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  • Simulation : inauguration du Medical Training Center du CHU de Rouen

    Le Medical Training Center du CHU de Rouen a été inauguré par le Président de la République le 24 février 2017. Ce centre a pour ambition de former les professionnels de santé à des procédures, à des gestes ou à la prise en charge de situations à risque par l’utilisation de matériel, de mannequins ou de simulateurs.

    Il doit également permettre aux professionnels de santé d’analyser et d’améliorer leurs pratiques et leurs capacités à faire face aux situations à risque.

    D’une surface de 3000 m2, le medical training center est situé entre le CHU de Rouen et la faculté de médecine et de pharmacie. Il contient des espaces de formation, des salles de réunions, de briefing et débriefing. Son amphithéâtre dispose d’une régie vidéo directement connectée aux blocs opératoires et aux laboratoires du CHU, permettant ainsi la diffusion d’interventions partout dans le monde.

    Le medical training center propose plus de 70 formations, en formation initiale et continue, dans une vingtaine de disciplines : cardiologie interventionnelle, imagerie médicale, chirurgie, obstétrique, etc.

    Il va également accompagner la diffusion de l’innovation avec les partenaires industriels, prioritairement les start‐up locales, au moyen de tests ou de démonstrations d’équipements en vue de leur commercialisation.

    Le medical training center, qui a coûté 14,4 millions d’€, a été financé par :

    • le CHU de Rouen : 6,2 millions d’€
    • l’État : 3 millions d’€
    • la Région Haute-Normandie : 3 millions d’€
    • l’Université de Rouen : 1,7 milllion d’€
    • la métropole Rouen Normandie : 500 000 €.

  • 83 % des Français pensent que la santé connectée est trop absente du débat politique (Sondage ODOXA)

    86% des Français sont satisfaits du système de santé, mais 83% d’entre eux pensent que la santé connectée est insuffisamment abordée lors des débats politiques : tels sont les principaux résultats le 7e vague du Baromètre santé d’Odoxa, publiée le 27 février 2017.

    L’enquête a été réalisée entre le 3 janvier et le 9 février 2017 auprès de 3046 Européens (Français, Italiens, Allemands, Espagnols, Britanniques) pour ce qui concerne la perception du système de santé; 428 médecins et 190 directeurs d’hôpitaux ont également été interrogés sur la santé connectée et la lutte contre les déserts médicaux.

    Les baromètres Santé 360 d’Odoxa sont réalisés en partenariat avec Orange, la Mutuelle Nationale des Hospitaliers, la Fédération hospitalière de France, Ramsay Générale de Santé, la chaire Santé de Sciences Po, Le Figaro Santé et France Inter.

    Des attentes fortes en matière de santé connectée

    La santé connectée représente, pour 77% des Français, une réelle opportunité de prévention, mais seulement 58% d’entre eux pensent qu’elle peut favoriser la qualité des soins.

    Ils s’accordent à dire que les nouvelles technologies ne sont pas suffisamment présentées aux médecins, notamment pour favoriser la prévention et pour améliorer la permanence des soins et diminuer leur coût (3 Français sur 4). 83% d’entre eux pensent que la santé connectée n’est pas suffisamment présente dans les débats politiques. 

    Enfin, 78 % des Français estiment que la santé connectée est une opportunité pour favoriser le maintien à domicile.

    Un système de santé plébiscité par les Français

    86% des Français sont satisfaits du système de santé et pensent même que c’est « un trésor » à fort potentiel. Cela explique que 77% d’entre eux soient sensibles aux discours des candidats sur le champ de la santé.

    En revanche, 39% des Européens perçoivent le système allemand comme le plus performant contre 23% pour la France.

    La nécessité de résoudre le problème des déserts médicaux et de réformer l’Assurance maladie

    Malgré un taux de satisfaction de plus de 4 Français sur 5, l’Assurance maladie doit être réformée pour

    • favoriser les soins ambulatoires (83%) ;
    • inciter les médecins à limiter les arrêts maladies (73%) ;
    • développer l’usage des médicaments génériques (72%).

    Ces mesures pour réduire le déficit de l’Assurance maladie sont généralement acceptées car elles n’engendrent pas d’effort financier de la part des usagers.

