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Palmarès des Trophées de la e-santé 2016 (Université d’été de la e-santé à Castres)
• Prix spécial Pierre Fabre : JokkoSanté par Sensys solutions,
• Prix m-santé : Salvum par Abeilles Multimédia,
• Prix m-santé pro: maPui,
• Prix télémédecine: Oscult par Oscadi SAS,
• Prix Big Data : Radiomics Enabler par Medexprim,
• Prix coordination des soins : Capri par l’Institut Gustave Roussy,
• Prix autonomie : Resilient innovation,
• Prix étudiant : PIM-CHECK par les Hôpitaux Universitaires de Genève,
• Prix des internautes : Oscult par OscadiI SAS,
• Prix coup de cœur : Noa par l’Université de Nantes,tel est le palmarès de la 10e édition des Trophées de la e-santé qui ont été remis le 6 juillet 2016 à Castres dans le cadre de l’université d’été de la e-santé.
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Négociation conventionnelle : 743,3 M€ de revalorisations pour les médecins (Assurance maladie)
743,3 M€, c’est, selon un document communiqué le 6 juillet 2016 par l’Assurance maladie, le montant en année pleine des revalorisations qu’elle a prévu d’accorder aux médecins dans le cadre de la convention médicale pour laquelle une nouvelle réunion de négociation est programmée le 7 juillet 2016.
Le passage de 23 à 25 euros de la consultation de base que l’Assurance maladie est prête à accorder aux praticiens sur deux ans (24 euro à partir du 1er avril 2017, 25 euros en avril 2018) coûterait près de 450 M€, a précisé Nicolas Revel, directeur général de l’Assurance maladie, dans un entretien accordé aux Echos et publié le 7 juillet 2016.
L’assurance-maladie confirme par ailleurs sa volonté d’une nouvelle hiérarchisation des consultations à 4 étages:
• La consultation de base à 25 euros d’ici à 2018
• La consultation coordonnée et de suivi serait progressivement portée à 30 euros d’ici à 2018 (coût:17,9 M€). Les consultations « en urgence », avec adressage vers un autre spécialiste dans les 48 heures, entraîneraient une majoration spécifique de 3 euros pour le médecin traitant et de 15 euros pour le spécialiste correspondant (coût: 27,6 M€ ).
• La consultation complexe bénéficierait d’un tarif à 46 euros et la consultation très complexe à 60 euros (coût: 52 M€).
• La consultation d’annonce pour les patients atteints de cancer ou de pathologie neurologique grave ou neuro-dégénérative passerait à 60 euros, comme la visite longue effectuée par le médecin traitant pour les patients atteints de pathologies neuro-dégénératives.Les propositions de l’Assurance maladie reprennent aussi l’idée du « forfait structure » dont le montant n’est toujours pas précisé et qui se diviserait en deux volets. Le premier (60 % de la rémunération) cible l’équipement du cabinet avec des indicateurs prérequis (logiciels métier, messagerie sécurisée, version récente du cahier des charges SESAM Vitale, taux de télétransmission minimum, affichage des horaires d’ouverture du cabinet). Le deuxième volet, sous forme de bonus, porte sur les services supplémentaires aux patients (40 % du forfait). Parmi les indicateurs : le taux de dématérialisation, la capacité à coder certaines données de patientèle ou le secrétariat.
Au total, les mesures liées au contrat d’accès aux soins et à la ROSP représentent un coût de 105 M€ pour l’Assurance maladie
Nicolas Revel souligne le « niveau d’engagement très important » que représentent ces propositions dont il affirme qu’elles ont « vocation à s’inscrire dans le strict respect » des économies demandées à l’Assurance maladie.
Voici les premières réactions des syndicats de médecins qui participent depuis février 2016 à la négociation conventionnelle (CSMF, FMF, SML, MG France et Le Bloc) après la publication des propositions de l’Assurance maladie:
• « Un calendrier inacceptable », selon MG France (à propos de l’étalement sur 2 ans de la revalorisation de la consultation de base, ndlr)
• « Il fallait oser! », estime la FMF à propos de cette mesure
• « Nous proposer cela après 15 semaines de négociations, on est loin du compte », déclare le SML.Syndicats de médecins et Assurance maladie ont jusqu’au 28 août 2016 pour trouver un accord permettant la mise en oeuvre de la nouvelle convention médicale à partir de septembre 2016.
