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  • « E-santé : l’Asie peut éviter les erreurs commises par les États-Unis et l’UE » (Hareesh Nair)

    Hareesh Nair, directeur du fonds d’investissement spécialisé en santé Quadria Capital, détaille à H&TI les tendances actuelles en e-santé en Asie du Sud et du Sud-Est.

    Il revient sur :
    • l’écart important entre offre et demande de soins dans la région ;
    • les points forts de Singapour en e-santé ;
    • les différences entre le marché asiatique et américain, qu’il connaît très bien ;
    • le leadership des États-Unis et de l’Europe sur le marché.

    Quelle est votre vision du marché en Asie du Sud et du Sud-Est ?

    Il existe un écart important entre l’offre et la demande de soins en Asie. Ici, de nombreux pays ont augmenté leur niveau global de richesse mais leurs dépenses en santé stagnent par rapport au reste du monde.

    Cet écart est dû au fait que de nombreuses prestations médicales dépendent du secteur privé. Le secteur public n’a pas été en mesure de réaliser des investissements importants dans ce domaine, alors le gouvernement taxe les citoyens ou impose à certaines entreprises de fournir des prestations de santé. Des partenariats public sont ainsi mis en place pour attirer les investisseurs nationaux et potentiellement étrangers et, ainsi, tenter de combler cette lacune.

    En quoi les sociétés comme Quadria Capital sont-elles utiles au marché ?

    En tant que société d’investissement, nous avons joué un rôle important en aidant le secteur privé à réduire cet écart. Par exemple, le Dr. Amit Varma, l’un de nos directeurs associés, à contribuer à faire évoluer Fortis en l’un des plus grands groupes de soins en Inde. Depuis, Amit, Abrar Mir (fondateur et directeur associé de Quadria) et toute l’équipe Quadria ont investi des capitaux dans plus de dix grands groupes de soins de santé. D’autres entreprises en Asie du Sud-Est, comme Parkway à Singapour ou KPJ en Malaisie, sont également en train de réduire cet écart entre offre et demande.

    Il est donc intéressant d’être présent en Asie…

    À titre d’exemple, le secteur pharmaceutique asiatique pourrait dépasser celui des États-Unis et de l’Europe réunis et atteindre d’ici 2020 jusqu’à 750 milliards de dollars (670 milliards €). Donc oui, au regard de ce contexte, l’Asie est à mon avis un marché sur lequel il est intéressant d’investir.

    Dr. Kevin Yap, un maître de conférence spécialisé en e-santé, a expliqué à H&TI qu’il pensait que Singapour pouvait se démarquer au niveau international grâce à son expertise en télémédecine et, plus particulièrement en cyber-pharmacie. Qu’en pensez-vous ?

    Singapour peut faire une différence en télémédecine mais l’intérêt pour ce domaine ne doit pas être exclusivement concentré sur la cité-État. La télémédecine est un domaine très vaste. Elle peut être employée pour une consultation de base, pour obtenir un second avis médical, un diagnostic ou être centrée sur la télé-radiologie, les soins à distance ou la délivrance de diagnostic par mobile. Il y a tellement de sujets différents ! Singapour ne peut pas développer toutes les solutions.

    Je pense que de nombreux pays et de nombreux entreprises ont des idées novatrices pour résoudre les problèmes locaux. À Singapour, il y a notamment un problème : le fait que la plupart des hôpitaux privés du pays se reposent sur les patients étrangers pour que la demande de soins soit suffisante. Dans ce cas, comment trouver des patients qui puissent être en relation depuis l’étranger avec leurs médecins présents à Singapour ? Comment leur fournir un diagnostic ou même de simples consultations médicales ? C’est peut-être ça le problème de Singapour, trouver des patients prêts à se déplacer dans la cité-État.

    Chaque pays a ses propres problèmes. Existe-t-il une entreprise qui va tous les résoudre ? Je ne pense pas. Même si Google et Microsoft ont essayé, ils ne sont pas encore parvenus à trouver une solution unique. Je crois que les sociétés qui réussiront seront celles qui travailleront étroitement avec les médecins et les hôpitaux et pas uniquement avec les consommateurs.

    Y a-t-il une réelle différence entre le marché asiatique et américain, que vous connaissez bien ?

