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  • HITECH

    Health Information Technology for Economic and Clinical Health Actnull

  • « Les GHT, acteurs déterminants de la transition du système de santé » (Roland Michel)

    « Au-delà d’une nécessaire réforme structurelle, l’intégration de 1.100 Hôpitaux Publics dans 130 GHT doit permettre de contribuer à l’adaptation de l’offre de soins à l’évolution des besoins de santé des Français », considère Roland Michel, Conseiller stratégique santé chez Care Insight.

    Dans une Tribune pour Heath & Tech Intelligence, il suggère aux établissements de dépasser la seule logique d’une rationalisation de l’offre de soins et de mise en commun de moyens pour initier et tisser, dés à présent, de nouveaux rapports avec la médecine de ville et les acteurs sociaux et médico sociaux et à rester ouverts au développement de coopérations public/privé.

    Après les Communautés Hospitalières de Territoire auxquels ils succèdent, certains peuvent considérer les GHT comme une nouvelle tentative du secteur public de faire face à la concurrence des groupes de santé privés qui, par des regroupements successifs, sont parvenus à des niveaux d’intégration beaucoup plus élevés. Aboutir à une « stratégie de groupe » comme l’affirme la FHF. D’autres y verront au contraire la poursuite d’une volonté politique de réduire les dépenses hospitalières, faisant des GHT l’instrument d’un plan triennal d’économie, en cours jusqu’à fin 2017 et confirmée par les nouveaux Plan Régionaux de Santé début 2018.

    A la vérité c’est sans doute tout cela à la fois, mais ce n’est pas de loin le plus important. L’essentiel c’est que cette réforme contribue à une véritable transition du système de santé vers un nouveau modèle d’organisation et de prise en charge répondant aux enjeux de santé des Français : les maladies chroniques, l’augmentation de l’espérance de vie et le vieillissement de la population, les inégalités territoriales de santé, mais aussi l’intégration des nouvelles technologies et la prise en compte des transformations qu’elles engendrent.

    La réussite du tournant ambulatoire est conditionnée par une ouverture de l’hôpital hors les murs

     Les projets médicaux partagés sont aujourd’hui au stade de la détermination et des grands objectifs des filières médicales et médico-techniques. Ils ne seront complètement formalisés qu’au 1er juillet 2017. Leur déploiement prendra du temps et on ne peut naturellement que souhaiter que les GHT parviennent à établir une offre de soins graduée par filières, garantissant aux patients des territoires un égal accès à des soins sécurisés et de qualité.

    Mais à ce jour les hôpitaux publics sont déjà tous engagés dans une transformation très profonde de leurs activités chirurgicales et d’explorations fonctionnelles qui doit les conduire à terme à ce que de l’ordre de 80% des actes soient réalisés en ambulatoire. Si les progressions sont déjà considérables, elles bloquent aujourd’hui sur deux obstacles, d’une part des organisations et des mentalités médicales qui doivent encore s’adapter à ce type de pratiques mais aussi et surtout des patients qui ne peuvent être reconnus comme éligibles à l’ambulatoire faute de pouvoir garantir leur retour à domicile ou en EHPAD dans de bonnes conditions.

    Activité de proximité par excellence, requérant des plateaux techniques de 1er ou de second recours, l’ambulatoire suppose un lien très étroit entre l’hôpital et la ville, tant avec les cabinets libéraux, qu’avec le secteur social et médico-social. Il s’agit donc de passer d’une logique très hospitalo centrée à un hôpital hors les murs tissant de nouveaux liens avec des partenaires indispensables pour organiser le retour à domicile. Beaucoup d’initiatives sont donc à prendre par les hôpitaux dans ce sens et cela constitue pour eux une formidable opportunité de faire évoluer significativement leur positionnement territoriale.

    La transformation du système de santé va s’opérer dans les territoires

     C’est au plus près des bassins de vie que sont prises les initiatives les plus innovantes par des professionnels de santé, du social et du médico-social. Elles naissent de la nécessité de répondre aux besoins de prise en charge de populations confrontées à des difficultés d’accès aux soins consécutives à des pénuries médicales, entre surdensification urbaine et dispersion rurale.

