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L’AP-HP et Owkin lancent des projets de recherche sur données centrés sur le machine learning (IA)
Améliorer la prise en charge des patients et faciliter le développement de nouveau médicaments dans 3 domaines principaux : l’oncologie, l’immunologie et la cardiologie. Tels sont les objectifs de la première série de projets de recherche sur données lancée conjointement par l’AP-HP et Owkin, une start-up française spécialisée dans l’apprentissage automatique (machine learning) appliquée à la recherche clinique. À noter que l’AP-HP est le premier centre européen d’essais cliniques et qu’il dispose du plus grand nombre de données de soins en France dédiées à la recherche.
3 des 7 premiers projets (oncologie, immunologie et cardiologie) retenus par l’AP-HP et Owkin débuteront « dans les semaines à venir », indiquent les deux partenaires dans un communiqué publié le 30 octobre 2019. Leur but est de mieux comprendre l’hétérogénéité des maladies et de prédire leur évolution ainsi que la réponse aux traitements.
Chacun des 3 projets porte sur :
• les images de pathologie digitale (lames anatomopathologiques numérisées) et les caractéristiques cliniques de patients atteints de cancer du foie : mené par le Dr Julien Calderaro, anatomo-cyto-pathologiste à l’hôpital Henri-Mondor (AP-HP), et son équipe ;
• les images de radiologie classique, les images de pathologie digitale (qui utilise des échantillons de pathologie traditionnels et les transforme en images numériques à très haute définition) et les caractéristiques cliniques de patients atteints de cancer du foie : mené par la Pr Valérie Vilgrain, cheffe du service de radiologie de l’Hôpital Beaujon (AP-HP), et son équipe ;
• les images de pathologie digitale et les caractéristiques cliniques de patients atteints de néphrite lupique de classe III et IV : mené par le Pr Eric Daugas, du service de néphrologie de l’Hôpital Bichat (AP-HP), le Pr Anne Couvelard, cheffe du service d’anatomo-pathologie de l’Hôpital Bichat AP-HP, et leurs équipes.
La signature de l’accord-cadre relatif à ce partenariat est le fruit d’un travail réalisé en amont entre les cliniciens chercheurs de différents hôpitaux de l’AP-HP et les spécialistes en intelligence artificielle (IA) de Owkin, notent les deux partenaires. « Déjà en collaboration pour divers projets, dont Healthchain (visant à sécuriser le partage des données sensibles de santé), Owkin va désormais travailler avec l’ensemble des hôpitaux de l’AP-HP », précisent-ils.
Objectifs des 3 premiers projets de recherche sur données
Projet sur les images de pathologie digitale (lames anatomopathologiques numérisées) et les caractéristiques cliniques de patients atteints de cancer du foie :
- mené par le Dr Julien Calderaro, anatomo-cyto-pathologiste à l’hôpital Henri-Mondor (AP-HP), et son équipe.
« L’idée est de combiner l’expertise d’Owkin et la nôtre afin de prédire plus finement la survie de nos patients après résection pour carcinome hépatocellulaire » en identifiant de nouveaux critères anatomopathologiques de pronostic et de réponse aux traitements, explique le Dr Julien Calderaro.
Projet sur les images de radiologie classique, les images de pathologie digitale (qui utilise des échantillons de pathologie traditionnels et les transforme en images numériques à très haute définition) et les caractéristiques cliniques de patients atteints de cancer du foie :
- mené par la Pr Valérie Vilgrain, cheffe du service de radiologie de l’Hôpital Beaujon AP-HP.
L’objectif est de mieux personnaliser le traitement de chimioembolisation hépatique (TACE) dont les critères de réponse tumorale après traitement sont clairement définis.
« En revanche, les critères prédictifs de réponse ne sont pas bien connus. Une meilleure connaissance pourrait permettre de mieux personnaliser les indications de la TACE. La collaboration avec Owkin va tenter de répondre à cette question en analysant les données du scanner baseline (avant tout traitement) ainsi que les données histopathologiques de la biopsie de la tumeur en utilisant des outils d’intelligence artificielle », précise le Pr Valérie Vilgrain.
