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  • Congrès ASCO : le signalement électronique des symptômes par les patients allonge la survie

    La mise en place d’un système de signalement électronique des symptômes par des patients atteints de cancer est associée à un allongement de la durée de vie. C’est ce que démontre une étude* publiée dans le Jama et présentée à l’Asco, le congrès américain en oncologie clinique, qui se tient à Chicago du 2 au 6 juin.

    Les malades traités pour un cancer à un stade avancé souffrent de nombreux symptômes. Mais, comme cela a été démontré dans de précédentes études, les médecins ne les repèrent pas dans la moitié des cas.  Manque de temps des soignants ou crainte d’en parler de la part des malades, ces symptômes perturbent gravement la vie quotidienne. C’est pourquoi de nombreux services d’oncologie ont commencé à s’intéresser à un système de signalement électronique de ces symptômes par les patients eux-mêmes. Jusqu’à maintenant, les preuves manquaient pour déployer un tel système en routine. 

    Signaler des symptômes sur Internet

    Des chercheurs du Memorial Sloan Kettering Cancer Center de New-York ont donc mené une étude randomisée entre septembre 2007 et janvier 2011. Les patients atteints de tumeurs solides métastatiques traités par chimiothérapie ont été invités à participer à cet essai. Ils étaient randomisés en 2 groupes : suivi traditionnel ou signalement électronique des symptômes par le patient.

    Dans ce système, appelé par les anglo-saxons « PRO » pour « patient-reported outcomes », les volontaires signalaient 12 symptômes fréquents sur une plateforme internet. Quand un symptôme grave était signalé ou quand l’un d’entre eux s’aggravait, un email d’alerte était envoyé à un membre de l’équipe infirmier. 

    Les résultats de ce système de reporting électronique ont été évalués en juin 2016

    • 766 patients (dont 517 sont décédés pendant la durée de l’étude) ont été suivis pendant une moyenne de 7 ans
    • La survie médiane était de 31,2 mois dans le groupe de suivi électronique contre 26 mois dans le groupe contrôle.
    • Les patients pouvant signaler leurs symptômes sur internet ont déclaré une amélioration de leur qualité de vie nettement supérieure.
    • Les malades supportaient la chimiothérapie plus longtemps (8,2 mois contre 6,3 mois)
    • Des résultats préliminaires publiés en 2016 et publiés dans le Journal of clinical oncology mettaient aussi en évidence un impact positif sur le taux de ré-hospitalisation en urgence. 

    Plusieurs hypothèses sont avancées pour expliquer cet effet bénéfique

    • Les infirmières répondaient rapidement aux alertes des patients
    • La réponse pouvait prendre plusieurs formes : conseils à la gestion des symptômes, modifications de dose de chimiothérapie, orientations vers un autre professionnel…

    Impliquer le patient dans le suivi de sa pathologie montre à nouveau son intérêt. Et pour la première fois, la démarche se traduit par un allongement de la survie. Les chercheurs en concluent que « la surveillance électronique des symptômes signalée par le patient devrait être mise en œuvre dans le cadre de soins de cancer de haute qualité. »

     

  • Quels usages et impacts de l’IOT sur la e-santé ? 20 juin 2017 – ACSEL

    L’association ACSEL, spécialisée sur l’économie numérique, organise le colloque « quels usages et impacts de l’IOT sur la e-santé ? » qui aura lieu le 20 juin 2017 (8h30-12h) à Paris au GS1, 21 boulevard Haussmann, 75009 Paris.

    Thématiques et thématiques associées 

    • E-santé et sécurité des produits de santé : la e-santé au service de la traçabilité des produits de santé.
    • Intégration de l’IOT au sein de la e-santé : l’étude de l’impact économique de l’IOT dans l’écosystème de la e-santé.
    • Enjeux réglementaires 

    Programme

    8h30 : Accueil petit déjeuner

    9h00 : Introduction

    David de Amorim, directeur de l’innovation, Docapost et Anne-Sophie Bordy, Présidente de Tetramos, Co-président(e)s de la Commission Objets & services connectés de l’ACSEL

    9h15 : La e-Santé au service de la traçabilité des produits de santé, de la sécurité et du bien-être du patient.

    • L’industrie du dispositif médical, où en est-on des développements en e-santé et objets connectés? Quels sont les freins? Quels sont les leviers?
    • Des standards pour l’interopérabilité des applications disponibles en ville et à l’hôpital. E-santé, traçabilité, sécurité et confort du patient, quelles sont les attentes des professionnels de soins?

