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  • Guerbet entame sa transformation digitale et dote son conseil d’administration d’experts

    Permettre à Guerbet de réussir sa transformation digitale pour innover et conquérir de nouveaux marchés, telle est l’ambition derrière les élections de Eric Guerbet et de Thibault Viort, tous deux experts dans le domaine du numérique et des Systèmes d’Information. Ils disposent d’un mandat de six ans au conseil d’administration.

    Ces deux élections montent le nombre de membres du conseil d’administration de l’entreprise Guerbet à 10 membres.

  • « L’hypertension artérielle est en retard en matière d’usages numériques » (Dr Marilucy Lopez-Sublet)

    Le Dr Marilucy Lopez-Sublet, médecin interniste spécialiste d’hypertension artérielle à l’hôpital Avicenne (Bobigny), établissement de l’AP-HP, a accordé un entretien à Health&Tech Intelligence sur l’avancement du numérique en matière de prise en charge de l’hypertension :
    • innovations dans les objets connectés dans le domaine cardiovasculaire
    • fiabilité des applis
    • développement des usages par le patient
    • investissements nécessaires pour faire progresser la télésurveillance de l’HTA

    Tels sont les principaux points abordés au cours de cet entretien.

    Quels peuvent être les apports du numérique pour le suivi des troubles cardiovasculaires ? Où en est-on actuellement (applis, télésurveillance…) ?

    Dans le domaine cardiovasculaire, les objets connectés se sont développés dans les années 1980, initialement pour l’usage des sportifs. Les applications liées aux objets connectés dans le domaine médical ont trouvé leur place au fur et à mesure du développement des techniques. Les avancées plus connues sont souvent liées au caractère chronique et à la fréquence de la pathologie, comme l’insuffisance cardiaque, le diabète et l’hypertension artérielle, entre autres.

    Aujourd’hui, le développement des objets connectés est exponentiel et, de ce fait, souvent anarchique. Une réglementation et preuve scientifique de l’usage de tels objets sont un prérequis avant leur utilisation en pratique médicale courante. Cependant, les appareils (connectés ou non) pour le suivi et recueil de données médicales utilisés en télémédecine sont à différencier de « gadgets » accessibles au grand public.

    Qu’en est-il plus précisément de l’hypertension artérielle ?

    En hypertension artérielle, les tensiomètres utilisés pour la mesure de la pression artérielle ont évolué considérablement, notamment dans les 20 dernières années, non seulement par leurs performances techniques mais surtout par l’utilisation du patient en automesure, lui conférant de l’autonomie. Les chiffres tensionnels sont variables au cours d’une journée et « une mesure » isolée ne peut pas être le reflet du niveau tensionnel du patient. En France, en 2015, 55 % des hypertendus traités avaient une pression artérielle au domicile satisfaisante (enquête Flash). La prise de conscience du patient comme acteur de sa propre pathologie passe par la mesure encadrée de sa propre pression artérielle. La règle de 3 mesures en ambulatoire (3 mesures matin et soir sur 3 jours consécutifs) permet aujourd’hui de suivre les patients hypertendus en consultation et fait partie intégrante de l’éducation du patient.

    La liste des appareils d’automesure labellisés CE est accessible sur le site de l’AFSSAPS et sur le site du Comité Français de Lutte contre l’Hypertension Artérielle (CFLHTA). Les appareils ne sont pas remboursés : il est donc important de pouvoir expliquer aux patients l’intérêt de s’en procurer un.

    La télésurveillance est-elle développée pour l’hypertension artérielle ?

    La deuxième question qui se pose est celle des tensiomètres connectés. Aujourd’hui, les patients mesurent souvent eux-mêmes leur tension (selon la règle de 3) et rapportent leurs résultats en consultation. La transmission des chiffres tensionnels par télémédecine existe, mais elle n’est malheureusement pas encore généralisée en France. L’holter tensionnel, ou mesure ambulatoire de la pression artérielle (MAPA), est aussi un objet connecté avec lequel le progrès de transmission d’information est plus développé mais pour lequel le patient n’est pas un vrai acteur. Cette exploration relève des indications précises avec un coût différent. Ainsi, la réussite du développement des objets connectés est multifactorielle et la généralisation de leur usage en pratique courante pour des consultations à distance ou le suivi de conseils téléphoniques doit faire encore des progrès.

    Les applis permettant de prendre sa tension sont-elles fiables ?

    Il ne paraît pas prudent de se prononcer sur la qualité technique et les mesures que les applications développées en lien avec les objets connectés permettent d’obtenir, en raison de leur diversité et de leur quantité. Mais, en réalité, le sujet n’est pas là. Ce qui est important, c’est que le patient sache quand et comment prendre sa tension et à quoi cela lui sert. La mesure de la pression artérielle doit être effectuée dans des bonnes conditions et selon les recommandations : bras nu, en position assise, au repos durant au moins 3 à 5 minutes, sans parler, etc. Ces éléments techniques de mesure restent indispensables pour l’interprétation de la tension.

