care_insight

  • Programme d’investissements d’avenir (PIA) : précisions sur le volet régionalisé

    Bernard Cazeneuve, Premier Ministre, a présenté une communication sur le volet régionalisé du programme d’investissements d’avenir lors du conseil des ministres du 24 février 2017. 500 millions d’euros lui seront consacrés.

    Ces 500 millions d’euros vont être répartis en deux enveloppes de 250 millions :

    • la première sous forme de subventions et d’avances remboursables. Elle sera déployée via Bpifance ;
    • la seconde sous forme d’investissement en fonds propres. Elle sera déployée via la Caisse des Dépôts.

    Un appel à candidatures a été diffusé le 24 février 2017 auprès des régions pour déterminer la répartition des fonds de la première enveloppe. Pour chaque action sélectionnée, l’État et les régions financeront à parité : à 1 € apporté par l’Etat correspond 1 € apporté par la région. Les premiers appels à projets régionaux pourront être initiés avant l’été.

    La seconde enveloppe fera l’objet d’une consultation pour déterminer les meilleures conditions d’intervention dans les premiers stades de développement des entreprises : pré-amorçage, amorçage et capital croissance.

    La communication du Premier Ministre précise que ces fonds vont donner aux pôles de compétitivité un levier supplémentaire pour porter leurs projets structurants pour les filières industrielles.

  • Concours mondial d’innovation 2030 : 8 start-up de la santé lauréates de la phase 3

    8 start-up de la santé font partie des lauréats de la phase 3 du concours mondial d’innovation, dont le palmarès a été annoncé par François Hollande le 22 février 2017 à l’Institut du cerveau et de la moelle épinière (ICM), à Paris.

    Les lauréats bénéficieront d’un investissement de la part de Bpifrance pouvant aller jusqu’à 20 milllions d’€.

  • Diabète : les utilisateurs de FreeStyle d’Abbott présentent une meilleure gestion de leur glycémie

    Abbott a présenté les résultats d’une étude de données d’utilisation collectées par les lecteurs de glycémie en situation réelle le 15 février 2017 à Paris, lors du congrès de l’Advanced Technologies and Treatment for Diabetes (ATTD).

    Ils montrent que les personnes procédant à des lectures en utilisant leur système FreeStyle Libre sont moins longtemps en hypoglycémie. L’étude regroupe près de 410 millions mesures recueillies auprès de 50 000 utilisateurs.

    Le contrôle de la glycémie simplifié par le système FreeStyle

    L’utilisation du système FreeStyle a incité les utilisateurs à vérifier plus souvent leur taux de glycémie: 16 fois par jour en moyenne, soit trois fois plus que les recommandations américaines et européennes.

    Cela a favorisé:

    • une augmentation significative de mesures qui ont dévoilé que le système permettait :
      • d’améliorer le taux d’HbA1c dans le sang (reflet de la glycémie moyenne),
      • de réduire de 38% les hypoglycémies et de 50% les hypoglycémies sévères,
      • de réduire les hyperglycémies,
      • d’allonger la durée de la phase durant laquelle le patient présente une valeur cible de glycémie.

    Lancé en 2014 en Europe, le système est utilisé par 250 000 personnes diabétiques. 

  • La FDA autorise l’utilisation d’implants intra-crâniens conçus par impression 3D

    La société OssDsign, concepteur, fabricant et distributeur suédois d’implants médicaux, a annoncé le 20 janvier 2017 avoir reçu l’autorisation de la FDA pour l’utilisation d’implants intra-crâniens lors d’intervention de cranioplastie, une opération de chirurgie plastique.

    Ces implants ont été fabriqués à partir des scanners individuels de chaque patient en utilisant une imprimante 3D.

    Une opération de cranioplastie est habituellement réalisée par des neurochirurgiens à partir du propre os du patient (greffe autologue : donneur et receveur sont la même personne) ou en utilisant des implants en plastique inerte et des matériaux métalliques comme le titane.

    Ces implants médicaux sont destinés aux patients nécessitant une reconstruction suite à des défauts crâniens.

    En utilisant un implant fabriqué à partir d’un composite de phosphate de calcium breveté renforcé par un squelette de titane, la société explique diminuer le risque de complications infectieuses nécessitant parfois le retrait de l’implant et une opération chirurgicale supplémentaire.

    Chaque implant est conçu à l’aide des données d’imagerie du patient en utilisant les technologies de conception assistée par ordinateur (CAO) et d’impression 3D. Ainsi, l’implant est fabriqué sur mesure afin de pallier au défaut spécifique crânien du patient. OssDsign indique par ailleurs qu’avec cet implant, un patient peut continuer à être surveillé par IRM, à condition de respecter certaines précautions.

