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  • Télémédecine : la FHF demande un « déverrouillage rapide du modèle économique »

    La « nécessité d’un déverrouillage rapide du modèle économique des activités de télémédecine, téléconsultation, téléexpertise » est mise en avant par la FHF le 5 juillet 2016 en réaction à la présentation le 4 juillet 2016 par Marisol Touraine de sa « stratégie e-santé 2020 ».

    « La ministre a fait part de son intention d’aller plus loin que les expérimentations déjà engagées. C’est effectivement dans cette direction qu’il convient d’avancer très rapidement, faute de quoi le retard pris – avec un schéma actuel, parcellaire et insécurisant sur la durée, de financements principalement forfaitaires mis en œuvre par les ARS – ne manquerait pas de créer un blocage objectif aux dynamiques de recomposition de l’offre de soins dans le nouveau cadre des groupements hospitaliers de territoire », précise la FHF dans son communiqué.

    La FHF rappelle qu’elle a confié en mai 2016 sur ce sujet de la télémédecine une mission de propositions à Pierre Simon visant à proposer un modèle économique pérenne – à la fois pour le champ sanitaire et pour le champ médico-social – reposant sur une logique de financement à l’activité.

    Dans la présentation de sa stratégie e-santé, la ministre a évoqué plusieurs mesures destinées à développer la médecine connectée, notamment la ctéation d’un « blue button » à la française, ce dispositif américain qui permet aux patients de visualiser et télécharger toutes leurs données de santé en ligne, pour faciliter l’accès des patients à leurs informations médicales.

  • L’avancée de la digitalisation dans les établissements de santé (Etude Cognizant UE-USA)

    La gestion médicale digitalisée à 55% dans les établissements de soins en Europe et aux Etat-Unis, c’est l’un des enseignements d’une étude de Cognizant rendue publique le 6 juillet 2016 sur le site Finyear, spécialisé dans l’information sur la transformation digitale.

    Cette étude menée auprès de 321 décideurs Européens et Nord-Américains avait pour objectif d’analyser la progression du processus de digitalisation dans les établissements de santé, les banques, les compagnies d’assurance et le commerce de détail.

    Les auteurs de l’étude soulignent que « pour être efficace, la digitalisation des processus doit pouvoir s’appuyer sur une parfaite sécurisation des informations et plateformes ». Près de 59 % des répondants ont cité la sécurité des données comme leur principale préoccupation.

  • ANAH

    Agence nationale de l’habitatnull

  • Un polymère électro-actif pour imprimer des muscles robotiques en 3D

    Des dispositifs permettant d’imprimer des muscles en 3D, c’est ce que proposent, selon un post de l’application 3D printing du 18 juin 2016, des chercheurs d’une équipe internationale regroupant des universités américaine, japonaise et coréenne.

    Ces travaux sont menés dans le cadre d’un projet de la Fondation de Science Nationale, l’agence indépendante du gouvernement des États-Unis, l’équivalent américain du CNRS en France, qui soutient financièrement la recherche scientifique fondamentale,.

    Cette technologie pourrait prochainement être utilisée pour fabriquer des muscles robotiques réalistes.

    Incorporer efficacement des robots dans l’organisme

    Plusieurs mains robotiques réalistes existent déjà, ainsi que des robors remplaçant d’autres parties du corps mais nombre d’entre eux sont dépourvus de réalisme biomimétique au bénéfice du réalisme kinétique. Conséquence: il demeure difficile d’incorporer efficacement ces robots dans l’organisme.

    Les chercheurs participant à ce projet collaboratif de création de muscles robotiques destinés à révolutionner les dispositifs prothétiques pour les personnes handicapées, ont du identifier le matériel le plus adéquat, le contrôler et le fabriquer au mieux, en sollicitant l’aide de l’impression 3D.
    Il a fallu trouver le matériau le plus flexible et assez solide pour fonctionner comme un muscle, tout en étant contrôlable par des moyens électroniques.

    Un matériau synthétique, polymère électro-actif

    Ils ont utilisé des composites de polymères synthétiques métalliques ioniques: un matériau synthétique, polymère électro-actif, c’est-à-dire que l’électricité peut être utilisée pour modifier sa forme, et capable de détecter le mouvement.
    Les chercheurs ont réussi à imprimer le matériel en 3D pour pouvoir créer des composants découpés précisément dans la forme souhaitée depuis le matériau.

    Le champ émergent des robots dits « softs » commence à embrasser de nouveaux matériaux flexibles et « designés » afin d’offrir d’infinies possibilités technologiques.

    Le gold-standard pour de nombreux roboticiens est la création de muscles artificiels pouvant un jour être utilisés pour créer des membres prothétiques réalistes et fonctionnels.

  • Dossier patient électronique : + de 95 % des généralistes anglais équipés (NHS)

    Plus de 95 % des cabinets de médecins généralistes en Angleterre sont équipés pour proposer à leurs patients d’accéder en ligne à leur dossier médical détaillé, indique le NHS England le 4 juillet 2016.

    Le dossier médical électronique permet aux patients anglais d’accéder à leurs résultats d’examens, diagnostics, recommandations, vaccinations, procédures et ordonnances.

    En mars 2016, 8,5 millions de patients avaient déjà pris rendez-vous en ligne chez leur médecin traitant. Le nombre de rendez-vous pris en ligne a doublé en un an, passant de 700 000 en avril 2015 à 1,4 million en mars 2016.

    Le NHS précise que la généralisation du dossier patient électronique s’inscrit dans une stratégie globale visant à ce que le NHS soit « sans papier » d’ici 2020.

