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  • Diabète : FreeStyle Libre d’Abbott autorisé par la FDA aux Etats-Unis en version professionnelle

    Le dispositif de contrôle du taux de glycémie d’Abbott, Freestyle libre, a reçu l’autorisation de la FDA aux États-Unis, le 1er octobre 2016, pour sa version réservée aux professionnels de santé.

    Ce dispositif permet de mesurer le taux de glycémie des patients diabétiques sans piqûre. Il est composé d’un capteur qui se pose derrière le haut du bras par le patient lui-même. Il est à changer tous les 14 jours.

    Chaque minute, le capteur mesure le taux de glucose au sein des cellules (dans le liquide interstitiel) et non plus dans le sang comme avec la piqûre au bout du doigt, grâce à un petit filament (5 mm de long, 0,4 mm de large) inséré juste sous la peau. Pour obtenir rapidement la mesure de son taux de glucose, il suffit de passer un lecteur au-dessus de ce capteur.

    L’appareil d’Abbott avait reçu un avis favorable de la HAS pour un remboursement en France le 21 septembre 2016.

  • EMR

    Electronic Medical Recordnull

  • Maladies neurodégénératives : le fondateur de Braintree investit 100M $ (91M€) dans Kernel

    Libérer les pouvoirs du cerveau et lutter contre sa dégénérescence, c’est l’objectif de Bryan Johnson, fondateur de Braintree, qui annonce le 20 octobre investir 100M $ sur ses fonds propres dans sa nouvelle société, Kernel, dont les produits et logiciels visent à réparer le cerveau humain et à en augmenter les capacités.

    • Kernel, fondée en 2016, est une société en gestation, mais ses équipes pourraient doubler grâce à cet investissement, selon Bryan Johnson.

    • La société travaille à l’élaboration d’une prothèse neurale capable de communiquer avec les neurones en « hackant » le code neural qui permet au cerveau d’enregistrer et de stocker des informations.

    • Selon Bryan Johnson, ce type d’appareil pourrait corriger les signaux défaillants et aider les personnes souffrant de maladies neurodégénératives ou d’épilepsie.

    • Le fondateur de Braintree, une société de paiement en ligne rachetée par PayPal en 2013, espère lever 1Mds $ (910M€) pour financer les différentes étapes de développement de ses produits.

  • Lettres de liaison : le CHRU de Nancy se prépare avec des comptes rendus dématérialisés

    Plus de 187 000 comptes‐rendus dématérialisés permettant aux praticiens hospitaliers du CHRU de Nancy d’échanger avec les professionnels de santé de ville les données de leurs patients nécessaires à leur prise en charge ont été envoyés depuis février 2016, selon le chiffre communiqué le 27 octobre 2016 par CHRU.

    Ce centre s’est doté d’un service de messagerie électronique sécurisée permettant ces échanges. Depuis le Dossier Patient Informatisé utilisé au CHRU et via des adresses email dédiées, le dispositif permet un envoi rapide, sécurisé et confidentiel des comptes rendus d’hospitalisation d’un patient à son médecin traitant (ce dernier ayant le choix de conserver l’envoi papier).

    Un groupe associant médecins et informaticiens du CHRU travaille en lien avec des médecins de ville, afin d’améliorer le format de réception de ces documents pour plus d’ergonomie.

    Le déploiement de la messagerie sécurisée est un préalable à la mise en place au 1er janvier 2017 de la lettre de liaison faisant le lien entre la médecine de ville et les équipes hospitalières.

    Prévue par la Loi de Modernisation du Système de Santé (LMSS) de janvier 2016 et dont les modalités sont détaillées dans un décret paru le 20 juillet 2016, cette lettre de liaison vise à fluidifier davantage les échanges et à éviter les ruptures d’informations, au bénéfice de la santé des patients.

    Remise au patient le jour de sa sortie de l’hôpital et transmise en parallèle au médecin à l’origine de l’hospitalisation, cette lettre de liaison doit comporter la synthèse médicale du séjour, les traitements prescrits, les résultats d’examens effectués ou en attente, ainsi que les suite à donner à la prise en charge, conseils et surveillance particuliers.

  • Agfa approché par CompuGroup Medical SE sur une possible OPA

    Agfa annonce avoir été approchée par l’Allemand CompuGroup Medical en vue d’une possible OPA, le 28 octobre 2016.

    La société d’imagerie belge précise cependant qu’il n’y a « aucune certitude » que cette offre aboutisse. « D’autres annonces seront faites, si et quand les circonstances l’exigeront », explique la société dans un communiqué.

    Le groupe Agfa-Gevaert a réalisé un chiffre d’affaires de 2,6Mds € en 2015 dont 40% proviennent de sa division HealthCare.

    La nouvelle a fait monter le cours de l’action Agfa de 6,2% à 3,8€ le 28 octobre 2016 à la bourse de Francfort, son plus haut niveau depuis six mois.

  • Levées de fonds et rachats d’octobre 2016

    Retrouvez tous les mois le bilan des levées de fonds des start-up françaises de la e-santé et des rachats d’entreprises du secteur.

    A retenir ce mois-ci : le rachat de Vidal par M3.