    Ces implants de reconstruction crânienne et faciale sont déjà disponibles en Allemagne, au Royaume-Uni, à Singapour et en Israël. De nouveaux partenariats commerciaux de distribution ont été conclus en Italie, en Espagne, en Suisse, en Autriche et aux Pays-Bas.

  • Présidentielle : Syntec numérique propose une loi de programmation en Santé sur cinq ans

    Mettre en place une loi de programmation en santé sur 5 ans pour identifier les grands objectifs permettant de transformer le système de santé et de flécher les budgets nécessaires pour ce faire : telle est la recommandation autour de laquelle s’articulent les propositions de Syntec Numérique pour les candidats à l’élection présidentielle, dévoilées le 23 février 2017.

    Regrettant une « absence de vision cible » dans les expérimentations actuelles, une « absence de portage politique ambitieux » du numérique en santé, et « un manque d’éléments chiffrés » dans la stratégie e-santé présentée en juillet 2016, Pierre Leurent, président du comité santé de Syntec numérique, a présenté des propositions visant à permettre d’assurer une transition en profondeur du système de santé.

    La loi de programmation en santé proposée par Syntec numérique, conçue sur le modèle de la loi de programmation militaire, devra permettre de :

    Généraliser la prise en charge des solutions de télémédecine

    • Pérennisation du principe de la PLFSS 2017.
    • Définition de nouveaux modèles de remboursement, avec un financement par capitation ou au forfait notamment.

    Faciliter l’émergence des objets connectés et applications mobiles

    • S’inspirer de l’expérimentation menée en Belgique, où 24 applis sont actuellement remboursées.
    • Adopter le référentiel de labellisation proposé par le GT28 sur une base souple et facultative.

    Améliorer la coordination dans une logique de parcours de vie

    • Pérenniser le programme TSN et l’étendre à tout le territoire, avec un financement dédié pour les 5 prochaines années.
    • Accélérer le développement des plateformes territoriales d’appui.
    • Développer des plateformes de coordination mutualisant des services et fédérant des sources de financement diverses pour les personnes âgées.

    Accompagner les acteurs de santé dans la transition du système de soins

    • Former les professionnels de santé au numérique.
    • Créer un fonds de transition et de croissance d’un montant d’un milliard d’euros sur trois ans, pour réaliser les investissements techniques nécessaires dans le cadre des GHT.

    Consolider une filière autour de l’analyse des données de santé

    • Mettre en place une politique d’open data régulée.

    Soutenir le développement et l’export des solutions françaises

    • Encourager l’innovation en investissant massivement dans le big data, l’intelligence artificielle et la robotique.
    • Faciliter l’accès au marché des solutions technologiques innovantes.
    • Soutenir à l’export les solutions développées en France.

    Mettre en place un pilotage cohérent de la politique nationale pour le numérique en santé

    • Doter le conseil stratégique du numérique en santé d’un pilotage interministériel.
    • Établir un programme de travail chiffré, avec un tableau de bord précis, pour le conseil stratégique du numérique en santé.
    • Articuler les travaux du conseil stratégique du numérique en santé avec ceux des comités de filière santé et silver économie.

    Syntec numérique va porter ces propositions auprès des équipes des candidats à la présidentielle, qui en sont au « niveau de base » en matière de numérique en santé.

  • Maintien à domicile : signature d’un contrat de filière « services à la personne »

    Pascale Boistard, secrétaire d’État chargée des Personnes âgées et de l’Autonomie, Ségolène Neuville, secrétaire d’État chargée des Personnes handicapées et de la Lutte contre l’exclusion et Christophe Sirugue, Secrétaire d’État à l’industrie, ont signé jeudi 23 février le contrat de filière « Services à la personne ».

    L’objectif du contrat de filière est de structurer ce secteur, qui compte en France 1,4 million de salariés, répartis au sein de 35 000 organismes et bénéficiant à 2,7 millions de personnes.

    Le contrat de filière comprend trois axes :

    • simplifier et harmoniser les dispositifs de soutien afin de permettre à la filière des Services à la personne de réaliser son potentiel de développement ;
    • développer l’attractivité et l’emploi ;
    • mettre en place une stratégie qualité pour accompagner une demande croissante.

    La structuration du secteur doit notamment permettre, selon le communiqué de presse des ministères concernés, de faire face à la question du vieillissement et au respect de la liberté de choix des personnes en situation de handicap.

