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  • DATA : les start-ups françaises e-santé ont levé 14,74 millions d’euros en octobre 2019

    Les start-ups françaises spécialisées dans le secteur de la e-santé ont levé 14,74 millions d’euros en octobre 2019. Le plus important tour de table a été réalisé par FineHeart, une start-up spécialisée dans les dispositifs médicaux (DM) cardiovasculaires, qui recueille 5,44 millions d’euros auprès de 7 investisseurs, parmi lesquels 2 nouveaux actionnaires, l’Américain Longview Healthcare Ventures et le Français Doliam.

    La société va utiliser cette somme afin de poursuivre les tests précliniques et la pré-industrialisation de l’ICOMS (Implantable Cardiac Output Management System), DM implantable destiné au traitement de l’insuffisance cardiaque (IC) sévère. L’ICOMS apporte une assistance à la contraction native du cœur en se synchronisant aux battements : il permet d’accélérer le flux sanguin à travers la valve aortique et de surmonter les complications rencontrées avec les dispositifs médicaux LVAD (dispositif d’assistance ventriculaire gauche) actuellement disponibles.

    La deuxième opération la plus conséquente du mois passé a été effectuée par Visiomed, spécialiste de l’électronique médicale nouvelle génération (développe notamment des DM connectés), qui a levé 3 millions d’euros « dans le cadre d’un placement privé d’obligations convertibles en actions réalisé avec suppression du droit préférentiel de souscription auprès d’investisseurs professionnels » (communiqué), dont 520 000 euros souscrits par Patrick Schiltz, P.-D.G. du groupe, et 2,45 millions d’euros souscrits par Frédéric Paul, administrateur de la société. La somme recueillie va permettre de couvrir les besoins de financement de l’entreprise jusqu’à la fin 2019, « avant de tirer profit du nouveau plan stratégique qui sera dévoilé prochainement », indique-t-elle. Ce plan a pour objectif d’« atteindre l’équilibre opérationnel de Visiomed Group et [d’]assurer le développement de ses activités, notamment sur le segment à fort potentiel de la santé connectée ».

    Le tableau présentant le détail des levées de fonds réalisées par les start-ups françaises en e-santé au mois d’octobre 2019 est accessible dans la rubrique « Data » via ce lien.

  • AME : l’Inspection des finances & l’Igas prônent l’ouverture automatique du DMP pour les sans-papiers

    « Rendre obligatoire le dossier médical partagé (DMP) pour les bénéficiaires de l’AME pour permettre une juste prescription des soins. » C’est la 6e proposition du rapport L’aide médicale d’État : diagnostic et propositions, rendu public le 5 novembre 2019 par l’Inspection générale des finances (IGF) et l’Inspection générale des Affaires sociales (Igas) afin d’« empêcher les fraudes et les dévoiements » de ce dispositif, mis en place en 1999 pour « dispenser les soins nécessaires à des étrangers en situation irrégulière présents sur notre territoire », et financé par l’État à hauteur de 904 millions d’euros en 2018. 

    La mission recommande également (proposition 12) de « fluidifier la facturation et le suivi de la dépense de soins de ville » des bénéficiaires de l’AME « en transformant la carte AME en une carte à puce de type carte Vitale, permettant la télétransmission et le suivi des prescriptions et consommations pharmaceutiques ». À défaut, elle demande de « pousser aussi loin que possible » une « dématérialisation « en mode dégradé » » , avec la consultation par le professionnel de santé de l’applicatif ADRi (Acquisition des droits intégrée) inclus dans le logiciel de facturation Sesame-vitale.  

