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  • L’exosquelette « 6DoF » concentre les résultats des recherches du projet européen BioMot

    6DoF, un exosquelette destiné aux personnes handicapées présenté le 21 octobre 2016, concentre les résultats des recherches menées dans le cadre du projet européen BioMot, qui s’est terminé en septembre 2016.

    Le dispositif baptisé 6DoF analyse en permanence les signaux électriques musculaires au niveau des jambes, ainsi que ceux émis par le cerveau.

    Alors que les exosquelettes sont encore encombrants, pas assez souples, qu’ils n’anticipent pas assez les mouvements de la personne et peuvent devenir inutilisables dès lors que l’environnement change, par exemple sur un sol inégal, un système d’apprentissage a été développé sur 6DoF pour qu’il s’adapte mieux à celui qui le pilote.

    Le consortium BioMot rassemble, à travers les huit sociétés européennes et japonaises qui le composent, des compétences en robotique, en recherche sur les mouvements, en neurologie et en expertise industrielle. Il a dorénavant pour objectif de diffuser le fruit de ses recherches à travers deux des entreprises partenaires, Ossur (Islande) et Technaid (Espagne).

  • « Le deuxième avis, une pratique courante qui méritait d’être mieux organisée » (P. d’Orgeval)

    Dix mois après le lancement de « deuxiemeavis.fr », sa directrice, Pauline d’Orgeval, dresse pour H&TI un premier bilan de cette plateforme de consultation à distance.

    Un an après le feu vert donné par la CNIL et au bout de 10 mois de fonctionnement de votre plateforme de téléconsultation « deuxiemeavis.fr », estimez-vous avoir atteint vos objectifs ?

    Notre service est utile! Au bout de 10 mois, nous constatons un usage encore limité mais nous recevons des témoignages de patients qui sont poignants. Nous participons à la réduction des inégalités d’accès à l’expertise qui entraînent une vraie perte de chances pour les patients. L’évaluation qu’ils font de notre service montre un taux de recommandation de 100%.

    Comment est née l’idée de cette plateforme ?

    A l’origine, une histoire personnelle : j’avais besoin d’un deuxième avis en vue de l’opération de scoliose de notre fils qui a un handicap et pour lequel toute consultation physique était très compliquée: j’ai alors imaginé qu’une étude de son dossier médical plutôt qu’une énième consultation physique pouvait grandement nous faciliter la vie. Et le praticien avec lequel j’ai été en relation m’a répondu : « Je ne prendrai jamais en charge votre fils sans le voir, mais je peux très sérieusement vous donner un avis sur la base de son dossier médical».

    Et puis nous nous sommes rendus compte qu’un avis médical à distance, cela se fait déjà ! C’est une pratique très courante des patients, mais aussi des médecins entre eux.

    Elle méritait toutefois d’être mieux organisée à l’heure du numérique.

    Quel a été le montant de l’investissement pour démarrer « deuxièmeavis » ?

    250 000 euros, une somme qui a été réunie par des emprunts personnels et des aides de la BPI et de l’incubateur Paris Biotech Santé. Nous avons complété ce financement en juin 2016 avec une levée de fonds d’1M€ auprès d’un fonds à impact social.

    Quelle technologie avez-vous mise en œuvre ?

    Une technologie au départ assez simple, celle d’une plateforme de mise en relation. Mais le travail a été plus complexe en raison de la nécessité de sécuriser l’ensemble des données et de télécharger des examens médicaux très lourds comme les IRM ou les scanners. Nous avons fait appel sur ce point à une équipe spécialisée.

    La sécurité de votre plateforme est-elle garantie ?

    Avec l’autorisation de la CNIL et le respect du cahier des charges de l’ASIP Santé, nous pouvons affirmer que notre plateforme est très sûre, tant du point de vue de la collecte des données que de leur exploitation et de leur stockage. Nous travaillons avec un hébergeur de données de santé agréé, comme l’exige la loi. Les données sont donc stockées en France et ne sont aucunement communiquées à des tiers.

    « Deuxièmeavis », c’est combien de personnes ?

    Nous sommes une équipe de 7 personnes. Auxquelles s’ajoutent bien sûr les 88 médecins qui sont aujourd’hui nos partenaires.

    Avez-vous rencontré des difficultés pour faire adhérer des praticiens à l’idée de cette médecine « à distance » ?