  • Japon : Fujitsu développe une technologie pour sécuriser les applications de soins à domicile

    L’Association médicale de Beppu (Japon), les laboratoires japonais Fujitsu et Fujitsu Limited ont annoncé fin janvier 2017 le succès du premier test de leur technologie de contrôle des applications mobiles centrées sur le home care.

    Ce nouvel outil permet d’améliorer la confidentialité et l’efficacité des services de soins à domicile.

    Une technologie pour mieux contrôler le partage et la confidentialité des données du patient

    Les soins à domicile nécessitent que les professionnels de santé partagent les données des patients et communiquent entre eux afin de coordonner les soins.

    Pour s’assurer que les praticiens traitent en toute sécurité les informations médicales sur les appareils connectés, la technologie mise au point par Fujitsu modifie automatiquement les paramètres de l’application de santé utilisée, tels que l’affichage des informations médicales d’un patient (suivi de la température, de la pression artérielle…) en fonction de la situation, l’heure et le lieu, et limite le partage de ces données selon les cas.

    Grâce à un système sécurisé (ID du patient et de l’utilisateur à renseigner, mot de passe à saisir), seul le prestataire de soins concerné a accès aux données pertinentes dont il a besoin à l’instant seulement où cela est nécessaire. Ces données deviennent ensuite inaccessibles aux praticiens ne disposant pas des qualifications suffisantes.

    Dans le détail, la technologie présente :

    • une fonctionnalité centrée sur la gestion des politiques de confidentialité.
      Les gestionnaires peuvent définir à l’avance qui peut accéder à l’information médicale sur le réseau, où, quand et dans quelle mesure.
    • une fonctionnalité dédiée au contrôle des stratégies.
      Sur la base des politiques configurées, des informations issues du système d’identification de la qualification des utilisateurs et des capteurs installés dans la maison du patient, les données affichées peuvent être automatiquement modifiées.

      Quand l’utilisateur X se présente chez le patient, les informations médicales adéquates s’affichent sur l’application. Lorsqu’il quitte le domicile du malade, ces informations s’effacent ou deviennent inaccessibles.

    Les premiers tests en 2016 démontrent l’amélioration de la qualité des soins dispensés

    Développé en partenariat avec l’Association médicale de Beppu, l’outil a été testé sur le terrain dans la ville de Beppu, au Japon, aussi bien au moment de la réalisation des soins au domicile du patient que dans la préparation des ordonnances :

    • 1. Traitement à domicile
      • Période d’essai : de mars à septembre 2016.
      • Lieux : domiciles de patients à Beppu.
    • 2. Préparation des ordonnances
      • Période d’essai : de septembre à décembre 2016.
      • Lieux : cliniques et pharmacies à Beppu.

    Les tests ont confirmé que le dispositif, en partageant de manière efficace des renseignements médicaux entre praticiens, pouvait améliorer efficacement la qualité des soins médicaux, préserver la confidentialité des renseignements personnels et accroître l’efficacité des services.

    Il a été démontré que les appareils intelligents pouvait être sollicités activement de différentes manières pour partager les données de santé du patient les plus récentes, via la photographie et l’enregistrement des symptômes et des conditions de vie du malade.

    Par ailleurs, il a été prouvé que les gestionnaires pouvaient apprendre à définir et à gérer les différents paramètres de confidentialité après seulement vingt minutes de formation.

    Résultats : les professionnels de la santé gagnent en efficacité mais aussi en rapidité et la qualité des soins à domicile progresse.

    L’Association médicale de Beppu continue de mettre en œuvre des technologies de pointe afin d’améliorer l’efficacité des soins à domicile. Fujitsu Laboratories poursuit ses recherches sur l’extension des fonctionnalités de la technologie de contrôle des applications mobiles et de ses utilisations dans divers domaines de la santé.
    De son côté, Fujitsu utilisera la technologie développée par Fujitsu Laboratories afin de créer en 2017 davantage de produits visant à améliorer le système de soins à domicile.

  • Japan: Fujitsu improves home care through a mobile-app control technology

    The Beppu Medical Association, Fujitsu Laboratories and Fujitsu Limited (Japan) announced in January 2017 the first successful trial of their mobile-application control technology which facilitates home healthcare work.

    This new tool improves the confidentiality and effectiveness of home care services.

    A technology to better control data sharing and confidentiality

    Perform home care requires that health professionals (nurses, physicians, caregivers, pharmacists…) share patients’ data and communicate with each other to coordinate care.

