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Retrouvez les cartes des GHT par région
H&TI a collecté les informations disponibles sur le terrain pour établir les premières cartes des GHT par région et les différents établissements qui les composent.
Retrouvez ces cartes dans notre dossier : « 135 GHT redessinent la carte hospitalière française ».
135 GHT redessinent la carte hospitalière française (Les cartes par région)
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Télémédecine : la FHF demande un « déverrouillage rapide du modèle économique »
La « nécessité d’un déverrouillage rapide du modèle économique des activités de télémédecine, téléconsultation, téléexpertise » est mise en avant par la FHF le 5 juillet 2016 en réaction à la présentation le 4 juillet 2016 par Marisol Touraine de sa « stratégie e-santé 2020 ».
« La ministre a fait part de son intention d’aller plus loin que les expérimentations déjà engagées. C’est effectivement dans cette direction qu’il convient d’avancer très rapidement, faute de quoi le retard pris – avec un schéma actuel, parcellaire et insécurisant sur la durée, de financements principalement forfaitaires mis en œuvre par les ARS – ne manquerait pas de créer un blocage objectif aux dynamiques de recomposition de l’offre de soins dans le nouveau cadre des groupements hospitaliers de territoire », précise la FHF dans son communiqué.
La FHF rappelle qu’elle a confié en mai 2016 sur ce sujet de la télémédecine une mission de propositions à Pierre Simon visant à proposer un modèle économique pérenne – à la fois pour le champ sanitaire et pour le champ médico-social – reposant sur une logique de financement à l’activité.
Dans la présentation de sa stratégie e-santé, la ministre a évoqué plusieurs mesures destinées à développer la médecine connectée, notamment la ctéation d’un « blue button » à la française, ce dispositif américain qui permet aux patients de visualiser et télécharger toutes leurs données de santé en ligne, pour faciliter l’accès des patients à leurs informations médicales.
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L’avancée de la digitalisation dans les établissements de santé (Etude Cognizant UE-USA)
La gestion médicale digitalisée à 55% dans les établissements de soins en Europe et aux Etat-Unis, c’est l’un des enseignements d’une étude de Cognizant rendue publique le 6 juillet 2016 sur le site Finyear, spécialisé dans l’information sur la transformation digitale.
Cette étude menée auprès de 321 décideurs Européens et Nord-Américains avait pour objectif d’analyser la progression du processus de digitalisation dans les établissements de santé, les banques, les compagnies d’assurance et le commerce de détail.
Les auteurs de l’étude soulignent que « pour être efficace, la digitalisation des processus doit pouvoir s’appuyer sur une parfaite sécurisation des informations et plateformes ». Près de 59 % des répondants ont cité la sécurité des données comme leur principale préoccupation.
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Un plan pour un accès à la médecine génomique en 2025 (Rapport d’Yves Lévy, INSERM)
Faire de la France un leader de la recherche génétique et du séquençage à très haut débit de l’ADN humain, c’est l’objectif visé par les propositions du rapport d’Yves Lévy, directeur de l’Inserm, remis au Premier Ministre, Manuel Valls, et à la Ministre de la Santé le 22 juin 2016.
Intitulé « France Médecine Génomique 2025 », ce rapport détaille les « conditions de mise en œuvre du génome à grande échelle dans le cadre du parcours de soins. »
En pratique, le plan consiste à « mettre en œuvre un parcours de soins générique avec un accès privilégié, commun à tous les patients affectés par les cancers, maladies rares ou communes permettant, à l’horizon 2025, un accès à la médecine génomique pour l’ensemble des personnes concernées. »
L’objectif du rapport est de proposer une vision à long terme du positionnement de la France, l’évaluation de ses enjeux (innovation, développement économique et technologique, implications éthiques).
L’élaboration d’un modèle médico-économique « intégrant la prise en charge par l’Assurance maladie et le développement d’une filière industrielle pour soutenir cette initiative » et s’appuyant sur la mise en place d’une « task force public-privé » est préconisée dans le rapport.
Le jour-même de sa présentation, Marisol Touraine a annoncé que 670 M€ seront consacrés à la création en France de 12 centres dédiés au séquençage du génome.
