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  • Cellule ACSS

    é des stCellule Accompagnement Cybersécuritructures de santénull

  • MSPRH

    ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière d’Algérienull

  • DM : vers une numérisation globale des dossiers médicaux en Algérie à partir de 2018

    La sous-direction chargée du programme de vaccination au ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière d’Algérie (MSPRH) a annoncé début décembre 2017 le lancement d’une opération pilote visant à numériser l’ensemble des dossiers de vaccination, l’une des étapes du grand projet national de numérisation des dossiers médicaux de tous les patients algériens.

    Afin de cerner les enjeux relatifs au déploiement de la santé numérique en Algérie, une rencontre nationale sur la télémédecine et la e-santé a été organisée à l’occasion de la première édition des Health Digital Days (HDD), qui s’est tenue le 13 novembre 2017 à l’École supérieure algérienne des affaires, à Alger.

    Une numérisation générale pour améliorer la coordination des soins

    L’instauration d’un dossier national numérique de vaccination consiste à rassembler sur un même système informatique toutes les données relatives aux vaccinations (date des rappels, liste des vaccins réalisés sur tel patient à telle date…). Cette numérisation se fera progressivement avant d’être généralisée à l’ensemble du pays au cours de l’année 2018, précise les autorités.

    Le projet s’inscrit dans le cadre de l’action initiée par le ministère de la Santé algérien depuis plusieurs années, soit la numérisation globale des dossiers médicaux de tous les patients à travers tout le pays. L’ensemble des acteurs de l’industrie pourront ainsi améliorer leur capacité à produire et à partager des données de santé de manière sécurisée dans le but de mieux coordonner les soins.

    Proposer des soins de meilleure qualité et limiter les dépenses via la e-santé

    Concrètement, le but est que les professionnels de la santé aient plus facilement accès aux résultats des examens de leurs patients, à leurs radios ou à d’autres tests médicaux, sans que le malade soit contraint d’apporter les documents physiques avec lui lors de la consultation.

    L’objectif final est d’améliorer la qualité des soins et de mieux maîtriser les dépenses de santé.

    Développement de la télémédecine : les acteurs de l’industrie discutent des enjeux

    La rencontre nationale sur la télémédecine et la e-santé a été organisée dans l’optique de vulgariser ces nouvelles solutions numériques.

    À cette occasion, un certain nombre de professionnels et d’experts algériens du secteur de la santé ont ainsi eu la possibilité de partager les meilleures pratiques qu’ils ont pu observer dans le domaine ces dernières années et cerner les éléments qui permettent de soutenir le développement de la santé numérique dans un pays aussi vaste que l’Algérie, où les besoins sur le plan sanitaire sont de plus en plus importants en raison de l’augmentation de la population.

    La nécessité d’un cadre légal

    La présentation du professeur Zoubir Sari, membre fondateur de la Société algérienne de télémédecine et d’e-santé (SATeS), a porté sur l’état des lieux et les perspectives de la télémédecine en Algérie. Selon lui, la mise en place d’un cadre légal est nécessaire à l’instauration d’un système de santé permettant de fournir des soins à distance en toute sécurité et de manière éthique (source : Elmoudjahid.com, quotidien national d’information algérien).

    En attendant la finalisation de ce dossier sur lequel est en train de se pencher le MSPRH, le Pr. Sari a proposé dans un premier temps de lancer des essais de téléconsultation, de télésurveillance et de téléassistance médicale, notamment dans le cas du traitement de maladies chroniques, le tout en essayant de surmonter les obstacles réglementaires, financiers, techniques et humains.

    Lors du débat, le ministère de la Santé a affiché sa volonté d’instaurer des bases législatives solides pour permettre de déployer dans les meilleures conditions possibles des services de télémédecine au sein du pays.

    L’importance d’une coordination des soins via la télémédecine

    De son côté, le Dr. Abdelghani Benhabla, membre de la Société algérienne de médecine générale (SAMG), a insisté sur l’importance du rôle du médecin généraliste au sein d’un système de santé organisé. La coordination des soins via la télémédecine est primordiale pour la SAMG, qui a cité en exemple la commodité du transfert par e-mail des dossiers médicaux.

