La start-up 360 Medical annonce à l’occasion de Doctors 2.0 une levée de fonds d’1 M d’euros. Kreaxi et le Crédit Agricole Création investissement entreront ainsi au capital de la start-up. Un prêt d’amorçage souscrit auprès de BPI France complète ce financement. Cette plateforme collaborative réunissant l’équivalent de Whatsapp, Google et Facebook permet aux professionnels de santé, notamment les médecins (40% de la communauté) d’échanger des connaissances.
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La Blockchain en santé : émergence d’applications concrètes (Doctors 2.0&You 2017)
Partage des données de santé et cybersécurité, tels sont les enjeux soulignés par Agathhe Acchiardo, consultante pour Foresight Factory lors de la conférence Doctors 2.0 & You qui se tient à Paris les 1er et 2 Juin 2017.
Tandis que de plus en plus de patients se disent enclins à partager leurs données de santé au service de la recherche, la blockchain semble s’imposer comme une solution pour traiter les données de manière sécurisée, transparente et cohérente.
Les données collectées, au service de la recherche
L’étude d’Agathe Acchiardo pour Foresight Factory montre que 48% des américains, 51% des britanniques, 43% des allemands et 56% des chinois seraient enclins à partager leurs données de santé si celles-ci étaient utilisées pour la recherche clinique.
Les conditions à cette acceptation sont la transparence en matière d’utilisation des données, et la traçabilité. En effet, en matière de partage de données, la plus grosse inquiétude des patients réside dans une utilisation de leurs données sans les en avoir informés (32%), puis sans leur consentement (24%) et enfin, à des fins non prévues au départ (20%).
Devant cet engouement et devant la montée des objets connectés de santé (62% des personnes seraient intéressées par posséder un objet qui permette d’envoyer la donnée directement à leur médecin), le futur de la recherche se dessine.
A l’heure où les patients deviennent des consommateurs impatients, il apparait que l’utilisation des données générées par ces objets connectés, mais aussi, par exemple, par les plateformes de communautés de patients comme RareConnect qui constitue un réseau social pour les patients atteints de maladies rares, peuvent servir la recherche.
Non seulement l’utilisation des données constitue une aubaine en termes de quantité, mais cela permet d’améliorer le confort des patients impliqués dans les essais cliniques : l’essai clinique à distance grâce aux objets connectés, mais aussi la recherche alimentée par les données collectées semblent constituer un futur proche de la pratique médicale.
La blockchain investit la santé
Après les secteurs bancaires et financiers, la santé est apparue comme l’industrie suivante la plus logique dans l’intégration de la blockchain. En effet, face aux enjeux de sécurisation, de transparence et de traçabilité qui se posent dans le secteur de la santé en matière de collecte, traitement et utilisation des données, la blockchain semble constituer une réponse adaptée. La blockchain permet en effet de collecter des données de manière structurée, lesquelles, une fois ajoutées sont infalsifiables et s’ajoutent à ce qui a été précédemment collecté, comme sur une chaîne.
La blockchain pourrait avoir des effets bénéfiques à plusieurs niveaux :
- Essais cliniques
- Garantie de conformité réglementaire
- Dossiers patients sécurisés
- Données collectées par les objets connectés pour la recherche
- Traitements médicamenteux et leurs effets secondaires
Selon IBM, 16% des institutions de santé espèrent utiliser la blockchain d’ici fin 2017.
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Le laboratoire Ipsen digitalisera l’ensemble de ses essais cliniques d’ici 2018 (Doctors 2.0&you)
Intégrer les technologies digitales dans les processus existants de la recherche ou de la médecine pour de meilleurs résultats, tels sont les sujets abordés lors de la conférence Doctors 2.0 & You qui se tient à Paris les 1er et 2 Juin 2017.
Si le digital investit très largement le secteur de la santé aujourd’hui, la problématique du traitement des données, mais aussi de la place des professionnels de santé aux côtés des appareils et des algorithmes d’intelligence artificielle rend encore difficile l’intégration totale du digital.Faciliter les recrutements patients pour la recherche
Les recrutements des patients volontaires pour les essais cliniques des laboratoires sont longs et fastidieux. Selon le laboratoire Ipsen :
- 70% des essais cliniques n’atteindront pas leur objectif de recrutement,
- 30% des sites ne recrutent pas assez de patients
- 95% des retards dans les essais cliniques sont dus à la lenteur des recrutements.