    Les États-Unis sont la plus grande économie du monde en matière de santé, et de loin. Ils dépensent actuellement plus de 2,5 billions de dollars (2,2 billions d’euros) chaque année dans ce secteur, ce qui représente entre 16 et 17 % du PIB du pays. Ils recherchent des solutions différentes de celles explorées par les pays asiatiques. Ils se concentrent par exemple davantage sur l’efficacité, en termes de coûts, par opposition à l’Asie qui recherche plutôt à faciliter l’accès aux soins de qualité.

    Cette recherche de l’efficacité a donné naissance à la loi HITECH, instaurée pour encourager les hôpitaux à développer des solutions high-tech en vue d’améliorer les services de soins.

    Le point positif pour l’Asie est que la région ne dépend pas des systèmes déjà existants. Elle peut donc éviter de reproduire les erreurs déjà commises aux États-Unis et en Europe. Par exemple, les gens communiquent beaucoup avec le téléphone portable ici. Les marchés asiatiques n’ont donc pas besoin d’installer des câbles à travers tout le continent comme cela a pu être fait dans les pays occidentaux. C’est un point positif. Il est bien plus efficace et moins coûteux de communiquer par mobile.

    Aux États-Unis, le gouvernement se charge des dépenses sanitaires, quel que soit le coût. Ici, en l’Asie du Sud et du Sud-Est, le marché de la santé dépend beaucoup plus du secteur privé. Les consommateurs sont beaucoup plus sensibles aux prix. Ils font très attention à leur évolution et sont assez sceptiques quant à l’utilité de certains services.

    Il y a par ailleurs en Asie moins de subventions ou d’avantages gouvernementaux pour les entreprises privés spécialisées dans les services de santé, par rapport aux États-Unis. Les business modèles sont donc forcément différents.

    Pensez-vous que les États-Unis maintiendront leur place de leader mondial en e-santé dans les années à venir ?

    Je crois que les États-Unis et l’Europe continueront d’être les leaders mondiaux. Je ne pense pas que cela va changer prochainement au regard de leur leadership aussi bien dans l’éducation quand dans le financement de la recherche.

    Toutefois, cela ne signifie pas qu’on ne trouvera pas de bonnes idées provenant d’Asie. La région apporte souvent un plus au niveau des nouvelles technologies et des innovations en terme de business modèles. Ils parviennent souvent à faire plus avec moins de moyens. Les solutions recherchées sur le marché de la santé asiatique ne proviennent ainsi pas nécessairement d’innovations scientifiques complexes mais peuvent découler d’une adaptation rentable d’anciens systèmes.

    Les entreprises seront forcées de résoudre les problèmes locaux en tenant compte du contexte local. Aux États-Unis et en Europe, elles ne disposeront pas des capacités suffisantes pour résoudre ces problèmes sans compréhension profonde de la culture et de l’environnement asiatiques, à moins qu’elles aient une implantation locale.

  • “Asia can avoid the challenges faced in the US and EU by applying e-health in the future” (H. Nair)

    Hareesh Nair, director of the Asian private equity group Quadria Capital, speaks to H&TI of e-health current trends in South and Southeast Asia.

    He talks about:

    – the important gap between supply and demand for healthcare services in Asia;
    – strengths of Singapore in e-health;
    – main differences between the Asian and US market, which he knows well;
    – The leadership of the USA and Europe in the market.

    What is your opinion on this market in Southeast and South Asia?

    There exists a significant gap between supply and demand for healthcare services in Asia. Many countries here have generally increased and improved their general levels of wealth, their capital, but they have not increased their spending of healthcare compared to the rest of the world.

    The reason why there is a gap is that many economies depend on the private sector for delivering healthcare. The public sector has traditionally not been able to afford significant expenditure investments in this space and the government is taxing the people or taxing corporations to provide healthcare. They provide public partnerships to have domestic and potentially foreign investors to come in and, so, they address that gap.

    E-health, if applied correctly, can be part of the solution to address the gap, therefore creating opportunities for providers of such services in Asia.

    Are companies such as Quadria Capital part of that?

    At Quadria, as one of Asia’s largest private equity funds which focus on private healthcare, we also have played a role in providing significant capital to invest into good healthcare companies, strong management teams who can scale their business models and provide healthcare services for the private sector to help feed the gap.