  • OGM

    Organisme Génétiquement Modifiénull

  • Biotechnologie : 38 M€ pour CRISPR Therapeutics à la suite d’une émission d’actions

    38 M$ (34 M€), c’est le montant des fonds que CRISPR Therapeutics, société de biotechnologie spécialisée dans le « gene-editing » axée sur le développement de traitements potentiels pour les maladies graves, a annoncé avoir recueilli le 24 juin 2016 à la suite d’une émission d’action.

    Cette opération inclut plusieurs nouveaux investisseurs institutionnels et des fonds de santé spécialisés : Franklin Templeton Investments, New Leaf Venture Partners, des fonds conseillés par Clough Capital Partners L.P et Wellington Capital Management L.L.P., et d’autres fonds non divulgués spécialisés dans les sciences de la vie.

    CRISPR Therapeutics est notamment à l’origine de CRISPR-cas9, outil de génie génétique, pouvant induire des cassures double brin dans l’ADN conduisant à l’inactivation ou à l’introduction de gènes dont l’utilisation est actuellement testée à travers un essai clinique de thérapie anticancéreuse sur l’homme aux États-Unis.

  • Réalité virtuelle : MedInReal présente son « Youtube de la chirurgie »

    Des situations médicales reproduites en vidéo interactives : la start-up MedInReal a présenté le 18 juin 2016 à Paris son « Youtube de la chirurgie ». Ce système de réalité virtuelle pour la formation de chirurgiens et de médecins a fait l’objet de démonstrations à l’occasion du Up Fest, manifestation initiée à Paris par le mouvement UP, un projet collaboratif entreprenant de « réinventer le monde de demain ».

    La réalité virtuelle promet de révolutionner les professions médicales. De nombreuses start-up s’attaquent à ce marché avec un argument de taille: la diminution des coûts en réduisant les interventions humaines et les frais de mise à disposition des matériels.

    Sont notamment concernés par ces systèmes de réalité virtuelle: la formation médicale, la formation aux premiers secours, le traitement du stress post traumatique, de l’autisme, de l’anxiété, de la douleur, de la dépendance ou de certaines phobies.

    Franck Assaban, kinésithérapeute de formation spécialisé dans les troubles de l’équilibre et le mal du transport, utilise la réalité virtuelle afin d’optimiser la modernisation de sa profession. En mai 2016, il a créé Virtualis, une start-up développant des logiciels pour casques de réalité virtuelle afin de remplacer les équipements pesants que l’on trouve chez les praticiens.

    « On va vers le traitement des phobies en général et nous travaillons sur la rééducation des vertiges, les troubles de l’équilibre, l’acrophobie, la peur de la route; le but est de réhabituer le cerveau à subir des conflits sensoriels pour l’aider à mieux les tolérer. On arrive très souvent à tromper le cerveau ! », explique Franck Assaban.

    L’enjeu de la réalité virtuelle et de la réalité augmentée est considérable : Goldman Sachs estime que ce marché représente 80 Mds$ (environ 78 Mds€), d’ici à 2025, dont 35 Mds$ (31 Mds€) dans les solutions logicielles.

  • IoT : les Pays-bas et la Corée du Sud lancent leur réseau internet spécifique aux objets connectés

    Des réseaux nationaux opérationnels LoRaWAN entièrement dédiés à l’Internet des objets, c’est ce que viennent de lancer l’opérateur néerlandais KPN au Pays-Bas, le 30 juin 2016, et SK Telecom en Corée du Sud, le 4 juillet 2016. Les deux initiatives sont présentées comme des premières mondiales.

    Le réseau Néerlandais LoRa était expérimenté à Rotterdam et La Hague depuis novembre 2015. « Face à l’engouement des utilisateurs, nous avons décidé d’accélérer le déploiement du réseau », explique KPN dans une communiqué.

    SK Telecom annonce pour sa part un investissement total de 100Mds KRW (77,6M €) d’ici la fin 2017 pour la finalisation de son réseau qui couvrirait déjà 99% du territoire sud-coréen selon l’opérateur.

    Un réseau spécifique aux objets connectés

    Les réseaux LoRa viennent en complément des réseaux traditionnels 2G, 3G et 4G. La spécification LoRaWAN repose sur une technologie à basse consommation d’énergie (Low Power Wide Area Network, LPWAN), spécialement conçue pour les appareils fonctionnant sur batterie. 

    La technologie de modulation LoRa est née suite à l’acquisition de la startup grenobloise Cycléo par Semtech en 2012. Semtech promeut sa plateforme LoRa grâce à la LoRa Alliance.

  • Objets connectés : levée de fonds de 500 000 € pour Dynacare

    500 000 €, c’est le montant, annoncé le 4 juillet 2016, de la première levée de fonds réalisée par la start-up lilloise Dynacare, qui développe un capteur permettant de mesurer le degré de sédentarité de ses utilisateurs.

    La levée de fonds a été réalisée auprès de la société d’investissement belge Coopalia. Elle est complétée par un prêt d’honneur de 80 000 € accordé par le réseau Entreprendre Hainaut.

    Fondée en 2015, Dynacare a conçu un programme d’activité personnalisé (Dynamoove), qui s’appuie sur un capteur permettant de mesurer le degré d’activité de l’utilisateur, couplé à une application mobile.

    Dynacare prévoit d’utiliser ces nouvelles ressources pour poursuivre ses efforts en R&D et accélérer la diffusion de son programme auprès des compagnies d’assurances et mutuelles, des entreprises, des collectivités, des professionnels de santé et des pharmacies. L’entreprise indique également envisager le recrutement de 100 coachs ou éducateurs sportifs « pour créer le 1er réseau national d’experts du mouvement en entreprise ».