En cause, les conditions des essais cliniques parfois peu compréhensibles pour les patients, les distances entre les patients et le site, ou encore le temps que peut prendre un essai clinique.
Ipsen a donc mis en place un parcours d’essai clinique digitalisé grâce à un outil de géolocalisation. Les patients utilisent la plateforme pour géolocaliser un essai clinique qui les intéresserait par pathologie, et peuvent ainsi évaluer la distance, le temps que cela prendrait, les coûts de participation. Le site permet également d’évaluer préalablement la compatibilité du patient avec l’essai clinique, afin que celui-ci ne perde pas de temps à rencontrer un médecin s’il ne convient pas.
D’ici l’année prochaine, Ipsen digitalisera l’ensemble de ses essais cliniques.
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eCerveau : la data pour piloter et anticiper l’activité des urgences franciliennes (GCS Sesan)
Piloter et anticiper l’activité des services d’urgence franciliens : telles sont les principales finalités de la plateforme eCerveau, mise en œuvre par le GCS Sesan.
Projet initié par l’AP-HP après la canicule de l’été 2002, eCerveau a progressivement été étendu à l’ensemble des services d’urgence franciliens depuis 4 ans.
Mathias Huitorel, responsable du pilotage de eCerveau, en a décrypté pour Health&Tech Intelligence les usages actuels, et les évolutions à venir, à l’occasion du congrès Urgences, qui se tient à Paris du 31 mai au 2 juin 2017.
Un entrepôt régional de données nourri par deux sources d’information
La plateforme eCerveau s’appuie sur un entrepôt régional de données, alimenté par :
- les résumés de passage aux urgences. Ces documents, standardisés dans l’ensemble de la France, rassemblent des informations sur tout passage aux urgences : heure d’arrivée, symptômes, diagnostic, etc. Ils sont remontés une fois par jour dans la plateforme ;
- un flux en temps réel, qui indique le taux d’occupation de chaque service d’urgence, avec le nombre de patients en salle d’attente, en box, etc.
95 % des services d’urgence franciliens sont connectés à eCerveau. Sur le plan technique, la connexion nécessite, pour chaque service, la création d’un connecteur, en lien avec l’éditeur du logiciel de dossier patient informatisé utilisé par l’établissement.
Le déploiement des connecteurs, de la base de données et du portail eCerveau a été assuré par Keyrus.
Suivi en temps réel et pilotage
La plateforme eCerveau, dont l’accès est ouvert aux directeurs d’établissements, chefs de services d’urgences et cadres de santé, permet un suivi en temps réel de la saturation des services d’urgence.
Elle permet également de piloter l’activité, avec la génération de rapports quotidiens réalisés à partir d’un échantillon de services d’urgences et regroupant :
- le taux d’activité des services ;
- l’occupation des lits de réanimation ;
- l’activité des SAMU et SMUR, etc.
Ces données sont comparées à celles des jours précédents, ainsi qu’avec celles des périodes similaires des années précédentes.
Des statistiques peuvent être générées pour toute raison de passage aux urgences, permettant ainsi de faire de l’analyse épidémiologique.
Enfin, des rapports quotidiens peuvent être générés sur certaines pathologies (méningite, gastro-entérite…) ou troubles physiologiques (déshydratation…), permettant ainsi aux tutelles de diffuser des alertes le cas échéant.
Vers une ouverture aux patients ?
Mathias Huitorel est convaincu que la prochaine étape est celle de l’ouverture aux patients. Plutôt que le niveau de saturation des urgences, le site, ou l’appli grand public, fournirait des informations sur le temps d’attente dans chaque service d’urgence. A plus long terme, un interfaçage avec le temps d’attente auprès des intervenants ambulatoires (SOS médecins, maisons médicales de garde…) offrirait un service plus complet aux patients.
L’ouverture d’une version grand public de eCerveau est à l’étude, et fera l’objet d’une décision des autorités de tutelle.
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Doctors 2.0 : l’intégration de la blockchain dans les essais cliniques
Smart contracts, opposabilité en cas de litige : telles sont les applications concrètes de la blockchain dans le cadre des essais cliniques identifiées par Medhi Benchoufi (AP-HP Paris), dans le cadre de la conférence « Blockchain & Health » (Doctors 2.0 & YOU) le 2 juin 2017.
Smart contract et garantie de transparence
La confiance est un enjeu sur lequel reposent à la fois la blockchain et les essais cliniques notamment au regard des interactions complexes entre les différents acteurs.