    As a firm, we have played a significant role in helping the private sector to feed that gap. For example, one of our Partners, Dr. Amit Varma, helped grow Fortis into one of the largest healthcare groups in India. Since then, Amit, Abrar, and the Quadria team have invested capital into over 10 large healthcare groups. Other groups in Southeast Asia, like Parkway in Singapore, or KPJ in Malaysia, are also feeding that gap in private sector.

    So it is interesting to set up an e-health business in Asia…

    The Asian pharma sector along would surpass the combined United States and the Europe spending by 2020 at $750B. This provides further context that, Asia is, in my view, a significant market that is worth investing in.

    Dr. Kevin Yap, a lecturer specialized in e-health, told H&TI that he thinks Singapore can make a difference in the international e-health market through its expertise in telemedicine and mostly in cyber-pharmacy. Do you agree?

    Singapore can make a difference in telemedicine, certainly, but the focus should go beyond the city-State. Telemedicine is a very broad area. It may be the field of primary consultation or second opinion, or diagnostic industrialization or teleradiology and also of remote care or mobile diagnostic. There is so many different topics! Singapore may not develop all the solutions.

    I think that many countries, many companies have creative ideas to resolve local problems and help with finding solutions. In Singapore, you have the issue that many of the private hospitals in the country depend on foreign patients to fill capacity. So how do you find patients that connect from overseas to their providers in Singapore. How to provide with get access to credible diagnostic therapy or even just medical consultations? That may be Singapore’s problem, to find patients they come in.

    Each country has his own issues that he is dealing with. Is there one company that is going to solve all of the problems? I don’t think so anytime soon. Even if Google and Microsoft have tried, they haven’t succeeded yet to be the one stop solution for all e-health. I believe successful companies will be working closely with doctors and hospitals for implementation, not just the consumer.

    Is there a real difference between the Asian market and the others, like the US market for example as you know it quite well?

    The US is the largest healthcare economy in the world, by far. They are now spending over 2,5 trillion dollars every year, meaning 16 or 17 % of GDP of the country. They are looking for different solutions than those Asian countries are looking for. In the US, they are looking for efficiency in terms of cost and provisions as opposed to Asia which is more focus on giving access to high quality care.

    One driver of efficiency in the US has resulted in the HITECH Act, which is a government proposal that has encouraged hospitals to have access to technology solutions in order to improve healthcare.

    The good thing about Asia is that the region is not depending on legacy systems and processes, so, they can avoid to make the challenges faced in the US and Europe by applying e-health in the future. For example, people are communicating on mobile phone here. Asia don’t need to put lines and cables across the entire continent like they did in western countries. That is actually positive, that is much more efficient and cheaper to communicate that way.

    In the US, the government will pay for healthcare, whatever it cost. But here, in South east and South Asia, healthcare is much more dependent to the private sector. We have a private market in which consumers are much more sensitive to pricing. They will be much more vigilant to pricing crisis and skeptical of what value services can bring.

    There are less government subsidies or benefits that you private enterprise may depends on compared to the United States for healthcare service. So, models will have to be different.

    In your opinion, will US still the world leader in e-health in the coming years?

    I feel that the US and Europe will continue to be the world leader in developing health technology. I don’t think it is going to change any time soon given leadership in education and research funding.

    However, that doesn’t mean that you won’t find good ideas coming from Asia. Asian intervention in most of economies is coming from the technology and from innovations in terms of business model. In Asia, they may actually find ways to do more with less. The solutions to the Asian healthcare problems don’t necessarily stem from complicated ground breaking scientific innovation, but rather cost effective means of innovating old processes.

    Asian intervention in most of economies is coming from the technology and from innovations in terms of business model. In Asia, they may actually find ways to do more with less. Companies will be forced to resolve local problems with local restraints, and businesses in the US and Europe will not have adequate ability to solve these problems without deep understanding of the culture and environment unless they are local.

  • Des tarifs d’assurances modulables en fonction du comportement proposés par Generali

    Des bonus et des avantages financiers, c’est ce que propose Generali à ses assurés allemands « qui prennent soin de leur santé », à compter du 1er juillet 2016. Generali annonce par ailleurs le 23 juin 2016 que son offre « Vitality » sera prochainement lancée en Autriche et en France.