Projet sur les images de pathologie digitale et les caractéristiques cliniques de patients atteints de néphrite lupique de classe III et IV :
- mené par le Pr Eric Daugas, du service de néphrologie de l’Hôpital Bichat (AP-HP), le Pr Anne Couvelard, cheffe du service d’anatomo-pathologie de l’Hôpital Bichat AP-HP, et leurs équipes.
Le but est d’identifier de nouvelles données pertinentes issues des images d’histologie rénale des néphropathies lupiques et jusqu’ici négligées par l’interprétation médicale, malgré un haut niveau d’expertise selon le Pr Eric Daugas.
L’objectif, in fine, est de proposer un traitement et une surveillance de la maladie personnalisés aux patients.
« Actuellement, les meilleures prises en charge des patients ayant une atteinte rénale sévère au cours du lupus systémique souffrent de l’absence de prédiction individuelle de l’échec des traitements standards. Le projet proposé en collaboration avec Owkin doit déterminer l’apport d’une interprétation sans a priori des données cliniques et histologiques rénales recueillies au diagnostic pour améliorer la prise en charge de patients atteints de néphropathies lupiques graves, explique le Pr Eric Daugas. Un tel projet n’aurait pu naître rapidement – il a été construit en moins de six mois – sans notre rencontre avec les équipes d’Owkin. »
Un accord-cadre de recherche entre Owkin et tous les hôpitaux de l’AP-HP
Ces projets de recherche sur données sont lancés quelques mois après la signature d’un accord-cadre entre l’AP-HP et Owkin, en février 2019, pour une durée de 3 ans.
Objectif : allier recherche médicale et intelligence artificielle
Il est prévu dans le cadre de ce partenariat que les deux partenaires « pourront décliner rapidement et dans des conditions facilitées des études cliniques collaboratives », indiquent-ils (communiqué). L’idée est de conjuguer « toutes [les] actions en un effort collectif alliant recherche médicale et intelligence artificielle (IA) », commente Thomas Clozel, co-fondateur et P.-D.G. de Owkin, qui estime que « la démocratisation de l’accès à l’IA aux chercheurs va permettre la réalisation de grandes avancées ».
Des projets déjà en cours
La signature de cet accord-cadre résulte du travail réalisé en amont entre les cliniciens chercheurs de différents hôpitaux de l’AP-HP et les spécialistes en IA de Owkin. Parmi les projets sur lesquels collaborent déjà les deux organisations figure Healthchain, qui vise à sécuriser le partage des données sensibles de santé. Ce projet est financé par Bpifrance.
« Les équipes feront appel à différentes technologies permettant d’optimiser leurs recherches, comme le « federated learning » (apprentissage fédéré : permet de concevoir des IA sans compromettre la vie privée des utilisateurs), le « transfer learning » (apprentissage par transfert : permet de transférer des connaissances d’une ou plusieurs tâches sources vers une ou plusieurs tâches cibles), les registres distribués et la cryptographie avancée », précisent l’AP-HP et Owkin.
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CHU Lille : 1ère édition de l’AAP Défi Santé pour améliorer le parcours patients (lancement : 05/11)
Le CHU de Lille organise la première édition de l’appel à projets (AAP) « Défi Santé – se connecter pour mieux soigner » afin de tester de nouvelles solutions en faveur d’un meilleur parcours santé pour les patients. Doté de 1 million d’euros (en apport numéraire et en nature), cet AAP est ouvert aux chercheurs et porteurs de projets (start-ups, PME, ETI et grands groupes). Les candidats sont invités à relever les 3 défis suivants :
• fluidifier et mieux coordonner le parcours patient ;
• améliorer, renforcer et sécuriser la prise en charge en ambulatoire ;
• prévenir, dépister, prédire et suivre les maladies chroniques.L’appel sera lancé le 5 novembre 2019, date à laquelle un webinar sera organisé (10h30) pour présenter en détail les modalités de l’AAP (inscription en ligne via ce lien).
Les organisateurs précisent d’ores et déjà que la lettre d’intention devra être envoyée au plus tard le 8 janvier 2020. Les lauréats seront annoncés lors du Salon SantExpo (ex Paris Healthcare Week), qui se déroulera du 26 au 28 mai 2020 à Paris.