    La télémédecine participe à améliorer l’accès aux soins

    Mohamed Zeroug, professeur en gastro-entérologie et secrétaire général de la SATeS, a quant à lui mis en avant l’avantage que représente la télémédecine dans l’amélioration de l’accès aux soins. Il a ainsi donné en exemple quelques tentatives d’implémentation réussies de certains services médicaux en dehors d’Alger.

    « L’exercice de la médecine en dehors des CHU, en particulier dans notre spécialité, a été d’une extrême richesse, tant humaine que professionnelle », a-t-il déclaré. Avant d’ajouter que, selon lui, la télémédecine devait être considérée comme « un simple outil ». « Sans une compétence avérée du médecin généraliste, tout le système sera fragilisé et inefficient. C’est lui qui [doit déclencher] le processus de soins (…) : c’est lui le premier filtre. »

    Première étape : informer la population, majoritairement attirée par la e-santé

    Fazia Graine, cofondatrice et directrice générale de l’agence de conseil en communication Sense Healthcare, a conclu la rencontre en expliquant que la télémédecine devait être instaurée dans le pays de manière progressive et structurée.

    Selon une enquête sur la perception de la e-santé en Algérie réalisée par la société d’études et de conseil marketing IMMAR Research & Consultancy et menée sur 1 100 personnes (51 % d’hommes et 49 % de femmes réparties sur tout le territoire national), 74 % des personnes interrogées souhaiteraient posséder un dossier médical électronique et 72 % aimeraient pouvoir communiquer en ligne avec leur médecin. Par ailleurs, 67 % des sondés ont déclaré qu’ils apprécieraient recevoir les résultats de leurs analyses par voie électronique.

    Les résultats de cette étude montre que l’attrait pour la santé numérique est évident en Algérie. Cependant, un problème se pose : 80 % des Algériens questionnés admettent ignorer totalement l’existence de la télémédecine. C’est à ce niveau que les autorités et les acteurs de l’industrie doivent agir en premier lieu, en cherchant tout d’abord à informer la population sur les nouvelles technologies disponibles dans le domaine des soins avant de lancer à grande échelle le déploiement de la e-santé.

  • Data : OpenHealth Company lauréate du défi de l’EFS en faveur de l’autosuffisance nationale en PSL

    Le projet PREVI-PSL d’OpenHealth Company a été dévoilé par l’Établissement français du sang (EFS) comme projet-lauréat, dans le cadre de son Challenge Open Data lancé à l’été 2017, à l’occasion de la convention BioFit 2017 à Strasbourg, le 28 novembre 2017.

    Le challenge avait pour objectif de répondre à une demande importante de l’EFS de pouvoir :
    • assurer l’autosuffisance nationale en produits sanguins labiles (PSL : sang total, plasma ou des cellules sanguines d’origine humaine.destinés à être transfusés à un patient) ;
    • mieux appréhender les variations dans la demande et ce dans des conditions optimales de qualité, de sécurité et d’efficience.

    Pour développer sa solution sur mesure, OpenHealth Company va bénéficier de 70 000 euros de Bpifrance.

    OpenHealth Company a proposé une solution technique permettant d’utiliser les données issues de l’EFS, mais également des données ouvertes en provenance des sources telles l’INSEE ou du PMSI (Programme de médicalisation des systèmes d’information).

    La solution PREVI-PSL va croiser et agréger ces données issues de sources diverses en temps réel afin de générer des outils permettant l’anticipation des besoins de PSL, comme des indicateurs d’analyse, tous disponibles sur une plateforme numérique.

    Les DSI d’OpenHealth Company et de l’EFS vont maintenant entamer une collaboration visant à identifier et isoler les données pertinentes et les variables en jeu.

  • IA et données : General Electric consolide sa position dans la santé en s’associant à Intel et Nvidia

    General Electric (GE) a annoncé un partenariat avec Intel et Nvidia à l’occasion du Congrès annuel de la Radiological Society of North America (RSNA) du 26 novembre 2017 à Chicago, afin d’accélérer l’adoption de l’IA dans le secteur de la santé et notamment développer ses applications à l’imagerie numérique.

    GE compte sur l’utilisation des données générées par les hôpitaux, à hauteur de 50 téracotets par établissement de taille moyenne et par an, alors que l’entreprise estime que 3% seulement sont exploitables.

    Nvidia doit soutenir la société à équiper ses quelques 500 000 appareils d’imagerie médicale d’IA et de nouveaux outils d’échographie devraient naître de l’association avec GE.