    Ces deux mesures permettraient selon le rapport d’activer le contrôle médical de l’assurance maladie qui « n’est pas opérationnel » actuellement, de sorte qu’« un volume conséquent de soins » échappe à tout contrôle médical « tant en ville qu’à l’hôpital ».  En matière de soins hospitaliers, elles permettraient un contrôle de conformité et de codage (contrôle T2A notamment). En donnant aux médecins « l’accès aux données de suivi de prescriptions et à l’historique des remboursements », ces deux mesures pourraient en outre éviter « les redondances, le nomadisme ou les incompatibilités de plusieurs traitements prescrits par des professionnels différents », en particulier « les abus présumés de prescriptions des traitements de substitution aux opiacés », est-il précisé. 

    Pour « la vérification du statut irrégulier des demandeurs », le rapport demande dans sa Proposition n°2 de « systématiser » « au plus tard courant 2021 » l’accès des CPAM  à « la base de données Visabio du ministère des Affaires étrangères recensant les dates d’octroi de visa », une possibilité ouverte par la ministre de la Santé Agnès Buzyn début octobre. Cette mesure pourrait également permettre de connaître « les revenus déclarés par [un patient] dans le cadre de sa demande de visa »  et ainsi vérifier la condition de ressources requise pour l’AME.

    Pour empêcher « l’octroi de visa aux « touristes médicaux » ou leur entrée sur le territoire », le rapport demande dans sa Proposition 5 de mettre à disposition des consulats de France et de la police aux frontières :
    • une base de données relative aux bénéficiaires présents et passés de l’AME;
    • une base de données relative aux créances hospitalières.

    Des mesures contre les usages abusifs des dispositifs de l’AME

    Pour « lutter contre les usages abusifs des dispositifs de l’AME, des soins urgents et de la demande d’asile », les auteurs du rapport proposent :

    • d’instaurer pour la prise en charge de soins programmés non-essentiels (liste à définir réglementairement) un délai de carence de 9 mois, avec dérogation possible en cas d’urgence avérée sur décision du contrôle médical de l’Assurance maladie ;
    • de modifier le régime de protection maladie des demandeurs d’asile en l’alignant sur celui des étrangers en situation irrégulière ou, alternativement, en instaurant un délai de carence de 3 mois pour l’ouverture des droits à la PUMa et en réduisant de 12 à 3 mois la durée de maintien des droits après rejet de la demande d’asile ;
    • de renforcer la coopération hospitalière avec les principaux pays d’origine des étrangers en situation irrégulière, en y incluant un volet de dissuasion de la migration pour soins et un volet de facilitation des rapatriements volontaires de malades.

    Des mesures contre la fraude à l’AME

    Pour « lutter de façon visible et volontaire contre la fraude à l’aide médicale d’État », les deux inspections recommandent notamment :

    • de sécuriser la vérification de la présence physique des demandeurs en imposant le retrait des cartes d’AME par le bénéficiaire dans un délai de deux mois ;
    • de sécuriser la vérification du statut irrégulier des demandeurs en approfondissant et systématisant les contrôles d’identité en cas d’absence de passeport ou de passeport vierge ;
    • de sécuriser l’usage des attestations d’hébergement comme preuve de résidence en incluant la pièce d’identité de l’hébergeant comme pièce obligatoire, en identifiant les cas de multi hébergement dès l’instruction des dossiers et en conditionnant la poursuite de l’instruction à un entretien si un particulier héberge plus de deux bénéficiaires (hors ayants droits) ;
    • de sécuriser la vérification de la condition de ressources applicable à l’AME en relevant à 100 € le seuil de revenus déclenchant une demande de compléments d’information, en prenant en compte le revenu du partenaire en situation régulière et en systématisant les demandes d’information sur les ressources auprès des consulats français des pays des demandeurs.

