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  • 23 M€ de financement de l’Etat pour le projet de Biogénopôle de l’AP-HM

    23 M€, tel est le montant du financement apporté par l’État au projet de Biogénopôle annoncé par la directrice de l’AP-HM, Catherine Geindre, le 16 février 2017.

    Ce financement constitue une aide directe en investissement pour un projet global de 46 M€.

    Ce soutien du Comité interministériel de performance et de la modernisation de l’offre de soins (Copermo) intervient dans un contexte de redressement financier.

    L’objectif de la construction du Biogénopôle est de regrouper toutes les activités de laboratoire de l’AP-HM afin d’optimiser l’efficience organisationnelle, l’utilisation du plateau technique et les conditions de travail du personnel.

    Cette restructuration vise à garantir un accès à l’innovation et à renforcer la recherche translationnelle.

    Le projet va permettre de regrouper sur le seul site de la Timone l’ensemble des activités de biologie fonctionnant sur la base de plateformes spécialisées par techniques. Cependant, un laboratoire à réponse rapide demeurera implanté sur l’hôpital Nord afin de conserver une activité de proximité répondant aux besoins des activités d’urgence et de pointe comme les greffes pulmonaires par exemple.

    Il est prévu que les travaux débutent en 2017 et aboutissent à l’installation du plateau technique de biologie de l’AP-HM dans une partie du bâtiment de Timone adultes.

    L’investissement est estimé à 45,7 M€ dont :

    • 38,2 M€ de travaux,
    • 5,2 M€ d’équipements biomédicaux,
    • 2,3 M€ d’équipements informatiques.

    Le Biogénopôle s’inscrit dans le contrat de retour à l’équilibre financier (CREF) présenté en 2015 par l’AP-HM face à la dégradation de sa situation financière, avec 400 M€ de déficits cumulés et plus de 1 Md€ d’encours de dette.

    Le CREF comporte en effet 5 axes :

    • acheter mieux et moins cher,
    • réorganiser certaines fonctions logistiques et administratives,
    • optimiser les plateaux techniques (notamment regrouper les laboratoires),
    • améliorer la gestion des ressources humaines,
    • valoriser certaines activités.

    Il est prévu qu’en 2017 la marge d’exploitation de l’AP-HM passe à 15 M€ (contre 10 M€ en 2016) et que le déficit soit réduit à 61 € (contre 66 M€ en 2016).

  • ARS : responsables e-santé et projets (hors socle minimum de services)

    Les ARS doivent, depuis une instruction de mai 2016, déployer en priorité un socle minimum de services en matière de e-santé, composé de :
    • la messagerie sécurisée de santé (MS Santé) ;
    • le dossier médical partagé (DMP) ;
    • le répertoire opérationnel des ressources (ROR) ;
    • le partage des images ;
    • la télémédecine.

    A cela s’ajoute le programme Paerpa ainsi que, pour certaines régions, l’expérimentation TSN et la mise en place de plateformes territoriales d’appui.

    Certaines ARS portent des projets supplémentaires : Health&Tech vous propose d’en retrouver la liste sous format synthétique, hors socle minimum de services, dans un contexte de renforcement du rôle des ARS auprès des GCS, avec la parution d’une instruction en février 2017 les incitant à se transformer en GIP.

  • Politique générale de sécurité des SI de santé : l’ASIP met trois documents en concertation

    L’Asip Santé a mis en concertation le 15 février 2017 trois documents dans le cadre de la politique générale de sécurité des systèmes d’information de santé (PGSSI-S) :
    • Le référentiel de gouvernance et de mise en œuvre, qui sera opposable ;
    • le guide « gestion des équipements nomades » ;
    • le « modèle de charte utilisateur à destination des structures du secteur médico-social ».

    Les commentaires sur ces trois documents sont ouverts jusqu’au 31 mars 2017.

    Le référentiel de gouvernance et de mise en œuvre va remplacer le document « les principes fondateurs » de la PGSSI-S. Il décrit :

    • les principes de gouvernance ;
    • le principe d’opposabilité ;
    • le champ d’application ;
    • les principes de mise en œuvre ;
    • les principes d’élaboration.