    Le partenariat avec Intel prend la forme d’un investissement direct dans un laboratoire commun de développement numérique, le JPAL (Joint Performance Acceleration Lab) et l’intégration aux appareils d’imagerie de GE des fonctionnalités de la plateforme Xeon Scalable d’Intel.

    Détecter les lésions hépatiques et rénales grâce à l’IA plus rapidement

    La fonctionnalité dont les appareils d’imagerie de GE vont être équipés émane du nouveau CT-scan de Nvidia, Revolution Frontier. Ce dernier est relié à la plateforme d’IA de Nvidia et est deux fois plus puissant par rapport aux anciennes générations de cette technologie. Il est notamment adapté à la détection de lésions hépatiques et rénales nécessitant une prise en charge rapide, grâce à sa capacité accélérée d’analyser les données recueillies.

    GE et Nvidia vont également collaborer à l’élaboration de nouveaux outils d’analyse pour l’échographie et misent tout sur l’analyse de données massives, mais plus performante que celle actuellement possible grâce au machine learning.

    Perfectionner la plateforme Intel Xeon Scalable et développer des solutions d’imagerie au sein du JPAL

    GE va exploiter les performances et les solutions d’Intel afin de réduire les coûts associés à l’utilisation de solutions d’imagerie médicale numérique de 25% pour les établissements de santé grâce au cloud notamment. Cette collaboration doit aussi aboutir à la :

    • réduction de risques d’une exposition prolongée ou répétitive aux rayons pour les patients ;
    • réduction du temps nécessaire à l’établissement du diagnostic.

    Les deux sociétés vont également ouvrir un accélérateur de développement de solutions numériques  dans le centre-ville de Chicago. On y développera, testera et validera les innovations qui à termes ont vocation à être intégrées aux solutions d’imagerie matérielles et logicielles de GE Healthcare.

  • Royaume-Uni : croissance du recours à la thérapie cognitive en ligne chez les plus de 65 ans

    Une étude qui devrait être publiée dans les prochains mois dans l’ »International Journal of Aging and Society » montre que l’utilisation de la thérapie cognitivo-comportementale basée sur internet (IECBT) dans le traitement de la dépression et de l’anxiété chez les personnes âgées, testée par la société anglaise Ieso Digital Health, connaît une croissance constante liée à l’augmentation d’accès à internet parmi les personnes de 65 ans et plus.

    IECBT : une consultation virtuelle possible entre deux rendez-vous physiques

    300 personnes âgés de plus de 65 ans ayant été diagnostiquées avec un trouble dépressif majeur ont participé à l’étude.

    L’IECBT, un service fourni par Ieso Digital Health, se traduit par une communication en temps réel entre le thérapeute et le patient.

    Les patients peuvent demander un accès à une « salle de thérapie virtuelle sécurisée » afin d’être aidés par des professionnels de la santé s’ils éprouvent des difficultés ou une certaine détresse entre deux consultations classiques.

    La santé numérique a divers avantage pour les personnes âgées

    Sarah Bateup, directeur clinique (CCO) à Ieso Digital Health et co-auteure de l’étude, a confirmé que la santé numérique n’était pas uniquement dédiée aux Millennials mais aussi adoptée par la génération précédente.

    Plus d’intimité, moins de déplacements

    « La thérapie en ligne offre l’opportunité d’atteindre les adultes plus âgés qui sont moins susceptibles d’être orientés vers une thérapie psychologique par leur médecin généraliste, a-t-il déclaré. L’IECBT fournit aux personnes âgées une nouvelle façon d’accéder aux soins de santé mentale car elle limite la stigmatisation en leur conférant un plus grand sentiment d’intimité et car elle est accessible à domicile, ce qui est particulièrement bénéfique si le patient est physiquement indisposé, [l’un des facteurs qui fait que certains patients] ne se présentent pas aux consultations [physiques]. »

    Santé mentale et outils numériques : la Royal Foundation va investir 2 M. de livres

    En octobre 2017, la Royal Foundation of the Duke and Duchess of Cambridge and Prince Harry a annoncé un investissement de 2 millions de livres sterling (2,3 M. €) pour établir une nouvelle start-up visant à soutenir les outils numériques innovants dans le domaine de la santé mentale.