    Le recrutement des professionnels de santé, nous pensions que ce serait le plus gros chantier. En réalité, nous avons même été contactés spontanément par certains des plus grands spécialistes. En fait ils sont déjà hyper sollicités par leurs confrères ou par certains patients mais n’ont pas à leur disposition les dossiers médicaux complets et les résultats d’examens pour apporter la bonne réponse. C’est donc une pratique là-encore courante mais qui méritait d’être structurée et quantifiée. Et le fait qu’ils puissent être rémunérés pour cette activité est un plus.

    En fait, de nombreux médecins sont déjà convaincus et perçoivent bien l’utilité de ce service en voyant arriver dans leurs consultations des patients à bout de souffle !

    Vous travaillez avec des médecins de ville ou des hospitaliers ?

    Les médecins qui nous accompagnent exercent pour 50% à l’hôpital et pour 50% en ville. Et on retrouve cette même répartition 50/50 quant à leur localisation, Paris ou province.

    Comment, sur quels critères, les avez-vous sélectionnés ?

    Nous avons posé des critères très précis pour les médecins avec lesquels nous travaillons : ils doivent être d’un certain niveau académique, avoir une activité clinique et de recherche dédiée à la pathologie et exercer dans un établissement reconnu. Par ailleurs, leur dossier doit être validé par notre conseil scientifique qui est une véritable réassurance pour les médecins avec lesquels nous travaillons.

    Combien sont-ils rémunérés ?

    La rémunération des médecins est de 120€ en moyenne par dossier, ce qui correspond à la moyenne du coût d’une consultation privée à l’hôpital.

    Qui consulte « deuxièmeavis » ?

    Au bout de 10 mois, sur un échantillon qui est encore trop juste pour être significatif, nous pouvons quand même dégager des enseignements clairs: la cancérologie représente 40% des consultations, l’orthopédie 37%, surtout sur la pertinence d’une intervention chirurgicale. La cardiologie, la neurologie (aujourd’hui, nous ne proposons des avis que sur l’épilepsie mais la demande est très forte pour d’autres pathologies), et la fertilité sont les autres domaines sur lesquels les patients nous consultent fréquemment.

    Le prix du « deuxièmeavis », 295€, n’est-il pas un obstacle pour beaucoup ? 

    Nous organisons la prise en charge du deuxième avis sur notre plateforme par un tiers, complémentaires santé ou branches professionnelles. En conséquence, les patients n’ont pas à payer et n’ont pas à avancer de frais.

    Notre service concerne des gens de toutes catégories sociales, notamment en dehors des catégories les plus aisées.

    Cela concerne donc bien des personnes qui n’auraient pas eu accès à ce niveau d’expertise et dans les délais que notre service permet.

    Les patients qui font appel à notre service se répartissent pour 20% à l’étranger et 80% en France. Sur ces 80%, nous comptons 77% de patients qui résident en province, et pas dans les grandes agglomérations. Nous recensons également plus de 50% de patients exerçant comme ouvriers, employés ou dans les professions intermédiaires, 35% de retraités et seulement 19% de CSP+.

    Comment fonctionne votre plateforme ?

    C’est très simple, il faut aller sur le site, ouvrir un compte et indiquer sa maladie. Pour chaque maladie nous proposons une liste de médecins qui peuvent répondre avec des informations les concernant, comme leurs lieux de consultation, les délais d’attente pour un rendez-vous physique, etc…

    Pour ceux qui souhaitent un deuxième avis sur notre site, un questionnaire personnalisé doit être rempli qui recueille les questions qu’ils se posent, l’histoire de leur maladie, leurs antécédents médicaux et chirurgicaux, l’autorisation pour un contact du médecin qui rendra le deuxième avis avec leur médecin traitant et leur préférence éventuelle pour un traitement. Pour permettre l’accessibilité de notre service au plus grand nombre, ce questionnaire peut aussi être renseigné par téléphone. Les examens médicaux demandés pour leur maladie doivent être téléchargés ou envoyés par courrier pour que l’on s’en occupe

    Ensuite, les patients font le choix du médecin parmi ceux proposés, sinon nous leur affectons le 1er praticien disponible et expert dans leur maladie.

    Lorsque le dossier a été affecté, le médecin a 7 jours pour répondre sous forme de compte rendu écrit. Ce compte rendu écrit, c’est une vraie force, un outil de dialogue entre le patient et son médecin. D’ailleurs beaucoup de patients disent : « On a l’impression d’être écoutés, d’une relation humanisée ».

    Quels sont les rapports entre les praticiens avec lesquels vous travaillez et les médecins traitants de vos patients ?

    Il faut savoir qu’une grande majorité des patients ont fait la démarche sur notre site en informant leur médecin traitant.