    Cet enjeu est applicable dans diverses pathologies, aussi bien cardiovasculaires (holter cardiaque, mesure du poids, podomètres), mais aussi relevant d’autres domaines médicaux, y compris dans ce qu’on appelle la biologie délocalisée. La question clef est celle qui consiste à mettre en face l’évolution de la technique et l’obtention d’un paramètre clinique, biologique ou d’imagerie…Que faire de cette donnée ? Il faut rester dans un cadre d’usage et c’est le rôle des professionnels de santé que de faire passer des messages sur la bonne utilisation des objets connectés de santé.

    Pour les sociétés savantes, comme la SFHTA (Société Françaises d’Hypertension Artérielle), l’un des enjeux permanents est d’augmenter l’usage des appareils d’automesure, rendant le patient autonome et acteur de sa pathologie.

    Quels seraient les leviers permettant de développer cet usage ?

    L’investissement économique dans une plateforme généralisée en France de télémédecine pourrait être un enjeu de taille avec un retentissement important dans le domaine de la santé publique pour une maladie comme l’HTA, qui représente plus de 15 millions de patients en France. Le chemin du développement devra permettre à la communauté médicale de s’approprier des techniques en leur assurant un cadre législatif et une organisation multidisciplinaire d’échange et de réception de données médicales sécurisées. C’est un travail multidisciplinaire qui ne doit pas concerner que le corps médical mais aussi les infirmiers, les pharmaciens, les diététiciens, entre autres, comme cela se fait de façon courante dans d’autres pays comme le Canada. En parallèle, il faut poursuivre le développement du e-learning pour les patients afin de le seconder, un challenge d’abord médical mais aussi pour les entreprises du numérique.

    Certaines pathologies sont-elles en avance en matière de numérique ?

    Dans l’insuffisance cardiaque comme le diabète, les avancées sont considérables en matière de télémédecine, objets connectés, applications de monitoring, ou télé-suivi.  En revanche, il reste beaucoup à faire en France pour d’autres maladies comme l’hypertension artérielle. En effet, malgré la diminution de la morbi-mortalité liée à cette pathologie, l’HTA, qui a été retirée de la liste des ALD, a peu de moyens alloués pour poursuivre le développement de la télémédecine au sens large du terme, alors qu’aujourd’hui dans l’ère numérique cela est devenu incontournable.

     

  • Evolucare : 8 millions d’euros de la BPI pour son projet Smart Angel

    Développer un écosystème numérique dédié à la surveillance et l’accompagnement des patients, telles sont les ambitions du projet « Smart Angel » lancé par Evolucare Technologies. Bpifrance a annoncé, le 23 mai 2017, que le projet bénéficie de 8 millions d’euros de la part du PIA « Projets de recherche et développement Structurants Pour la Compétitivité ». Le budget global du projet est établi à 13,5 millions d’euros.

    Le projet Smart Angel est mené par un consortium composé d’industriels, hospitaliers et de la recherche, sur un durée de 36 mois dans le but de créer une solution intégrable aux différents systèmes informatiques en place permettant, par l’utilisation des dernières technologies, de surveiller et accompagner l’ensemble des patients tout au long de leur parcours de soins.

    La solution comportera des technologies telles que des objets connectés et plus particulièrement de l’intelligence artificielle et sera développée par le consortium composé de :

    • L’AP-HP
    • Le CHU de Nîmes
    • L’Université Paris Est Créteil (UPEC) et de l’Université de Picardie Jules Vernes (UPJV)
    • INES (Bureau d’Etudes électroniques)

  • Conférence E-HealthTallinn 2017 : ‘Health in the Digital Society. Digital Society for Health’

    Comprendre comment les technologies numériques et l’utilisation des données de santé change nos vies et la manière de pratiquer les soins, telle est l’ambition de la conférence organisée à Tallinn, du 16 au 18 octobre 2017, en partenariat entre Healthcare Information and Management Systems Society (HIMSS Europe), le Ministère de la Santé Estonien et European Connected Health Alliance (ECHAlliance) dans le cadre de la présidence de l’Estonie au conseil de l’Union européenne, .

    Cet événement s’articulera autour de trois thématiques :
    • La mise en place d’une demande en e-santé conduite par le citoyen,
    • La e-santé supportée par la valeur et par des services de santé soutenables,
    • La e-santé, un levier d’innovation et de développement économique.

    Programme de la conférence

    La conférence sur la e-santé de Tallinn en Estonie a pour but de déterminer l’impact du numérique et des données de santé sur nos vies et sur le système de soins. 

    Elle sera conduite par la combinaison de:

    • Sessions pédagogiques,
    • Des workshops interactifs, 
    • Des opportunités de networking.

    Chaque thématique abordée répondra au enjeux suivants:

    • Donner au citoyen un meilleur accès et un contrôle de ses données de santé,
    • L’échange de données de santé transfrontalier,
    • La meilleure utilisation des données dans le domaine de l’innovation et de la recherche,
    • Créer les conditions pour un marché de la e-santé: interopérabilité, cubersécurité et protection des données.