    Cette somme constitue la plus importante subvention jamais accordée par l’organisme depuis son lancement en 2011. L’objectif est d’aider les individus à trouver des informations fiables sur leur santé mentale et à obtenir de l’aide en cas de besoin.

  • Diabète de type 2 : trois organisations UK s’associent à des sociétés health tech

    Les organisations publiques NHS England et Public Health England ainsi que l’association Diabetes UK viennent de s’associer à des entreprises privées, en plein essor dans le secteur de la e-santé, pour tester de nouvelles approches numériques visant à lutter contre le diabète de type 2.

    Un projet pilote, qui devrait être lancé ce mois de novembre, permettra à cinq entreprises et huit régions d’Angleterre de tester une série d’applications, de gadgets, de bracelets et d’autres produits numériques innovants dans le but de réduire le risque de développer la maladie.

    Des coachs santé et des soutiens en ligne

    Les patients qui participeront à ce pilote de grande envergure seront recrutés sur une période de six mois et auront accès à des produits numériques pendant douze mois.

    Tout en fixant et en surveillant numériquement les objectifs des participants, le programme permettra aux testeurs d’accéder à des coachs santé et à des groupes de soutien en ligne.

    Les trois organismes britanniques précisent que certains patients disposeront également d’un dispositif portable pour contrôler leur activité physique et recevoir des messages de motivation ainsi que des instructions, des informations mises pour la première fois publiquement à disposition sur la plateforme du NHS, précise NHS England.

    Des technologies basées sur le coaching personnalisé

    Les dispositifs évalués au cours de ce pilote incluent :

    • Nujjer (UK).
      Nujjer est un bracelet connecté qui surveille l’activité physique, la fréquence des repas et la fréquence des repas. Combiné à une application smartphone, il permet d’accéder à vingt-deux séances pédagogiques centrées sur l’activité physique, l’alimentation et le psychologique (développement de la force mentale).
    • Smart Digital Diabetes Prevention, par Hitachi (Japon).
      Il s’agit d’un portail en ligne dédié à l’auto-évaluation et à la gestion personnelle de sa santé. Il donne notamment accès à un coach professionnel en santé délivrant des conseils et proposant un encadrement personnalisé.
    • Oviva (Suisse).
      La société suisse, qui s’est aussi développée en Angleterre, a mis au point une technologie offrant un programme intensif de huit semaines avec un diététicien expérimenté. L’expert délivre au patient des conseils personnalisés et lui apporte un soutien via une application smartphone et des appels téléphoniques, soutenus par des vidéos et des podcasts.
    • Liva Healthcare (Danemark).
      La plateforme de santé numérique élaborée par Liva Healthcare est destinée aux patients pré-diabétiques. Elle propose elle aussi une mise en relation avec un coach personnel pendant douze mois afin d’aider l’utilisateur à adopter un mode de vie plus sain. Le programme débute par une rencontre personnelle entre le patient et le professionnel de la santé, suivie de séances de coaching personnalisées réparties sur l’année visant à modifier durablement les habitudes alimentaires et sportives de la personne.

    Une intervention ciblée sur le mode de vie ferait reculer les maladies chroniques

    « Il a été cliniquement prouvé [au] Danemark qu’une intervention [centrée sur le changement de] mode de vie pouvait faire reculer les maladies chroniques, telles que le diabète de type 2, a déclaré Rune Bech, co-fondateur de Liva Healthcare (source : Pharmatimes.com). Dans certains cas, les patients n’auront même plus besoin de prendre leurs médicaments. »

    L’entrepreneur estime que la mise en place de ce programme, « le plus important du genre », est une démarche « extrêmement avant-gardiste » de la part du NHS. « L’intervention numérique sur le mode de vie est un moyen très rentable et [facilement] gérable pour les personnes présentant un risque de développer un diabète de type 2 de faire reculer leurs symptômes. »

    Le programme de prévention du diabète devrait normalement être déployé dans toute l’Angleterre d’ici le mois d’avril 2018.

  • Angleterre : des cliniques semi-virtuelles pour réduire les files d’attente en ophtalmologie

    Le Bolton NHS Foundation Trust vient de lancer de nouvelles cliniques ophtalmologiques destinées à réduire considérablement le temps d’attente des patients devant réaliser des tests oculaires importants.