    Si le développement des maisons de santé en est le symbole le plus apparent, chacun sent bien désormais qu’il faudra aller au-delà. Si c’est déjà parfois le cas, ces nouveaux modèles d’organisation continuent à faire exception. Mais les esprits évoluent. Les nouvelles générations de médecins généralistes, largement féminisés, ne veulent plus de l’exercice libérale solitaire de leurs ainés et aspirent à un travail d’équipe intégrant directement des soignants, à qui ils envisagent désormais de confier sans réticences des délégations de tâches et de responsabilités, mais aussi des professionnels du social et du médico-social.

    Hors les murs l’exercice devient aussi de plus en plus pluri-professionnel et coordonné. Les spécialistes libéraux ne sont pas de reste et considèrent désormais leur regroupement comme indispensable autour de plateaux techniques nécessitant des investissements conséquents et des renouvellements réguliers.  Beaucoup de nouvelles maisons de santé sont donc amenées à  se mettre en place dans les dix prochaines années, adossées à des plateaux techniques de proximité publics ou privés, laissant espérer un renouveau de la médecine primaire en France, à l’exemple de beaucoup d’autres régions européennes.

    Mais cette perspective très positive suppose là encore que les nouvelles organisations hospitalières publiques découlant des orientations prises par les CHT s’opèrent, dés à présent, dans un dialogue territorial ouvert avec les autres acteurs de santé libéraux et privés, qui à travers leur financement par l’Assurance Maladie, participent également au service public de santé.

    Les Plateformes Territoriales d’Appui sont appelés à jouer un rôle structurant dans l’organisation de l’offre de soins

    Les GHT doivent relever un défi majeur autour de l’objectif de convergence des systèmes d’information qui leur est donné. La diversité des logiciels et leur nombre rend l’exercice difficile et va nécessiter sans doute de nombreuses années. Mais l’arbre ne doit pas cacher la forêt. Dès à présent se pose une autre question : comment organiser les parcours de soins à partir de la santé primaire dans une logique de prise en charge qui prenne en compte non seulement une pathologie, mais l’état de santé global du patient et l’ensemble des données qui y sont associées : situation sociale et conditions de vie.

    Toutes les expériences qui ont été menées dans le cadre du projet « Territoire de soins numériques » et des plateformes TSN qui ont été mises en œuvre, mais aussi d’autres plateformes de ce type, en France et en Europe, montrent que leur ambition première est de décloisonner l’offre territoriale de soins dans ses dimensions sanitaire, sociale et médico-sociale, entre l’ensemble des professionnels, autour de l’organisation des parcours de soins, au travers de portails collaboratifs et de collectes et d’échanges fluides de données. Mais il s’agit aussi pour le public d’accéder à toutes les informations d’ordre collectif et individuel qui facilitent l’accès à l’organisation du système territorial de santé, de la prévention aux consultations et à l’entrée dans des parcours de soins.

    Toutes les nouvelles technologies issues du Numérique sont naturellement présentes dans ce type d’organisation et transforment et facilitent considérablement les relations entre professionnels et avec les patients et leur entourage.

    Il est clair de ce point de vue que la convergence des systèmes d’information ne doit pas être seulement pensée dans une approche interne aux GHT, mais dans une logique d’un hôpital hors les murs ouvert à l’ensemble de ses partenaires libéraux et privés.

    La première vocation des GHT, organiser la subsidiarité en partant des territoires

    Il s’agit donc d’adopter une logique ascendante et non descendante, bottom up, en partant d’un principe simple : laisser aux établissements membres le soin d’organiser l’offre de soins dans les territoires de proximité dont ils ont la charge, en fonction des grands principes de leurs Conventions Constitutives, autour des conventionnements existants et à venir avec les autres acteurs de leur environnement immédiat, dont ils gardent la liberté et construire avec eux des parcours de soins de proximité, qui se déclinent ensuite aux autres échelles du GHT et de ses filières de soins, chaque fois que nécessaire, en utilisant aussi, le plus largement possible, l’apport des nouvelles technologies issues du numérique.         