    Tous les décideurs de la santé, représentants de patients, industriels et professionnels de santé européens sont conviés à la conférence.

    Pour plus d’information sur les modalités d’inscription, rendez-vous sur le site: http://www.sm.ee/en/ehealthtallinn-2017 

  • « Bosch Smart Home » – la nouvelle division française dédiée à la domotique en juin 2017

    Bosch, via sa filiale Bosch France, a décidé de de prendre part au marché de la smart home en lançant une division complètement dédiée à la smart home en France et une gamme de produits connectés le 1er juin 2017.

    Il s’agit de la 2e division de ce type après celle lancée en Allemagne au mois de décembre 2016.
    À cet effet, un tout nouveau campus innovation a été inauguré le 18 mai 2017 sur le site de la société à Saint-Ouen.

    Bosch estime le marché français de la domotique à environ 2 milliards d’euros et prévoit d’y placer une nouvelle offre incluant offre qui permet de contrôler les fonctions clés de la maison.

    D’ici 2022, ce sont 300 millions d’euros que l’entreprise prévoit d’investir dans son centre d’intelligence artificielle.

    La société est déjà présente sur le secteur de l’énergie et de l’habitat et à la fois le secteur des biens de consommation.

    Aujourd’hui elle mise sur le marché français de la domotique à qui elle prêtait fin de l’année 2016 un fort potentiel de développement avec une croissance estimée de 60 % et qu’elle estime à près de 2 milliards d’euros d’ici 2021.

    La société prévoit de dévoiler son offre d’outils connectés et de solutions de pilotage de la sécurité, de l’éclairage, du chauffage et des solutions autonomes, comme son produit phare – la caméra intérieure filmant à 360° d’ici quelques semaines, capable de chiffrer l’image jusqu’à sa transmission à un cloud.

    Elle devrait, par ailleurs, intégrer un hub, des détecteurs de fumée, de présence, de mouvement et  une caméra extérieure.

    La stratégie de la société est de devenir leader du marché en permettant, entre autres, aux utilisateurs de pouvoir piloter leur habitat depuis leur smartphone, mais aussi de devenir leader du marché de la maison connectée. Des produits électroménagers connectés sont en développement également.

    Enfin, des moyens financiers conséquents sont mis au service de cette stratégie avec 60 millions d’euros investis en France en 2016 et un investissement prévisionnel de 300 millions d’euros dans son centre d’intelligence artificielle d’ici 2022.

  • HIT17 : ce qu’il faut retenir de la Paris Healthcare Week 2017

    Health&Tech Intelligence vous propose une sélection des tendances repérées à la Paris Healthcare week, dont l’édition 2017 s’est tenue du 16 au 18 mai : interopérabilité, coordination ville-hôpital, télémédecine…

  • Nathalie Lundqvist directrice générale adjointe développement et international de MNH Group

    Nathalie Lundqvist a été nommée directrice générale adjointe développement et international de MNH Group le 18 avril 2017, a annoncé le groupe le 22 mai 2017.

    Elle était précédemment directrice générale adjointe de Korian Allemagne.

    Nathalie Lundqvist aura chez MNH Group pour mission d’accompagner la transformation et le développement du groupe en France et à l’international, notamment par le développement de nouveaux relais de croissance.

  • IA : l’Allemagne lance un projet « systèmes apprenants »

    Le ministère fédéral de l’Enseignement et de la Recherche (BMBF) allemand a annoncé le 16 mai 2017 le lancement du projet « Systèmes apprenants » afin de renforcer la recherche dans le domaine de l’intelligence artificielle.

    Ce projet doit permettre d’avoir une approche 360° tenant compte des aspects techniques, éthiques, sociaux et juridiques des nouvelles technologies induites par l’intelligence artificielle. Les applications ne sont pas limitées à la santé : mobilité, robotique et sécurité informatique rentrent également dans le cadre du projet.

    Concrètement, une nouvelle plateforme d’experts sera constituée pour faciliter les liens entre recherche et applications et déterminer les utilisations possibles des systèmes apprenants pour les humains. Elle aura comme rôle principal d’utiliser l’expertise acquise sur les outils d’analyse de données pour définir des scénarii d’applications de la vie quotidienne, mettre en place des démonstrateurs et soutenir la recherche et développement des différents fabricants dans ce secteur.

    Le ministère fédéral de l’Enseignement et de la Recherche n’a pas annoncé de financement dédié à ce projet.

  • Yann Bubien directeur adjoint du cabinet d’Agnès Buzyn

    Yann Bubien va être nommé directeur adjoint du cabinet d’Agnès Buzyn, selon des informations recueillies par Health&Tech Intelligence.

    Yann Bubien est actuellement directeur général du Centre Hospitalier Universitaire d’Angers.

  • Sophie Ferracci chef de cabinet d’Agnès Buzyn

    Sophie Ferracci a été nommée chef de cabinet d’Agnès Buzyn, ministre de la Santé, selon des informations recueillies par Health&Tech Intelligence.

    Avocate, Sophie Ferracci était précédemment chef de cabinet d’En Marche.