Ingénierie génomique : une nouvelle dimension
Malgré l’apparition des thérapies géniques dans les années 1990, on plonge dans une nouvelle dimension avec l’avènement en 2013 de l’édition génomique.
Le 21 juin 2016, l’Institut National de la Santé américain a autorisé un essai clinique de thérapie génique anticancéreuse sur l’homme, une première, impliquant l’utilisation de CRISPR-Cas9.
Découper, à la base près, des séquences d’ ADN choisies, réaliser une chirurgie du génome, inactiver ou supprimer un gène, voire le remplacer par un autre, est désormais possible.
L’objectif est de prendre en charge, à l’horizon 2020, environ 235 000 séquences de génomes par an correspondant à 20 000 patients atteints de maladies rares, et leurs familles (environ 60 000 génomes) et 50 000 patients prioritaires car atteints de cancers métastatiques/réfractaires au traitement.Transmission irréversible à la descendance
En 1997, la France et 28 autres pays signent la convention d’Oviendo, ratifiée en 2011 : elle consacre l’interdiction d’exercer des modifications génétiques transmissibles à la descendance.
Pour l’heure, thérapies géniques ou CRISPR ne sont autorisées que pour une application thérapeutique sur les cellules somatiques du foie ou des muscles.Les trois outils d’ingénierie génomique existant
- TALEN (Transcription activator-like effector nuclease) et ZFN (Zinc finger nuclease), nécessitant plusieurs mois de développement et faisant intervenir une protéine reconnaissant l’ADN à découper
- CRISPR, courtes répétitions en palindrome regroupées et régulièrement espacées, identifiant directement l’ADN, via un ARN guide, élaboré en quelques heures
Avril 2015 : première modification génétique d’embryon humain
Optimisation de la précision, de la rapidité, du prix par rapport aux thérapies géniques classiques, les CRISPR se sont invités dans les laboratoires du monde entier : un millier d’études publiées en moins de deux ans d’existence, des millions d’euros investis dans des projets de recherche ou start-up.
Avril 2015, le biologiste chinois Huang Junjiu réalise la première modification génétique d’embryon humain via la technique CRISPR-Cas9 : des ciseaux moléculaires sont utilisés afin de traiter une maladie monogénique : la bêta-thalassémie.Utilités et bénéficiaires
L’édition génomique et ses nombreuses futures applications thérapeutiques ne se destinent qu’aux pathologies dont les gènes ont été parfaitement identifiés et caractérisés comme la myopathie de Duchenne par exemple, liée à une anomalie du gène DMD.
A l’heure actuelle il est possible d’introduire chez la souris un CRISPR dans le muscle pour modifier le gène déclencheur de la maladie.
VIH, leucémie ou mucoviscidose sont des pathologies pour lesquelles la technique est expérimentée.Obstacles techniques
Avant de commercialiser ce type de traitement chez l’homme il est indispensable de pallier le fait que les CRISPR manquent parfois leur cible et découpent un autre gène que celui visé.
Ce sont les effets dits « off-target », néanmoins prévisibles informatiquement.
Il s’agit d’identifier les séquences ressemblant considérablement à la cible afin de prédire, limiter et idéalement éviter les cassures indésirables, impliquant par exemple la délétion d’un gène indispensable au fonctionnement du système immunitaire.
La délivrance du système CRISPR-Cas9 relève du challenge : cibler les organes, introduire le bistouri génétique grâce à un virus ou en sortant les cellules de l’organisme pour les réimplanter modifiées ensuite.Limites éthiques
Modifier de l’ADN avec des outils d’ingénierie génomique comme CRISPR-Cas9 implique l’émergence de questionnements éthiques et législatifs complexes.
La thérapie génique, consistant à introduire un gène médicament dans un organisme, soulevait déjà les enjeux sociétaux des biotechnologies appliquées à la santé.- Peut-on modifier l’ADN d’embryons humains et donc celui des générations futures ?
- Comment contrôler ces nouveaux OGM ?
- Peut-on manipuler les embryons humains pour optimiser les taux de réussite des FIV ?
- Doit-on réaliser des expérimentations pour créer de nouvelles formes de vie ou recréer des espèces disparues ?