    La recherche du deuxième avis est aujourd’hui déjà très fréquente en cas de maladie grave et est souvent proposée par les médecins eux-mêmes !

    Quels sont les développements à venir que vous imaginez à partir de la plateforme « deuxièmeavis » ?

    Nous réfléchissons à de nouveaux services, toujours dans le cas de maladies graves ou complexes car nous avons acquis une réelle expertise dans ce domaine avec deuxièmeavis.fr.

    Notamment nous travaillons à l’adaptation de notre service pour des structures médico-sociales car nous avons des demandes de leur part pour aider leurs professionnels de santé à accéder à l’expertise médicale sans systématiquement déplacer les patients résidents.

    Nous sommes convaincus que la télémédecine est une vraie solution pour les patients âgés ou en situation de handicap.

  • Maincare recrute 70 personnes pour la numérisation des parcours de soins

    Maincare solutions a annoncé le 24 octobre 2016 l’embauche en 2017 de soixante-dix nouveaux salariés en France. Il s’agira de postes très divers, du technicien au commercial, en passant par l’ingénieur informatique. 25 postes seront à saisir notamment sur le site de Canéjan (Gironde), le siège social de Maincare.

    « Nous recherchons à la fois des profils high-tech et orientés santé », a indiqué Christophe Boutin, président de Maincare solutions lors de l’annonce de cette vague de recrutements.

    Le groupe se renforce en vue de la numérisation des parcours de soins à l’échelle des futurs GHT et territoires de soins numériques. Ce qui passe par de la croissance interne et externe. Ainsi, en février 2016, il a acquis IDO-In, une société de Dijon, spécialisée dans les plateformes régionales de partage de données de santé.

    Les solutions Maincare concernent la gestion du parcours du patient (admission, transfert, planification des ressources, dossier de soins, dossier médical, prescriptions…) dans tout l’hôpital (blocs, urgences, unité de soins), ainsi que la gestion des images de radiologie, la gestion administrative et le pilotage de l’activité médico-économique. Près de 310 hôpitaux, dont 80% des CHU/CHR français, utilisent les produits de cette société.

  • Prix Silver Académie 2016

    Silver Economie Expo organise le prix Silver Académie 2016, qui s’adresse aux porteurs de projets de la silver économie. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 4 novembre 2016.

    Conditions de participation

    Les candidatures sont ouvertes sous les conditions suivantes :

    • être porteur de projet, étudiant ou dirigeant d’une entreprise ou start-up ;
    • développer un produit ou service innovant destiné à la vie quotidienne et au bien-être des personnes âgées de 60 ans et plus ;
    • avoir commercialisé son produit ou service depuis le 1er janvier 2016 ou l’avoir programmé avant le 30 juin 2017.

    Processus de sélection

    • Remise des dossiers de candidature avant le 4 novembre 23h59
    • Présélection de 4 finalistes parmi les candidats par un jury
    • Pitch des finalistes lors de Silver économie Expo le 16 novembre 2016
    • Annonce du vainqueur après délibération du jury

    Contenu du prix

    Le gagnant ou la gagnante bénéficiera :

    • d’un accompagnement-coaching de 6 mois, offert par Bluelinea
    • d’un an de référencement sur le portail solutions-bien-vieillir.com
    • d’un stand tout équipé de 8m2 à Silver Economy Expo 2017, offert par Silver Economy Expo
    • de visibilité sur le site internet de Silver Economy Expo mise en œuvre quelques semaines après la fin de Silver Economy Expo 2016.
  • Evaluation des objets connectés : partenariat ARS Centre-Val-de-Loire et DMD Santé

    Codévelopper une grille d’évaluation d’objets connectés dans le contexte d’un projet de télésurveillance au domicile des patients atteints d’insuffisance cardiaque, c’est l’objectif du partenariat annoncé le 25 octobre 2016 entre l’ARS du Centre-Val-de-Loire et DMD Santé.

    Ce partenariat concernera deux centres pilotes : le Centre hospitalier régional d’Orléans et le centre de réadaptation de Bois-Gibert.

    Quatre objets connectés – balance, autotensiomètre, podomètre et oxymètre de pouls – seront évalués avec les professionnels de santé et les patients dans « une démarche collaborative », précise l’ARS du Centre-Val de Loire.

    «La santé connectée est l’une des voies majeures de la médecine de demain. Encore faut-il que les outils, les objets connectés, soient validés. La coopération représente une démarche innovante dans ce domaine dont la maturité complète est encore en devenir», a ajouté la direction de l’ARS Centre-Val-de-Loire.