  • Epipage

    Etude épidémiologique sur les petits âges gestationnelsnull

  • PLFSS 2017 : les rapporteurs désignés à l’Assemblée et au Sénat

    • Gérard Bapt (recettes et équilibre général)
    • Michèle Delaunay (Assurance maladie)
    • Philip Cordery (secteur médico-social)
    • Annie Le Houerou (vieillesse)
    • Arnaud Viala (accident du travail – maladies professionnelles),

    Seront les rapporteurs du PLFSS 2017 à l’Assemblée nationale.

    • Jean-Marie Vanlerenberghe (équilibre financier et Assurance maladie)
    • René-Paul Savary (médicosocial)
    • Caroline Cayeux (famille)
    • Gérard Roche (assurance vieillesse)
    • Gérard Dériot (accidents du travail et maladies professionnelles),

    Seront les rapporteurs du PLFSS 2017 au Sénat.

  • Tiers payant : bénéfice ouvert aux femmes enceintes et aux ALD le 1er juillet 2016

    À partir du 1er juillet, les professionnels de santé pourront proposer la dispense d’avance de frais aux femmes enceintes et aux personnes atteintes d’une affection de longue durée (ALD), a annonce le ministère de la Santé le 30 juin 2016.

    Prévue par la loi de modernisation de notre système de santé, cette nouvelle étape dans la généralisation du tiers payant porte à 15 millions le nombre de Français qui peuvent bénéficier de la dispense d’avance de frais.

    Le 31 décembre 2016, la dispense d’avance de frais deviendra un droit pour tous ces patients. Cette évolution cible volontairement les patients qui reçoivent le plus fréquemment des soins et qui sont donc amenés à dépenser le plus pour leur santé.

    La prochaine étape est la généralisation du tiers payant à l’ensemble des Français. Dès le 1er janvier 2017, tous les patients pourront demander le tiers payant pour la partie remboursée par l’Assurance maladie.

    Cette possibilité deviendra un droit pour chaque Français le 30 novembre 2017.

    9,8 millions de personnes en ALD en 2014 (Assurance maladie)

    • 9,8 millions de personnes ont bénéficié d’une prise en charge totale de leurs soins en 2014 au titre d’une affection de longue durée (ALD). Cela représente 100 000 personnes de plus par rapport aux chiffres de 2013.
    • Ce sont les maladies cardio-neurovasculaires qui touchent le plus de patients en ALD (3,3 millions de personnes) devant le diabète (2,4 millions de personnes), les cancers (2 millions de personnes) et les affections psychiatriques (1,2 millions de personnes).
    • L’âge moyen des patients atteints d’une des 30 ALD listées est de 63 ans, contre 55 ans pour les patients atteints d’une maladie hors-liste et 79 ans pour ceux souffrant de polypathologies.
  • Logiciels de santé : Dedalus rachète Noemalife (actionnaire principal de Medasys)

    Dedalus annonce le 1er juillet 2016 avoir acquis plus de 83 % de Noemalife (actionnaire principal de Medasys), créant ainsi le premier opérateur italien de logiciels de santé.

    Le détail de l’opération

    Dans le détail, Dedalus a finalisé le 1er juillet 2016 l’acquisition de 100 % du capital de Ghenos S.r.l., détenant elle-même 57,3 % du capital de NoemaLife, de 14,94 % des actions de NoemaLife détenues par Tamburi Investment Partners SpA, et de 11,1 % des actions de NoemaLife détenues par Maggioli S.p.A.

    L’acquisition de la majorité du capital de NoemaLife par Dedalus déclenche l’obligation de déposer une Offre publique d’achat obligatoire, portant sur toutes les actions ordinaires en circulation de NoemaLife S.p.A. et cotées au MTA (marché boursier organisé et géré par Borsa Italiana S.p.A.), à un prix par action de 7,40 euros.

    Dedalus lancera une offre publique d’achat volontaire sur les Warrants Noemalife 2012-2017, à un prix par Warrant de 0,423 euro.