    Ces unités spécialisées, dont une partie des activités sera gérée de manière numérique, vont être déployées au sein du Waters Meeting Health Centre de Bolton, dans le Grand Manchester (Angleterre). Cette transformation est soutenue par un financement d’1 million de livres sterling (1,13 M. €), mis en place en collaboration avec le NHS Bolton Clinical Commissioning Group (CCG) et le trust.

    Moins d’une heure d’attente avant une consultation

    La mise en place de ces établissements spécialisés permettront aux patients atteints de maladies sérieuses, comme le glaucome et la dégénérescence maculaire humide, d’obtenir une consultation en moins d’une heure, au lieu d’environ trois heures actuellement à l’hôpital.

    Une prise en charge par des techniciens experts

    La clé de la réussite de ces nouvelles cliniques sont la formation de techniciens en ophtalmologie dite « avancée ». Ces experts sont capables de jouer plusieurs rôles : ils peuvent conduire divers tests et contrôles, dont des tests d’acuité visuel, des mesures de la tension oculaire, des balayages laser, etc. Ils sont également formés à mieux soutenir le patient, par exemple en lui apprenant à gérer son trouble ou sa maladie au quotidien.

    Les sessions dédiées à l’ophtalmologie au sein du Waters Meeting Health Centre seront dispensées tous les jours, du lundi au vendredi, par cinq techniciens en ophtalmologie maîtrisant parfaitement les nouvelles technologies et trois responsables cliniques.

    Les patients seront ainsi vus par le spécialiste qui leur convient au lieu de plusieurs employés différents, comme c’est le cas habituellement à l’hôpital.

    Un dossier électronique pour faciliter le partage des informations

    L’autre atout de ces centres est qu’ils sont en partie virtuels. En août 2017, le dossier électronique open source OpenEyes a été déployé au sein de l’unité ophtalmologique.

    Les résultats des examens réalisés au cours d’une consultation seront envoyés électroniquement à un médecin spécialisé pour une analyse précise qui sera transmise au patient et à son médecin généraliste par voie numérique.

    Le Bolton NHS Foundation Trust estime qu’environ 2 000 patients utiliseront les nouvelles cliniques chaque année.

    Vers une transformation des modèles de soins ophtalmologiques

    « Comme la population vit plus longtemps, nous prenons de plus en plus soin des personnes ayant des problèmes oculaires (de nombreuses maladies oculaires étant liées au vieillissement), a déclaré Kath Smyth, responsable clinique des services ophtalmologiques au NHS Bolton CCG. Il existe également de nouveaux traitements pour des affections qui ne pouvaient être traitées auparavant, ce qui signifie que nous devons voir davantage de patients. »

    « C’est un changement passionnant (…) dans la façon dont les soins ophtalmologiques à l’hôpital sont dispensés à Bolton, se réjouit Barry Silvert, directeur clinique au NHS Bolton CCG. Les services d’ophtalmologie font l’objet de pressions croissantes à l’échelle nationale et Bolton a pris les devants en instaurant cette mesure novatrice. En ayant co-développé un modèle cliniquement durable fondé sur les résultats, les services de soins oculaires de [notre ville] sont maintenant adaptés pour l’avenir. »

  • Rapport : les solutions health tech doivent être intégrées à un mode de vie sain pour être efficaces

    Kantar Health, une société américaine spécialisée dans les études de marché dans le secteur de la santé, a publié en octobre 2017 son étude annuelle sur l’impact réel de près de 200 maladies sur la population, avec un point de vue centré sur le patient.

    L’édition 2017 du « Rapport mondial sur la santé et le bien-être » (« the Global Health and Wellness Report », GHWR) démontre notamment que l’accès aux nouvelles technologies dans le secteur de la santé n’entraîne pas nécessairement d’effets positifs significatifs s’il n’est pas combiné à l’adoption d’un mode de vie sain.

    Un large accès aux technologies avancées ne suffit pas à améliorer la santé

    États-Unis : le développement de la health tech offre davantage de choix aux patients

    Les patients aux États-Unis, contrairement à de nombreux autres pays, continuent de bénéficier d’un large accès aux technologies avancées, aux nouveaux médicaments et tests de diagnostic, précise le rapport.