  • Désert médical : les députés rejettent l’amendement installation contre cessation d’activité (PLFSS)

    L’amendement de la commission des Affaires sociales au projet de budget de la Sécurité sociale qui entendait dissuader les médecins libéraux de s’installer dans une zone où exercent déjà de nombreux médecins, à moins qu’un autre ne s’en aille a été rejeté dans la nuit du 27 au 28 octobre 2016 par les députés.

    Cet amendement adopté le 19 octobre 2016 en commission des affaires sociales dans le cadre de l’examen du projet de PLFSS 2017 stipulait que « dans les zones dans lesquelles est constaté un fort excédent en matière d’offre de soins, le conventionnement à l’assurance maladie d’un médecin libéral ne peut intervenir qu’en concomitance avec la cessation d’activité libérale d’un médecin exerçant dans la même zone ».

    Il avait provoqué une levée de boucliers du gouvernement, la ministre de la Santé, Marisol Touraine, opposant son « avis résolument défavorable », et de la profession qui dénonçait une atteinte à la liberté d’installation.

  • « Les données de santé sont l’or noir de demain » (Thierry Breton, BigBang Santé du Figaro)

    « Les données de santé sont l’or noir de demain » et par conséquent 4 piliers doivent encadrer le futur de ces données: propriété, localisation du droit, souveraineté et sécurisation. Tel est le message lancé par Thierry Breton, fondateur et PDG d’Atos, lors du Big Bang Santé 2016 organisé par le Figaro le 27 Octobre 2016 à Paris.

    Thierry Breton estime que l’essentiel du flux géant de données créées « générera incontestablement des traces informationnelles qu’il est impératif de traiter, processer, stocker et exploiter intelligemment, à travers le deep learning qui se doit d’être de proximité ».

    Il a précisé que ces données « doivent être de plus en plus localisées », et, afin d’en garder la maîtrise, « qu’une organisation et une régulation harmonisées doivent être rapidement mises en place en Europe ».

  • « La médecine française risque de devenir le Kodak du XXIème siècle » (Laurent Alexandre)

    « Il est urgent de réorganiser les universités de médecine françaises car les étudiants ont une vision de la médecine qui aura disparu lorsque sera venu leur tour d’exercer », tel est le diagnostic établi par Laurent Alexandre, chirurgien en cardiologie, co-fondateur de Doctissimo et dirigeant de DNA Vision, lors du Big Bang Santé organisé par le Figaro le 27 octobre 2016 à Paris.

    En analysant ce qu’il appelle « le divorce de pensée existant entre la Silicon Valley révolutionnaire et l’Europe bourgeoise, exigeante mais artisanale » quant à l’impact du big data sur l’univers de la santé, Laurent Alexandre a souligné le risque pour la médecine française de devenir le « Kodak du XXIème siècle ».

    Il a affirmé que les innovations technologiques, le big data, et l’IA génomique pourraient « conduire à des percées thérapeutiques, mais à condition d’effectuer leur indispensable évaluation pour faire face à leur potentielle iatrogénie » et assuré que « défendre le réglementaire ne signifie pas être passéiste ».

  • ResApp diagnostique les maladies respiratoires à l’aide d’un smartphone

    Réaliser le diagnostic différentiel des pathologies respiratoires à l’aide d’un smartphone, c’est l’objet de l’essai clinique de phase 3 évaluant l’efficacité de l’application logicielle ResAppDx (basée sur un algorithme de machine learning) dont le lancement a été annoncé le 25 octobre 2016. Cet essai sera mené sur 3 sites aux Etats-Unis. Les essais cliniques de phase 2 ont montré la pertinence du diagnostic.

    Cette nouvelle technologie permet d’analyser la signature acoustique des sons de la toux afin de pouvoir en déduire l’état des voies respiratoires. S’ensuit le diagnostic et la mesure de la gravité de pathologies chroniques et aiguës, de la pneumonie à la BPCO, en passant par l’asthme et la bronchiolite.

    Obtenir des signatures acoustiques non-patient dépendantes

    L’indémodable stéthoscope permet d’écouter les bruits de la respiratoire à travers la musculature bronchique et la cage thoracique. Il en résulte une déformation et dénaturation du son. L’avantage des signatures acoustiques de la toux réside dans le fait qu’elles soient uniformes et non patient-dépendantes.
    Elles permettent également d’établir une base de données d’échantillons sonores de cas avérés pouvant servir de références.

    ResApp a développé un réseau de neurones artificiels recherchant dans les signatures acoustiques de la toux des modèles mathématiques tels que :

    • Non-gaussianité
    • Entropie de Shannon
    • Des coefficients centraux

    Un ensemble de signatures sonores caractéristiques de certaines pathologies respiratoires pouvant servir de support à une simple application mobile a été établi en 5 ans. Combiné aux microphones de haute qualité actuellement intégrés à nos smartphones, cette innovation technologique constitue une solution de diagnostic sans contact avec le patient et est revendiquée par ses créateurs comme étant la seule en pédiatrie.

    Des diagnostics fiables en essais cliniques de phase II

    Les essais cliniques de phase II avaient été réalisés aux USA en 2016 sur 524 enfants et 243 adultes. Résultats: un diagnostic correct dans 89% et 91% des cas, respectivement, voire même un diagnostic différentiel exact asthme versus BPCO, pneumonie versus asthme et pneumonie versus BPCO dans 88 à 94% des cas.