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  • Aide à la prescription : l’Assurance maladie lance l’appli E-mémo Générique

    L’Assurance maladie (cnamts) annonce le 7 juin 2017 le lancement de E-mémo Générique en partenariat avec l’Agence Nationale de Sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et le Ministère de la Santé (ministère des affaires sociales et de la Santé).

    À destination des professionnels de santé, E-mémo Générique est une application mobile d’aide à la prescription dans le répertoire des médicaments génériques.

    Cette application gratuite permet au médecin de vérifier si une molécule est inscrite au répertoire des médicaments génériques, parmi les classes thérapeutiques les plus remboursées en ville.

    Cette application s’inscrit dans une volonté de promouvoir les génériques ainsi que la pratique des prescriptions en DCI.

    E-mémo Générique est accessible depuis le 7 juin 2017.

  • M-santé : des leviers multiples pour créer la confiance (étude Caisse des Dépôts-SiaPartners)

    Identifier les déterminants de la confiance numérique pour développer les usages des applications mobiles et objets connectés de santé : tel était le principal objectif de l’étude « Confiance et santé numérique : impact sur les applications de m-santé », présentée le 7 mai 2017.

    Réalisée par Sia Partners pour le compte de la Caisse des dépôts et consignations, l’étude est centrée sur les solutions qui ne relèvent pas du champ réglementaire de la santé, c’est-à-dire les solutions orientées bien-être.

    Après un état des lieux du marché de la m-santé et de ses leviers de croissance, l’étude analyse le rôle des opérateurs de confiance et identifie les différents leviers de confiance permettant l’adoption des solutions de m-santé. Elle se conclut par des recommandations d’actions de la part des pouvoirs publics.

    Une offre croissante, une demande qui stagne

    L’étude met en lumière le déséquilibre existant entre la forte croissance de l’offre et le tassement de la demande :

    • le nombre d’applications mobiles de santé a augmenté de 57 % en 2016 ;
    • a contrario, le nombre de téléchargements n’a augmenté que de 7 % ;
    • la demande se concentre sur une minorité d’acteurs, avec 12 % des applis qui totalisent 90 % des téléchargements.

    A cela s’ajoute la faible qualité d’une partie de l’offre, de nombreux projets se répétant.

    Les leviers de croissance de la m-santé en France sont notamment, selon les auteurs de l’étude,  l’évolution du cadre légal de la m-santé, et l’adoption par les prescripteurs (professionnels de santé, assureurs et caisses de santé).

    A moyen terme, l’étude anticipe :

    • une concentration du marché, autour d’un nombre limité de plateformes (Google et Apple) ;
    • le développement des usages dans la prévention ;
    • la fixation d’un cadre réglementaire autour de la m-santé ;
    • l’interopérabilité des solutions avec des plateformes publiques et privées.

    Un cadre de confiance multifactoriel

    L’étude identifie dix éléments de confiance dans une solution de m-santé, dont l’importance varie selon les acteurs concernés (citoyens, professionnels de santé ou éditeurs ) :

    • caution médicale ;
    • valeur de recommandation ;
    • sécurité des données ;
    • éthique ;
    • efficacité et valeur d’usage ;
    • sûreté sanitaire ;
    • fiabilité technique ;
    • conformité réglementaire ;
    • transparence ;
    • ergonomie.

    Une cartographie des acteurs de confiance, en France et à l’international, permet d’identifier les initiatives, publiques comme privées, visant à évaluer, recommander ou labelliser, les applis et objets connectés de santé. La découverte de failles de sécurité dans des applis labellisées a conduit plusieurs initiatives à l’échec, affectant par ricochet l’ensemble des opérateurs de confiance.

    Trois axes d’action des pouvoirs publics pour augmenter la confiance

    L’étude identifie trois axes d’intervention des pouvoirs publics pour renforcer la confiance dans la m-santé et en permettre le développement :

    • intervention réglementaire : adoption d’un cadre réglementaire flexible, multidimensionnel et international, avec des mécanismes de contrôle à différents niveaux selon la criticité de la solution ;
    • intervention financière et commerciale : elle passerait notamment par le remboursement des solutions de m-santé lorsque leur intérêt sanitaire, économique et technique serait avéré ;
    • intervention pédagogique, auprès des professionnels de santé comme des citoyens.