    Le programme Vitality est basé sur le volontariat. Les tickets de caisse des supermarchés bio, les visites médicales préventives ou encore les inscriptions aux salles de fitness, sont autant de preuves utilisées par « Vitality » pour proposer des réductions allant de 11 à 16 % sur les primes d’assurance. Une application Android permet également aux clients de transmettre des données de santé très précises sur le nombre de pas qu’ils exécutent chaque jour, ou sur leur pression artérielle.

    La commercialisation de cette offre est le résultat d’un partenariat signé entre Generali et l’assureur sud-africain Discovery en novembre 2014.

    « Les assureurs jouent une rôle essentiel dans la protection de leurs clients quand les choses vont mal. Mais nous pensons que la prévention est un rôle tout aussi important pour Generali. Le programme Vitality vise à motiver nos clients pour qu’ils aient une meilleure vie et fassent des choix plus sains, à leur bénéfice et à celui de la société  » a déclaré le Pdg du groupe Generali, Philippe Donnet.

    Marisol Touraine a exprimé ses inquiétudes sur ce type d’offre à l’occasion du colloque Big Data en santé du 4 juillet 2016 :

    « Les professionnels de santé doivent pouvoir plus facilement utiliser les données recueillies dans les établissements de santé pour la recherche clinique et l’amélioration des prises en charge.

    A l’inverse, les patients font part de leurs inquiétudes à l’idée que les assureurs puissent accéder à ces données. Ces craintes sont légitimes et je les partage. C’est pourquoi j’ai spécifiquement interdit, dans la loi, leur accès direct aux données de santé.

    J’ai par ailleurs allégé les contrôles a priori et renforcé les contrôles a posteriori. C’est la contrepartie indispensable à un accès plus simple. Dans le cadre maintenant établi par le Règlement européen adopté en mai dernier, nous travaillerons avec Axelle Lemaire à l’alourdissement des sanctions en cas de mésusage des données. »

  • Stratégie nationale e-santé 2020 : 750 M€ dédiés au numérique (Marisol Touraine)

    La mise en place à l’automne 2016 d’un conseil stratégique e-santé, une extension dés juillet 2016 du télésuivi pour les patients diabétiques ou souffrant d’insuffisance respiratoire, cardiaque ou rénale et l’allocation de 750 M€ dédiés au numérique et aux outils de coordination autour du parcours de soins et nomination prochaine d’un administrateur des données de santé, ce sont les quatre annonces faites le 4 juillet 2016 par Marisol Touraine dans le cadre de la présentation à Paris de la stratégie nationale e-santé d’ici à 2020.

    Les 750 M€ dédiés au numérique seront financés sur l’enveloppe de 2 Mds€ sur 5 ans à destination des établissements de santé annoncée par Marisol Touraine le 24 mai 2016.

    La ministre des Affaires sociales et de la Santé a décliné en 4 axes cette stratégie nationale e-santé:
    • Mettre le citoyen au coeur de l’e-santé
    • Soutenir l’innovation par les professionnels de santé
    • Simplifier le cadre d’action pour les acteurs économiques
    • Moderniser les outils de régulation de notre système de santé

    Axe 1 : Mettre le citoyen au coeur de l’e-santé

    Renforcer et simplifier l’accès aux soins

    • Faciliter l’accès aux soins par la télémédecine
    • Simplifier les démarches administratives

    Développer les services au patients pour favoriser leur autonomie

    • Faciliter l’accès des patients à leurs informations médicales avec un DMP enrichi téléchargeable sur mobile
    • Mieux informer sur la santé et l’offre de soins à travers le service public d’information en santé
    • Faciliter le suivi par les patients de leurs indicateurs de santé avec le déploiement d’expérimentations de télésurveillance et l’appui au développement de labels pour les objets connectés de santé

    Outiller la démocratie sanitaire

    • Promouvoir l’expression collective des patients et citoyens avec la mise en place d’une plateforme publique en ligne
    • Permettre la contribution individuelle à l’amélioration du système de santé avec la mise en place d’un portail public par le ministère de la Santé et soutenir des projets de co-innovation à travers des living-labs
    • Favoriser l’usage du numérique par les associations de patients et d’usagers à travers des appels à projet pour offrir de nouveaux services.