Le smart contract est un algorithme tendant à automatiser un processus complexe : le recueil du consentement au protocole de tous les acteurs d’une part, et d’autre part l’action d’arrêter les essais cliniques et de produire des conclusions une fois la collecte de données terminée. Le smart contract agit ainsi comme un tiers de confiance afin de répondre aux besoins de transparence et de confiance au sein de la pratique des essais cliniques si l’on se fonde sur la réputation d’inviolabilité de la blockchain.
Smart contract et opposabilité de la blockchain en cas de litige
Par le biais du smart contract, l’utilisation de la blockchain pour le cas des essais cliniques permettrait une information rapide des acteurs concernés de potentiels effets secondaires. Si tel est le cas, l’hypothèse de l’opposabilité de la blockchain en santé dans le cadre d’un litige constituerait une protection juridique pour l’industrie pharmaceutique. Cela faciliterait l’établissement de la preuve.
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Dossiers patients (EHR) : eClinicalWorks condamné à une amende de 155 millions de dollars aux US
155 millions de dollars (138 millions d’euros) : tel est le montant de l’amende infligée par le ministère de la Justice américain à l’éditeur de dossier médical électronique (EHR) eClinicalWorks.
Les motifs de la condamnation de l’éditeur sont les suivants :
• non respect des exigences de certification, avec pour conséquence une incapacité du logiciel d’EHR à caractériser de nombreux médicaments et interactions médicamenteuses ;
• mise en place d’un système de pots-de-vin auprès de ses clients faisant la promotion de son logiciel ;
• incapacité à transporter des données hors de son système.Le montant total de l’amende que devra payer eClinicalWorks pourrait au final être beaucoup plus élevé, le ministère de la Justice américain exigeant que l’éditeur exporte les données vers les autres fournisseurs d’EHR gratuitement, à la demande de ses clients.
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Hôpital & parcours de soin connectés : quels enjeux pour l’hôpital de demain ? 20 juin 2017 – Paris
« Hôpital connecté et parcours de soin connecté : quels enjeux pour l’hôpital de demain ? », tel est le thème de la conférence organisée par Webikeo qui se tiendra le 20 juin 2017 à Paris.
Cet événement aura lieu sous forme de webinar articulé autour de quatre conférences :
• 9h45 : « 5 bonnes pratiques pour fluidifier le parcours de soin avec le digital » animée par Mondocteur.fr;
• 10h30 : « Hôpital du Futur : Réseau de soins connectés pour une santé continue » animée par Philips;
• 11h15 : « Et si le lien continu avec le domicile devenait réalité ? » animée par Softway Médical;
• 14h15 : « L’hôpital digital et connecté de demain vu par les meilleurs concepteurs français » animée par Architecture Hospitalière (magazine des acteurs de l’hôpital de demain);
• 15h00 : « Urbanisation territoriale du système d’information » animée par la Fédération Hospitalière de France.Vous pouvez vous inscrire via le lien ci-contre : Inscription
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L’ère « numérique humaine » – les tendances de la santé digitale en 2017 (Accenture)
Cerner l’impact de la technologie sur le secteur de la santé et d’identifier les priorités en matière d’investissements technologiques pour les prochaines années est l’objet de l’étude d’Accenture menée dans 31 pays auprès de plus de 5 400 dirigeants sur la période novembre 2016-janvier 2017 et publiée fin mai 2017.
L’étude a permis d’identifier cinq tendances d’évolution du secteur sous le signe du digital et des nouvelles technologies :
• la nécessité d’un cadre règlementaire adapté
• l’interférence d’écosystèmes digitaux
• la naissance de nouveaux marchés liée à l’établissement de normes régissant le digital
• le besoin d’une révision organisationnelle des entités opérant dans le secteur
• un recentrage sur l’humain pour un meilleur service.Accenture note que nous sommes entrés dans une nouvelle ère du numérique qui place l’humain au cœur de toutes les évolutions technologiques. La composante de l’innovation à plus fort potentiel de développement est l’intelligence artificielle (IA). Malgré son caractère complexe, elle est censée apporter une simplification des interactions et des interactions de meilleure qualité. 81% des dirigeants du secteur de la santé ont affirmé qu’ils considèrent qu’il est très important ou extrêmement important d’inclure dans leur offre de services et de produits des plateformes centralisées, assistants virtuels ou chatbots.