  • Neurochirurgie : 2m€ pour une plateforme d’imagerie et robotique mini-invasive au CHU de Rennes

    Réaliser des opérations mini-invasives du crâne et de la colonne vertébrale, apporter davantage de précision aux procédures chirurgicales et réduire le temps opératoire, tels sont les enjeux de la nouvelle plateforme technique, combinant le système d’imagerie 3D OARM et le robot chirurgical ROSA, annoncée le 2 juin 2017 par le Centre Hospitalier Universitaire de Rennes. L’investissement de près de 2 millions d’euros vise à conforter l’expertise du service de neurochirurgie du CHU qui réalise actuellement 2500 interventions par an et à développer son activité.

    Une technologie de pointe pour des interventions moins invasives et mieux sécurisées

    Une technologie moins invasive

    Réaliser des biopsies, des implantations d’électrodes pour la stimulation cérébrale profonde chez les patients parkinsoniens, des SEEG pour l’épilepsie ou les procédures de chirurgie à crâne ouvert faisant appel à un dispositif de navigation, d’interventions endoscopiques, tels son les types d’interventions que l’investissement du CHU de Rennes tend à rendre moins invasives. 

    Dans le cadre de ces interventions à risque, la précision et la sécurité apportées par le nouvel équipement représente une amélioration majeure dans la prise en charge du patient. En effet, la plateforme technique favorise des méthodes moins invasives via la diminution des saignements, du risque infectieux et de la douleur. Par exemple dans le cadre de l’épilepsie, le système d’imagerie 3D améliore sensiblement le bien être du patient, qui ne nécessite plus d’être mobilisé avec le cadre de stéréotaxie sur la tête, et réduit la dose de rayonnement X délivrée.

    Et plus sécurisée

    La combinaison du robot et de l’imagerie 3D permet une manipulation chirurgicale plus sécurisée. Lors de l’intervention, le repérage du patient dans l’espace est réalisé par des repères et un système de mesure laser combiné au robot. En effet, le robot superpose deux types d’imageries 3D pour confirmer les trajectoires prédéfinies par le chirurgien. Avec cette imagerie 3D per-opératoire, il n’est plus utile de réaliser le matin même de l’intervention, un examen scanner suite à la pose du cadre stéréotaxique.

    Le chirurgien est alors assisté par le robot dont le bras se positionne de manière automatisée. Il apporte lui une précision du geste de l’ordre du millimètre. Il guide la trajectoire sans toutefois remplacer la main du chirurgien et contribue à la sécurisation des interventions à risque. Grâce à l’imagerie 3D, le chirurgien visualise en temps réel tous les gestes qu’il réalise, sur l’écran. Il suit la navigation des instruments jusqu’aux cibles repérées lors de la planification de l’intervention.

    Un gain de temps considérable pour augmenter l’attractivité

    Dans le cadre seul d’une procédure SEEG, le temps d’intervention est divisé par deux, passant de 6h-7h à 3h-4h. Au total, la plateforme technique apporte un gain d’une demi-journée d’opération par semaine. Cela permet à l’hôpital d’augmenter son activité en répondant aux besoin de plus de patients. 

    De plus, le Robot ROSA, dont le CHU s’appuie actuellement sur la mise en service du module Brain pour l’activité crânienne, sera prochainement doté de l’application Spine pour développer l’activité du rachis. Cet élargissent d’activité engendrant un investissement de 690 000€ pour le robot avec le module rachis s’additionnent aux 500 000 € d’investissement pour O’ARM (imagerie 3D) qui permet de renforcer l’activité de chirurgie robotique au CHU.

    Au total, 250 procédures sont prévues avec le robot chirurgical et près de 560 actes avec l’imagerie 3D peropératoire.

