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  • La gestion des big data au cœur de la réforme du système de santé chinois

    En Chine, la gestion des big data fait partie des défis principaux auxquels se retrouvent confronté les acteurs de l’industrie, au cœur d’un système de santé en pleine mutation.

    L’un des objectifs du gouvernement est de créer d’ici 2020 une base nationale de données de santé unique. Pour l’instant, le recueil des informations médicales est décentralisé ; chaque province dispose de son propre dispositif.

    D’autres solutions sont envisagées par des sociétés privées pour améliorer le système, comme Baidu, qui tente d’exploiter de nouvelles technologies dédiées au cloud computing pour améliorer l’efficacité des chercheurs et du personnel médical.

    Derrière cette exploitation des informations de santé se pose la question de la sécurité et de la confidentialité des données, sur laquelle les autorités commencent tout juste à se pencher.

    H&TI fait le point sur ce secteur complexe mais prometteur.

    La difficile construction d’une base de données unique

    Passer de multiples systèmes régionaux à une base de santé nationale unique, c’est l’un des challenges actuels du gouvernement chinois.

    En juin 2016, le Conseil d’État a émis une circulaire dans laquelle il présente ses suggestions pour tenter de faire face au développement croissant des big data dans le domaine de la santé.

    Jin Xiaotao, vice-ministre de la Commission nationale de la santé et de la planification familiale chinoise (NHFPC), a annoncé avoir entamé des discussions à propos de la mise en place d’ici 2020 d’une plateforme nationale regroupant l’ensemble des données de santé du pays.

    Les lignes directrices du projet auraient été approuvées en Conseil des ministres début juin ; elles n’ont pas encore été présentées publiquement. Seule information transmise : la plateforme sera centrée sur l’état de santé des patients, le contrôle et la prévention des maladies mais aussi sur la sécurité sanitaire.

    100 centres de gestion des données cliniques seront construits à travers le pays, a par ailleurs révélé le conseil.

    La circulaire indique également que des efforts seront effectués pour promouvoir le partage et l’ouverture des informations médicales à la population et ainsi améliorer la prévention en matière de santé.

    La sécurité des données : une priorité

    Jin Xiaotao a demandé à Zhang Feng, le directeur adjoint du Département de la planification et de l’information à la NHFPC, de fournir quelques détails sur la façon dont ces données de santé seront recueillies, suggérant la sollicitation d’entreprises, d’instituts de recherche et d’autres acteurs de l’industrie.

    « La sécurité des données est la priorité absolue (…), en particulier au niveau de la coopération internationale », a assuré Zhang Feng, directeur adjoint du département de la planification de la commission. Sans en révéler davantage sur les mesures envisagées.

    Un projet complexe et coûteux

    « Cette évolution sera très complexe à réaliser et nécessite de lourds investissements, confie à H&TI Cecilia Wu (YiXiu), directrice de la stratégie d’investissement à Sanpei Ventures, une jeune société de capital-risque basée à Shanghai. Il y a eu beaucoup de plans d’action du gouvernement sur ce sujet, dont un plan budgétaire de 9,8 millions de dollars (9 M €) dédié à la normalisation du système informatique dans les grands hôpitaux, la construction d’un dossier médical numérique public (EMR) et la mise en place d’un système d’information médicale régional (août 2012, « Strategic Report on Healthy China 2020 », MOH). Ainsi, même au niveau régional, on constate qu’il y a beaucoup d’argent et de temps dépensés dans ce domaine. »

    E-santé : le secteur privé mise sur le cloud computing

    Parmi les géants de l’internet, Baidu est l’un de ceux qui investit le plus dans le domaine des big data sur le marché de l’e-santé.

    Le groupe dispose notamment d’un Big Data Lab, centré entre autres sur divers sujets sanitaires. Il se concentre aussi sur la mise en place d’un cloud géant dédié aux données de santé. Parmi ses produits, on retrouve Dulige, un service de cloud computing capable d’analyser l’état physiologique de l’usager.