    Des mesures pour l’efficacité de l’AME

    Pour « améliorer l’efficacité et l’efficience des dispositifs de l’AME et des soins urgents », les auteurs du rapport jugent pertinent :

    • d’améliorer le pilotage de l’AME par la Direction de la sécurité sociale (DSS) en systématisant la conduite d’études ad hoc, et de faciliter l’information du Parlement en enrichissant les indicateurs transmis ;
    • de faciliter la facturation des soins pour les hôpitaux en supprimant la condition préalable d’un refus d’AME pour la facturation en soins urgents, en assurant une communication systématique aux hôpitaux des décisions des CPAM sur l’ouverture des droits AME, en fixant le délai de prise en charge rétroactive des soins à trois mois et en étendant le délai de forclusion à deux ans : il est proposé d’instaurer en contrepartie un contrôle de conformité a posteriori par l’Assurance maladie ;
    • de faciliter la prise en charge en médecine de ville en étendant le forfait patientèle médecin traitant (FPMT) aux bénéficiaires de l’AME, et en développant un suivi qualitatif et quantitatif de cette population sur le modèle de celui des bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire,afin de mieux documenter les refus de soins ;
    • de mettre en place une visite médicale de prévention proposée systématiquement aux nouveaux bénéficiaires lors du retrait de la carte AME : la mise en place serait progressive et commencerait par Paris et la Seine-Saint-Denis qui ont déjà expérimenté le dispositif.

  • Hitachi et le Centre Léon Bérard lancent un lab de recherche pour lutter contre le cancer via l’IA

    L’entreprise tech japonaise Hitachi et le centre de lutte contre le cancer lyonnais Léon Bérard (CLB) signent un accord afin de promouvoir conjointement la recherche et le développement en vue d’améliorer l’efficacité des diagnostics et des traitements du cancer par le biais de l’intelligence artificielle (IA). Dans ce cadre, ils créent un nouveau laboratoire de recherche, baptisé « Hitachi Lyon Lab », sur le site du CLB, indique l’établissement français dans un communiqué publié le 6 novembre 2019.

    Plus précisément, la société japonaise et le centre lyonnais mèneront ensemble « une activité de recherche et de développement sur de nouvelles technologies de dépistage et de diagnostic des cancers grâce à l’exploitation de l’imagerie médicale, comme la TDM/IRM, à l’aide de l’IA« , explique le CLB. Les deux partenaires prévoient également de développer des outils de prédiction de la réponse à la radiothérapie grâce à l’utilisation des données transcriptomiques et génomiques des tumeurs.

    « Il est devenu possible d’analyser les informations du génome d’un individu à faible coût »

    Selon les statistiques de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), le Japon est le pays effectuant le plus grand nombre de TDM et d’IRM par million d’habitants, note le Centre Léon Bérard (CLB) dans son communiqué.

    « Avec les progrès réalisés dans le domaine des équipements d’imagerie de diagnostic, le nombre d’images examinées par les radiologues est en augmentation et les technologies visant à réduire la charge de travail des radiologues grâce à l’intelligence artificielle (IA) sont en cours de développement, contextualise le CLB. De plus, en raison des grandes avancées en matière de technologie d’analyse génétique de ces dernières années, il est devenu possible d’analyser les informations du génome d’un individu à faible coût, tandis que la médecine personnalisée offrant des soins médicaux adaptés à chaque individu est devenue un centre d’intérêt majeur dans les pays développés. »

    Lutte contre le cancer : 2 partenaires experts

    Hitachi est spécialisé dans les domaines diagnostiques-cliniques et informatiques

    Hitachi développe des solutions conçues pour améliorer la qualité et l’efficacité des soins médicaux dans les domaines diagnostiques-cliniques (tels que des équipements d’imagerie de diagnostic et des systèmes d’hadronthérapie) et informatiques (tels que des technologies de l’information et des systèmes basés sur IA)

    L’entreprise japonaise cherche également à améliorer la prise en charge des personnes atteintes de cancer en proposant des système d’hadronthérapie (méthode de radiothérapie) à divers hôpitaux de renommée mondiale. Ainsi, elle a permis de traiter plus de 60 000 patients dans ce cadre à ce jour, indique l’établissement lyonnais.