    Les intervenants : 

    • François DEPREY, Président Exécutif, GS1 France
    • Armelle GRACIET, Chargée du service sur la e-santé, les objets connectés, Snitem
    • Georges NICOLAOS, Pharmacien Chef, Grand Hôpital de l’Est Francilien

    10h : Enjeux de « coopétition »: construire un nouvel écosystème 

    Les intervenants : 

    • Marc-Antoine BROCHARD, Founder et President, Stimul
    • Michel NADEAU, CEO & Founder , Tactio Health Group
    • Guillaume MARCHAND, CEO, Psychiatrist, mHealth Quality
    • Eric SEBBAN, Président et fondateur, Visiomed
    • Lionel REICHARDT, Founder, Pharmageek 7C’S Health
    • Loïc PERCHERON, Directeur de l’innovation, Carrefour

    11H15 : Enjeux règlementaires

    Avec l’intervention de Marguerite BRAC DE LA PERRIERE, Directrice du département santé numérique, Cabinet Alain Bensoussan Lexing

  • ARS Normandie : mise en place du Réseau régional de vigilance et d’appui

    Faciliter la gestion partagée des événements sanitaires indésirables et de favoriser les échanges, mutualiser les outils et les méthodes entre les structures régionales de vigilances et d’appui membres, telles sont les missions du Réseau régional de vigilance et d’appui (Rréva) mis en place par l’Agence Régionale de Santé Normandie en mai 2017.

    Le Rréva constitue une plateforme de veille et de vigilance de tous les événements sanitaires indésirables de la région, permettant aux acteurs de se coordonner pour une meilleure prise en charge.

    Le réseau régional de vigilances et d’appui : quels objectifs ? 

    Le Rréva a pour objectifs de :

    • faciliter et promouvoir la déclaration et la gestion des événements sanitaires indésirables ;
    • valoriser la participation des professionnels de santé ;
    • améliorer la lisibilité et le pilotage global du système ;
    • mieux coordonner et améliorer l’organisation régionale de la sécurité sanitaire.

    Le Rréva de l’ARS Normandie 

    Le Rréva de l’’ARS Normandie s’appuie sur les structures régionales de vigilances et d’appui présentes dans la région : 

    • le Centre Régional de Pharmacovigilance de Caen et celui de Rouen ;
    • le Centre d’évaluation et d’information sur la pharmacodépendance ;
    • le Coordonnateur régional d’hémovigilance ;
    • le Centre antipoison et toxicovigilance d’Angers ;
    • l’Observatoire du médicament, des dispositifs médicaux et de l’innovation thérapeutique ;
    • le Centre de prévention des infections associées aux soins (ex antenne régionale de lutte contre les infections nosocomiales) ;
    • la ou les Structure(s) régionale(s) d’appui à la qualité des soins et à la sécurité des patients.

  • Start-up : Robocath lève 4,7 M€ pour commercialiser sa première plateforme robotique médicale

    La start-up de robotique médicale qui conçoit et développe des solutions innovantes destinées au traitement de maladies cardiovasculaires Robocath a annoncé le 18 mai 2017 avoir finalisé une levée de fonds de 4,7 M€ en vue de la commercialisation en 2018 de sa première plateforme robotique médicale R-one.

    Cette opération a été conduite par M Capital Partners et Normandie Participations tout en associant les investisseurs historiques Go Capital et NCI.

    1,8 M€ avaient déjà été levés par cette société en 2013 et 2015, auxquels s’étaient ajoutés 1,6 M€ d’aides publiques apportées par Bpifrance notamment.

    La solution R-one de cardiologie interventionnelle développée par Robocath est actuellement au stade industriel et en phase d’homologation. Elle vise à améliorer la prise en charge des patients et à réduire l’exposition des médecins aux rayons X, potentiellement responsables de pathologies graves.

    En pratique cette plateforme robotique permet aux médecins de manipuler, à distance, leurs instruments depuis une station de contrôle située à proximité de la table d’intervention. Elle repose entre autres sur deux technologies :

    • R-grasp permettant de reproduire en tout point les mouvements de la main (rotation et translation simultanée),
    • SecurAccess permettant de fiabiliser et sécuriser le geste médical.

    Robocath estime que le marché mondial représenterait plus de 5 Mds$ et précise partir à la conquête du marché européen dès 2018.





  • Modalités de mise en oeuvre et dotations régionales du FIR 2017 (circulaire)

    • Les orientations nationales relatives au FIR pour 2017,
    • les ressources du FIR,
    • les règles d’attribution et de gestion de crédits par les ARS,
    • les modalités de suivi des dépenses,
    • les principes d’évaluation des missions financées,

    tels sont les points essentiels de la circulaire relative aux modalités de mise en œuvre du fonds d’intervention régional en 2017, adressée par la ministre des affaires sociales et de la santé le 5 mai 2017 aux directrices et directeurs généraux des ARS.