    Avec le Centre chinois de prévention et de contrôle des maladies, il cherche par ailleurs à créer un système de prévention des épidémies en temps réel, comme son concurrent américain Google. Grâce à des algorithmes spécifiques, Baidu pourra être capable de détecter des mots-clés révélateurs comme « froid », « frissons », « nausées » ou « fièvre » tapés dans son moteur de recherche. Il sera alors ensuite disposé à identifier les zones où une épidémie de telle ou telle maladie sera en train de se former. Cette sorte de détecteur de virus permettrait d’anticiper les épidémies en agissant en amont.

    Sécurité des données : le gouvernement chinois tarde à légiférer

    « En ce qui concerne les mesures relatives à la sécurité et à la protection des données personnelles en Chine, le gouvernement est, selon les secteurs, soit à la traîne ou n’a pas encore de ligne directrice claire pour l’instant », observe Cecilia Wu.

    En effet, la loi sur la protection des données est à l’étude mais n’a pas encore été promulguée au sein du pays. Une loi qui pourrait voir émerger une contradiction entre cette volonté d’encourager l’utilisation des big data et le souci de protéger au mieux les données personnelles. « L’avis va être de toute façon utile pour faire avancer la réglementation dans un avenir proche au profit du développement des big data dans le domaine de la santé », analyse Nicolas Zhu, associé à CMS China, une société de services pharmaceutiques (E-comlaw.com).

    « À mon humble avis, il faudrait que les autorités mettent en place des mesures permettant de veiller en permanence au respect de la confidentialité et d’assurer une utilisation restreinte de la monétisation de ces données personnelles », ajoute Cecilia Wu.

    Le Conseil d’État donne son avis sur les big data

    Preuve que le gouvernement commence tout de même à s’intéresser de près à l’e-santé, en juin 2016, le Conseil d’État de la Chine a promulgué un « avis sur la promotion et la standardisation de la demande et du développement des big data dans l’industrie de la santé ». Le but : promouvoir le développement des données de santé.

    Les principales propositions :

    • dès 2017, relier les plateformes de santé nationales et régionales à un site permettant la vente de médicaments en ligne ;
    • d’ici 2020, mettre en place à échelle nationale une plateforme permettant d’accéder à des informations de qualité relatives au domaine de la santé ;
    • créer un site d’archive des données de santé pour les citoyens.

    Big data : et si la Chine devenait leader sur le marché de l’e-santé ?

    « Je ne perçois pas de réelles évolutions au niveau de la structure de soins médicaux mais plutôt un changement radical en ce qui concerne l’efficacité des services médicaux, analyse Cecilia Wu. En Chine, nous avons une population énorme d’un point de vue numérique : les méthodes traditionnelles de soins ne peuvent pas résoudre tous les problèmes de santé. Grâce à une bonne gestion des big data, suffisamment d’informations pourraient être fournies et analysées par les spécialistes du secteur pour améliorer la qualité du service médical de manière personnalisée, pour chaque patient du pays. »

    Li Lanjuan, un universitaire de la Chinese Academy of Engineering, estime que la Chine détiendra d’ici 2020 le plus grand stock de données de santé dans le monde puisqu’elle répertoriera les informations de plus de 1,4 milliard de personnes (China Daily). Une expertise non négligeable pour espérer compter sur le marché à échelle internationale.

  • Big data management : one of the main challenge for reforming the Chinese healthcare system

    In China, management of big data is one of the main challenges for the industry players, while the health system is changing.

    One of the government’s goals is to create by 2020 a health single national database. For now, collection of medical information is decentralized; each province has its own system.

    Other solutions are proposed by private companies to improve the system, such as Baidu, that attempts to exploit cloud computing technology to improve the efficiency of healthcare researchers and medical staff.

    This huge use of health information forced Chinese authorities to think about the security and confidentiality of data.

    Let’s focus on this complex but growing market.

    The construction of a single database is complex

    Place multiple regional systems to a single national health foundation, is one of the current challenges of the Chinese government.

    One of the current challenges of the Chinese government is to move from multiple regional IT systems to a single national health database,

    In June 2016, the State Council issued a circular setting out its suggestions to manage the increasing development of big data in the health field.