    Axe 2 : Soutenir l’innovation par les professionnels de santé

    Développer la formation des professionnels de santé autour du numérique

    • Renforcer la formation initiale et la formation continue en matière d’informatique médicale en lien avec les facultés de médecine

    Soutenir les professionnels de santé  qui s’engagent dans l’innovation numérique

    • Renforcer la visibilité des programmes d’appui aux professionnels porteurs de projets innovants et prendre en compte le critère d’innovation dans les projets financés par la puissance publique
    • Appuyer et sécuriser les professionnels de santé dans le recours aux objets connectés à travers leur évaluation an matière de pertinence, de fiabilité médicale et de protection des données

    Accompagner le développement des systèmes d’aide à la décision médicale

    • Faciliter l’exploitation numérique des connaissances médicales (dossiers patients, comptes-rendus, lettres de médecins)
    • Utiliser les outils numériques pour simplifier l’utilisation des RPC par les professionnels

    Soutenir la co-innovation avec les patients et les industriels

    • Favoriser la co-construction des solutions numériques entre start-up, professionnels de santé et citoyens-patients par des appels à projet et l’ouverture d’espaces collaboratifs
    • Accompagner la professionnalisation des living-labs en santé par une cartographie réalisée par le ministère en vue de favoriser les synergies

    Axe 3 : Simplifier le cadre d’action pour les acteurs économiques

    Etablir une gouvernance plus lisible et ouverte de l’e-santé

    • Optimiser la répartition des rôles entre les acteurs de la régulation avec la mise en place d’une instance nationale, le conseil stratégique e-santé, et une adaptation de l’organisation du ministère (qui fera l’objet d’une annonce au deuxième semestre 2016)

    Favoriser le partage de priorités entre acteurs publics et économiques en matière de systèmes d’information

    • Priorité donnée au déploiement d’outils d’aide à la coordination des soins, DMP, messageries sécurisées, répertoires partagés, services nécessaires au déploiement de la télémédecine
    • Renforcement par le ministère de la coordination des expérimentations locales et fixation plus précise des conditions de leur évaluation en vue d’une généralisation

    Clarifier les voies d’accès au marché des solutions e-santé

    • La puissance publique assurera financement et régulation des systèmes informatiques collectifs tels que le système de l’authentification
    • Les professionnels et établissements de soins financeront leur propre équipement informatique en limitant l’intervention de la puissance publique à des incitations financières ou des aides ponctuelles
    • Mise en place par le ministère d’une structure dédiée à l’innovation

    Déployer un cadre d’interopérabilité facilitant l’intégration des innovations

    • Elargissement du périmètre des référentiels d’interopérabilité
    • Définition de normes pour les documents échangés  par les professionnels de santé et adoption de terminologies médicales communes dans les secteurs clés de la prise en charge des patients

    Axe 4 : Moderniser les outils de régulation de notre système de santé

    Assurer la sécurité des systèmes d’information

    • Accompagnement par le ministère de la Santé par un plan d’action à court terme de la mise en oeuvre de la politique générale de sécurité des systèmes d’information

    Développer les méthodes d’évaluation adaptées à l’e-santé

    • Les pouvoirs publics et la HAS vont développer des méthodologies impliquant les professionnels et les patients

    Le numérique au service de la veille sanitaire

    • Organismes de recherche et agences de santé vont développer de nouveaux outils pour anticiper les épidémies et faciliter la lutte contre les maladies infectieuses

    Lever les freins au développement du big-data au service de la santé

    • Des mesures concrètes seront annoncées par le ministère de la Santé à l’été 2016 pour soutenir des projets prioritaires de big data et un administrateur des données de santé sera nommé pour travailler avec l’administrateur général des données

     

  • RPC

    Recommandations de pratiques cliniquesnull

  • E-santé : la fondation Pierre Fabre lance un observatoire dans les pays du sud

    Suivre les initiatives en provenance des pays d’Afrique, d’Asie du sud-est et d’Inde en matière de e-santé et plus particulièrement en :

    • formation des personnels de santé,
    • télémédecine,
    • ECC (Information, Education et Changements des Comportements)
    • suivi des patients et données médicales,

    telle est la mission que s’est donnée la fondation Pierre Fabre à travers son observatoire de la e-santé dans les pays du sud officiellement lancé le 4 juillet 2016.

    « L’objectif premier de cet observatoire est de réaliser un recensement pertinent des initiatives en matière d’e-santé, de façon à mettre ces informations à disposition de la communauté scientifique, médicale et économique et d’offrir à ces initiatives des chances de se développer, » annonce la Fondation Pierre Fabre sur son site Internet.