  • IBM et TEVA renforcent leur partenariat dans la lutte contre les maladies chroniques

    Un élargissement de leur partenariat existant dans la lutte contre les maladies chroniques, signé en septembre 2015 ainsi qu’un nouveau projet de recherche sur les nouveaux traitements, c’est ce qu’annonce IBM et Teva Pharmaceuticals le 26 octobre 2016.

    Cette extension comprend :

    • Une collaboration de 3 ans sur la recherche pour développer des technologies cognitives débouchant sur une approche systématique sur le champ émergent du repositionnement des médicaments et la découverte de nouveaux usages pour les médicaments existants.
    • Un ciblage prioritaire sur les maladies respiratoires et du système nerveux central en ce qui concerne leur initiative commune de gestion des maladies chroniques.

    Les deux projets reposeront sur la technologie de Watson Health.

  • Appliquer les standards de la logistique pour améliorer la sécurité des patients (étude canadienne)

    Améliorer la sécurité des patients et rendre les erreurs médicales impossibles en appliquant à la santé les standards de traçabilité et les technologies de la chaine logistique, tel est l’objet des recherches du Dr. Anne Snowdon, une chercheuse canadienne indépendante. Ses travaux ont été présentés le 3 octobre 2016 dans le cadre du World Health Innovation Network (WIN) au Club Economique de Toronto.

    Une des pistes envisagées consisterait à attribuer un code barre selon le standard GS1 aux médicaments, instruments médicaux, personnels soignants et aux patients pour les suivre numériquement et créer un ”système d’alerte” en cas d’erreur. Celui-ci permettrait de réduire les erreurs de dosage, de médicaments, les oublis d’instruments dans le corps des patients, les opérations sur les mauvaises parties du corps.

    Les éléments clés

    • Adoption des codes barre standardisés du GS1 comme langage commun de la chaine d’approvisionnement en santé pour identifier les patients, les produits utilisés et les lieux de soins.
    • Mise en place de processus issus de l’e-commerce qui automatisent la chaine d’approvisionnement en santé selon les besoins des patients.
    • Suivi automatisé, traçabilité et reporting des performances des produits en fonctions des résultats sur les patients.

    Les solutions proposées

    • Créer une politique régionale et un cadre réglementaire exigeant l’adoption des standards mondiaux du GS1 et guider la transformation de la chaine logistique dans les systèmes de santé.
    • Investir dans une infrastructure intégrant des outils et des appareils de suivi numériques automatisés pour transformer les environnements de soin.
    • Etablir un registre national constamment mis à jour de tous les produits utilisés en santé.
    • Batir une chaine logistique en santé de pointe en utilisant l’expertise et l’expérience acquises dans d’autres secteurs.
    • Mettre en place un tableau de bord qui mesure les progrès et les succès dans ce domaine.

  • Lancement du Lab Santé Ile-de-France le 13/12/2016

    Pour le lancement officiel du Lab Santé Ile de France, une conférence sur le thème « Santé et innovation, et si on accélérait le mouvement » est organisée le 13 décembre 2016.

    Horaires: de 9h à 12h 30
    Lieu: 27, avenue de Friedland à Paris.

    Au programme :
    • Présentation de ce nouvel acteur régional au service de l’innovation,
    • Ses offres de service et d’intermédiation entre acteurs publics et privés,
    • Les témoignages de porteurs de projets déjà accélérés,
    • Intervention du professeur Jean-Yves Fagon, délégué ministériel à l’innovation en santé, qui présentera la stratégie nationale d’innovation en santé.

  • La télémédecine au menu du contrat local de santé des îles bretonnes

    Le contrat local de santé des îles du Ponant a été signé le 21 octobre par l’ARS Bretagne et les élus des territoires concernés. Le développement de la télémédecine figure parmi les axes à privilégier.

    Trois axes prioritaires

    Trois axes ont été définis dans ce contrat pour assurer aux îliens la continuité et l’égal accès au système de santé :

    • la garantie d’une offre de soins de premier secours 24 heures/24 par la présence minimum d’un médecin ou d’un infirmier sur chaque île.
    • une meilleure prévention, avec le développement de campagnes de prévention santé et un travail sur les conduites addictives ;
    • le développement de la télémédecine. Il passera par le projet « Télémédecine et territoires insulaires », piloté par l’ARS Bretagne.

    11 îles concernées

    Les îles du Ponant sont les onze îles bretonnes habitées à l’année :

    • Arz
    • Batz
    • Belle-île
    • Bréhat
    • Groix
    • Houat
    • Höedic
    • Ile aux Moines
    • Molène
    • Ouessant
    • Sein

  • GS1

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