    Le Centre Léon Bérard fournit des diagnostics et des traitements de pointe

    Le Centre Léon Bérard, de son côté, se concentre principalement sur des activités orientées sur le soin, la recherche et la formation. Il est affilié à Unicancer, la fédération nationale des centres de lutte contre le cancer, qui rassemble 20 centres similaires.

    Le CLB fournit des diagnostics et des traitements de pointe aux patients atteints de cancers, dont des protocoles de radiothérapie et des traitements innovants. « Les images, ainsi que les données moléculaires des tumeurs, qui vont être au cœur de cette nouvelle collaboration,sont collectées et conservées au CLB à des fins de diagnostics, [de] traitements mais aussi de recherches, avec le consentement des patients », précise l’établissement français.

    Hitachi Lyon Lab : l’expertise clinique du CLB associée au savoir-faire d’Hitachi en IT/IA

    Dans le cadre de leur partenariat, Hitachi et le Centre Léon Bérard vont mener des recherches au sein du nouvel Hitachi Lyon Lab afin d’améliorer l’efficacité des diagnostics et des traitements du cancer, en combinant l’expertise clinique et les données associées aux traitements contre le cancer des patients du CLB avec le savoir-faire d’Hitachi dans le domaine de l’imagerie de diagnostic et d’IT/IA.

    Ainsi, ils développeront conjointement des technologies d’imagerie de diagnostic capables de détecter les éventuelles localisations cancéreuses et d’accompagner les radiologues dans l’établissement d’un diagnostic à partir d’images de type TDM et IRM avec l’aide de l’IA, explicite l’établissement lyonnais.

    « L’identification de marqueurs biologiques exploitant les données génomiques dans un contexte de résistance permettra également de prédire les réponses et de formuler des pronostics quant à l’issue de la radiothérapie », ajoute le CLB.

  • Transcriptomique

    Étude de l’ensemble des acides ribonucléiques messagers produits lors du processus de transcription d’un génome

  • PUMa

    Protection universelle maladie

  • Recouper la base Transparence Santé avec le SNDS permet de pointer les mauvais prescripteurs (BMJ)

    « Les médecins généralistes français ne recevant pas d’avantage de l’industrie pharmaceutique sont associés à des prescriptions plus efficaces et moins chères. » C’est la conclusion d’une étude réalisée par l’université Rennes 1 en recoupant les données 2016 de la base Transparence Santé sur les liens d’intérêts des médecins avec l’industrie, et celles du SNDS sur les prescriptions. « De par sa méthodologie, l’étude ne peut pas montrer de lien de cause à effet », souligne cependant ses auteurs dans un communiqué daté du 6 novembre 2019.

    Créée en 2013 par le ministère chargé de la Santé, la base Transparence Santé « rend accessible l’ensemble des informations déclarées par les entreprises sur les liens d’intérêts qu’elles entretiennent avec les acteurs du secteur de la santé ». Recouper les données qu’elle contient avec les indicateurs du SNDS « évaluant le coût et la qualité des prescriptions utilisés par l’Assurance maladie dans le calcul de la ROSP (Rémunération des médecins sur Objectifs de Santé Publique) » permet aux auteurs des travaux d’établir, qu’en moyenne, le groupe de médecins « n’ayant reçu aucun avantage en 2016 ni depuis la création de la base Transparence Santé en 2013 » est associé à :

    • des prescriptions moins coûteuses (« le groupe de médecins ayant bénéficié de 1 000 euros ou plus en avantages est associé à des coûts de prescription en moyenne 5.33 euros plus élevés que le groupe sans avantage ») ;
    • plus de prescriptions de médicaments génériques par rapport aux mêmes médicaments non génériques (antibiotiques, antihypertenseurs, statines) ;
    • moins de prescriptions de vasodilatateurs et de benzodiazépine pour des durées longues « comparativement aux groupes de médecins ayant reçu le plus d’avantages » ;
    • moins de prescriptions de sartans comparativement aux inhibiteurs de l’enzyme de conversion (IEC),« recommandés pour leur efficacité similaire avec un moindre coût », «comparativement aux groupes de médecins ayant reçu le plus d’avantages ».