L’introduction du digital dans le domaine de la santé est à l’origine de profonds chamboulements affectant les interactions du secteur, mais suppose également le ralliement d’acteurs tout à fait nouveaux. Tous ensemble, ils vont converger vers la mise en place de nouveaux écosystèmes au sein desquels des données vont circuler. La valeur clé pour faire fonctionner l’ensemble des rouages et pérenniser l’écosystème est la confiance. C’est à la gouvernance que revient le rôle de garantir l’usage approprié de données à bon escient.
Les nouveaux écosystèmes
Un nouveau cadre fonctionnel et réglementaire
L’introduction de l’innovation dans le secteur de la santé débouche sur la création de nouveaux produits et services et à la fois de nouveaux marchés.
Or, l’industrie est face à une page blanche et tout reste à faire. Le nouveau cadre doit proposer des normes qui puissent garantir la sécurité, la confiance et la protection de la vie privée.
Les entreprises du secteur de la santé sont en train de façonner les nouvelles industries digitales. Ces premières doivent changer leur positionnement traditionnellement cantonné à un rôle passif de preneurs de marché en façonneurs de marché. La définition de règles dans le but de protéger tous les intervenants au sein de l’écosystème incombe aux acteurs du secteur de la santé et ils se doivent d’assumer ce leadership.
Les normes et les politiques relatives au digital appliquées au secteur de la santé doivent évoluer et rattraper la poussée d’évolutions technologies déjà présentes comme la solution de la télémédecine. Même si les attentes des patients et des médecins ont évolué pratiquement au même rythme que les évolutions technologiques, le cadre légal est en retard et il doit suivre.
66% des professionnels du secteur de la santé concèdent que les innovations proposées par leur organisation tombent dans la zone grise de la réglementation actuelle et 44% des interrogés affirment s’organiser déjà en consortium afin de s’autoréglementer.
Les écosystèmes interconnectés et interactifs
Actuellement, de plus en plus d’entreprises intègrent des fonctionnalités relevant de leur cœur de métier aux plateformes de tiers.
Pour ouvrir la voie à de futures vagues de croissance, ces partenariats sont transformés en opportunité pour se construire une place dans les écosystèmes digitaux émergents qui devraient rompre avec la séparation en silo des fonctions, où cohabitent des systèmes de gestion de la coordination des soins, de paiement ou de prestation de soins. Par ailleurs, les plateformes existantes permettent la rencontre entre les fournisseurs de services et les consommateurs pour un échange de la valeur, mais il faut aller au-delà, car aujourd’hui les entreprises ont besoin de partenaires spécialisés dans le digital pour établir leur futurs écosystèmes.
Ces derniers dépasseront le cadre de coopération technologique pour mettre en commun leurs moyens, l’expertise et les services qui touchent aussi bien les organisations de santé, les patients et les professionnels de santé. Ils doivent permettre la rencontre de l’offre et des consommateurs qui exigent un processus de prise de décision simplifiée. À l’heure actuelle, 66% des organisations prennent des mesures pour participer à l’établissement d’écosystèmes digitaux.
Dans un tel contexte, le meilleur modèle économique est celui basé sur les plateformes et 90% des interrogés en sont convaincus. Les représentants du secteur de la santé jugent qu’il est crucial de prendre part aux écosystèmes aux côtés de partenaires spécialisés dans le digital aujourd’hui.
78% des entreprises engagées dans le secteur de la santé pensent que leurs avantages compétitifs futurs seront fonction de la force des partenaires et des écosystèmes auxquels elles se seront associées.
L’écosystème de l’avenir est connecté, car l’interdépendance des acteurs pour un service de santé optimal à l’égard du patient est une évidence et les plateformes digitales offrent un cadre propice à une communication et un échange de données optimisé entre tous les acteurs.
L’intelligence artificielle (IA) comme composante sous-jacente des écosystèmes du futur
Les écosystèmes du futur seront tous placés sous le signe de l’intelligence artificielle au cœur de l’identité de l’entreprise. Utilisée en back-office dans certains processus actuellement, elle émerge sur le devant de la scène pour endosser des rôles de plus en plus sophistiqués.
L’IA a un rôle à jouer dans le renforcement et le développement de la relation entre les établissements de santé et les patients, car elle pourra être à l’origine de services en support des soins, du conseil et de la coordination des professionnels. En se fondant sur l’expérience passée, elle peut proposer les meilleures options dans le choix des formules d’assurances santé et guider les utilisateurs vers la meilleure solution au sein des parcours de soins des patients.