    Jin Xiaotao, vice-minister of the NHFPC, announced it has begun discussions about the establishment of an industrial scale of medical services by 2020 on a national platform “that fits national conditions”.

    The draft guidelines were approved by the Cabinet in early June; they have not yet been presented publicly. Only transmitted information platform will focus on patients’ health status, control and disease prevention, but also on safety.

    100 regional clinical medicine data demonstration centers will be built across the country, said the State Council.

    The circular also states that efforts will be made to “promote sharing and opening-up of health and medical data resources, boost big data applications in health and medical industry management, clinical research and development, public health, new industries, and digital health and medical equipment”. 

    Data security is a priority

    Jin Xiaotao had asked Zhang Feng, deputy director of the department of planning commission at the NHFPC, to provide some details on how these health big data will be gathered, suggesting it would be a good idea to solicit companies, research institutions and industry.

    « Data safety is the top priority for related applications, especially in international cooperation, » said Zhang Feng, without revealing more information about proposed measures.

    A complex and expensive project

     “It would be very hard and require heavy investment, Cecilia Wu (YiXiu), Investment Strategy Manager at Sanpei Ventures (Shanghai), said to H&TI. There have been many government action plan, for instance,  a USD 9.8 million (€ 9M) budget plan to standardizing the IT system in major hospitals, building a public EMR system and regional medical information system (“Strategic Report on Healthy China 2020”, MOH, August 2012). So even at the regional level, it is still money and time consuming.”

    EHealth: the private sector invests on cloud computing

    Among the Internet giants, Baidu is one of those who invests the most in the big data sector if we focus on the eHealth market.

    For example, the group was responsible for creating the Beijing Big Data Lab, which is focused particularly on healthcare and disaster relief.

    Baidu also focuses on the establishment of a big health data cloud. Among its products : Dulige, a service which provides cloud computing to analyse user’s physiological index.

    With the Chinese Center for Prevention and Disease Control, the firm also wants to set up an epidemics prevention system in real time, such as its US rival Google. Thanks to algorithms which can detect keywords typed into its search engine, as « cold » or « fever », Baidu will then be able to identify areas where an outbreak of a particular disease is emerging.

    Data security: the Chinese government is slow to legislate

     “I perceive the regulations to ensure safety and protection of personal data in China are either lag behind or no clear guideline for now,” Cecilia Wu said.

    The law on data protection has not yet been promulgated in China. This could see a conflict between the will to develop big data and the desire to best protect personal data. “The Opinion will be helpful to push forward the regulations in the near future to support the development of big data in healthcare,” said Nicolas Zhu, partner at CMS China, a pharmaceutical services company.

    “The rule, in my humble opinion, should be more about the constant supervision of confidentiality and restricted usage of monetization of these personal data,” Cecilia Wu added.

    The China’s State Council gives his opinion on big data management

    In June 2016, China’s State Council promulgated an “Opinion on the Promotion and Standardisation of Application and Development of Big Data for the Healthcare Industry” to promote the development of big data in the healthcare system.

    Some of the main proposals:

    • In 2017, connect national and regional healthcare platforms with the online drugs sale platform;
    • By 2020, create a classified open platform of nationwide health information;
    • Establish an electronic health archive for citizens.

    Big data: Can China become the eHealth market leader?

     “I do not see change in medical care structure, but rather the radical change in Efficiency in medical service, Cecilia Wu said. We have a huge population and traditional way of medical care would not solve the problem. Big data can provide enough information to enhance the quality of medical service for each patient.”

    Li Lanjuan, an academic with the Chinese Academy of Engineering, said China by 2020 would have the world’s largest health data pool, covering more than 1.4 billion people (China Daily). This expertise should be important to make a difference in the market internationally.