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Remarcher grâce à des implants dans le cerveau
Un exosquelette piloté par la pensée, c’est le projet du laboratoire Clinatec. Ce projet, baptisé Emy, repose sur un principe simple : imaginer un mouvement ou l’exécuter provoque la même activité électrique cérébrale au niveau du cortex moteur.
Clinatec a donc conçu un dispositif médical implantable dans la boîte crânienne, dans la partie du cerveau appelée la dure-mère. Ce dernier enregistre les signaux cérébraux émis lorsqu’une personne à l’intention d’effectuer un mouvement, puis les décodent en temps réel et actionnent les moteurs de l’exosquelette en fonction du mouvement souhaité.
« Sans besoin de commande extérieure pour provoquer le mouvement, la personne tétraplégique retrouverait ainsi une grande part d’autonomie, » précise Clinatec en présentant le projet Emy sur son site Internet. Avec ce système, les problèmes de lourdeur et d’autonomie auxquels sont confrontés beaucoup de concepteurs d’exosquelettes se trouveraient ici résolus.
Biocompatibilité des implants
Des années de recherche ont déjà été menées pour tester la biocompatibilité des implants et leur utilisation à long terme. Ils sont aujourd’hui conformes aux normes rigoureuses qui s’appliquent aux dispositifs médicaux implantables. Fin 2015, Clinatec a reçu l’autorisation de la Direction de la Recherche Clinique et de l’Innovation du CHU de Grenoble, et des autorités réglementaires – Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé, et Comité de Protection des Personnes – de démarrer l’essai clinique. Ce protocole prévoit l’inclusion de 5 sujets tétraplégiques sur une période de 5 ans.
Un projet évalué à 35 M€
Le coût total de ce projet de grande envergure est évalué à 35 millions d’euros, dont 18,5 en partenariats publics et investissements en fonds propres, et 12,2 millions d’euros en mécénat. La phase de réalisation des essais cliniques avec 4 patients et d’amélioration de l’exosquelette qui doit durer 2 ans est par exemple estimée à 3,7 millions. Pour mener à bien l’ensemble de ses projets – et pas seulement l’exosquelette -, Clinatec a d’ailleurs lancé une campagne de dons afin de recueillir 30 millions d’euros. Elle devait s’achever le 30 juin 2016.
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GHT : première analyse et liste des exceptions
• 135, c’est le nombre définitif de GHT constitués sur l’ensemble du territoire métropolitain et d’Outre-Mer.
• Chaque GHT regroupe en moyenne 6,6 établissements.
• Les bassins de population couverts vont de 200 000 à 2 millions d’habitants.Plusieurs établissements bénéficient de délais supplémentaires pour rejoindre un GHT et certains ont obtenu des exemptions ou dérogations et restent donc indépendants des GHT.
Des frontières administratives pas toujours suivies
- dans 3 régions, le découpage est entièrement départemental : Centre Val de Loire, Pays-de-la-Loire, Provence-Alpes-Côte d’Azur ;
- 37 GHT sont départementaux ;
- 60 GHT sont infradépartementaux ;
- 30 GHT sont interdépartementaux ;
- 1 GHT s’étend sur deux régions : 2 établissements de la région Grand Est (Langres, Chaumont) rejoignent le GHT 21-52, dont l’établissement support est le CHU de Dijon.
Des tailles fortement variables
- la moyenne d’établissements par GHT est de 6,6 ;
- la médiane du nombre d’établissements par GHT est de 6 ;
- 12 GHT comptent deux établissements : GHT Nord Franche Comté, GHT psychiatrique Doubs-Jura, GHT Saint Martin Saint Barthélémy, GHT Aisne Sud, GHT du Douaisis, GHT 93-95, GHT 94 Nord, GHT 94 Est, GHT Nord-Essonne, GHT Navarre Côte basque, GHT de la Vienne, GHT de Guyane (1er janvier 2017) ;
- le plus grand GHT, le GHT de la Loire, compte 20 établissements ;
- le bassin de population couvert par un GHT va d’environ 200 000 habitants à 2 millions d’habitants (Bouches-du-Rhône).