    Concernant les déserts médicaux, le problème est connu de tous les Français mais ils considèrent les mesures « peu convaincantes » dès lors qu’elles impliquent un effort de leur part. 70% des médecins refusent d’office de s’installer dans un désert médical; ce chiffre baisse à 46% « si les mesures proposées étaient suffisamment incitatives ».

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  • Téléassistance : une convergence avec la télésanté, au bénéfice des mutuelles et assureurs (Pipame)

    La téléassistance et la télésanté tendent à converger en raison des évolutions technologiques, selon l’étude du PIPAME « L’avenir du marché de la téléassistance et des services associés », présentée le 24 février 2017 : miniaturisation des équipements, protocoles de communication de l’internet des objets, connexion à des plateformes de traitement des données.

    Cette convergence va entraîner une modification des équilibres stratégiques du secteur, au profit des mutuelles et assureurs.

    La téléassistance, un marché fortement concentré

    • les 5 leaders du marché captent plus de 70 % des abonnements (Vitaris, Présence Verte, GTS Mondial, Europ Assistance, Filien ADMR).
    • les 10 plus grands acteurs du marché captent 86 % des abonnements.

    3 groupes stratégiques dominent le marché :

    • assurances et mutuelles : 27 %
    • spécialistes (Assystel, Vitaris, Bluelinea…) : 27 %
    • secteur associatif : 27 %

    S’ajoutent à ces groupes les banques (4%) et les acteurs de la sécurité (7 %).

    Deux nouveaux entrants se positionnent sur le marché :

    • La Poste, qui s’appuie sur son réseau de facteurs ;
    • Orange, qui a notamment conclu un partenariat avec Harmonie Mutuelle en mai 2016.

    Une filière fragilisée

    Le nombre d’abonnés à un service de téléassistance a connu une augmentation régulière ces dernières années, pour atteindre 580 000 en 2015.

    A contrario, le chiffre d’affaires global du secteur stagne à 112 millions d’€ en 2015. Cette stagnation est due à une forte compression des prix.

    De plus, l’écosystème de la téléassistance est fortement dépendant de la commande publique, avec un tiers du marché géré directement par les départements (délégation de services publics, marchés publics). Cette politique sociale contribue au développement de la téléassistance, mais ne permet pas d’impulser une dynamique d’innovation commerciale et technologique, cette dernière n’étant pas une priorité pour les acteurs publics.

    Des opportunités manquées avec Paerpa et TSN

    Les auteurs de l’étude regrettent le manque d’implication des assisteurs dans les projets Paerpa, alors que la téléassistance pourrait contribuer aux objectifs poursuivis par ce programme : suivi des personnes post-hospitalisation, détection des chutes, sécurisation de la prise de médicaments via les piluliers connectés, etc.

    Quant à TSN, 3 projets pourraient, selon l’étude, présenter des synergies avec la téléassistance :

    • Autonom@dom : bouquet de services, coordination des intervenants, plateforme téléphonique d’information et d’orientation des personnes ;
    • XL ENS : télésuivi de personnes atteintes de cancer, gestion d’appels de convivialité, suivi des urgences hors des heures ouvrables par le service départemental d’incendie et de secours des Landes ;
    • E TICSS : coordination des intervenants, mise en place de capteurs connectés.

    Le rapprochement avec la télésanté autour du traitement des données

    Certains téléassisteurs commencent à développer des services innovants autour de la prévention, avec une analyse des données collectées par les équipements et capteurs. Dans cette logique, les informations de télésanté pourraient être intégrées avec les services de téléassistance pour permettre un suivi continu de la personne. Les plateformes de téléassistance pourraient alors devenir un point de concentration des données de différentes natures.

    Les auteurs de l’étude soulignent l’avantage compétitif des mutuelles et assureurs dans cette perspective :

    • l’offre de téléassistance peut s’inscrire dans une perspective d’accompagnement du parcours de vie des personnes et de fidélisation des clients ;
    • elle peut apporter des gains aux mutuelles et assureurs en réduisant les risques d’hospitalisation et les coûts liés au retour à domicile après hospitalisation ;
    • les investissements financiers sont modestes à l’échelle de l’activité de ces groupes.