Co-porté par Eurasanté et Euratechnologies, cet appel à projets est financé par la Région Hauts-de-France, Hauts-de-France Innovation Développement, les Parcs d’innovation Hauts-de-France, la Métropole de Lille et Bpifrance.
Les objectifs de l’AAP
« Pour répondre aux enjeux territoriaux de simplification des parcours, en cohérence avec les attentes des patients et professionnels de santé, une meilleure coordination et un renforcement de la relation médecine de ville-médecine à l’hôpital est nécessaire », contextualisent les organisateurs de l’appel à projets (AAP) dans un communiqué publié fin octobre 2019.
L’objectif de l’AAP est de répondre à ces enjeux en proposant aux candidats de relever les 3 défis suivants :
- fluidifier et mieux coordonner le parcours patient ;
- améliorer, renforcer et sécuriser la prise en charge en ambulatoire ;
- prévenir, dépister, prédire et suivre les maladies chroniques.
À la clé pour les lauréat :
- 1 millions d’euros en apport numéraire et en nature (enveloppe globale) ;
- une expérimentation des solutions au CHU de Lille, en collaboration avec le CHU d’Amiens ;
- un programme d’accompagnement en incubation et accélération par Eurasanté et Euratechnologies ;
- une mise à disposition de locaux ;
- l’accès à des expertises médicales et soignantes de pointe pour accompagner le développement de la solution.
Calendrier
- 8 janvier 2020 : deadline pour le dépôt de la lettre d’intention ;
- 31 mars 2020 : deadline pour le dépôt du dossier de candidature (si retenu lors de la phase 1) ;
- début mai 2020 : sélection finale (jury)
- 26-28 mai 2020 : annonce des lauréats lors du salon SantExpo à Paris.
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Dassault Systèmes fait l’acquisition de Medidata Solutions (essais cliniques) aux USA
Dassault Systèmes finalise l’acquisition de Medidata Solutions, une société américaine cotée au Nasdaq spécialisée dans les solutions logicielles dédiées aux essais cliniques. L’opération – annoncée en juin 2019 et dont la conclusion a été relayée le 29 octobre (communiqué) – permet à Dassault Systèmes « de se positionner à la pointe de la transformation numérique des sciences de la vie à l’ère de la médecine personnalisée et de l’expérience centrée sur le patient, avec une offre complète ».
Medidata constituera une marque à part entière au sein du domaine des solutions « d’information intelligence » du groupe, indique Bernard Charlès, directeur général de Dassault Systèmes. « En alliant des solutions d’intelligence des données à la simulation, nous favorisons le développement de thérapies plus intelligentes contribuant à améliorer la santé de tous, commente-t-il. La plateforme inclusive et multidisciplinaire 3DExperience jouera un rôle clé en aidant les innovateurs du secteur de la santé à anticiper et [à] répondre aux besoins d’évolution de l’industrie vers une santé abordable et précise au 21e siècle. »
La plateforme 3DExperience associe « modélisation, simulation, science des données, intelligence artificielle et collaboration dans un environnement virtuel » afin de favoriser l’innovation durable dans le domaine des sciences de la vie. En associant cet outil à la plateforme Clinical Solutions de Medidata, Dassault Systèmes vise à faire « le lien entre la recherche, le développement, la fabrication, les essais cliniques et le déploiement commercial dans l’ensemble de l’écosystème de la santé ».
Dassault Systèmes a acquis la totalité des actions ordinaires émises et en circulation de Medidata
Selon les termes de l’accord, Dassault Systèmes a acquis la totalité des actions ordinaires émises et en circulation de Medidata dans le cadre d’une transaction en numéraire au prix unitaire de 92,25 dollars US (81,39 €) par action Medidata, soit une valeur d’entreprise totale d’environ 5,8 milliards de dollars (5,1 Mds€).
« Suite à la finalisation de cette transaction, les actions de Medidata ne sont plus échangées au Nasdaq à compter de la clôture des cotations du lundi 28 octobre 2019 », précise le groupe (communiqué).