    « Parce que l’accès aux soins médicaux est élevé, les individus ont un large éventail de choix [aux États-Unis] en ce qui concerne les fournisseurs d’assurance, les mesures préventives, y compris les consultations chez des fournisseurs spécialisés ou la réalisation de tests préventifs, et les niveaux de traitement, qu’il s’agisse des programmes permettant d’entraîner un changement du mode de vie, des médicaments en vente libre ou sur ordonnance et des chirurgies. »

    Mais la persistance de mauvais comportements entrave l’amélioration globale de la santé

    Cependant, l’accès aux technologies et aux traitements les plus récents entraîne des coûts plus élevés et est accompagné par le développement globale d’un mode de vie potentiellement moins sain.

    Malgré l’existence de comportements sains au sein du pays, notamment l’augmentation du nombre de personnes pratiquant une activité physique et le nombre décroissant de fumeurs, les auteurs de l’étude ont constaté que la généralisation de mauvaises habitudes alimentaires, accentuée par la présence d’un niveau élevé d’aliments transformés au sein de l’industrie agroalimentaire, avait entraîné une augmentation significative du taux d’obésité aux États-Unis depuis plusieurs années.

    Le phénomène est aggravé par le fait que les citoyens américains sont globalement dépendants de la voiture. La majorité d’entre eux utilisent leur voiture pour aller travailler, faire du shopping et voir des amis.

    Ce mode de vie explique en partie l’augmentation du taux des maladies liées à l’obésité, comme les maladies cardiovasculaires et métaboliques, les douleurs chroniques et les troubles psychiatriques, susceptibles de provoquer davantage de décès prématurés.

    Un taux élevé des maladies non transmissibles

    Au Royaume-Uni, par exemple, le tabagisme, la consommation d’alcool, l’hypertension artérielle et l’obésité sont les problèmes de santé publique les plus préoccupants chez les adultes, indique le rapport.

    Les maladies non transmissibles causeraient plus des trois quarts des décès au Royaume-Uni, les maladies cardiovasculaires et les cancers en étant les principales causes, précise-t-il.

    Les principaux enseignements apportés par le rapport

    • Les États-Unis sont les leaders dans presque tous les domaines thérapeutiques. Ils affichent cependant l’une des plus faibles productivités individuelles (WPAI) dans l’ensemble des catégories de maladies traitées.
    • Lorsque les auteurs de l’étude ont comparé l’ensemble des WPAI, la Chine s’est avérée être la plus impactée par le manque de productivité individuelle parmi les pays émergents.
    • Pour la plupart des traitements, quelle que soit la maladie, les cinq pays de l’Union européenne observés connaissent quant à eux la plus importante WPAI.
    • La Chine présente des taux de traitement plus élevés que les autres pays étudiés pour certaines maladies mais cela s’explique principalement par le fait que, généralement, seuls les patients souffrant d’une maladie grave consultent un professionnel de la santé dans le pays.
    • Les États-Unis et l’Allemagne se positionnent en haut du classement lorsqu’on s’intéresse au pourcentage de leur population pratiquant une activité physique mais ce sont les deux pays qui présentent le pourcentage le plus élevé de personnes atteintes d’obésité.
    • Les États-Unis est le pays où il y a la plus importante proportion d’adultes souffrant d’une maladie métabolique (57 % de la population est diagnostiquée), comme l’hypercholestérolémie, l’hypertension, l’obésité, le diabète de type 2 et les maladies thyroïdiennes.
    • En ce qui concerne le taux d’adultes souffrant de douleurs chroniques, comme le mal de dos, les États-Unis se classent au premier rang avec 53 % des cas déclarés et 23 % des cas diagnostiqués.

    Des résultats contradictoires

    Pas de lien avéré entre la croissance des dépenses de santé et l’augmentation de la longévité

    L’enquête révèle plusieurs contradictions, notamment le fait que les dépenses de santé n’augmentent pas nécessairement à mesure que l’espérance de vie croît puisque les États-Unis est le pays où la population dépense le plus en matière de santé mais ils se classent seulement au septième rang en matière de longévité.

    Le Japon et l’Espagne arrivent quant à eux en première et en deuxième position en termes de longévité mais quatrième et huitième au niveau de l’importance des dépenses de santé.