  • Les 5e rencontres des maladies rares auront lieu à Paris les 20 & 21 novembre 2017

    Décideurs publics, représentants de malades, professionnels de la santé et de la recherche, industriels du médicament, des dispositifs médicaux et des technologies de santé se réuniront les 20 & 21 novembre 2017 à la Cité des Sciences et de l’Industrie à Paris pour la 5e édition des rencontres des maladies rares.

    Articulées autour de 11 sessions, ces journées ont pour but de promouvoir en France une politique de santé et de recherche au service des personnes atteintes de maladies rares.

    Innovation organisationnelle, collecte des données médicales, meilleure prise en charge grâce à la e-santé et le plan France Médecine Génomique 2025 maladies rares seront notamment abordés.

    En termes d’innovation organisationnelle les questions suivantes seront notamment évoquées lors de la 2e session : « Vers une meilleure organisation des soins pour les maladies rares »

    • Le nouveau dispositif « centres de référence, centres de compétences, filières de santé maladies rares et réseaux européens de référence : Ce qui fonctionne, ne fonctionne pas et reste à faire – Comment mieux définir les missions de chaque structure et optimiser leur articulation ? 
    • Quelle gouvernance pour mieux articuler le pilotage ?
    • Comment optimiser l’articulation avec les acteurs du médico-social ? – Vers un régulateur maladies rares pour naviguer dans le système de santé.

    Concernant les données médicales la 5e session intitulée «Vers une optimisation de la collecte et de l’exploitation des données pour la recherche et la prise de décision en santé dans les maladies rares» abordera entre autres les questions suivantes :

    • Comment aider à la professionnalisation de la collecte de données et de l’analyse ?
    • Comment créer un fonds de financement public-privé pour les registres et les collections de données ?

    La 7e session intitulée « Vers une meilleure prise en charge des maladies rares tirant profit du potentiel de la e-santé » abordera notamment les problématiques suivantes :

    • les opportunités, en France et en Europe, pour la télé-expertise et le télé-suivi,
    • la contribution de la e-santé à la réduction des inégalités territoriales,
    • la gestion des données de santé par les malades.

    Quant à la 8e session, « Vers des diagnostics plus précoces des maladies rares », elle reviendra notamment sur la génomique au service du diagnostic des maladies rares et de la recherche à travers le plan France Médecine Génomique 2025.

    L’inscription (payante) est réalisable via le lien ci-contre : Inscription Rare 2017
    Le détail du programme est accessible via le lien ci-contre : Programme Rare 2017

  • SEEG

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  • Dossier patient (EHR) : Cerner choisi par les Vétérans américains, un contrat à 3,5 milliards d’ €

    Le secrétaire d’État américain aux Vétérans a annoncé le 5 juin 2017 avoir choisi de faire appel à Cerner pour le nouveau dossier patient électronique (EHR) des 9 millions de vétérans américains. Si le montant final du marché n’est pas connu, il sera au moins de 4,3 milliards de dollars, soit 3,5 milliards d’euros.

    Le département des Vétérans a 137 centres médicaux et des milliers de cliniques répartis sur l’ensemble du territoire américain. Il utilisait jusqu’à présent VistA, un dossier patient informatisé développé en interne dès les années 1970.

    Cerner déploie actuellement l’EHR du ministère américain de la Défense, qui a 55 hôpitaux : le secrétariat d’État aux Vétérans indique que le choix du même éditeur permettra de faciliter l’interopérabilité entre les EHR des deux ministères.

    L’évaluation du coût de la solution ainsi que le plan de déploiement prendront 3 à 6 mois, précise le secrétariat d’État aux Vétérans.

  • DCI

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  • Open Data : Israel crée une base de données publique regroupant tous les essais cliniques du pays

    Israel annonce le 7 juin 2017, lancement d’une base de données publique, CliniTrial, donnant accès aux essais cliniques conduits dans 41 spécialités médicales dans les hôpitaux du pays.

    L’objectif de cette base est triple : trouver davantage de participants pour les essais cliniques, mettre le patient au coeur du processus en le tenant informé, renforcer la collaboration entre les chercheurs.