     

  • Programme d’investissements d’avenir (PIA) : précisions sur le volet régionalisé

    Bernard Cazeneuve, Premier Ministre, a présenté une communication sur le volet régionalisé du programme d’investissements d’avenir lors du conseil des ministres du 24 février 2017. 500 millions d’euros lui seront consacrés.

    Ces 500 millions d’euros vont être répartis en deux enveloppes de 250 millions :

    • la première sous forme de subventions et d’avances remboursables. Elle sera déployée via Bpifance ;
    • la seconde sous forme d’investissement en fonds propres. Elle sera déployée via la Caisse des Dépôts.

    Un appel à candidatures a été diffusé le 24 février 2017 auprès des régions pour déterminer la répartition des fonds de la première enveloppe. Pour chaque action sélectionnée, l’État et les régions financeront à parité : à 1 € apporté par l’Etat correspond 1 € apporté par la région. Les premiers appels à projets régionaux pourront être initiés avant l’été.

    La seconde enveloppe fera l’objet d’une consultation pour déterminer les meilleures conditions d’intervention dans les premiers stades de développement des entreprises : pré-amorçage, amorçage et capital croissance.

    La communication du Premier Ministre précise que ces fonds vont donner aux pôles de compétitivité un levier supplémentaire pour porter leurs projets structurants pour les filières industrielles.

  • Systèmes d’information : le GHT de la Vienne retient la plateforme d’échanges Ideolink de Maincare

    Le GHT de la Vienne a retenu la plateforme Ideolink de Maincare pour l’échange et le partage entre professionnels, patients et médecine de ville, annonce l’éditeur le 23 février 2017.

    L’objectif est de proposer des services aux patients et professionnels de santé à partir de l’été 2017.

    Ideolink permet :

    • aux professionnels de santé du GHT : d’accéder aux données médicales de tout type (comptes rendus, résultats d’imagerie…) via un portail professionnel  et de diffuser les informations nécessaires vers les correspondants désignés du patient en ville, en intégrant notifications, Messagerie Sécurisée de Santé et DMP ;
    • aux patients : de consulter l’ensemble des documents médicaux (comptes rendus d’hospitalisation, résultats d’analyses de laboratoire, résultats d’imagerie…), mis à disposition sur un portail patient sécurisé, et de prendre rendez-vous en ligne ;
    • aux professionnels de ville : de gérer des rendez-vous en ligne (visualisation de plages libres par spécialités et praticiens, demandes et prises de rendez-vous).

    Le GHT de la Vienne indique qu’il s’agit de la première brique du GHT dans son versant informatique, permettant de préparer la convergence des applicatifs médicaux et administratifs des différents établissements qui le composent.

  • La 1e édition du MedFIT aura lieu à Grenoble les 28 et 29 juin 2017

    La première convention d’affaires internationale dédiée aux partenariats d’innovation dans le domaine des technologies médicales et du diagnostic, MedFIT, aura lieu à Grenoble les 28 et 29 juin 2017 et réunira plus de 500 acteurs internationaux du secteur.

    Ce rendez-vous a vocation à identifier les produits, services et technologies innovants, faciliter les partenariats de recherche et d’innovation entre grands groupes industriels, start-up et académiques tout en intensifiant les flux de licences et l’accès au marché des innovations.

    Cet événement est organisé par Eurasanté et les clusters NHL (Nutrition Health Longevity), Medicalps et Alsace BioValley.

    Cet événement s’articulera autour de 4 activités :

    Une convention d’affaires

    La plateforme de partnering permet la planification de rendez-vous d’affaires en amont de l’événement, donnant ainsi l’opportunité aux participants d’identifier et rencontrer des partenaires et investisseurs potentiels.

    Des conférences spécialisées

    Établi par un comité stratégique d’experts et animées par 50 intervenants internationaux, le programme de conférences abordera les problématiques de recherche et d’innovation, le financement de l’innovation et les aspects réglementaires et d’accès au marché.

    Une exposition

    Permettant aux participants d’accroître leur visibilité auprès des leaders du secteur des technologies médicales.

    Des sessions de présentations

    Les sessions de présentations permettront aux jeunes entrepreneurs de pitcher lors de MedFIT face à de potentiels partenaires et investisseurs.

    Programme

    Le programme de la conférence MedFIT abordera les principaux aspects du secteur medtech.
    Les derniers avis sur les thèmes en évolution liés aux partenariats d’innovation collaborative seront présentés et  se concentreront sur l’accès au marché, le financement et la réglementation.

