombreux roboticiens est la création de muscles artificiels pouvant un jour être utilisés pour créer des membres prothétiques réalistes et fonctionnels.

  • Dossier patient électronique : + de 95 % des généralistes anglais équipés (NHS)

    Plus de 95 % des cabinets de médecins généralistes en Angleterre sont équipés pour proposer à leurs patients d’accéder en ligne à leur dossier médical détaillé, indique le NHS England le 4 juillet 2016.

    Le dossier médical électronique permet aux patients anglais d’accéder à leurs résultats d’examens, diagnostics, recommandations, vaccinations, procédures et ordonnances.

    En mars 2016, 8,5 millions de patients avaient déjà pris rendez-vous en ligne chez leur médecin traitant. Le nombre de rendez-vous pris en ligne a doublé en un an, passant de 700 000 en avril 2015 à 1,4 million en mars 2016.

    Le NHS précise que la généralisation du dossier patient électronique s’inscrit dans une stratégie globale visant à ce que le NHS soit « sans papier » d’ici 2020.

  • OGM

    Organisme Génétiquement Modifiénull

  • Biotechnologie : 38 M€ pour CRISPR Therapeutics à la suite d’une émission d’actions

    38 M$ (34 M€), c’est le montant des fonds que CRISPR Therapeutics, société de biotechnologie spécialisée dans le « gene-editing » axée sur le développement de traitements potentiels pour les maladies graves, a annoncé avoir recueilli le 24 juin 2016 à la suite d’une émission d’action.

    Cette opération inclut plusieurs nouveaux investisseurs institutionnels et des fonds de santé spécialisés : Franklin Templeton Investments, New Leaf Venture Partners, des fonds conseillés par Clough Capital Partners L.P et Wellington Capital Management L.L.P., et d’autres fonds non divulgués spécialisés dans les sciences de la vie.

    CRISPR Therapeutics est notamment à l’origine de CRISPR-cas9, outil de génie génétique, pouvant induire des cassures double brin dans l’ADN conduisant à l’inactivation ou à l’introduction de gènes dont l’utilisation est actuellement testée à travers un essai clinique de thérapie anticancéreuse sur l’homme aux États-Unis.

  • Réalité virtuelle : MedInReal présente son « Youtube de la chirurgie »

    Des situations médicales reproduites en vidéo interactives : la start-up MedInReal a présenté le 18 juin 2016 à Paris son « Youtube de la chirurgie ». Ce système de réalité virtuelle pour la formation de chirurgiens et de médecins a fait l’objet de démonstrations à l’occasion du Up Fest, manifestation initiée à Paris par le mouvement UP, un projet collaboratif entreprenant de « réinventer le monde de demain ».

    La réalité virtuelle promet de révolutionner les professions médicales. De nombreuses start-up s’attaquent à ce marché avec un argument de taille: la diminution des coûts en réduisant les interventions humaines et les frais de mise à disposition des matériels.

    Sont notamment concernés par ces systèmes de réalité virtuelle: la formation médicale, la formation aux premiers secours, le traitement du stress post traumatique, de l’autisme, de l’anxiété, de la douleur, de la dépendance ou de certaines phobies.

    Franck Assaban, kinésithérapeute de formation spécialisé dans les troubles de l’équilibre et le mal du transport, utilise la réalité virtuelle afin d’optimiser la modernisation de sa profession. En mai 2016, il a créé Virtualis, une start-up développant des logiciels pour casques de réalité virtuelle afin de remplacer les équipements pesants que l’on trouve chez les praticiens.

    « On va vers le traitement des phobies en général et nous travaillons sur la rééducation des vertiges, les troubles de l’équilibre, l’acrophobie, la peur de la route; le but est de réhabituer le cerveau à subir des conflits sensoriels pour l’aider à mieux les tolérer. On arrive très souvent à tromper le cerveau ! », explique Franck Assaban.

    L’enjeu de la réalité virtuelle et de la réalité augmentée est considérable : Goldman Sachs estime que ce marché représente 80 Mds$ (environ 78 Mds€), d’ici à 2025, dont 35 Mds$ (31 Mds€) dans les solutions logicielles.

  • Maladie de Parkinson : amélioration des performances motrices par la stimulation cérébrale profonde

    Une amélioration notable de la qualité de vie des patients: rendu public par le CHU de Saint-Etienne le 20 juin 2016, ce résultat a été observé chez des parkinsoniens stéphanois ayant bénéficié d’une technique chirurgicale consistant à provoquer la stimulation cérébrale profonde grâce à deux électrodes implantées dans le cerveau. L’opération améliore de 70 % les performances motrices, symptômes les plus invalidants, des patients parkinsoniens et permet de réduire les traitements médicamenteux de 40 à 60 %.

