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  • Sanofi inaugure 39BIS, son laboratoire dédié à la co-construction de la e-santé en France

    Sanofi, le groupe pharmaceutique, a lancé le 4 décembre 2017 39BIS, son propre laboratoire d’innovation ouverte dédié à la santé du futur au sein de son campus à Gentilly.

    Le groupe mise sur l’intelligence collective et souhaite ainsi accélérer ses projets en e-santé, concevoir des e-solutions pour les patients, les aidants et les professionnels de santé centrées sur la valeur d’usage et le parcours de santé.

    Un showroom et une agora pour s’inspirer, un espace d’idéation pour co-créer et un espace de prototypage, équipé d’un imprimante 3D, pour expérimenter et tester en amont la valeur d’usage des e-solutions sont mis à disposition des collaborateurs de Sanofi et des partenaires de ce dernier : Altran, Cognizant, DMD Santé, France eHealthTech, Schoolab ou encore UmanLife.

    L’industriel insiste sur la valeur d’usage des solutions en e-santé et met au cœur de sa démarche le patient.

    Ce nouvel espace va permettre de faire converger les synergies à travers des rencontres avec des acteurs issus d’autre secteurs d’activité, des spécialistes d’autres domaines et des start-ups avec ses méthodes de travail typiques, telles le design thinking ou le lean start-up. Il permettra également, selon le groupe, de consolider les échanges avec tout l’écosystème de la e-santé.

    Les porteurs de projets en e-santé pourront y trouver un service d’accompagnement personnalisé d’une durée de 6 mois couvrant la phase du cadrage du projet jusqu’à l’expérimentation en passant par l’incubation.

  • Santé en entreprise : Ping An signe un accord d’investissement de 121 MUSD avec Fullerton Healthcare

    Ping An Capital, la principale plateforme d’investissement de l’un des plus grands assureurs chinois, Ping An Insurance Group, vient de conclure un accord d’investissement de plus de 800 millions RMB (102 M. € ; USD 121 millions) avec Fullerton Healthcare (Singapour) à travers toute l’Asie-Pacifique, révèle une annonce publiée fin novembre par l’entreprise singapourienne.

    Fullterton Healthcare est l’un des principaux fournisseurs de solutions de santé en entreprise en Asie-Pacifique. Ce partenariat devrait notamment aider la société à développer ses activités en Chine.

    Ping An va aider Fullerton à développer ses activités en Chine continentale

    Fullerton Healthcare fournit des services médicaux complets dans cinq pays et régions d’Asie-Pacifique.

    Avec cet investissement, Ping An Capital et ses filiales deviennent le deuxième actionnaire de Fullerton. Ce partenariat aidera notamment le groupe singapourien à étendre sa présence en Chine continentale, a déclaré Liu Dong, partenaire principal de Ping An Capital (source : Chinamoneynetwork.com).

    Fullerton Healthcare : bientôt 100 cliniques à Pékin, Shanghai et Guangzhou

    Fullerton Healthcare est spécialisé dans la prestation de services de santé aux entreprises et comptabilise actuellement plus de 25 000 sociétés clientes. Dans un premier temps, elle prévoit d’établir environ 100 cliniques dans trois grandes villes chinoises : Pékin, Shanghai et Guangzhou.

    Ping An exploitera également les ressources en santé de son groupe en Chine, y compris Ping An Insurance, Ping An Good Doctor et Ping An Wanjia Healthcare, afin de stimuler l’expansion des activités de Fullerton Healthcare en Chine continentale, explique Liu Diong.

    E-santé : le marché chinois est en pleine croissance

    Chine : Ping An, leader sur le marché de la e-santé

    Depuis quelques années, Ping An est à l’origine d’importants investissements dans le secteur de la santé, notamment dans l’optique de développer sa plateforme d’e-santé, Ping An Good Doctor, et sa chaîne de services de santé hors ligne, Ping An Wanjia Healthcare. En mai 2017, Ping An Good Doctor comptabilisait environ 160 millions d’utilisateurs chinois.

    Santé en entreprise : le marché chinois pourrait atteindre les 21,1 Mds USD en 2020

    Bien que le marché chinois de la santé en soit encore à son premier stade de développement, il présente un fort potentiel en raison de la croissance économique rapide du pays, de changements démographiques favorables (vieillissement de la population) et du faible taux de pénétration des services de santé existants.

    Selon un rapport 2016 réalisé par Frost & Sullivan, le marché chinois de la gestion de la santé en entreprise passera de 5,7 milliards de dollars américains (4,8 Mds €) en 2010 à 21,1 milliards de dollars (17,8 Mds €) en 2020.