    Un CA de 170 M€

    « Avec un objectif de chiffres d’affaires d’environ 170 M€ pour 2016 et une large présence sur l’ensemble de l’Italie, la société qui résultera du regroupement de Dedalus et de NoemaLife sera le leader du marché italien, ainsi que l’un des acteurs majeurs en Europe. Le nouveau groupe sera également, grâce à ses filiales, un opérateur actif en France, en Espagne, au Royaume-Uni, aux États-Unis, en Amérique latine, en Chine, au Moyen-Orient et en Afrique du Nord et en Afrique australe », affirme la société.

    En France, la plateforme d’interopérabilité ville-hôpital de Dedalus vient compléter la plateforme hospitalière Dxcare de Medasys.

  • Snitem

    Syndicat National de l’Industrie des Technologies Médicales

  • Les 15 GHT de l’Ile de France

    l’Agence régionale de santé d’Île-de-France, a arrêté le 1er juillet 2016 la liste des 15 GHT franciliens.

    Deux établissements, le Centre Hospitalier de Provins et l’Etablissement Public de Santé Barthélémy Durand, bénéficient d’un temps de réflexion supplémentaire sur les modalités d’intégration à un GHT.

    Trois établissements de santé n’intègrent pas un GHT en raison de leurs spécificités : l’Etablissement Public de Santé National de Fresnes ; le Centre Hospitalier National d’Ophtalmologie ; l’Etablissement Public de Santé de Ville-Evrard.

  • Découverte de gènes survivant après la mort (revue « Science »)

    Certains gènes auraient une vie après la mort, c’est ce qu’ont découvert des chercheurs américains de l’Université de Washington, lors d’une étude conduite sur des souris et des poissons-zèbres, révélée le 29 juin 2016. Ces gènes survivraient au décès de leur hôte, même lorsque le cœur ne bat plus et n’alimente plus notre cerveau. Certains gènes bénéficieraient d’une autonomie de quelques jours.

    C’est la revue Science qui rapporte les résultats de l’étude : « l’activité de centaines de gènes s’accélère dans les 24 heures suivant le décès de l’animal, chez les poissons certains gènes sont même restés actifs quatre jour après (deux jours chez les rongeurs) ».

    L’équipe de Peter Noble, microbiologiste de l’Université de Washington et auteur d’une étude publiée dans la revue bioRxiv, a analysé ces gènes et leur potentiel fonctionnement dans les tissus après la mort. Il s’agit de gènes stimulant l’inflammation ou le système immunitaire, ou ceux qui aident à lutter contre le stress.

    Certains gènes actifs après le décès seraient ceux que l’ont retrouve chez les embryons. D’autres favoriseraient le développement d’un cancer, pouvant expliquer le risque de cancer chez les patients ayant bénéficié d’une transplantation d’organe provenant d’une personne décédée depuis peu.

  • AVC pendant le sommeil : un dispositif portable pour alerter patients et médecins

    Un dispositif électronique portable élaboré sur la base d’un algorithme qui permet de détecter et alerter les patients à risque et leurs médecins en cas d’ AVC survenant pendant le sommeil, c’est l’objet des travaux sur lesquels la compagnie HINT (Healthcare Innovation in Neurotechnology) a communiqué le 28 juin 2016.

    Nawal Behih, 25 ans, étudiante ingénieur de l’université de recherche McMaster d’Hamilton au Canada et sa compagnie HINT ont été primés au Canada lors de la compétition Hamilton’s Quick Pitch, pour la conception de ce dispositif.

    Ce type d’attaque cérébrale est une urgence médicale car le délai de prise en charge conditionne la gravité des séquelles physiques et intellectuelles du patient.

    Le dispositif présenté par HINT améliore la prévention des risques de décès et laisse espérer une diminution de la perte d’autonomie et du coût financier de la prise en charge quotidienne d’une personne chez qui l’AVC n’aurait pas été détecté.

    Les maladies cardio-vasculaires demeurent la principale cause de mortalité dans le monde avec environ 6,7 millions de décès imputables aux AVC, d’après l’OMS.