Le patient avait jusqu’à présent très peu de possibilités de recourir aux services de santé en libre accès. Les interfaces performantes et dotées d’algorithmes de l’IA pourront guider l’utilisateur en se basant sur les connaissances emmagasinées sur lui tout en lui proposant une expérience personnalisée, adaptée à sa personnalité et ses contraintes en le délestant des recherches infructueuses. 72% des dirigeants affirment déjà utiliser des assistants virtuels ou des chatbots pour optimiser l’expérience client.
Par ailleurs, elle se met au service des professionnels du monde de la santé pour affiner le conseil qu’ils peuvent apporter aux utilisateurs. En exploitant les mines de données dont ils disposent, les assureurs pourront prédire les comportements de leurs bénéficiaires et la façon dont ils seront amenés à utiliser leurs services dans l’objectif de leur proposer les formules d’assurance les plus adaptées. C’est notamment possible grâce à la modélisation économique avancée et l’interprétation des données. Cette assistance intelligente débouchera à son tour sur la suppression de tâches chronophages de nature administrative notamment.
Tout en évoluant sans cesse et en devenant de plus en plus affinée, elle pourra assister les médecins dans l’analyse des symptômes et l’établissement d’un diagnostic en complétant leur travail et en leur économisant du temps, les rendant ainsi plus performants. Ce partenariat sera favorisé par des interfaces dont l’utilisation sera facilitée par des composantes telles la reconnaissance vocale.
L’humain au cœur de tout développement à dimension innovante
Agilité des équipes
Les dirigeants des entreprises de la e-santé sont face à une transformation de la structure des ressources humaines. Les plateformes qui sont désormais à la disposition des entreprises leur offrent une plus grande flexibilité dans la façon d’organiser leurs ressources.
Accenture considère que les nouveaux modèles organisationnels vont occasionner des changements économiques les plus profonds depuis la révolution industrielle. De nouveau, on trouve les plateformes au cœur de la transformation. Des solutions de gestion du travail en ligne, le crowdsourcing, les plateformes collaboratives et les plateformes de travail à la carte autant d’innovations qui confèrent aux organisations une flexibilité jusque-là inégalée et qui est la clé de l’adaptation organisationnelle permettant aux entreprises de devenir véritablement digitales et de générer de l’innovation. La meilleure manière d’y arriver est de se positionner comme un marché ouvert de talents. La rencontre entre l’offre et la demande ne sera jamais aussi affranchie, à condition de bien en définir les règles.
La technologie humano-centrée
Toute nouvelle technologie doit tenir compte de l’individualité des utilisateurs, d’où un besoin accru d’adaptation. Si l’on admet que nous marchons vers une ère d’interaction étroite entre l’humain et la machine, se concentrer sur les comportements individuels permet à la fois d’améliorer l’expérience d’utilisation et de concevoir des solutions technologies plus efficaces au plus près des besoins et souhaits des utilisateurs dans une relation fondée sur le partenariat.
Les technologies de santé vont devenir plus centrées sur l’humain. Aujourd’hui, dans le cadre de la télémédecine, les patients peuvent déjà prendre leur rendez-vous en ligne, mais grâce aux interfaces de plus en plus performantes, les possibilités s’accroissent mais dans le sens de l’humain.
81% des interrogés affirment que les entreprises doivent d’abord comprendre les souhaits des individus et où ils souhaitent arriver afin de concevoir des technologies à leur service. Le même nombre de dirigeants estiment que les entreprises leaders dans la santé seront celles qui auront réussi à cerner ce qui anime les motivations profondes du comportement humain.
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Guillaume Couillard nommé conseiller technique santé du Premier Ministre
Guillaume Couillard a été nommé conseiller technique santé au cabinet d’Edouard Philippe début juin, selon les informations recueillies par Health&Tech Intelligence.
Guillaume Couillard était directeur général adjoint des Hospices Civils de Lyon depuis 2013.
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Conférence biomédicale de Tel Aviv : panorama des tendances des innovations e-santé en Israel
Les entreprises d’e-santé israéliennes et internationales ont présenté leurs produits, leurs services et leurs technologies à l’occasion du salon MIXiii BIOMED, qui s’est tenu en mai 2017 à Tel Aviv.
L’événement a donné un aperçu de ce à quoi pourrait ressembler l’avenir du marché de la health tech, de la présentation d’électrodes de surveillance cérébrales à l’exposition d’une possible interface internet connectée au cerveau.