Medidata deviendra une marque de Dassault Systèmes sur la plateforme 3DExperience
Après l’intégration des équipes de la société au sein du groupe, Medidata deviendra plus précisément une marque de Dassault Systèmes sur la plateforme 3DExperience.
L’industrie des sciences de la vie deviendra ainsi « la deuxième [industrie] la plus importante de Dassault Systèmes après celle des transports et de la mobilité, faisant progresser l’innovation durable dans la biosphère, grâce à l’utilisation intelligente des sciences de la biologie, de la chimie et des matériaux, des essais cliniques et des données du monde réel sur le cloud« , note la société.
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Métiers du grand âge : l’innovation numérique & organisationnelle parmi les axes du rapport El Khomri
« Renforcer la formation des cadres dirigeants et des cadres de proximité en matière d’innovation organisationnelle, managériale et technique » ; « investir dans les équipements permettant de réduire la pénibilité au travail et dans les nouvelles technologies » : ces 2 mesures (52 et 21) font partie des 59 actions détaillées dans le « Plan de mobilisation nationale en faveur des métiers du grand âge 2020-2024 », présenté le 29 octobre 2019 à la ministre Agnès Buzyn par Myriam El Khomri. L’ex-ministre du Travail socialiste a été mandatée en juillet pour travailler sur l’attractivité des métiers du grand âge, en vue de la rédaction d’un projet de loi sur la dépendance, attendu avant la fin de l’année.
L’innovation, numérique mais aussi organisationnelle, est au centre de l’un des 5 axes du plan d’action (axe 4 : innover pour transformer les organisations). Dans ce cadre, 8 mesures sont proposées, dont les suivantes :
• expérimenter dans le cadre de l’article 51 de la LFSS 2018 la mise en place pour les aides-soignants d’une activité libérale dans les zones sous-denses (mesure 46) ;
• innover dans la coordination territoriale des acteurs par la promotion d’un nouveau métier : « care manager » (mesure 51) ;
• renforcer la formation des cadres dirigeants et des cadres de proximité en matière d’innovation organisationnelle, managériale et technique (mesure 52).À noter par ailleurs la recommandation d’« investir dans les équipements permettant de réduire la pénibilité au travail et dans les nouvelles technologies » (mesure 21). Ces dernières « qui permettent de réduire le temps passé aux tâches administratives, de partager les informations sur la prise en charge des personnes âgées au sein d’une équipe et d’assurer leur traçabilité est un vecteur d’amélioration de la qualité de vie au travail et d’attractivité pour les professionnels, notamment les plus jeunes », est-il mentionné dans le rapport. Leur déploiement est ainsi encouragé, « pour les technologies éprouvées » : « une fraction des financements sera consacrée à l’expérimentation de technologies véritablement innovantes » et « des formations à l’utilisation de ces nouvelles technologies devront être déployées ».
De manière plus générale, le rapport – qualifié de « courageux » par la ministre – prône un effort de 825 millions d’euros sur 5 ans. Pour mener à bien les actions annoncées, le gouvernement lancera « une grande conférence sociale » autour des métiers du grand âge d’ici la fin 2019, avec l’objectif de rendre des conclusions « d’ici le tout début de l’année 2020 », indique Agnès Buzyn.
Les 4 autres axes du plan d’action :
• axe 1 : assurer de meilleures conditions d’emploi et de rémunération, en ouvrant de nouveaux postes, en rénovant les conventions collectives et en mettant en place une initiative nationale ;
• axe 2 : donner une priorité forte à la réduction de la sinistralité et à l’amélioration de la qualité de vie au travail ;
• axe 3 : moderniser les formations et changer l’image des métiers ;
• axe 5 : garantir la mobilisation et la coordination des acteurs et des financements au niveau national et dans les territoires.Métiers du grand âge : le diagnostic établi par le rapport
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Des métiers du grand âge peu attractif, parce qu’exercés dans des conditions difficiles, souvent mal rémunérés et peu considérés, bien qu’ils soient porteurs de sens et d’une utilité sociale majeure ;
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un investissement et des actions réelles des autorités publiques dans les métiers du grand âge mais un effort dont la dispersion limite l’impact d’ensemble ;
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Un foisonnement et un cloisonnement des organisations professionnelles qui constituent des freins structurels à une rénovation en profondeur du secteur du grand âge.