    To ensure that practitioners treat safely the medical information on connected devices, the technology developed by Fujitsu automatically changes the settings of the health application, such as mecial information (temperature, blood pressure …) displayed on the smart device in response to the situation, including time, place, and user qualifications.

    Through a secure system (patient’s ID, user ID, password), only the right care provider has access to the relevant data when needed. These data are then inaccessible to practitioners who do not have sufficient qualifications.

    Precisely, the features of the technology are as follows:

    • Policy management functionality.
      Managers can define in advance who can access medical information on the network, where, when and how.
    • Policy control functionality.
      Based on the configured policies, information from qualification identification of users and beacons installed in the house of the patient, displayed data can be automatically changed.

      When the user Dr. X come to the patient’s home, the appropriate medical information is displayed on the application. When he left, the information disappears or becomes inaccessible.

    A real life trial in 2016

    Developed in partnership with the Beppu Medical Association, the tool has been field tested in the city of Beppu, Japan, both during in-home medical treatment and prescriptions preparation tasks:

    • 1. Home care tasks
      • Trial period: from March to September, 2016.
      • Location: patients’ home in Beppu.
    • 2. Prescription preparation tasks
      • Trial period: September to December 2016.
      • Location: medical clinics and pharmacies in Beppu.

    The tests confirmed that the device, by effectively sharing medical information between practitioners, can improve the quality of medical care, preserving the confidentiality of personal information and increase the effectiveness of home care services.

    It has been shown that smart devices could be actively sought in various ways to share the latest patient health data, via photography and recording of patient’s symptoms and their living conditions.

    Moreover, it has been proven that managers could learn to set and manage policies after only twenty minutes of instruction.

    Results: Health professionals are becoming more efficient but also quicker and the quality of home care is thus improved.

    In the years to come, the Beppu Medical Association will continue to implement advanced technologies to improve the efficiency of home care.
    For its part, Fujitsu will use technology developed by Fujitsu Laboratories to create more products to improve home care system by the end of 2017.
    Fujitsu Laboratories will continue its research into extending the functionality of the mobile-application control technology and its uses in various fields of healthcare.

  • HIMSS 2017- Mayo Clinic : retour d’expérience sur sa transformation digitale et principales metrics

    Dans le cadre de HIMSS2017, Cris Ross, directeur des systèmes d’information de la Mayo Clinic, dresse un état d’avancement de sa stratégie IT au sein de son groupe d’établissements.

    Fondation d’intérêt général créée en 1889 par les frères Mayo, la Mayo Clinic est aujourd’hui un des groupements hospitaliers les plus réputés des États-Unis.

    Dans cet hôpital de niveau EMRAM 7, le DSI Cris Ross mène depuis 2012 un programme global de transformation autour des 5 objectifs suivants :
    1. Garantir un bon niveau de service,
    2. Sécuriser les fonctions métiers de la Mayo,
    3. Mettre en place un système IT global,
    4. Construire des plateformes d’architecture innovantes,
    5. Optimiser l’organisation des fonctions IT.

  • Politique générale de sécurité des SI de santé : l’ASIP met trois documents en concertation

    L’Asip Santé a mis en concertation le 15 février 2017 trois documents dans le cadre de la politique générale de sécurité des systèmes d’information de santé (PGSSI-S) :
    • Le référentiel de gouvernance et de mise en œuvre, qui sera opposable ;
    • le guide « gestion des équipements nomades » ;
    • le « modèle de charte utilisateur à destination des structures du secteur médico-social ».

    Les commentaires sur ces trois documents sont ouverts jusqu’au 31 mars 2017.

    Le référentiel de gouvernance et de mise en œuvre va remplacer le document « les principes fondateurs » de la PGSSI-S. Il décrit :

    • les principes de gouvernance ;
    • le principe d’opposabilité ;
    • le champ d’application ;
    • les principes de mise en œuvre ;
    • les principes d’élaboration.

    Le guide « Gestion des équipements nomades » propose des mesures en matière de sécurité des systèmes d’information pour les terminaux nomades tels que les ordinateurs portables, les ordiphones/smartphones, les tablettes.

    Le « modèle de charte utilisateur » à destination des structures du secteur médico-social présente un modèle de charte utilisateur, basé sur l’exemple et adapté au contexte des structures médico-sociales.

    L’ASIP précise que les commentaires sur ces trois documents doivent être formalisés sous la forme d’une fiche de lecture disponible en téléchargement et transmise par messagerie électronique à l’adresse PGSSI-concertation@sante.gouv.fr.