  • Les 4 cercles vertueux des SIH (Patrice Degoulet, colloque e-santé HEGP 2016)

    – La vision que les SI améliorent l’efficience financière et la qualité des résultats reste partiellement utopique dans un contexte de contraction budgétaire,
    – Les évaluations doivent être moins « SI » centriques pour couvrir les principaux déterminants de l’efficience et de la qualité,
    – Étendre le champ d’investigation des cercles vertueux des hôpitaux aux territoires de santé numériques est l’utopie à venir en l’absence d’interopérabilité des SI actuels,

    telles sont les conclusions que Patrice Degoulet, DSI de l’HEGP a tirées le 20 octobre 2016 du colloque « e-santé en perspective », et qui l’ont amené à revenir sur ce que sont, selon lui, les quatre cercles vertueux des systèmes d’information.

    La satisfaction des utilisateurs de SI repose, selon lui, « sur l’utilisation de systèmes impactant la qualité des soins et de vie des patients, et l’efficience financière des établissements ».

    Il a évoqué notamment la théorie de la diffusion des innovations, selon laquelle surviennent des effets inattendus positifs ou négatifs, en l’occurrence provenant des TIC, comme par exemple une altération des relations entre professionnels et patients, la iatrogénie informatique, ainsi que le ransomware (logiciel informatique malveillant, prenant en otage les données).

    Il précise en revanche que « l’informatique médicale génère une quantité infinie de données, avec des hypothèses que l’on peut tester en pratique, parallèlement à la mise en place d’un système de support de décisions cliniques complexes ».

    Il défend par ailleurs qu’il existe bien un lien entre satisfaction et utilisation et que le défi réside dans le fait d’évoluer depuis des modèles d’acceptation vers des modèles de succès.

    Selon Patrice Degoulet, il existe une évolution naturelle des déterminants de la satisfaction, devant conduire à un modèle unifié de propagation du système d’information. L’utilisation du SI doit être ajustée par la profession, selon les qualités et utilités perçues et la satisfaction globale.  

    1-La boucle satisfaction-utilisation

    « Plus ils utilisent l’informatique, plus ils sont satisfaits, et plus ils sont satisfaits, plus ils utilisent l’informatique. » indique Patrice Degoulet en se référant au personnel utilisateur d’informatique médicale. « Lorsqu’un SI est pleinement intégré dans les processus de soins, les déterminants de l’utilisation sont essentiels. L’aboutissement de ce cercle vertueux signe la réussite du processus ».

    2-La boucle utilisation du SI-Efficience financière

    Il est alors légitime de s’interroger sur l’association de l’utilisation de l’informatique et de sa rentabilité, notamment financière. Les approches comptables traditionnelles présentent, selon Patrice Degoulet, quelques limites :

    • Trop faible granularité des environnements comparés
    • L’effet « pizza » : un SIH est plus que ses simples constituants
    • Biais de sélection, de par le caractère volontaire des participants
    • Biais de publication : sont publiées uniquement les expériences les plus positives
    • L’effet tunnel IT : ses coûts ne représentent qu’une petite partie de la part totale du budget de l’hôpital.

    Patrice Degoulet estime qu’il en résulte une surestimation des bénéfices financiers.

    L’évolution de l’efficience financière a été mesurée sur 20 hôpitaux de court séjour appartenant à l’APHP:

    • L’efficience financière globale des hôpitaux diminue chaque année (1%/année)
    • Les 3 hôpitaux avec le SI le plus avancé (R.Debré, HEGP, A.Paré) ont une diminution plus faible (0,6%)
    • La maturité informatique est un facteur déterminant, parmi d’autres de l’efficience financière.

    3 – La boucle de la qualité d’utilisation : typologie des indicateurs de résultats

    • Ces derniers sont constitués par la mortalité, le bien-être des patients, la satisfaction, les complications, réadmissions, puis par des sous-indicateurs : iatrogénie etc.
    • L’approche de modélisation s’appuie sur des méthodes consistant à envisager des modèles généraux de qualité combinant des indicateurs de processus et de résultats, en mettant l’accent sur les relations entre l’utilisation et les modèles processus / résultat, et si possible sur l’utilisation-résultats.
    • Il en résulte que de nombreuses preuves sont éventuellement biaisées partiellement, ceci mis en évidence grâce à des études d’évaluation d’usage/processus, d’autant que les réponses attendues sont probablement à la frontière SIH, par exemple la mortalité.