Élément central du rapport : un effort important de formation demandé
Les effectifs d’aide à domicile et en établissement sont, selon le rapport, insuffisants pour faire face à l’augmentation du nombre de personnes âgées en perte d’autonomie.
- Les besoins de recrutements dans le secteur du grand âge sont déjà importants et vont croître, est-il indiqué : 92 300 créations nécessaires en 5 ans selon le rapport.
- Pour ce faire : un doublement des formations est prévu dès 2020 ; il est également préconisé de rendre les métiers du grand âge plus attirants en améliorant les rémunérations et la qualité de vie (enveloppe : 825 millions d’euros par pendant 5 ans).
- Le rapport note qu’il faudra former 352 000 aide-soignants et accompagnants à domicile ou en établissements sur 5 ans, soit 70 500 personnes de plus chaque année, le double du flux actuel. Un chiffre important justifié par Myriam El Khomri : « Il y a déjà 60 000 postes non pourvus, des départs à la retraite massifs qui se profilent et près de 8 % de départs chaque année ».
Plan d’action : récapitulatif des 59 mesures
- Objectif général : répondre au besoin massif de professionnels à former dans les cinq prochaines années.
Axe 1 : assurer de meilleures conditions d’emploi et de rémunération, en ouvrant de nouveaux postes, en rénovant les conventions collectives et en mettant en place une initiative nationale
- Mesure 1 : ouvrir 18 500 postes supplémentaires par an d’ici à fin 2024 ;
- mesure 2 : remettre à niveau au 1er janvier 2021 les rémunérations inférieures au Smic dans les grilles des conventions collectives à domicile et prendre en compte l’impact financier associé dans la tarification pour les conventions collectives soumises à agrément national ;
- mesure 3 : intégrer dans les conventions collectives un mécanisme d’alignement automatique des premiers niveaux de salaires qui se trouvent dépassés suite aux mesures de revalorisation du Smic ;
- mesure 4 : supprimer l’agrément national des conventions collectives ;
- mesure 5 : soutenir les démarches de rapprochement des partenaires conventionnels ;
- mesure 6 : développer les démarches collaboratives et présenter un projet d’engagementde développement des emplois et des compétences (EDEC) financé dans le cadre du PIC,en associant la FPH et la FPT ;
- mesure 7 : aller vers un OPCO commun aux partenaires conventionnels du secteur;
- mesure 8 : négocier une offre nationale compétitive pour équiper les accompagnants àdomicile de véhicules propres ;
- mesure 9 : autoriser l’usage d’un macaron pour les intervenants à domicile ;
- mesure 10 : aider à l’acquisition du permis de conduire en fin de formation.
Axe 2 : donner une priorité forte à la réduction de la sinistralité et à l’amélioration de la qualité de vie au travail
- Mesure 11 : porter dans le cadre de la branche AT-MP un programme national de lutte contre la sinistralité ciblée sur ces métiers ;
- mesure 12 : intégrer après concertation avec les acteurs des objectifs et des cibles, propres à chaque établissement, de réduction de la sinistralité et de promotion de la QVT dans les CPOM;
- mesure 13 : approfondir les réflexions sur la prise en compte de la pénibilité dans le secteur ;
- mesure 14 : soutenir le recrutement de préventeurs chargés de développer l’analyse des risques sur les lieux de travail et de définir des actions de prévention;
- mesure 15 : mettre en place dans toutes les formations initiales des modules d’intégration de la prévention des troubles musculo-squelettiques dans l’acte professionnel;
- mesure 16 : développer une offre de formation sur la prévention de la sinistralité dansc haque région en direction des cadres et dirigeants et des intervenants des structures, et former systématiquement tous les nouveaux intervenants ;
- mesure 17 : imposer 4h de temps collectifs par mois d’équipe à domicile et en Ehpad ;
- mesure 18 : Mettre en place un baromètre national sur la qualité de vie au travail pour ces professions ;
- mesure 19 : développer les groupements d’employeurs en les exonérant de TVA;
- mesure 20 : amplifier l’action du ministère et des collectivités territoriales en faveur de la promotion de la qualité de vie au travail, au travers notamment du soutien apporté aux démarches innovantes et du partage de leurs résultats
- mesure 21 : investir dans les équipements permettant de réduire la pénibilité au travail et dans les nouvelles technologies.