    Les 9 initiatives présentées à l’occasion de la conférence de lancement

    • Djantoli, Mali, Burkina Faso : application pour le suivi médical des enfants,
    • DoctorGratis, Indonésie, Nigeria : téléconseil médical pour tous,
    • E-diabete.org, Sénégal, Mali, Côte d’Ivoire : formation des professionnels de santé à la prise en charge du diabète,
    • GiftedMom, Cameroun, Nigéria : application mobile/SMS pour la santé materno-infantile,
    • Jokko$anté, Sénégal : pharmacie communautaire virtuelle,
    • Mclinica, Philippines, Vietnam, Thaïlande : mise en réseau des pharmacies, des laboratoires et des patients,
    • MedTrucks, Sénégal, Mali : unités mobiles d’équipements médicaux,
    • Mos@n, Burkina Faso : application mobile pour la santé maternelle et infantile

    Partenaires et consultants de l’observatoire

    Les partenaires de l’initiative

    • Catel
    • StartupBRICS

    Les consultants

    • Bertin Nahum, PDG et fondateur de MedTech
    • Demba Diallo, Directeur associé et fondateur d’Innhotep
    • Gilles Babinet, Digital Champion pour la France auprès de la Commission européenne
    • Jean-Luc Clément, Conseiller pour la recherche de la Direction des relations européennes et internationales et de la coopération, Ministère de l’Education Nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche
    • Mehdi Benchoufi, Président du Club Jade
  • Création d’un cluster consacré à la e-santé à Amiens

    Améliorer le parcours des patients dans toutes les étapes de soin, c’est l’objectif du cluster e-santé dont la création a été officialisée le 29 juin 2016 par la métropole d’Amiens. Ce cluster est dédié au développement des projets d’innovation et de recherche collaborative sur le parcours de santé individualisé.

    La création de ce cluster e-santé est l’aboutissement d’un travail de préfiguration mené par une équipe composée de chercheurs, de praticiens et de responsables d’entreprises de ce secteur qui en ont défini l’axe stratégique. « Un axe qui repose sur deux volets: un travail sur les données, leur collecte et leur analyse pour une médecine individualisée et un second volet, plus pédagogique, sur la simulation des pratiques et les outils numériques de formation des professionnels », précise le délégué à l’emploi et à l’innovation de la métropole d’Amiens.

    La création du cluster est un élément du Pacte pour l’emploi et l’innovation 2014-2020 lancé par Amiens Métropole et qui repose sur trois pôles, le design numérique, les technologies de santé et l’autonomie énergétique. La Métropole indique avoir prévu un financement de 130 000€ pour amorcer le projet.

    Un « biolab », pépinière d’entreprises ayant pour objectif d’accompagner le développement des projets e-santé, devrait voir le jour d’ici à 2018 sur la ZAC Intercampus d’Amiens qualifiée en pôle d’activité dédié à la santé.

    Le groupement d’intérêt public Midi Picardie Informatique Hospitalière (MiPih) prévoit d’y installer un data center et, selon les responsables de la Métropole, Medelopt, une start-up développant un casque de diagnostic de l’activité cérébrale, et Orthorobs, spécialisée dans la création d’orthèses et de prothèses, ont manifesté leur intention d’intégrer ce biolab.

  • MiPih

    Midi Picardie Informatique Hospitalièrenull

  • Maladie de Parkinson : amélioration des performances motrices par la stimulation cérébrale profonde

    Une amélioration notable de la qualité de vie des patients: rendu public par le CHU de Saint-Etienne le 20 juin 2016, ce résultat a été observé chez des parkinsoniens stéphanois ayant bénéficié d’une technique chirurgicale consistant à provoquer la stimulation cérébrale profonde grâce à deux électrodes implantées dans le cerveau. L’opération améliore de 70 % les performances motrices, symptômes les plus invalidants, des patients parkinsoniens et permet de réduire les traitements médicamenteux de 40 à 60 %.

    Mise au point par le CHU de Grenoble, cette technique est utilisée depuis mai 2015 au CHU de Saint-Étienne.