    Clinitrial est accessible depuis le 7 juin 2017, gratuite et consultable en hébreux et en anglais.

  • L’Écosse lance une consultation publique sur la santé numérique

    Le gouvernement écossais annonce le 31 mai 2017 le lancement d’une consultation publique sur la santé numérique. Les Écossais pourront répondre à une série de questions sur plusieurs thèmes tels que la télémédecine, l’avenir de la santé numérique ou encore les données de santé jusqu’au 12 juillet 2017.

    Une vue générale sur la santé numérique

    Par cette consultation, le gouvernement écossais propose d’avoir une vue générale sur la santé numérique en Écosse. 

    Une série de questions (disponibles ici) propose dans un premier temps d’établir un constat de la stratégie actuelle adoptée par le gouvernement écossais puis de se prononcer sur l’avenir de la santé numérique (innovations, limites).

    Une consultation nécessaire

    La consultation proposée par le gouvernement écossais est rendue nécessaire par un contexte dénotant l’importance croissante du numérique dans les politiques de santé publique. La consultation s’inscrit dans le cadre de la stratégie « Digital Health and Social Care Vision 2017-2020 » mais également dans le contexte de plusieurs cyber-attaques à l’encontre de la NHS écossaise. Pour rappel, cette attaque avait touché 11 des 14 territoires écossais. 

    Le gouvernement écossais propose ainsi de penser l’avenir de la santé numérique en conciliant innovation, accès à la santé et sécurité des données soit une véritable politique de santé numérique publique. 

  • L’impact de la 5G sur la santé numérique (Rapport Consumer Lab Ericsson 2017)

    Le rapport de l’observatoire du Consumer lab d’Ericsson de mai 2017 (paru le jeudi 1er juin 2017) considère le rôle crucial de la 5G dans le développement de la santé numérique en observant les tendances suivantes : déplacement de l’hôpital au domicile grâce aux IoT, remontée rapide des informations, augmentation des interactions virtuelles patients / médecins.

    Le rapport s’appuie sur des données recueillies en ligne auprès de 4 500 utilisateurs de smartphones/haut débit mobile en Allemagne, au Japon, en Corée du Sud, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis, ainsi que sur les résultats d’études produites dans ces mêmes pays auprès de 900 décideurs appartenant aux secteurs suivants : santé, assurance, entreprises spécialisées dans la technologie médicale, opérateurs de télécoms, agrégateurs/développeurs d’applications et organismes publics de réglementation.

    La gestion d’un flux de données plus dense

    Le principal phénomène observé par le rapport est le déplacement des soins de l’hôpital vers le domicile. La multiplication des IoT de santé explique cette tendance qui aura pour effet la nécessité de gérer un flux de données de plus en plus dense.

    Le rapport va plus loin en parlant des hôpitaux comme de data-centers rendant le patient de plus en plus dépendant des wearables. L’impact de la 5G tient en son rôle central pour garantir un traitement à distance rapide et sécurisé.

    Les réseaux nouvelle génération de prestataires de service

    Selon le rapport, la 5G a un impact sur la connectivité d’IoT communiquant à faible débit : par exemple, plusieurs dispositifs de surveillance à distance communiquent à faible débit et nécessitent des mises à jour régulières également à faible débit. Le rapport pense que les réseaux nouvelles générations permettraient une meilleure connectivité et constitueraient une solution au rechargement fréquent de batterie : 42 % des experts interrogés considèrent que le traitement rapide des données par la 5G réduira la fréquence des rechargements.

    Cela aura également pour effet de transformer ces nouveaux réseaux en prestataires de services : la capacité des opérateurs de télécommunications à fournir à distance des périphériques utilisant des cartes SIM intégrées (eSIMs / eUICC) ainsi que la capacité de 5G à connecter un grand nombre de périphériques (IoT massif), va permettre aux devices de se connecter directement à Internet et de se détacher de son smartphone. Des opérateurs de 5G devraient en ce sens voir le jour.