    4-La boucle de l’utilisation recherche clinique

    Il apparaît évident que les données facilite la recherche clinique. Cela permet, souligne Patrice Degoulet, de tester les règles de décisions sur des données et non des vrais malades, ainsi que d’évaluer les pratiques professionnelles.

  • Pléothérapie selon Pharnext, révolution thérapeutique avec le Big Data

    Recombiner de manière optimale des médicaments efficaces à faible dose pour établir un profil médicamenteux tolérant et sécurisé en s’appuyant sur le big data, c’est le concept de pléothérapie développé par Pharnext pour répondre aux deux enjeux majeurs de l’industrie pharmaceutique : la sécurité et le prix des médicaments.

    Catherine Chalandon, directrice stratégique de Pharnext, société de biopharmaceutiques ciblant les pathologies neurologiques, a présenté ce nouveau principe de combinaison de médicaments déjà existants lors du Big Bang Santé du Figaro le 27 octobre 2016 à la Maison de la Chimie à Paris.

    Un nouveau concept de combinaison de médicaments à partir du Big Data

    Selon Catherine Chaladon, une pathologie est par définition multifactorielle. Le traitement par trithérapie voire quadrithérapie du SIDA, de l’HTA, du diabète et du cancer, nécessite une orientation vers les combinaisons de médicaments dont on connaît déjà l’efficacité, en optimisant leurs effets.

    Face au manque d’alternative thérapeutique de certaines pathologies, Pharnext s’appuie sur le big data pour élaborer des recombinaisons médicamenteuses.

    Le principe consiste à prendre en compte le fait que chaque médicament a plusieurs actions et que par conséquent une combinaison doit être élaborée de manière synergique pour ainsi diminuer les doses et garantir un bon profil de sécurité : plus efficace et plus rapide.

    « Le corps humain n’est qu’un gigantesque réseau de molécules interconnectées »

    Catherine Chalandon explique que le principe de la pléothérapie est de « surfer sur la complexité du monde moléculaire, qui n’est autre qu’un ensemble interconnecté de réseaux régulés de façon robuste : si un seul élément est perturbé, il existe un mécanisme de compensation. Le corps humain n’est qu’un gigantesque réseau de molécules interconnectées. »

    Selon elle, l’expertise Pharnext réside dans la compréhension du réseau biologique d’une pathologie à travers le big data (symptômes biologiques, profil des médicaments etc.) conduisant à l’identification des meilleures combinaisons pour la traiter. Elle indique que le réseau moléculaire de la maladie peut être établi à partir du big data.

    Après un an de travaux de recherche associant bio statistique et expertise des chercheurs, Pharnext a établi un réseau de molécules, applicable à toutes les maladies : 25 sont déchiffrées à ce jour. Cela permet de réaliser des tests plus précis et plus spécifiques des pathologies dans l’objectif d’élaborer des combinaisons thérapeutiques médicamenteuses efficaces en exploitant ce big data.

    Monothérapie versus pléothérapie

    En monothérapie on utilise un seul médicament à forte dose. Mais un médicament ne vise pas qu’une seule cible et de très fortes doses ont pour conséquence de cibler d’autres endroits du corps et ainsi provoquer des effets périphériques.

    La pléothérapie consiste à considérer l’organisme dans son ensemble. Ainsi lorsque ce dernier est perturbé on doit viser plus d’un de ses éléments. Les doses utilisées sont 10 à 100 fois inférieures à celles des indications d’usage.

    D’après Catherine Chalandon, il en résulte un meilleur profil de tolérance et de sécurité. En ciblant plusieurs éléments perturbés, on les restaure conjointement et atteint ainsi une efficacité optimisée.

    Pharnext possède deux produits au stade des essais cliniques :

    • Le PTX 3003, ayant prouvé un fort potentiel de création de valeur à travers la pléothérapie dans le contexte de la maladie de Charcot-Marie-Tooth.
    • Le PTX 864, en phase II, dont l’effet est rapide au niveau cognitif lors d’une maladie d’Alzheimer.