BrainMarc : un casque pour mieux percevoir l’activité cérébrale des patients
BrainMarc, une startup israélienne, faisait partie des participants. Le dispositif qu’elle a présenté est un casque relié à une électrode placée sur le front de l’utilisateur. Lors de la présentation, l’usager a répété une série de chiffres, en commençant par des chiffres à deux chiffres puis en poursuivant progressivement avec quatre ou cinq chiffres. L’outil a été capable d’analyser le degré d’engagement du cerveau de l’utilisateur et les résultats se sont affichés sur l’écran.
« Grâce à notre technologie, nous sommes en mesure de voir (…) pendant les tests si le cerveau trouve la tâche effectuée facile ou non », a déclaré Yaël Rozen, l’un des fondateurs de la société (The Times of Israel).
Adapter les traitements des personnes victimes d’AVC et prévenir les migraines
- L’installation pilote est actuellement testée par le Reuth Medical & Rehabilitation Center de Tel Aviv. L’objectif est de découvrir grâce à son utilisation comme adapter les traitements de physiothérapie notamment aux patients ayant été victimes d’un AVC, en évaluant la difficulté avec laquelle leur cerveau assimile le traitement proposé.
- BrainMarc a également développé une application pouvant prévoir le début des migraines, en surveillant l’activité électrique du cerveau par le biais d’un électroencéphalogramme (EEG).
Medivizor : un site pour mieux informer les patients atteints de maladies chroniques
Parmi les autres entreprises représentées lors du salon de Tel Aviv, il y avait Medivizor. La start-up a mis au point un site permettant aux patients souffrant de maladies chroniques et à leurs familles de créer un profil de santé en ligne afin d’obtenir des informations personnalisées sur leur état, y compris les dernières recherches et essais cliniques sur le sujet. La plateforme peut analyser plus de 600 conditions, dont 88 % sont liées au cancer et au diabète.
La technologie d’apprentissage exploitée pour cet outil scanne le web pour obtenir les dernières informations sur les conditions signalées. Elle les transforme ensuite en rapports faciles à comprendre et à appréhender. Environ 100 000 utilisateurs utilisent le site actuellement, a affirmé le Dr. Oren Fuerst, cofondateur de la start-up.
« L’Internet sera l’extension de [notre] cerveau »
L’ancien président d’Intel en Israël, Mooly Eden, s’est exprimé sur sa vision du futur de l’industrie devant les scientifiques et investisseurs internationaux qui assistaient à la conférence. « Nous finirons par disposer d’une interface cerveau-ordinateur (…) et l’Internet sera l’extension de [notre] cerveau », estime-t-il, imaginant qu’un jour, des puces implantées dans nos doigts nous permettront de démarrer des voitures et que nous pourrons transmettre une information d’un appareil à un autre et d’une personne à une autre juste avec la pensée.
Israël : les entreprises dédiées aux sciences de la vie sont en pleine croissance
Il existe environ 1 350 sociétés actives centrées sur les sciences de la vie en Israël et 612 d’entre elles ont été créées entre 2007 à 2016, précise un rapport sur le secteur publié par l’organisateur de la conférence MIXiii BIOMED, IATI-Israel Advanced Technology Industries, une organisation parapluie d’entreprises high tech, de sociétés de capital risque, de start-up et de multinationales opérant en Israël.
823 millions de dollars US investis dans les sciences de la vie en 2016
Quelque 823 millions de dollars (736 M €) ont été investis dans le domaine des sciences de la vie en 2016, soit 20 % de tous les investissements israéliens en haute technologie, souligne l’étude.
Le financement mondial des technologies de l’e-santé est passé de 537 millions de dollars US (480 M €) en 2009 au montant record de 6,1 milliards de dollars (5,5 Mds €) en 2016, révèle CB Insights, une entreprise de données basée à New York. Les « méga-transactions » (« mega-deals »), dont le montant est supérieur à 100 millions de dollars (89 M €), sont devenues de plus en plus répandues sur le marché international, assurent les auteurs du rapport.
« Après une décennie de croissance significative, l’industrie israélienne des sciences de la vie continue d’être forte et d’améliorer sa position sur le marché mondial de la santé », a déclaré Karin Mayer Rubinstein, P.-D.G. d’IATI.
E-santé : une collaboration entre Israël et la Chine
Au cours de la conférence, le Conseil chinois pour la promotion du commerce international a signé un protocole de coopération avec IATI dans le but de stimuler les échanges et le développement de coentreprises dans le domaine de la santé numérique entre les deux pays.
« L’idée est de rendre possible la rencontre entre les industries des sciences de la vie chinoises et israéliennes », a déclaré Li Wang, membre de la délégation chinoise.