    Le guide « Gestion des équipements nomades » propose des mesures en matière de sécurité des systèmes d’information pour les terminaux nomades tels que les ordinateurs portables, les ordiphones/smartphones, les tablettes.

    Le « modèle de charte utilisateur » à destination des structures du secteur médico-social présente un modèle de charte utilisateur, basé sur l’exemple et adapté au contexte des structures médico-sociales.

    L’ASIP précise que les commentaires sur ces trois documents doivent être formalisés sous la forme d’une fiche de lecture disponible en téléchargement et transmise par messagerie électronique à l’adresse PGSSI-concertation@sante.gouv.fr.

  • Médecine personnalisée : un organe reconstitué pour tester les traitements (CHU de Toulouse)

    Une équipe de chercheurs toulousains a réussi à reconstituer une vessie humaine en 3D à partir de ses propres cellules souches pour individualiser la thérapie anti-cancéreuse de patients présentant une tumeur sur ledit organe.

    C’est une première mondiale (la 113e à l’actif des CHU), dont l’annonce a été communiquée par le CHU de Toulouse, l’Inserm et Urosphere, plateforme de recherche en urologie expérimentale, le 15 février 2017.

    Le modèle scientifique de cette reconstitution a été validé, trois autres phases sont prévues dans l’optique d’un développement de cette technique en pratique clinique :

    • « fabriquer » un organoïde malade, porteur de tumeurs malignes,
    • tester des traitements médicamenteux sur l’organoïde malade,
    • appliquer cette technique dans la pratique clinique quotidienne.

    Actuellement, tout patient souffrant d’un cancer de la vessie est traité par chimiothérapie, mais les résultats de ce traitement sont aléatoires.

    La reconstitution in vitro en 3D de la vessie malade d’un patient à partir de ses propres cellules souches permet de créer un « organoïde » sur lequel les médecins peuvent tester un traitement médicamenteux et par conséquent l’individualiser : l’organoïde présente des cellules identiques (mêmes caractéristiques) que celles de la vessie « d’origine ».

    En fonction des réponses de l’organoïde aux différents protocoles testés, le traitement est élaboré sur mesure, répondant ainsi parfaitement aux besoins de ses propres cellules.

    Levée d’un obstacle

    Jusqu’à présent, la recherche se heurtait à l’impossible reconstitution du tissu tapissant la vessie (épithélium) dans sa dimension réelle, à savoir en 3 couches superposées. Or, seules des cellules superficielles, c’est-à-dire appartenant à la première de ces couches, pouvaient être prélevées et mises en culture pour être analysées afin de rechercher la cause de leur inflammation, comme c’est le cas lors d’un cancer.

    Les chercheurs ont désormais réussi à mettre en culture des cellules souches prélevées sur une vessie, ce qui permet de reconstituer cette dernière dans son environnement « naturel » et en 3 dimensions.

    Une première étape validée, les prochaines perspectives

    Reconstituer l’épithélium d’une vessie saine représente une première phase. Trois autres phases sont prévues pour développer les applications de cette technique de reconstitution :

    • « fabriquer » à partir de cellules malades un organoïde malade, porteur de tumeurs malignes par exemple ;
    • tester des thérapies médicamenteuses sur cet organoïde malade ;
    • appliquer cette technique dans la pratique clinique quotidienne.

    Plusieurs équipes de recherche dans le monde travaillent sur la reconstitution d’organoïdes humains (côlon, prostate, poumon, sein, pancréas), mais jamais aucune n’avait réussi à créer un organoïde humain de vessie.

  • TSN : l’outil numérique de Santé Landes interfacé avec le DPI de l’hôpital de Mont-de-Marsan

    L’outil numérique de gestion des parcours de Santé Landes de la plateforme territoriale d’appui déployée dans le cadre de l’expérimentation Territoires de Soins Numériques (TSN) XL ENS, est interfacé avec le dossier patient informatisé (DPI) du centre hospitalier de Mont-de-Marsan depuis janvier 2017, fluidifiant ainsi les échanges entre professionnels de ville et hospitaliers.