  • Corporate healthcare : Ping An leds an over USD121 M investment deal in Fullerton Healthcare

    Ping An Capital, the main investment platform of one of the largest Chinese insurers, Ping An Insurance Group, has led an investment deal of more than RMB800 million (€102 M, USD121 M) in Fullerton Healthcare (Singapore) across Asia-Pacific, reveals an announcement issued in late November by the Singaporean company.

    Fullerton Healthcare is a leading provider of corporate healthcare solutions across Asia Pacific. This partnership will help the Singaporean firm to develop its business in China.

    Ping An will help Fullerton Healthcare to expand its business in China

    Fullerton Health provides comprehensive medical services in five countries and regions in Asia-Pacific.

    With the investment, Ping An Capital and its related parties have become Fullerton’s second largest shareholder. This partnership will help the Singaporean group to expand its presence in mainland China, said Liu Dong, principal partner of Ping An Capital.

    Fullerton Healthcare: 100 clinics in Beijing, Shanghai and Guangzhou

    The Singaporean company is focused on delivering enterprise healthcare services and currently has more than 25,000 corporate clients. As a first step, the firm plans to establish about 100 clinics in three major Chinese cities: Beijing, Shanghai and Guangzhou.

    Ping An will also leverage healthcare resources from Ping An of China, including Ping An Insurance, Ping An Good Doctor and Ping An Wanjia Healthcare, to boost the expansion of Fullerton Health’s business in mainland China, said Liu Diong.

    EHealth: the Chinese market is growing

    China: Ping An is the leader in the digital health market

    Ping An has been making significant investments in the healthcare sector, including developing its own eHealth management platform, Ping An Good Doctor, and its offline health service chain, Ping An Wanjia Healthcare. In May 2017, Ping An Good Doctor provided services to about 160 million Chinese users.

    Enterprise healthcare management: the Chinese market could reach USD21.1 billion in 2020

    Although the Chinese private healthcare market is still in its early stages of development, it has great potential due to the country’s rapid economic growth, favorable demographic changes (aging population) and low penetration rates of the existing enterprise healthcare services market.

    According to a 2016 research report by Frost & Sullivan, China’s market for enterprise healthcare management will grow from USD5.7 billion (€4.8 billion) in 2010 to USD21.1 billions (€17.8 billion) in 2020.

  • La robotique et le numérique se déploient dans le secteur de la santé en Asie, selon Bloomberg

    Dans une analyse publiée mi-novembre 2017, le groupe financier américain Bloomberg met en avant les grandes tendances et innovations à suivre dans le secteur de la santé en Asie en 2018 et au-delà.

    La robotique, le séquençage du génome et la numérisation des hôpitaux font partie des domaines les plus prometteurs dans la région, notamment en Australie, en Chine et à Taïwan.

    Health tech : l’Asie est en train de rattraper progressivement son retard

    Bien qu’elle abrite plus de la moitié de la population mondiale, certaines des économies les plus dynamiques au monde et de grands marchés pharmaceutiques, l’Asie est quelque peu à la traîne lorsqu’il s’agit de proposer de nouvelles solutions pour les traitements de demain.

    Des facteurs démographiques favorables et un soutien des gouvernements

    Certaines évolutions montrent cependant que le continent est en train de rattraper son retard :

    • les populations asiatiques, qui vieillissent rapidement et deviennent de plus en plus en riches, réclament des soins de meilleure qualité et les investisseurs cherchent ainsi à innover davantage dans le secteur ;
    • De nombreuses innovations dans le domaine de la santé du futur n’en sont qu’à leur balbutiement en Asie et leur succès n’est pas assuré mais elles bénéficient du soutien des gouvernement souhaitant encourager le développement du secteur de la health tech.

    Voici les cinq principaux secteurs dans lesquels l’Asie pourrait devenir leader selon l’analyse de Bloomberg.

    Australie : le cyborg, l’être humain du futur ?

    Des scientifiques australiens recherchent des moyens de créer des parties du corps robotisées pouvant être contrôlées par le cerveau du patient équipé afin de permettre aux personnes physiquement handicapées de marcher ou de saisir un objet avec la main par exemple.

    Redonner la vue aux personnes aveugles

    • Des recherches à l’Université de Melbourne ont abouti à la création d’une start-up appelée Bionic Vision Technologies. L’entreprise cherche à commercialiser un dispositif capable de (re)donner la vue aux aveugles. Elle a mis au point un appareil composé d’une caméra, d’une paire de lunettes, d’une unité de traitement de la vue externe et d’un réseau d’électrodes qui serait intégré derrière la rétine.
    • Une autre start-up australienne, Monash Vision Group, est en train de développer un système oculaire bionique qui se connecte directement avec le cerveau.

