Le Dr Harsg Vardhan, ministre de la Santé indien (Union Minister of Health and Family Welfare), exhorte les parties prenantes du secteur à mettre au plus vite en œuvre le Plan directeur national de la santé numérique (National Digital Health Blueprint – NDHB). Déployer des systèmes de santé numériques à la pointe de la technologie, des registres nationaux et régionaux d’établissements de soins ainsi qu’une base de données de dossiers patients : tels sont les principaux objectifs du plan, remis le 29 octobre 2019 au ministre par Sh. J. Satyanarayana, président du comité national sur le NDHB.
« Le Plan directeur national de la santé numérique n’est qu’un début ; cela nous donne une direction et une voie à suivre pour renforcer les systèmes de prestation de soins », commente dans un communiqué le Dr Harsh Vardhan.
La vision portée par le NDHB est de créer un écosystème national de santé numérique qui soutienne la couverture maladie universelle (CSU) de manière efficace, accessible, inclusive, abordable, rapide et sûre, en fournissant un large éventail de services de données et d’informations, en exploitant des systèmes numériques ouverts, interopérables et basés sur des normes et en assurant la sécurité et la confidentialité des informations personnelles relatives à la santé.
Les mesures clés du Plan directeur national sur la santé numérique de l’Inde
En juillet 2019, le ministère avait placé le rapport du Plan directeur national sur la santé numérique (NDHB), fondé sur les « meilleures pratiques » mondiales dans le domaine des technologies de la santé, dans le domaine public et sollicité des « commentaires » de la part des acteurs du secteur pour affiner le programme. Une décision intervenue environ un an après la publication par Niti Aayog (un groupe de réflexion politique du gouvernement indien) d’une proposition relative au National Health Stack (NHS), décrivant les éléments nécessaires aux besoins numériques du pays en matière de santé.
L’interopérabilité des systèmes au centre du projet
Soulignant l’importance d’une intégration de divers services de santé numériques au sein du système de soins, le Dr Vardhan estime que, pour l’heure, il y a une nécessité de créer un écosystème capable d’intégrer les systèmes d’information sur la santé existants et d’indiquer clairement la voie à suivre pour les futurs programmes visant à assurer l’interopérabilité des dossiers de santé électroniques (DSE).
« Nous avons marqué l’histoire en lançant Ayushman Bharat Yojana (système national de protection de la santé)*, qui est opérationnel sur une plateforme informatique robuste. D’autres programmes informatiques, tels que Reproductive Child Healthcare, Nikshay, etc., bénéficient également aux patients au bon moment grâce à une prestation de services adaptée. Il est nécessaire d’assurer la convergence de ces systèmes informatiques pour surveiller et fournir des services de santé de manière robuste et efficace. Le ministère de la Santé et du Bien-être de la famille a lancé des efforts en vue de la mise en place d’un système de santé en ligne complet et intégré dans l’ensemble du pays, dans le cadre du Plan directeur de la santé numérique », commente le Dr Harsh Vardhan.
* Ayushman Bharat Yojana est le système national de protection de la santé indien. Il s’agit d’un programme à financement centralisé lancé en 2018.
Une plateforme commune intégrant les applications de santé et les données existantes
Selon le ministère de la Santé, le NDHB vise à fournir une plateforme commune pour « l’intégration d’applications (de santé) existantes » et de données existantes en silos, dans des établissements de santé publics et privés. Le National Health Stack (NHS) de Niti Aayog a également défini « des calendriers, des objectifs et des ressources » clairs, nécessaires à la réussite de cette convergence numérique des programmes de soins en Inde, conformément au exigences du ministère.
Un registre nationale de données de santé
Plus tôt en 2019, les auteurs de l’Enquête économique 2018-2019 (Economic Survey 2018-2019) ont également émis l’idée d’un registre national de santé. Selon cette proposition, le registre de la santé, assorti de toutes les « garanties de confidentialité » nécessaires, pourrait grandement contribuer à l’utilisation des données de santé des citoyens à des fins « prédictives et normatives ».
Le registre serait associé à une carte citoyen. « En tant que médecin pouvant accéder aux antécédents médicaux d’un patient de ce registre de santé national, ce dispositif serait particulièrement utile en cas d’urgence / de traumatisme et pourrait potentiellement sauver plusieurs vies », expliquent les auteurs du rapport.
Cette base de données pourrait être utilisée non seulement par les hôpitaux et les centres de santé publics mais également pour la surveillance des syndromes, les systèmes d’information sur la vaccination et les rapports électroniques de laboratoire. Elle comprendrait également des sous-registres pour des maladies clés telles que le diabète, l’hypertension, le cancer et le sida, est-il noté dans la proposition.