    Le DPI du CH de Mont-de-Marsan, M-Crossway, est édité par Maincare.

    Concrètement, l’outil PAACO (Plateforme Aquitaine d’Aide à la Communication) est une plateforme informatique se présentant sous forme de journal collaboratif de suivi des patients dans le cadre de la plateforme territoriale d’appui : transmission sécurisée de documents entre professionnels, agendas partagés, relevés de constantes, etc.

    L’intégration de PAACO avec le dossier patient informatisé du centre hospitalier de Mont-de-Marsan permet :

    • aux professionnels de santé ambulatoires d’avoir accès, en temps réel, aux évènements hospitaliers autour du patient et aux documents du parcours hospitalier ;
    • aux professionnels de santé de l’hôpital d’avoir accès, via le DPI, au journal de communication PAACO pour les patients déjà suivis par Santé Landes.

    Ainsi, la concertation de préparation de l’entrée à l’hôpital et de la sortie peut commencer dès la pré-admission du patient via un accès direct au journal collaboratif.

    L’interfaçage de PAACO avec M-Crossway sera progressivement étendu à d’autres établissements utilisateurs de ce logiciel de DPI.

  • Maladies chroniques : un dispositif portable connecté pour conserver les médicaments thermosensibles

    Un dispositif portable et connecté permettant aux patients de conserver leurs médicaments sensibles à la chaleur, c’est ce qu’a annoncé avoir mis au point la start-up LifeInABox le 22 février 2017.

    Ce mini frigidaire a été développé dans l’objectif de permettre aux patients de voyager tout en respectant la chaîne du froid nécessaire à la conservation de leurs médicaments.

    En effet, certains médicaments comme l’insuline, les hormones de croissance, les traitements anti-arthritiques ou contre la SEP sont altérés par la chaleur. L’insuline, par exemple, doit être conservée entre 2°C et 8°C.

    Connecté à une application, ce dispositif de transport et stockage des médicaments permet un suivi en temps réel de la température à laquelle sont conservés les médicaments et envoie également des alertes à son propriétaire pour lui rappeler le plan de prise de son traitement.

    Utilisant l’effet Peltier pour créer du froid, il fonctionne sur 110 ou 220 Volt en combinant de l’énergie thermo-électrique et une batterie d’une autonomie de 24h, ou en étant branché sur l’allume-cigare d’une voiture.

    Le prototype mis au point avait remporté le concours Lépine à Paris en 2005.

    LifeInABox sera disponible sur Indiegogo crowdfunding en mai 2017 et devrait coûter 150€.

  • Cancérologie infantile : IBM explore la méthode de « calcul distribué » pour accelérer la recherche

    IBM et des chercheurs médicaux basés au Japon, à Hong Kong et aux États-Unis font appel à l’aide du public pour trouver des nouveaux traitements contre les cancers infantiles.

    L’équipe d’experts recherche plus précisément des médicaments pouvant affecter les molécules clés et les protéines qui contrôlent les cellules cancéreuses dans plusieurs cancers infantiles courants.

    Chercher de nouveaux traitements nécessite l’exploitation d’un supercalculateur afin de pouvoir analyser les différents scenarii possibles, un système très coûteux. IBM souhaite donc passer par la méthode dite du « calcul distribué » pour accélérer les recherches. Par le biais d’un logiciel, les appareils des participants au projet effectuent automatiquement une partie des calculs nécessaires aux recherches des experts et transmettent ensuite les résultats aux scientifiques concernés. Un gain de temps et d’argent.

    Un supercalculateur partagé pour accélérer les découvertes scientifiques

    Le projet a été annoncé aux États-Unis fin janvier 2017 lors d’une conférence presse menée par le gouverneur du Connecticut, Dannel P. Malloy (IBM) et le Dr. Ching Lau, du Connecticut Children’s Medical Center, du Jackson Laboratory et de l’UConn School of Medicine.