    La maladie de Parkinson touche 1 % des plus de 65 ans. Entre 100 000 et 120 000 personnes sont touchées en France, ce qui représente 8 000 nouveaux cas par an, selon l’Inserm. D’après l’OMS, l’estimation du nombre de personnes souffrant de cette pathologie s’élève à 6,3 millions au niveau mondial. C’est la deuxième cause de handicap moteur chez le sujet âgé après les accidents vasculaires cérébraux, et on dénombre 3 500 décès chaque année en France.

    L’incidence de cette pathologie augmente en lien avec le vieillissement de la population. Associée aux autres maladies neurodégénératives comme la maladie d’Alzheimer, cette incidence devrait dépasser le cancer et se positionner au deuxième rang de la mortalité vers l’année 2040, selon l’OMS.

    D’un point de vue économique, les coûts directs et indirects de cette pathologie, incluant les coûts de traitement (environ 780 millions d’euros), sont « considérables », d’après l’OMS.

    Correction des symptômes parkinsoniens grâce à deux électrodes cérébrales

    L’intervention chirurgicale nécessité de placer le patient sous anesthésie générale. Elle consiste en l’implantation de deux électrodes dans chacun des deux hémisphères du cerveau. Ces électrodes sont connectées à un stimulateur logé sous la peau soit au niveau de la poitrine, soit au niveau du ventre.

    « Les électrodes sont positionnées dans une petite structure située en profondeur dans le cerveau, le noyau sous-thalamique, qui intervient dans la régulation des mouvements et dont la stimulation permet de corriger les symptômes moteurs de la maladie de Parkinson », explique le CHU de Saint-Étienne.

    D’autres maladies invalidantes, neurologiques, comme le tremblement essentiel, les dystonies, ou psychiatriques tels que les TOC (troubles obsessionnels compulsifs), pourraient bénéficier de cette technique de stimulation cérébrale profonde.

  • Insuffisance cardiaque : un prix de l’innovation pour un système d’assistance ventriculaire

    Le système d’assistance ventriculaire gauche HeartMate 3 fabriqué par Thoratec Corporation aux États-Unis a remporté le prix de l’innovation Cardiostim-Ehra Europace dans la catégorie amélioration des soins aux patients. C’est ce qu’a annoncé le 28 juin 2016 St Jude Medical, la société mondiale de dispositifs médicaux, lors du congrès international d’électrophysiologie et de technologie cardiaque à Nice.

    L’insuffisance cardiaque ventriculaire gauche est la troisième cause de mortalité cardiovasculaire, derrière les AVC et les infarctus du myocarde: d’après la Société européenne de cardiologie elle touche 1 à 2 % de la population adulte dans les pays développés et plus de 10 % des personnes âgées de 70 ans et plus. Cela représente environ 10 millions de personnes dans l’Union Européenne. Les dépenses liées à l’hospitalisation représentent les deux tiers du coût de la pathologie qui constitue 2 % des dépenses de santé dans les pays occidentaux.

    D’après Santé publique France, la prévalence de l’insuffisance cardiaque dans la population française est de 2,3 %. Cela représente 600 000 personnes avec plus de 100 000 nouveaux cas par an. Cette prévalence augmente en raison du vieillissement de la population.

    Le système d’assistance ventriculaire gauche HeartMate 3 permet aux médecins de bénéficier d’une assistance ventriculaire avancée, pour la prise en charge de la gestion des patients souffrant d’insuffisance cardiaque à un stade avancé.

    Utilisation expérimentale

    Le dispositif offre aux patients en attente d’une transplantation une assistance circulatoire ainsi que la diminution du traumatisme du sang qui passe à travers la pompe, améliorant par conséquent le résultat pour ces patients.

    Le taux de survie à 6 mois est de 92 % mais le dispositif n’est pas encore autorisé aux États-Unis, il est uniquement limité à une utilisation expérimentale.

    10 litres de sang par minute

    Techniquement, le HeartMate 3 est implanté au dessus du diaphragme, fixé à l’aorte, sans heurter la circulation naturelle en place mais en fournissant l’énergie nécessaire pour propulser le sang à travers l’ensemble du corps.

    Un contrôleur portable externe et un système de batterie alimentant la pompe sont portés par le patient.
    Le volume de pompe maximal est de 10 litres de sang par minute.

    Cette technologie à impulsion artificielle a pour objectif de diminuer au maximum les événements indésirables chez les patients, afin de remédier, en particulier à la formation de thrombus dans le dispositif.