Axe 3 : moderniser les formations et changer l’image des métiers
- Mesure 22 : mobiliser le PIC dans le cadre des pactes régionaux ;
- mesure 23 : renforcer les dispositifs de repérage et d’accompagnement des candidats ;
- mesure 24 : supprimer le concours d’aide-soignant pour la formation initiale et l’apprentissage et assurer l’inscription dans les centres de formation via Parcours sup pour la formation initiale ;
- mesure 25 : supprimer toute possibilité de quota national pour les entrées en formation d’AS ;
- mesure 26 : garantir systématiquement la gratuité de la formation, hors frais d’inscription, quelle que soit la situation du candidat ;
- mesure 27 : renforcer les dispositifs de sécurisation financière des étudiants (contrats de pré-recrutement, bourses, stages) ;
- mesure 28 : porter à au moins deux le nombre de sessions annuelles dans tous les centres de formation à horizon 2021 pour la formation initiale ;
- mesure 29 : accompagner le développement du maillage territorial de l’offre de formation en tenant compte des contraintes de logement et de transport des étudiants ;
- mesure 30 : réduire drastiquement l’éventail des diplômes reconnus dans le champ de l’accompagnement des personnes en perte d’autonomie ;
- mesure 31 : rapprocher les référentiels et les instituts de formation des aides-soignants et des accompagnants éducatifs et sociaux, dans la perspective d’une fusion à terme des référentiels de formation ;
- mesure 32 : porter à 10 % d’ici 2025 la part des diplômes d’aide-soignant et d’accompagnant éducatif et social obtenus par la voie de l’alternance ;
- mesure 33 : soutenir les dispositifs de formation dans le cadre d’un contrat de travail ;
- mesure 34 : porter à 25% la part des diplômes délivrés chaque année dans le cadre de la VAE en privilégiant la VAE collective ;
- mesure 35 : favoriser la modularité des formations ;
- mesure 36 : permettre à tous les professionnels exerçant auprès des personnes en perte d’autonomie d’accéder à une formation spécifique en gérontologie;
- mesure 37 : structurer des parcours professionnels attractifs ;
- mesure 38 : ouvrir aux aides-soignantes de la fonction publique un grade terminal en catégorie B ;
- mesure 39 : développer l’analyse et l’échange des pratiques professionnelles au sein des établissements, de la branche d’aide à domicile et de manière décloisonnée entre ces secteurs ;
- mesure 40 : mobiliser de nouvelles formes de pédagogie pour diffuser de nouvelles connaissances et mieux répondre aux besoins spécifiques ;
- mesure 41 : créer un Campus des Métiers du grand âge pour diffuser des connaissances de manière plus souple et moins coûteuse ;
- mesure 42 : lancer une campagne nationale de communication pour changer le regard de la société sur les personnes âgées et les métiers du grand âge ;
- mesure 43 : doter les conseillers de l’orientation, de l’insertion et de l’emploi d’une connaissance précise de ces métiers et des compétences requises ;
- mesure 44 : créer un « Senior BAFA » ;
- mesure 45 : soutenir et développer les stages précoces au cours de la scolarité dans les établissements et services du grand âge.
Axe 4 : innover pour transformer les organisations
- Mesure 46 : reconnaître les glissements de tâches et les sécuriser dans le cadre de protocoles nationaux habilitant les aides-soignants et les accompagnants à les pratiquer ;
- mesure 47 : expérimenter dans le cadre de l’article 51 de la LFSS 2018 la mise en place pour les aides-soignants d’une activité libérale dans les zones sous-denses ;
- mesure 48 : favoriser la possibilité pour les employeurs de proposer des postes sur des doubles compétences ;
- mesure 49 : reconnaître l’intérêt de la pratique avancée en gérontologie et soutenir son développement ;
- mesure 50 : intégrer un stage en gériatrie dans les études de médecine ;
- mesure 51 : innover dans la coordination territoriale des acteurs par la promotion d’un nouveau métier : « care manager » ;
- mesure 52 : renforcer la formation des cadres dirigeants et des cadres de proximité en matière d’innovation organisationnelle, managériale et technique ;
- mesure 53 : soutenir et évaluer les démarches innovantes dans le champ de la qualité de vie au travail.