    L’accord et de la FDA et de l’AMM en Europe sont espérés pour fin 2018.

  • Télémédecine : partenariat entre la Croix Rouge américaine et Teladoc

    Un projet pilote pour donner accès à un service de télémédecine aux victimes en cas de crise majeure, tel est l’objet du partenariat scellé le 27 octobre 2016 entre la Croix Rouge américaine et Teladoc, une plateforme de téléconsultation basée au Texas.

    La Croix Rouge pourra recourir aux services de consultation à distance de Teladoc quand l’ampleur d’une crise ou d’une catastrophe dépassera les capacités des médecins ou secouristes présents sur le terrain.

    « La télémédecine va jouer un rôle majeur dans la diminution des risques en cas de catastrophe. Notre alliance avec Teladoc va nous faire avancer plus vite vers cette objectif. Nous espérons que cette collaboration servira à réduire les interruptions de service pendant les événements, mais aussi dans les semaines et les mois qui suivent », déclare Mary Casey-Lockyer, responsable des services de santé en cas de catastrophe de l’organisation.

    Teladoc avait déjà mis son service à disposition en septembre 2016 pour aider les secours aux victimes de l’ouragan Matthew à Haïti.

  • Cancer : création d’une base de données ouverte de biopsie liquide

    La création d’une base de données ouverte de biopsie liquide pour le profilage génomique du cancer, c’est le projet lancé par une vingtaine d’institutionnels, sociétés et entreprises pharmaceutiques le 17 octobre 2016.

    Cette initiative fait partie du programme contre le cancer lancé par Barack Obama en janvier 2016 et dirigé par le vice-président américain Joe Biden.

    • AstraZeneca,
    • Eli Lilly,
    • Pfizer,
    • Novartis,
    • Roche,
    • Bristol-Myers Squibb,
    • Celgene,
    • Guradant Health,
    • Thermo Fisher Scientific,
    • Epic Sciences,
    • Foundation Medicine,

    comptent parmi les sociétés participant au projet.

    Blood Profiling Atlas Pilot

    • Cette initiative baptisée « Blood Profiling Atlas Pilot » doit servir de base au développement de standards technologiques pour le diagnostic du cancer, basés sur le profilage sanguin. Un des objectifs est d’être reconnue par la FDA comme une source valide de preuves scientifiques.
    • Les participants ont annoncé qu’ils fourniraient des paquets de données provenant de 13 études différentes en vue d’une analyse plus approfondie.
    • Les données incluent :
      • le cellules tumorales circulantes,
      • l’ADN tumoral circulant,
      • les essais sur les exosomes
      • les diagnostics cliniques,
      • les historiques de traitements,
      • les protocoles.

  • HTA

    Hypertension Artériellenull

  • Blockchain : sécuriser une nouvelle expérience d’interopérabilité en santé (Livre blanc Accenture)

    « Les solutions apportées par la blockchain peuvent appuyer de nombreux processus dans le secteur de la santé à un niveau fondamental », indique un livre blanc rédigé par Accenture, rendu public le 31 août 2016 dans le cadre du défi lancé par l’ONC et le département de la santé américain en juillet 2016 pour explorer le potentiel de la technologie Blockchain dans la santé et la recherche médicale aux États-Unis.

    Selon Accenture, « la blockchain promet d’améliorer de façon majeure l’intégrité des données, tout en autorisant l’interopérabilité pour les échanges de données, le suivi du patient et les transactions financières ».

    Le livre blanc étudie comment la mise en place d’un environnement sécurisé blockchain couplé aux investissements technologiques actuels peut conduire à l’amélioration de la santé des patients tout en respectant la réglementation.

    La méthodologie de la blockchain répond à de nombreux défis qui se posent en santé :

    • sécurité et intégrité des données,
    • respect de la confidentialité,
    • contrôle et validation,
    • sécurité sanitaire.

    Accenture précise que la Blockchain doit venir en complément des ecosystèmes de santé actuels. Elle n’est pas destinée à se substituer aux technologies et aux investissements déjà existants.