    Le détail des dotations régionales y est inclus.

    Les dotations régionales du FIR 2017

    • ARS Grand Est : 322 417 800 €
    • ARS Nouvelle-Aquitaine : 301 878 227 €
    • ARS Auvergne- Rhône-Alpes : 375 931 454 €
    • ARS Bourgogne – Franche-Comté : 154 993 351 €
    • ARS Bretagne : 151 962 445 €
    • ARS Centre-Val de Loire : 118 843 486 €
    • ARS Corse : 19 455 611 €
    • ARS Île-de-France : 547 448 101 €
    • ARS Occitanie : 277 847 320 €
    • ARS Hauts-de-France : 294 827 591 €
    • ARS Normandie : 168 066 800 €
    • ARS Pays de la Loire : 177 331 522 €
    • ARS Provence-Alpes-Côte d’Azur : 245 19 061 €
    • ARS Guadeloupe : 44 944 729 €
    • ARS Guyane : 31 803 779 €
    • ARS Martinique : 46 306 611 €
    • ARS Océan Indien : 76 577 083 €

    Les ressources du FIR

    En 2017, elles sont constituées par :

    • une dotation de l’Assurance-maladie à hauteur de 3 285 M€ correspondant au sous-objectif ONDAM voté en LFSS auquel s’ajoutent des opérations de périmètre,
    • une dotation de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie à hauteur de 127 M€,
    • une dotation exceptionnelle de 2, 874 M€ en provenance du FNPEIS.

    En termes d’orientations nationales pour 2017, il est prévu que de nouvelles expérimentations soient engagées, notamment das le cadre du projet OBEPEDIA qui vise à constituer un nouveau modèle d’organisation et de financement du parcours de prise en charge pour les enfants atteints d’obésité sévère; ainsi que sur le financement des parcours de soins et de la prise en charge des personnes souffrant de douleurs chroniques.

    Par ailleurs, il est précisé qu’une mission d’audit interne sera réalisée par l’IGAS au cours de l’année 2017 portant sur des éléments de contrôle interne des ARS.

    Pour mémoire, les missions pour lesquelles il est possible de mobiliser les crédits du FIR sont :

    • mission 1 : promotion de la santé et prévention des maladies, des traumatismes, du handicap et de la perte d’autonomie;
    • mission 2 : organisation et promotion de parcours de santé coordonnés et amélioration de la qualité et de la sécurité de l’offre sanitaire et médico-sociale;
    • mission 3 : permanence des soins et amélioration de la répartition des professionnels et des structures de santé sur le territoire;
    • mission 4 : efficience des structures sanitaires et médico-sociales et amélioration des conditions de travail de leurs personnels;
    • mission 5 : développement de la démocratie sanitaire.
  • Télémédecine : le gouvernement du Texas autorise la vidéoconsultation sans intermédiaire humain

    Le projet de loi 1107 du Gouvernement du Texas instaurant l’inclusion de la vidéoconsultation dans la télémedecine et levant l’obligation de l’assistance ou de la présence physique d’un professionnel de santé lors de la première téléconsultation a été adopté par le gouvernement texan fin mai 2017, alors que le Texas était le dernier État de la fédération à l’exiger.

    Avec l’adoption de cette loi, un marché de 28 millions de personnes s’ouvre aux fournisseurs de services de télémédecine.

    Le Texas était le dernier des 50 États à imposer l’établissement d’une relation personnelle, face-à-face, avec un professionnel de santé intermédiaire dans le cadre de la téléconsultation. Désormais, la téléconsultation devient vidéoconsulation à part entière et peut être déployée via des smartphone, tablette ou autre objet connecté. Ceci sous sous réserve que le praticien ait pris connaissance du dossier médical du patient.

    La nouvelle loi prévoit de fait la prescription de traitement, mais exclut la prescription de médicament abortif ou de tout médicament et dispositif susceptible d’interrompre une grossesse.

    Ce type de consultation ouvrira droit aux même modalités de remboursement qu’une visite chez le médecin classique.

    Les employeurs et les assureurs privés adoptent déjà la tendance afin de rendre les soins plus pratiques et de réduire les coûts associés en évitant les déplacements coûteux dans la salle d’urgence ou dans les cabinets de médecin.

  • Christophe Cizeron élu président de Lyonbiopôle

    Christophe Cizeron a été élu président de Lyonbiopôle lors de l’assemblée générale du pôle de compétitivité le 29 mai 2017.

    Directeur du développement de GL Events, Christophe Cizeron prend la suite de Philippe Archinard, Président­-Directeur général de Transgene, qui occupait la fonction de président du pôle de compétitivité depuis octobre 2006.