    La recherche de médicaments candidats est un processus coûteux et lent. Pour accélérer le processus et élargir la recherche, IBM fournit aux scientifiques concernés un accès gratuit à son World Community Grid, un programme qui exploite la puissance de calcul « offerte » par des bénévoles à travers le monde.

    En clair, il s’agit d’un supercalculateur qui permet aux scientifiques de conduire plus rapidement des millions d’expériences virtuelles. Ces expériences visent à mettre en évidence des médicaments candidats prometteurs pour une étude plus approfondie.

    Calcul distribué : utiliser la puissance des appareils des particuliers pour réaliser à moindre coût des calculs scientifiques colossaux

    Les bénévoles ne donnent ni de leur temps, ni de leur d’argent et n’ont pas besoin d’expertise technique pour participer à cet effort de recherche, nommé le Smash Childhood Cancer.

    Ils participent simplement au programme World Community Grid en téléchargeant et en installant une application gratuite sur leur ordinateur ou un appareil Android. Les dispositifs des volontaires exécutent automatiquement des expériences virtuelles au nom de l’équipe de recherche. Les résultats sont ensuite transmis aux chercheurs pour être analysés.

    Le principe utilisé est celui du « calcul distribué ». Dans le domaine médical, les chercheurs ont besoin de moyens colossaux en matière de puissance de calcul afin de simuler l’effet de certains médicaments ou de séquencer certaines molécules, certains gênes ou certaines protéines. Ils peuvent faire appel à des supercalculateurs pour réaliser ces calculs mais, la plupart du temps, ils ne disposent pas du budget suffisant, ces machines coûtant plusieurs dizaines de millions de dollars.

    IBM a donc décidé de distribuer les calculs, de les diviser en des millions d’opérations pouvant être effectuées par l’ordinateur ou l’appareil Android d’un particulier pour ensuite les regrouper afin de faire avancer un projet donné.

    Le World Community Grid utilise un logiciel qui télécharge automatiquement de petites quantités de données puis exécute des calculs permettant de déterminer comment les médicaments interagissent avec les différentes mutations d’une maladie par exemple.

    Plus clairement, le World Community Grid transforme l’appareil de l’utilisateur en explorateur. « Votre appareil effectue des calculs de recherche lorsqu’il est inactif. Il suffit donc de l’utiliser comme vous le faites tous les jours pour aider les scientifiques à obtenir des résultats en quelques mois plutôt que des décennies, précise IBM sur le site officiel du programme. Avec votre aide, ils peuvent identifier les domaines les plus importants à étudier en laboratoire, en les rapprochant des découvertes qui sauvent des vies et traitent des problèmes globaux. »

    Smash Childhood Cancer : une équipe d’experts internationale centrée sur les solutions numériques

    Smash Childhood Cancer rassemble une équipe internationale de chercheurs experts issus de l’Université de Chiba et de l’Université de Kyoto au Japon mais aussi de l’Université de Hong Kong, du Connecticut Children’s Medical Center, du Jackson Laboratory et de l’École de médecine de l’Université du Connecticut (États-Unis).

    L’initiative mondiale est dirigée par le Dr. Akira Nakagawara, un oncologue pédiatrique de renommée internationale, biologiste moléculaire et directeur général du Saga Medical Center Koseikan, au Japon.

    Le Dr. Nakagawara a utilisé la même approche de recherche sur un précédent projet World Community Grid par le biais duquel il est parvenu à identifier les médicaments candidats pour le neuroblastome, l’un des cancers les plus courants chez les enfants.

    Le système Smash Childhood Cancer est désormais étendu à la recherche de traitements contre d’autres formes de cancers infantiles, tels que la tumeur cérébrale, la tumeur de Wilms (tumeur du rein), les tumeurs des cellules germinales (cancers qui affectent le système reproducteur et le système nerveux central), l’hépatoblastome (cancer du foie) et l’ostéosarcome (cancer de l’os).

  • Asia-US: IBM uses the power of personal computers to fight childhood cancer

    Since the end of January 2017, IBM and medical researchers based in Japan, Hong Kong and the United States are asking for the public’s help to find prospective treatments for childhood cancer.