    Mise au point par le CHU de Grenoble, cette technique est utilisée depuis mai 2015 au CHU de Saint-Étienne.

    La maladie de Parkinson touche 1 % des plus de 65 ans. Entre 100 000 et 120 000 personnes sont touchées en France, ce qui représente 8 000 nouveaux cas par an, selon l’Inserm. D’après l’OMS, l’estimation du nombre de personnes souffrant de cette pathologie s’élève à 6,3 millions au niveau mondial. C’est la deuxième cause de handicap moteur chez le sujet âgé après les accidents vasculaires cérébraux, et on dénombre 3 500 décès chaque année en France.

    L’incidence de cette pathologie augmente en lien avec le vieillissement de la population. Associée aux autres maladies neurodégénératives comme la maladie d’Alzheimer, cette incidence devrait dépasser le cancer et se positionner au deuxième rang de la mortalité vers l’année 2040, selon l’OMS.

    D’un point de vue économique, les coûts directs et indirects de cette pathologie, incluant les coûts de traitement (environ 780 millions d’euros), sont « considérables », d’après l’OMS.

    Correction des symptômes parkinsoniens grâce à deux électrodes cérébrales

    L’intervention chirurgicale nécessité de placer le patient sous anesthésie générale. Elle consiste en l’implantation de deux électrodes dans chacun des deux hémisphères du cerveau. Ces électrodes sont connectées à un stimulateur logé sous la peau soit au niveau de la poitrine, soit au niveau du ventre.

    « Les électrodes sont positionnées dans une petite structure située en profondeur dans le cerveau, le noyau sous-thalamique, qui intervient dans la régulation des mouvements et dont la stimulation permet de corriger les symptômes moteurs de la maladie de Parkinson », explique le CHU de Saint-Étienne.

    D’autres maladies invalidantes, neurologiques, comme le tremblement essentiel, les dystonies, ou psychiatriques tels que les TOC (troubles obsessionnels compulsifs), pourraient bénéficier de cette technique de stimulation cérébrale profonde.

  • Insuffisance cardiaque : un prix de l’innovation pour un système d’assistance ventriculaire

    Le système d’assistance ventriculaire gauche HeartMate 3 fabriqué par Thoratec Corporation aux États-Unis a remporté le prix de l’innovation Cardiostim-Ehra Europace dans la catégorie amélioration des soins aux patients. C’est ce qu’a annoncé le 28 juin 2016 St Jude Medical, la société mondiale de dispositifs médicaux, lors du congrès international d’électrophysiologie et de technologie cardiaque à Nice.

    L’insuffisance cardiaque ventriculaire gauche est la troisième cause de mortalité cardiovasculaire, derrière les AVC et les infarctus du myocarde: d’après la Société européenne de cardiologie elle touche 1 à 2 % de la population adulte dans les pays développés et plus de 10 % des personnes âgées de 70 ans et plus. Cela représente environ 10 millions de personnes dans l’Union Européenne. Les dépenses liées à l’hospitalisation représentent les deux tiers du coût de la pathologie qui constitue 2 % des dépenses de santé dans les pays occidentaux.

    D’après Santé publique France, la prévalence de l’insuffisance cardiaque dans la population française est de 2,3 %. Cela représente 600 000 personnes avec plus de 100 000 nouveaux cas par an. Cette prévalence augmente en raison du vieillissement de la population.

    Le système d’assistance ventriculaire gauche HeartMate 3 permet aux médecins de bénéficier d’une assistance ventriculaire avancée, pour la prise en charge de la gestion des patients souffrant d’insuffisance cardiaque à un stade avancé.

    Utilisation expérimentale

    Le dispositif offre aux patients en attente d’une transplantation une assistance circulatoire ainsi que la diminution du traumatisme du sang qui passe à travers la pompe, améliorant par conséquent le résultat pour ces patients.

    Le taux de survie à 6 mois est de 92 % mais le dispositif n’est pas encore autorisé aux États-Unis, il est uniquement limité à une utilisation expérimentale.

    10 litres de sang par minute

    Techniquement, le HeartMate 3 est implanté au dessus du diaphragme, fixé à l’aorte, sans heurter la circulation naturelle en place mais en fournissant l’énergie nécessaire pour propulser le sang à travers l’ensemble du corps.

    Un contrôleur portable externe et un système de batterie alimentant la pompe sont portés par le patient.
    Le volume de pompe maximal est de 10 litres de sang par minute.

    Cette technologie à impulsion artificielle a pour objectif de diminuer au maximum les événements indésirables chez les patients, afin de remédier, en particulier à la formation de thrombus dans le dispositif.