  • DMI

    Dossier Médical Informatisénull

  • Silver économie : le patch d’autonomie de Link Care Services dédié au bien-vieillir

    Link Care Services a dévoilé le 1er juin 2017 sa solution pour maintenir l’autonomie et garantir le droit d’aller et venir aux personnes âgées.

    Le patch SELP est revendiqué une innovation de rupture et un dispositif unique en Europe qui fait objet d’un brevet. Il est équipé de capteurs et de détecteurs pour prévenir les chutes, les errances ainsi que les intrusions en zones non autorisées dans les EHPAD.

    La solution est non-invasive et non stigmatisante, car elle est fixée à même la peau par un pansement et paramétrable individuellement.

    La technologie SELP

    Le patch SELP est un petit boîtier qui fait moins de 4 cm en largeur et en longueur pour seulement 0,4 mm d’épaisseur et 8 gr.

    Grâce à sa technologie combinant un baromètre et un accéléromètre, il permet de détecter aussi bien les chutes dures que les chutes molles dans 99% des cas. La position du porteur du patch par rapport au sol est calculée sur la base des données des deux types de capteurs placés dans le boîtier. Il mesure également l’activité du porteur en recoupant les données liées au rythme des mouvements effectués, le changement de comportement ainsi que le périmètre d’activité. Ces données sont envoyées vers le cloud. Le thermomètre qu’il inclut permet de s’assurer que le patch est bien porté.

    Il permet l’exercice de liberté de circulation pour les personnes âgées même en cas de pathologie dans le cadre desquels on a tendance à immobiliser ou isoler le patient, comme la maladie d’Alzheimer. Grâce à son système de géolocalisation en temps réel et le paramétrage personnalisé, il permet de définir une zone de libre-circulation pour chaque résident de l’EHPAD en fonction de ses capacités cognitives et physiques. Enfin, il est utile au personnel de soins et surveillants pour éviter les intrusions dans les espaces interdits ou dans l’espace privé de résidents sensibles.

    Toutes les informations dont le patch dispose sont envoyées vers des bornes installées au sein de l’établissement et qui communique entre elle en ethernet. Elles sont disponibles via une interface au personnel de l’établissement qui suit les résidents matérialisés par un point. Leur position est indiquée, mais également l’état, car l’indicateur devient rouge si l’un des paramètres est inhabituel, ce qui permet au personnel d’agir immédiatement.

    Il est actuellement en expérimentation dans l’hôpital gériatrique les Magnolias.

    La technologie au service du bien-vieillir

    Link Care Services n’en est pas à son premier produit dans la surveillance de personnes âgées. Son système de vidéo-vigilance EDAO était déployé dans quarante établissements et permettait de suivre les situations de chute potentielle. La solution était basée sur les capteurs infrarouges qui fournissaient une image cryptée et transmise via une connexion Internet sécurisée à un opérateur humain analysant la situation à risque pour prendre les mesures nécessaires et prévenir le personnel de soin en cas de besoin.

  • Le Mali, pionnier de la téléconsultation dermatologique en Afrique avec le programme Teledermali

    Teledermali est un programme financé par la Fondation Pierre Fabre et lancé depuis 18 mois dans 10 centres de santé du pays.

    Il y a au Mali 1 dermatologue pour 1 million d’habitants et 30% de la population souffre de problèmes de peau. Ce programme permettrait de remédier à la pénurie médicale.

    Teledermali, la télémédecine appliquée à la dermatologie 

    La dermatologie est une discipline médicale qui se fonde sur les observations à l’oeil. Ainsi, la télémédecine est envisageable, à travers les photos de bonne qualité. 

    L’application Bogou permet aux médecins généralistes exerçant dans les zones reculées de pouvoir prendre en photo les lésions de leurs patients et de les envoyer sur une plateforme sécurisée. Le spécialiste peut ainsi accéder à la plateforme via la 3G et confirmer ou compléter le diagnostic, et faire des recommandations. 

    Pour l’heure, 3000 infections et 175 cas cliniques complexes ont été recensés grâce au programme dans les 10 centres qui y participent. 

    A terme, faire du Mali un pays de pointe sur le sujet et étendre à l’Afrique 

    L’objectif est à présent, à l’horizon 2020, de pouvoir équiper de ce programme 80 centres de santé au Mali et former 160 professionnels de santé. Le Mali deviendrait alors pionnier dans l’utilisation de la télé-médecine en dermatologie en Afrique.

    La Fondation Pierre Fabre envisage par ailleurs un appel à projet similaire à Teledermali pour étendre l’usage des technologies dans la prise en charge des maladies de peau en Afrique.