    The team of experts is looking specifically for chemical drugs candidates that can affect the key molecules and proteins that control cancer cells in many common childhood cancers.

    This type of study requires the use of a supercomputer in order to evaluate the different possible scenarios, a very expensive system. Therefore, IBM is going through a distributed computing method to accelerate research: through a specific software, the volunteers’ devices automatically performs some of the calculations necessary for the experts’ research and then transmits the results to the scientists. This technique saves time and money.

    A supercomputer to accelerate scientific discovery

    The project was announced in the US at the end of January 2017 during a press conference led by Connecticut Governor Dannel P. Malloy, IBM, and Dr. Ching Lau of Connecticut Children’s Medical Center, Jackson Laboratory and UConn School of Medicine.

    Finding drugs candidates is generally an expensive and slow process.

    To accelerate the process, IBM is providing scientists with free access to its World Community Grid, a program that harnesses  computing power « donated » by volunteers worldwide.

    Clearly, the tool used is a supercomputer that enables scientists to conduct faster millions of virtual experiments. These experiments aim to highlight promising drug candidates for further study.

    Distributed computing: using the power of individual devices to achieve enormous calculations at lower cost

    Volunteers give neither their time nor their money and do not need technical expertise to participate in this research effort, called the Childhood Cancer Smash.

    They simply participate in the World Community Grid program by downloading a free application on their computer or Android device. The volunteers’ devices automatically perform virtual experiments on behalf of the research team. The results are then transmitted to researchers for analysis.

    The method used is called « distributed computing ». In the medical field, researchers require enormous resources in terms of computing power to simulate the effect of drugs or to sequence some molecules, genes or proteins. They may use supercomputers to perform these calculations, but, mostly, they do not have the sufficient budget, these machines costing tens of millions of dollars.

    IBM has decided to distribute the calculations, to divide them into millions of operations that can be performed by the computer or Android device of a particular and then group them together to move the project forward.

    The World Community Grid uses software that automatically downloads small amounts of data and then performs calculations to determine how drugs interact with the various forms of a disease for example.

    More clearly, the World Community Grid turns the user’s device into an explorer. « Your device does research calculations when it’s idle, so just by using it as you do every day, you can help scientists get results in months instead of decades, you can read on the official website of the program. With your help, they can identify the most important areas to study in the lab, bringing them one step closer to discoveries that save lives and address global problems. »

    Smash Childhood Cancer: An international team of experts focused on digital solutions

    Smash Childhood Cancer brings together an international team of expert researchers from Chiba University and Kyoto University in Japan but also the  Hong Kong University and the Connecticut Children’s Medical Center, the Jackson the University of Connecticut School of Medicine (USA).

    The global initiative is led by Dr. Akira Nakagawara, an internationally renowned pediatric oncologist, molecular biologist and CEO of the Saga Medical Center Koseikan, in Japan.

    Dr. Nakagawara used the same research approach on a previous World Community Grid project through which he managed to identify drug candidates for neuroblastoma, one of the most common cancers in children.

    The Childhood Cancer Smash system is now extended to the search for treatments for other forms of childhood cancers, such as brain tumors, Wilm’s tumor (tumor of the kidney), hepatoblastoma (cancer of the liver),  germ cell tumors (cancer affecting the reproductive and central nervous system), and osteosarcoma (cancer of the bone).

  • Asie-Pacifique : vers un modèle de télésurveillance gratuit pour gérer les maladies chroniques

    Frost & Sullivan (F&S) constate l’absence de business modèle durable dans le domaine de la surveillance à distance des patients (RPM) et de la santé mobile (mHealth) dans une étude parue en janvier 2017.

    Constat : l’Asie-Pacifique se dirige vers un modèle de télésurveillance pour gérer les maladies chroniques. Les dispositifs seront à terme fournis gratuitement et les recettes seront générées par les services de surveillance et grâce aux informations transmises par les données saisies, estime Shalani Andria, analyste de l’industrie de la transformation à Frost & Sullivan.

    Les assureurs, financeurs des services e-santé ?