Axe 5 : garantir la mobilisation et la coordination des acteurs et des financements au niveau national et dans les territoires
- Mesure 54 : Réunir dans chaque département une conférence des métiers du grand âge chargée de définir une feuille de route 2020-2024 ;
- mesure 55 : créer une plateforme départementale des métiers du grand âge chargée de mettre en œuvre un guichet unique de sécurisation des recrutements ;
- mesure 56 : réunir un comité national des métiers du grand âge chargé de soutenir, de suivre et d’évaluer la mise en place des actions du présent plan de mobilisation nationale ;
- mesure 57 : signer un accord tripartite État – conseil régionaux – conseils départementaux pour favoriser l’implication des collectivités dans la mise en œuvre du plan de mobilisation nationale ;
- mesure 58 : assurer la mobilisation des financements nationaux nécessaires à la mise en place des actions;
- mesure 59 : créer un observatoire national des métiers du grand âge fédérant les observatoires de branches dans le champ de l’autonomie et du grand âge.
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Withings lance la division Med Pro pour aider les professionnels à suivre à distance les patients
Med Pro Care et Med Pro Data sont 2 solutions conçues pour aider les acteurs du monde de la santé à suivre des patients à distance et à analyser leurs données par l’intermédiaire des objets connectés développés par Withings, une société française qui – pour rappel – a été vendue à Nokia en 2016 et finalement rachetée en 2018 par son co-fondateur Eric Carreel. Les 2 outils sont lancés par Withings Med Pro, la nouvelle division « santé » de l’entreprise dédiée aux partenaires BtoB, dévoilée le 28 octobre 2019.
L’ensemble des dispositifs connectés de Withings peuvent mesurer et suivre plus de 20 paramètres vitaux différents comme la pression artérielle, le rythme cardiaque via électrocardiogramme, le poids, la fréquence cardiaque, le niveau d’activité et les habitudes de sommeil, indique la société dans un communiqué. Les 2 nouvelles solutions pourront être reliées à ces différents objets.
• Med Pro Care : plateforme de suivi à distance – confirme à la norme HDS – via laquelle les médecins, les établissements médicaux et les instituts de recherche peuvent accéder en temps réels aux données physiologiques de plusieurs patients pour mieux les gérer et ainsi fluidifier la communication entre administrateurs, coordinateurs et patients ;
• Med Pro Data : solution qui permet aux sociétés tierces, telles que les développeurs de programmes de coaching ou les instituts de recherche, d’utiliser les produits Withings pour collecter, analyser et retransmettre les données de leurs utilisateurs au sein de leur propre environnement, site web ou application mobile.
Des solutions personnalisables
Med Pro Care :
Les professionnels peuvent choisir eux-mêmes les paramètres vitaux sur lesquels ils souhaitent programmer des alertes mais aussi gérer le niveau de rappels et d’alertes à recevoir pour chaque patient.
Par le biais de l’outil, les équipes de soins ont aussi la possibilité de partager les notes qu’ils ont prises sur leurs patients et de se répartir les actions à entreprendre.
De leur côté, les patients peuvent recevoir des messages provenant directement de leurs soignants, être alertés par des rappels de prise et de partage des mesures mais aussi recevoir des conseils sur leur traitement.
Med Pro Data :
Withings propose aux professionnels de santé partenaires d’intégrer directement la solution dans leur infrastructure informatique pour qu’ils puissent eux-mêmes configurer l’objet connecté et permettre une retranscription continue des données du patient.
« Cette technologie permet d’effectuer la configuration de l’objet connecté jusqu’à la retranscription continue des données, exclusivement dans l’environnement applicatif du partenaire », précise le fabricant (communiqué).