    Selon l’étude, publiée dans la revue British Medical Journal (BMJ), ces résultats « renforcent l’hypothèse selon laquelle l’industrie pharmaceutique peut influencer les prescriptions des médecins généralistes », et offrent un aperçu sur l’étendue de cette influence.

    Transparence Santé : une base actualisée tous les 6 mois

    La base de données publique Transparence Santé du ministère des Solidarités et de la Santé inclut « l’ensemble des informations déclarées par les entreprises sur les liens d’intérêts qu’elles entretiennent avec les acteurs du secteur de la santé, du médecin généraliste aux sociétés savantes». La base, actualisée tous les 6 mois et conservant les informations sur 5 ans, vise à « porter ces liens à la connaissance de tous et à les rendre aisément accessibles ».

    Une interface simplifiée et un outil statistique ajouté

    En pratique, est-il souligné dans le communiqué, « la technicité du système et les erreurs contenues dans la base en rendent l’accès difficile », de sorte que le collectif EurosforDocs a développé en complément une interface simplifiée, « ajoutant un outillage statistique et s’efforçant d’améliorer la qualité des données enregistrées ».

  • Télémédecine en milieu pénitentiaire : l’exécutif débloque près de 3 millions d’euros

    Le « déploiement de la télémédecine au sein des unités sanitaires en milieu pénitentiaire » figure parmi les projets financés par le Fonds pour la transformation de l’action publique (FTAP) dans le cadre du plan « Action publique 2022 » et dévoilés le 24 octobre 2019. Selon le communiqué relayé à ce sujet, cette initiative portée par le ministère de la Justice et la Direction de l’administration pénitentiaire, qui vise à « améliorer de façon significative l’accès aux soins en détention », se voit allouer par le FTAP une somme de 2 988 000 euros.

    Auditionnée le 24 juillet 2019 par la commission des Lois de l’Assemblée nationale, la ministre de la Justice Nicole Belloubet cite cette initiative parmi les 2 « mesures phares » de sa feuille de route pour « la santé des personnes placées sous main de justice ». Selon elle, le déploiement de la télémédecine « n’a évidemment pas vocation à remplacer les unités hospitalières dans les établissements pénitentiaires » mais à « affiner les diagnostics » et à « éviter l’extraction des détenus lorsque la consultation d’un spécialiste s’impose ». 

    En visite le 24 octobre 2019 au centre de détention de Joux-la-Ville (Yonne), « le premier de Bourgogne Franche-Comté à être doté d’une cabine de télémédecine, utilisée pour de la télédermatologie », la ministre a souligné la nécessité de « profiter du temps de détention pour réaliser des soins [et] faire des bilans de santé ». « Nous ne pouvons pas avoir toutes les spécialités en détention », rappelle-t-elle (source : L’Yonne républicaine). Si nous devons aller voir des spécialistes, ce qui parfois est nécessaire, il faut organiser des escortes, c’est un travail lourd. La télémédecine nous aide à faire cela. »

  • Air France et Allianz Travel intègrent la téléconsultation à l’assurance-voyage

    « Air France et Allianz Travel s’associent pour proposer la téléconsultation à leurs clients. » Dans un communiqué daté du 3 octobre 2019, les deux partenaires annoncent que depuis le 1er octobre 2019 « toute personne ayant acheté un billet Air France et souscrit à une assurance Allianz Travel Multirisques ou Assistance, peut bénéficier sans frais supplémentaires de deux téléconsultations médicales au cours de son voyage ».