    Le marché de la télésurveillance à domicile devrait générer près de 2,2 milliards de dollars (2,073 Mds €) d’ici 2020 en Asie-Pacifique.

    « Malgré le lent démarrage du marché, les industriels avisés investissent rapidement car ils ont détecté un potentiel de croissance exponentielle une fois que le modèle de financement est établi », observe Shalani Andria.

    Selon F&S, le problème de l’absence d’un modèle économique durable dans le domaine de la santé mobile a gagné en importance en raison de la création croissante de partenariats et de coentreprises entre des sociétés de télécommunications, des fournisseurs de soins, des compagnies d’assurance, des gouvernements et d’autres parties prenantes du secteur. « Les risques inhérents à de telles relations peuvent être atténués en choisissant un modèle d’entreprise qui peut exploiter au mieux les possibilités de monétisation », estime le cabinet.

    L’étude APAC Home Health Monitoring Market, Forecast for 2020 –  conclut qu’en Asie-Pacique, les payeurs comme les compagnies d’assurance rembourseront les services de télémédecine ou les offriront gratuitement aux organismes gouvernementaux pour réduire le recours à l’hospitalisation.

    D’autres domaines de l’industrie de santé couverts par un contrat d’assurance développeront des solutions informatiques dans le secteur de l’impression 3D, de la télémédecine en vidéo, des robots d’assistance et d’automatisation, de l’électronique « implantable » et de la cyber-santé.

    Home care : des modèles économiques émergents en Asie-Pacifique

    F&S estime que l’Asie-Pacifique présente des opportunités importantes. Certes, la région se retrouve confrontée du côté des offreurs de soins à une hétérogénéité des réglementations en matière de télésurveillance et de partage de données dans les différents pays, ainsi qu’à un manque de clarté concernant le soutien des gouvernements et des infrastructures concernées. Les professionnels de la santé peuvent cependant développer un écosystème durablement solvable et délivrer un soutien complet au système de surveillance à domicile des patients.

    Les régions où la demande de produits de télésurveillance et mHealth est la plus forte sont l’Inde, la Chine et le Japon, qui sont en train de devenir des centres d’innovation de modèles économiques.

    • Inde : le gouvernement multiplie les initiatives visant à améliorer l’accès à la technologie à travers le continuum de soins et mène une politique tournée vers les industriels internationaux.
    • Chine : les experts constatent une augmentation des investissements entre entreprises locales et internationales dans les services des soins à domicile en raison de la privatisation du secteur par le gouvernement.
    • Japon : le vieillissement de la population et le taux élevé d’adoption aux nouvelles technologies sont deux facteurs clés encourageant l’innovation en termes de business modèle dans le domaine des soins à domicile.

    Par ailleurs, des initiatives collaboratives telles que le National Telehealth Home Monitoring en Australie, le National Telehealth Demonstration Project en Corée du Sud ou le National Cardiac Monitoring à Singapour, devraient faire progresser le marché de la télésurveillance à domicile dans la région.

    « [Passer] du statut d’entreprises high tech à celui de fournisseurs [de soins] » (Shalani Andria, F&S)

    « Les fournisseurs intègrent déjà des outils dédiés à la gestion des big data, des dispositifs analytiques et intelligents dans le domaine de la surveillance à domicile », précise Shalani Andria. « Ils doivent se rendre compte que l’humanisation des solutions de surveillance à domicile continuera d’être un facteur important dans l’Asie-Pacifique et devra évoluer, en passant du statut d’entreprises high tech à celui de fournisseurs de services cliniques. »

  • « Electronic silos are better than paper silos, but they’re still silos » (A Greene, HIPAA specialist)

    In the context of the HIMSS conference, which will take place from 19th to 23rd February 2017 in Orlando, Health & Tech has asked American health experts for their views on digital health in the US.

    Adam Green is a former regulator at the U.S. Department of Health and Human Services (HHS), where he played a key role in administering and enforcing the HIPAA rules. He gives his views ont he topics of interoperability and regulatory issues within healthcare.

    What are your views on the role digital health can play in interoperability?