    De « nombreuses possibilités d’amélioration »

    « Alors que le rapport de 2017 indique que des progrès ont été réalisés dans les soins délivrés aux patients, il [révèle également qu’il] y a encore du travail à faire pour améliorer la vie des personnes souffrant de maladies diverses car dans toutes les régions, les taux de diagnostic et de traitement varient considérablement et montrent que de nombreuses possibilités d’amélioration [sont envisageables] », a déclaré Michael Fronstin, directeur général de la division « résultats de santé, épidémiologie et prévision » à Kantar Health.

    Donner un rôle plus important au patient par le biais des nouvelles technologies

    Ces progrès peuvent notamment être obtenus par le développement des solutions health tech, en particulier numérique, qui, utilisées de manière optimale, ont la capacité d’aider les populations à modifier leurs comportements, aussi bien au niveau alimentaire qu’au niveau physique.

    Le facteur semblant être ici essentiel pour parvenir à améliorer l’état de santé global de la population est de placer le patient au centre du système pour qu’il puisse devenir acteur, à la fois en améliorant ses connaissances dans le domaine médicale mais aussi en apprenant à gérer par lui-même sa santé sur le long terme pour tenter de la préserver ou de l’améliorer au quotidien.

  • Le e-carnet de soin Compilio (ex-CS3) se déploie en Auvergne Rhône-Alpes et nomme des ambassadeurs

    Lancé en 2016, Compilio est un carnet de soins numérique accessible par Internet, sécurisé, confidentiel et gratuit qui permet une meilleure coordination du parcours de soins des personnes – adultes et enfants – ayant des besoins spécifiques, c’est-à-dire une maladie chronique ou un handicap. Il permet de centraliser et de partager des informations et des documents nécessaires à la prise en charge de ces patients et peut être utilisé par les personnes concernées et/ou leurs représentants légaux et les professionnels qu’ils ont autorisés.

    Copiloté par le réseau R4P, Réseau de rééducation et de réadaptation pédiatrique en Rhône-Alpes et l’Agence Régionale de Santé Auvergne Rhône-Alpes, l’outil a été développé par la Direction des Systèmes d’Information et de l’informatique des Hospices Civils de Lyon. Le déploiement, assuré par le réseau R4P et le Groupement de Coopération Sanitaire Rhône-Alpes se poursuit en région Auvergne-Rhône-Alpes.

    Le 30 novembre 2017, le réseau R4P annonce que le déploiement de l’outil est dynamisé par l’arrivée de 6 « Ambassadeurs Compilio » répartis sur le territoire (Grenoble, Lyon, Saint-Etienne, et prochainement Clermont-Ferrand). Leur mission : présenter le carnet Compilio et accompagner les familles et professionnels intéressés.

    La prise en charge de personnes ayant des besoins spécifiques peut être complexe pour plusieurs raisons :

    • Le nombre important de professionnels ;
    • La variété et la quantité d’actes réalisés ;
    • La quantité d’informations à conserver.

    Compilio permet alors de centraliser et de sauvegarder ces informations. Le titulaire du carnet peut proposer l’accès à son Compilio aux professionnels de son choix, qu’ils soient à l’hôpital, en libéral ou dans une structure médico-sociale. Les professionnels peuvent ainsi accéder aux informations qui leur sont utiles, pour mieux connaître le parcours de la personne, et y insérer leurs propres documents.

    Plus de 2 000 familles et 750 professionnels inscrits

    Au 30 novembre 2017, Compilio concerne plus de 2 000 familles et 750 professionnels qui profitent des différents services proposés :

    • Sauvegarde et partage de toutes les données utiles au suivi d’une personne (compte rendu d’examens, d’analyse et de consultation, informations liées aux habitudes de vie, à son parcours médical, psychologique ou socio-éducatif);
    • Accès à des outils de suivi (courbe poids/taille, traitements, événements, allergies, carnet d’adresses, etc.) ;
    • Accès à des modèles de documents (certificats médicaux, formulaire MDPH, fiche de liaison).

    Compilio vient compléter les services offerts par les portails patients des Centres Hospitaliers Universitaires de la Région Auvergne-Rhône-Alpes (MyHCL, MonGHTLoire, MyCHUGA,…) qui ont pour objectifs de faciliter les démarches administratives de leurs patients.

    L’application Mobile Compilio est disponible pour les particuliers sur l’Apple Store et l’AndroidMarket.