    Les 3 objectifs de la blockchain selon Accenture

    • Créer des dossiers médicaux sécurisés et fiables: sécuriser les dossiers médicaux créés par les professionnels de santé et les patients à l’intérieur d’une chaine d’événements, tout en préservant la source et l’intégrité de ces dossiers.
    • Lier les identités : mettre en place une authentification forte en conservant une copie originale des identités des patients et des professionnels de santé.
    • Enregistrer le consentement du patient: enregistrer chaque décision et consentement du patient directement dans le dossier médical sécurisé.

    La blockchain a le potentiel de transformer l’écosystème de la santé

    « Quand l’effet de mode autour de la blockchain se sera estompé, les utilisateurs la verront comme un outil supplémentaire dans la panoplie des outils technologiques que les systèmes de santé utilisent. Un certains nombre de cas d’usage émergeront »:

    • Approche populationnelle en santé. La blockchain peut dépasser les approches populationnelles actuelles en fournissant un niveau de confiance supérieur à ce qui se fait actuellement.
    • Amélioration des outils de contrôle. Parce que la blockchain peut enregistrer et valider n’importe quel type de données, elle peut tracer toute la chaine de communication entre professionnels de santé, patients et financeurs, indépendamment des mécanismes de contrôle de chacun, réduisant ainsi les possibilités de conflits.
    • Les données patient en tant que service. Une des forces de l’interopérabilité de la blockchain est la capacité de remplacer le concept de dossier patient, en rendant les données accessibles « as a service ».
    • Amélioration du déploiement des application IT. Un réseau de blockchains peut contenir des schémas d’identité, du stockage de données et des smart-contrats capables de s’exécuter indépendamment de la structure même des données.
    • Connecter les bases de données traditionnelles au sein d’un environnement blockchain. Un des défis est de garantir qu’autoriser l’accès aux bases de données traditionnelles ne permettra pas à des personnes non autorisées de lire les données du patient. Controler l’accès aux données à travers une blockchain nécessitera le développement de nouvelles techniques pour relier les données de la blockchain aux données des bases de données traditionnelles.
  • L’écosystème des start-up en France : 1Md € levé au 1er trimestre 2016 (Keyrus Innovation Factory)

    Une photographie de l’écosystème des start-up en France, c’est ce que publie Keyrus Innovation Factory le 27 octobre 2016 sur son site internet.

    Sous forme d’infographie, le cabinet Keyrus revient sur :
    • le nombre de programmes d’incubations et les accélérateurs,
    • les aides et les subventions,
    • les levées de fonds,
    • la localisation géographique des start-up,
    • les secteurs d’activités.

    Retrouvez l’infographie ci-dessous.

  • Hackathon Uro-tech Challenge les 25 et 26 novembre 2016 à Deauville

    Pierre Fabre organise un hackathon les 25 et 26 novembre 2016 dans le cadre du festival de la communication en santé de Deauville pour réfléchir à des solutions concernant hyperactivité vésicale (HAV).

    Ce startup challenge s’adresse aux :
    • Start-up santé
    • SSII
    • Freelances

    Les lauréats se verront remettre 2 prix :
    • Le prix du code : un chèque de 1000 €
    • Le prix du public : un chèque de 500€
    ainsi que 3 tickets d’entrée dans l’incubateur Pierre Fabre

    Agenda :

    25 novembre

    • 10:30 : Accueil des participants
    • 11:00 :Lancement du hackathon
    • 11:30 : Pitch des idées
    • 12:00 : Déjeuner
    • 14:00 : Atelier #1 (design)
    • 16:00 : Massages
    • 18:00 : Atelier #2 (santé)
    • 19:00 : Dîner
    • 20:00 : Atelier #3 (tech)

    26 novembre

    • 09:00 : Petit-déjeuner
    • 10:00 : Footing sur la plage
    • 12:00 : Déjeuner
    • 14:00 : Fin du code
    • 14:30 : Démos finales
    • 16:00 : Délibération du jury
    • 16:30 : Annonce des gagnants
    • 17:00 : Fin du hackathon