    Le programme s’organise autour de trois axes principaux:

    Créer

    • Évaluer les besoins: comment travailler avec les cliniciens et les hôpitaux ?
    • Comment partager la valeur de l’innovation?
    • Comment trouver une source d’innovation grâce à des collaborations avec le milieu universitaire de medtech ?
    • Comment adapter les collaborations à travers l’innovation ouverte ?

    Développer

    • Comment trouver le bon partenaire pour l’externalisation et les alliances stratégiques ?
    • La nouvelle législation européenne sur les dispositifs médicaux: une menace ou une opportunité d’innovation ?
    • Innovation dans la conception des essais cliniques: comment peut-on économiser temps et argent?
    • Comment surmonter les défis liés au financement, aux aspects réglementaires et aux enjeux de la chaîne d’approvisionnement ?

    Vendre

    • Comment un système de surveillance post-commercialisation efficace peut-il soutenir l’innovation ?
    • Comment pénétrer le marché ?
    • Où et pourquoi allons-nous d’abord lancer un produit ? USA versus Europe versus Asie
    • Comment évaluer au mieux les obstacles et les possibilités d’accès au marché ?

    L’inscription (payante) est réalisable via le lien ci-contre: MedFIT

    La liste des participants est accessible via le lien ci-contre : Participants

  • Care Labs et LaSante.net nouent un partenariat pour le paiement des médicaments en ligne

    CarePay, solution de paiement web et mobile de Chèque Santé et Lasante.net, pharmacie française en ligne, ont annoncé le 23 févier 2017 nouer un partenariat visant à faciliter l’accès aux médicaments et à la parapharmacie.

    L’objectif de ce partenariat est de permettre de payer directement via CarePay les médicaments sans ordonnance commandés en ligne.

    CarePay est une solution de paiement dématérialisée : c’est une plateforme qui s’appuie sur une application web et mobile, développée par la société Care Labs. Elle permet entre autres de recevoir les paiements par Chèque Santé.

    Ce module de paiement s’intègre aux logiciels métiers des professionnels de santé (officine, cabinet médical etc.), et possède plusieurs fonctionnalités dont :

    • la gestion des paiements,
    • le reporting, gestion de la facturation, intégration comptable, contrôle des droits,
    • la gestion des options de paiement.

    Cette infrastructure de paiement a été certifiée par l’Asip. Sécurisée et hébergée en France, elle répond aux règles PCI-DSS.

  • PCI-DSS

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  • Renforcer la téléradiologie pour améliorer la prise en charge des cas sévères d’AVC

    Les CHU de Nantes et Angers et l’ARS Pays-de-la-Loire alertent dans un communiqué du 23 février 2017 sur la nécessité de réorganiser l’accès à la thrombectomie lors d’un AVC aigu.

    Le recours à ce traitement a augmenté de plus de 140 % par rapport à 2014. 150 interventions de ce type ont été pratiquées en 2016 par le service de neuroradiologie diagnostique interventionnelle du CHU de Nantes sur des patients victimes d’AVC en phase aigüe.

    La téléradiologie est utilisée pour identifier les patients nécessitant une thrombectomie mécanique et par conséquent un transfert en urgence (intervention chirurgicale visant à retirer un caillot sanguin au niveau d’une veine ou d’une artère, présentant un risque opératoire, cette intervention est réservée aux cas d’extrême d’urgence).

    La prise en charge de ces patients mobilise les équipes du service de neuroradiologie diagnostique et interventionnelle, d’anesthésie et de l’unité neurovasculaire de recours du CHU de Nantes.

    Le prochain schéma interrégional d’organisation des soins (SIOS) prévoit le renforcement de ces équipes et de la téléradiologie.

    Les CHU de Nantes et d’Angers organisent en partenariat avec l’ARS Pays-de-la-Loire un débat à destination des professionnels de santé le 2 mars 2017 sur les thématiques suivantes :

    • la place de la thrombectomie mécanique
    • l’acheminement via le centre 15
    • la prise en charge des AVC au SAU en télémédecine en lien avec l’unité neurovasculaire
    • les premiers éléments du projet régional de santé (PRS 2018)