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Facebook lance Preventive Health, outil de prévention basé sur les données d’acteurs institutionnels
Facebook dévoile une nouvelle fonctionnalité orientée santé, baptisée « Preventive Health », centrée sur les deux principales causes de décès aux États-Unis, que sont les maladies cardiaques et le cancer, ainsi que sur la grippe saisonnière. Les ressources accessibles dans l’outil sont fournies par des acteurs de santé institutionnels, l’American Cancer Society, l’American College of Cardiology, l’American Heart Association et les Centers for Disease Control and Prevention, précise le groupe dans un communiqué publié le 28 octobre 2019 dans la « Newsroom » du réseau social par le Dr Freddy Abnousi, chef de la recherche en santé de Facebook.
Les utilisateurs basés aux États-Unis pourront trouver la nouvelle fonctionnalité dans l’application mobile Facebook pour savoir quels examens (tests de cholestérol, mammographies, etc.) leur sont recommandés par les acteurs de santé partenaires en fonction de leur âge et de leur sexe. Des rappels de vaccins contre la grippe apparaîtront également à la période de l’année où cette maladie devient endémique. Preventive Health permettra aux utilisateurs de marquer le moment où les examens sont terminés, de définir des rappels pour des examens à venir et de trouver des informations sur ces examens ainsi que des établissements capables de leur prodiguer des soins pour un prix raisonnable.
L’entreprise précise qu’une attention particulière sera portée à la protection des données privées.
« Votre activité ne sera pas affichée publiquement ni partagée avec d’autres »
« Votre activité dans « Preventive Health » ne sera pas affichée publiquement ni partagée avec d’autres, (…) elles ne peuvent donc pas être utilisées pour estimer votre éligibilité à une assurance, promet Erin Egan, chief privacy officer de Facebook (communiqué). Nous ne diffusons pas d’annonces basées sur les informations que vous fournissez dans « Preventive Health », notamment pour définir un rappel d’examen, le marquer comme terminé ou chercher un centre de soins ».
Objectif : contribuer à une « prise de conscience » de la part des patients
« Nous avons fourni notre contenu et nos ressources [à Facebook] pour inciter les Américains à prendre les mesures nécessaires [pour] abaisser leur tension artérielle, leur glycémie et leur cholestérol », indique le Dr Eduardo Sanchez, médecin en chef chargé de la prévention à l’American Heart Association. « L’une des principales raisons pour lesquelles les gens ne se font pas dépister est qu’ils ne sont pas conscients de leur propre risque, souligne de son côté le Dr Richard Wender, de l’American Cancer Society. Nous espérons que ce programme contribuera à une prise de conscience grâce à la diffusion de recommandations émanant d’autorités scientifiques ».
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L’AP-HP a déployé le DPI Orbis dans tous ses établissements
« Le dossier patient unique Orbis est désormais déployé dans les 39 hôpitaux de l’AP-HP. » C’est ce qu’affirme le groupement hospitalier francilien dans un communiqué publié le 28 octobre 2019 au sujet de son système de DPI (dossier patient informatisé), qui revendique la place de « plus important DPI européen », avec « plus de 70 000 utilisateurs et 10 millions de dossiers patients ». Le système Orbis de l’AP-HP contient également près de 26 millions de dossiers, 314 millions de résultats de laboratoire, plus de 21 millions de diagnostics et près de 36 millions de documents. Ces données alimentent un entrepôt de données de santé, qui fait l’objet de plus de 60 projets de recherche.
L’AP-HP salue l’« étape décisive » que constitue la mise en place au 1er octobre 2019 d’un numéro unique d’identification du patient au sein de l’hôpital Robert-Debré, soulignant que, depuis lors, tous ses établissements bénéficient de ce service, qui permet aux professionnels de santé de retrouver facilement les informations médicales d’un patient au moment de sa prise en charge. Les 22 modules disponibles (dossier médical, prescription, dossiers de soins/d’urgence/de réanimation/social, etc.) se déploient progressivement sur tous les sites du groupe.
Le processus de mise en place d’Orbis au sein de l’AP-HP s’est engagé en 2011 sur 3 sites pilotes (Ambroise-Paré, Bicêtre et Tenon), après l’attribution sur appel d’offres de ce marché à la société Agfa Healthcare. L’installation du logiciel a été lancée dans les derniers établissements non équipés du groupement en avril 2016.