    Interoperability involves the sharing of clinical information electronically, and you can’t have that without digital health. Modern health information technology (HIT) initiatives from the government started with Bush’s creation of the Office of the National Coordinator (ONC) in 2004.  It was a wild flower approach: throw some seeds and see what happens. The government did not want to over regulate, and Obama passed HITECH in 2009 and ONC became statute with all the rights thereof. Billions went into HIT and still it was a wild flower mentality. The government will no longer dictate, we want minimum certification criteria. This went to a more organic approach of natural growth, but market forces didn’t go in that direction and the government saw this too late. Stage 3 is here and the information exchange goals aren’t met. Without meaningful use this conversation on interoperability would not have occurred.

    Do you feel HIPAA encourages interoperability or makes it more difficult to achieve?

    HIPAA makes it more difficult to achieve interoperability. It is easier to say no under HIPAA. You have to disclose to patients on request, otherwise you can choose not to disclose, and that no results in never having a violation. HIPAA also presents a convenient excuse to say no. HIPAA doesn’t stand in the way in the letter of the law, maybe even the spirit of the law, but people can make an excuse. HIPAA helps interoperability with patient access, but it doesn’t help with interoperability between providers. The ONC has gone out of its way to provide guidance on why this isn’t an issue. Patients can get the information and be the conduit of information exchange, such as in other countries, which is helpful for interoperability. Patients can then share their information with providers.

    What is your view on Blue Button?

    Blue Button is the idea of being easily able to click on an icon and access your records. Using this protocol with something like Humetrix iBlueButton provides the ability to see the file from one provider with a graphical interface. Graphical interface is more user friendly, and these apps can also combine several providers into one access point. This provides the patient with the ability to share it with other providers. BlueButton technology is still early in development and has a long way to go before we will have this type of access, but as an idea it is good.

    How do you see the relationship between HITECH, HIPAA, and interoperability?

    HIPAA is the 1996 statute and privacy, and security was an afterthought. HITECH is much bigger than HIPAA: the main part of this act was putting billions of dollars to move from paper to electronic records. HIPAA’s original focus was on administrative simplification. Interoperability standards came into play for healthcare claims and then privacy and security rules were added after these standards were created. HITECH was focused on clinical simplification because medical records were still being mailed or faxed. It was designed to push toward electronic exchange, without standards. It was designed around just electronic exchange, we’re moving information on clinical side so we need to tighten privacy and security. HITECH was conflicting in moving the information electronically but made penalties more severe. Unlike HIPAA where interoperability was focus, HITECH (2009) has no interoperability achieved yet because of the lack of mandate.

    What are some steps that digital health vendors can take to bridge these issues?

    EHR vendors need to meet certification requirements to increase interoperability, and there has been increased pressure on these vendors to stop information blocking. APP developers will want to look at blue button, direct messaging, and interoperability standards. If APP developers focus on interoperability, these products will be better. PHRs have been around for quite some time. When PHRs were first created the idea was to place a filing cabinet in your basement with the records and people didn’t jump on it because of the difficulty in getting electronic copies of records. Interoperability creates the value proposition for technology like PHRs.  Interoperability will allow information to be shared regardless of platform and can give paramedics access to Penicilin allergies (cloud in an ambulance) for example. Humetrix has an App that will give paramedics an entire medical record from a locked screen phone (SOSQR).

    What are some steps regulators need to take to ensure that HIPAA, HITECH, and other regulations keep current with industry trends?

    The amount of flexibility in current regulations is beneficial, because if they had rigid standards from 2003 there’d be no room for innovation. It’s key to allow some flexibility for innovation and change. Guidance is important on what people need to do, and this is easier to update than the regulation.

    Where do you see interoperability in 5 years?

    The last administration started expressing its displeasure with certain entities over lack of interoperability and started pressuring them to fix this. I’m not sure where this will go with the new administration. Interoperability may continue to be pushed because they realize there’s so much more that can be achieved or it’s a real possibility that they will say market forces need to take care of this. Market forces are not interested in interoperability. We may not see any movement in 5 years.