Les dérogations
Bourgogne-Franche-Comté
- les Hospices Civils de Beaune sont associés aux travaux du GHT 21-52 et devront rejoindre un GHT au plus tard le 1er juillet 2017 ;
- le centre hospitalier spécialisé de l’Yonne (psychiatrie) est associé aux travaux des projets médicaux partagés des GHT Nord Yonne et Sud Yonne-Haut-Nivernais et devra rejoindre un GHT au plus tard le 1er juillet 2017.
Bretagne
Le centre hospitalier Guillaume Régnier (EPSM) est exempté de rejoindre le GHT Haute Bretagne
Guadeloupe
- le CHU, le CH de Marie Galante et le CH gérontologique du Raizet ont un délai supplémentaire « afin de finaliser les conditions d’un fonctionnement plus intégré alliant GHT et direction commune avec un projet médical partagé, d’ici le 1er janvier 2017 » ;
- le CH de Montéran, « afin de lui permettre, en liaison avec le CHU de Pointe à Pître, de poursuivre la mise en place d’un établissement public de santé mentale qui regroupera toute la psychiatrie en Guadeloupe à compter du 1er janvier 2017 ».
Hauts de France
Deux établissements psychiatriques ont une dérogation : le CH interdéparmental de Clermont (Oise) et l’EPSM de Prémontré (Aisne).
Martinique
- Le CHU de Martinique est associé au GHT Centre/Sud « au titre de ses missions d’enseignement et formation initiale des professionnels médicaux, de référence et de recours, de recherche et de gestion de la démographie médicale, par une convention d’association, mise en place avec l’établissement support du GHT Centre Sud. »
- Le CH Maurice DESPINOY (psychiatrie), le CHI Lorrain-Basse-Pointe et le CH Nord-Caraïbe ne sont pas intégrés au GHT.
Nouvelle Aquitaine
Deux établissements psychiatriques bénéficient d’une dérogation : les CH H. Laborit de Poitiers et Camille Claudel d’Angoulême.
Occitanie
L’EPSM de Thuir bénéficie d’une dérogation.
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« Attention aux faux espoirs » (Patrice Tripoteau, APF)
« Certains patients ont l’espoir qu’un robot leur permettra d’être à nouveau en capacité de marcher », souligne Patrice Tripoteau, directeur général adjoint de l’Association des paralysés de France (APF).
Pour lui, « les patients doivent pouvoir exprimer leurs attentes » auprès des chercheurs.
Les personnes privées de l’usage de leurs jambes peuvent-elles avoir l’espoir de remarcher un jour ?
Certains paraplégiques ou des enfants malades ont effectivement l’espoir qu’un médicament ou un robot leur permettra d’être à nouveau en capacité de marcher. Mais d’autres, ceux qui n’ont jamais marché par exemple, n’ont pas ce rêve. Cependant, il est important que des organismes de recherche ainsi que des start-up mènent des recherches dans ce domaine. Et même si leurs travaux ne sont pas aboutis, ils font progresser la recherche. En outre, remarcher s’avère parfois une demande parce que de nombreux lieux sont encore inaccessibles en fauteuil. Essayer de lever ces obstacles donnera sans doute des résultats plus rapides que la recherche sur les exosquelettes.
Quelles sont principales réserves concernant les exosquelettes ?
Tout d’abord, nous avons la crainte que la médiatisation de prototypes fasse naître de faux espoirs. Dernièrement, des chercheurs espagnols ont par exemple présenté le premier exosquelette de marche pour des enfants souffrant d’amyotrophie spinale. Ce robot ne concerne qu’une population très spécifique mais il suscite de l’espoir chez d’autres personnes en situation de handicap. C’est pourquoi nous nous montrons très prudents quand des avancées de ce type sont annoncées. Par ailleurs, les exosquelettes existants sont encore très contraignants. Porter un tel équipement vous fait ressembler à Robocop et c’est plus stigmatisant qu’autre chose. Cependant, les exosquelettes sont utiles en rééducation pour retrouver la station debout et la locomotion. En revanche, marcher comme tout le monde, ce n’est pas pour demain. Peut-être pour après-demain…
Etes-vous associés aux recherches sur les exosquelettes ?
Les personnes en situation de handicap sont de plus en plus sollicitées par les chercheurs ou les ingénieurs des start-up. Elles le sont via des études qui sont menées dans des centres de rééducation ou encore grâce à l’émergence des living lab. Elles doivent absolument pouvoir exprimer leurs attentes. Et des associations comme les nôtres doivent les relayer.