    Celles-ci peuvent être réalisées depuis un smartphone ou par téléphone avec une infirmière ou un médecin Allianz Travel inscrit à l’Ordre des médecins et basé en France. Le service est accessible 24 heures sur 24 et 7jour sur 7, « y compris la nuit, le week-end et les jours fériés », avec la possibilité d’obtenir la délivrance d’une ordonnance « si nécessaire et si le pays l’autorise », précisent les deux sociétés. Les passagers pourront ainsi accéder « rapidement » en cas de « symptômes légers » à une réponse « fiable » concernant « un problème de santé, un traitement, ou une orientation vers les structures de soins locales adaptées et reconnues ».

    Selon Air France et Allianz Travel, c’est « la première fois en France que la téléconsultation, accessible depuis le monde entier (hors Corée du Nord), est proposée dans une assurance voyage » complémentaire à l’assistance médicale.

  • États-Unis : Sensely, plateforme de santé numérique et insurtech, lève 15 M USD (13,5 M€)

    Sensely, une plateforme de santé numérique et insurtech basée aux États-Unis, recueille 15 millions de dollars (13,5 M €) dans le cadre d’un tour de table mené par Aflac Corporate Ventures, avec la participation de NMC, Nippon Life, Susquehanna International Group, Sojitz Corporation, Zuellig Pharma et Silicon Valley Bank. Les investisseurs historiques, Mojo Partners, Chengwei Capital et Pegasus Tech Ventures, ont également rejoint l’opération.

    Fondé en 2013, Sensely développe un outil fonctionnant via intelligence artificielle (IA), élaboré pour aider les entreprises à proposer à leurs membres des conseils et des services personnalisés (vérification des symptômes, surveillance à distance des patients, gestion des médicaments…). Multilingue, il utilise une interface avec un avatar à commande vocale et a été conçu pour s’intégrer directement dans l’infrastructure technologique de l’entreprise. La société propose également différentes solutions d’assurance dans les domaines de la souscription, de la gestion des réclamations et du service client. Avec la somme récoltée, elle va pouvoir poursuivre la commercialisation de son offre, en plein développement.

    Cette levée de fonds intervient en effet à un moment où Sensely constate une demande croissante pour sa plateforme, indique la start-up dans un communiqué publié le 28 octobre 2019. La solution est actuellement déployée auprès de clients (entreprises) situés aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Suisse, dans les Émirats arabes unis, aux Pays-Bas, en Chine, à Hong Kong, au Japon et en Australie.

    « Bien que nous soyons satisfaits des progrès réalisés au cours de l’année écoulée, en particulier du lancement de notre kit de développement de logiciels, nous avons encore de nombreux défis à relever, commente Adam Odessky, P.-D.G. et cofondateur de Sensely. Ce financement nous permettra de trouver une approche équilibrée, de continuer à servir nos partenaires existants, tout en faisant évoluer la plateforme pour la prochaine vague de fonctionnalités demandées. »

  • Health Data Week : appel à candidatures challenge start-up « IA, data & patients » (deadline : 08/11/19)

    « IA, data et patients : les pépites de la data en santé » est la thématique du challenge start-up organisé dans le cadre de la deuxième édition de la Health Data Week (HDW), qui aura lieu du 18 au 22 novembre 2019. Les candidatures, qui doivent être réalisées en ligne via ce lien, sont à déposer au plus tard le 8 novembre.

    Pour participer, les candidats doivent présenter un projet proposant une solution data et IA à destination des patients. Les entrepreneurs sélectionnés disposeront de 5 minutes pour pitcher sur scène, sans support visuel, lors d’un afterwork qui se tiendra le 19 novembre, de 18h30 à 20 heures (Paris). Chaque présentation sera suivie par 3 minutes de questions-réponses avec le jury.

    Pour cette édition 2019, la HDW est consacrée aux enjeux de la data et de l’intelligence artificielle en santé. L’objectif de cette semaines spéciale, initiée en 2018 par le think tank Health & Tech (Cercle des décideurs numérique et santé), est de partager et de diffuser le savoir-faire au plus grand nombre, tout en construisant une vision partagée des enjeux et des réalités de l’IA en santé.