    Un exosquelette pour permettre aux personnes paralysées de remarcher

    • Une autre technologie élaborée par une équipe de l’Université de Melbourne va encore plus loin. Elle repose sur l’implantation d’une électrode dans un vaisseau sanguin situé à côté de la partie du cerveau qui contrôle le mouvement. L’outil pourrait être utilisé pour contrôler un exosquelette de robot qui permettrait aux personnes paralysées de marcher à nouveau.

    Corée, Chine et Japon : médicaments biologiques et pilule connectée

    Corée du Sud et Chine : premiers fabricants de médicaments biologiques

    De nos jours, les thérapies les plus sophistiquées au monde pour traiter des maladies comme le cancer sont basés sur la prise de médicaments biologiques, soit des médicaments fabriqués à partir de cellules vivantes ou de protéines.

    L’Asie est en train d’émerger comme l’un des leaders de la fabrication de ces médicaments et de leurs versions moins coûteuses, appelées les « biosimilaires ». En Corée du Sud, des entreprises comme Samsung Biologics, filiale du géant de l’high tech, disposent d’usines ayant les capacités technologiques nécessaires à la production en masse de thérapies aussi complexes pour des sociétés pharmaceutiques internationales. La société chinoise WuXi Biologics (Cayman) fait également partie des acteurs importants de ce marché spécifique.

    Japon : la première pilule connectée validée par la FDA

    Par ailleurs, L’Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux (Food and Drug Administration) a approuvé en novembre 2017 le premier médicament numérique au monde, conçu par la société japonaise Otsuka Pharmaceutical. Il s’agit d’une pilule antipsychotique qui envoie un signal au smartphone auquel elle est connecté une fois qu’elle a atteint l’intestin pour que les médecins puissent savoir si les patients prennent leurs médicaments.

    La micro puce intelligente va être intégrée dans les comprimés Abilify, utilisés pour traiter la schizophrénie, les troubles bipolaires et d’autres maladies mentales.

    Taïwan et la Chine misent sur le numérique pour moderniser le système hospitalier

    Certains pays asiatiques exploitent de manière avancée le potentiel des big data pour améliorer les soins médicaux.

    Par exemple, Taïwan a été l’un des leaders en Asie dans le domaine de la numérisation des dossiers médicaux. Ce passage au numérique a permis aux chercheurs de l’Hôpital universitaire national de Taïwan d’exploiter en profondeur des milliers de données, explique Isaac Ho, P.-D.G. de Venturecraft Group (source : Bloomberg). Il assure que les chercheurs taïwanais ont désormais la possibilité d’analyser en détail les dossiers relatifs au traitement des patients pour savoir quels suppléments nutritionnels peuvent leur être prescrits en fonction de leur âge, de leur maladie et de leurs antécédents médicaux.

    Collecter de données sur les patients pour fournir des soins plus personnalisés

    En Chine, des applications mobiles comme WeDoctor et Good Doctor de Ping An Insurance Group se développent dans les hôpitaux traditionnels afin d’offrir des services en ligne complets aux patients, de leur première demande de consultation jusqu’à leur séjour à l’hôpital. Cela permet aux entreprises de collecter des données tout au long de leur parcours et de fournir des soins plus personnalisés.

    La Chine à la pointe du séquençage du génome

    La médecine de précision capte l’attention des chercheurs chinois

    Les chercheurs chinois exploitent de vastes volumes de données pour progresser dans la médecine de précision, une science émergente qui permet de personnaliser les traitements en fonction de la génétique et des caractéristiques biologiques du patient. Le pays avance ainsi de manière intéressante dans le domaine de la génomique.

    La génomique est la cartographie des gènes. Elle permet de fournir des informations précieuses permettant à l’équipe médicale de connaître le risque que telle personne a de développer telle ou telle maladie, ou de savoir quel médicament serait plus efficace pour tel patient. Pour être réellement efficace, l’analyse des génomes doit être effectuée sur un grand nombre de personnes. C’est là que les Chinois ont un avantage.

    La Chine a l’avantage de pouvoir séquencer des centaines de millions de génomes

    Alors que le gouvernement britannique travaille sur le séquençage d’environ 100 000 génomes et les États-Unis sur celui d’1 million de génomes, la Chine se penche quant à elle sur le séquençage de 100 millions de génome, souligne Laura Nelson Carney (source : Bloomberg), analyste à Sanford C. Bernstein (États-Unis). « Ce qui est un peu différent en Chine, c’est qu’il n’y a pas la peur du Big Brother et cette crainte de savoir entre quelles mains sont tombées mes données », précise-t-elle.

    Cette facilité à exploiter le séquençage génétique pour la médecine préventive a aidé des entreprises privées comme Beijing Genomics Institute (BGI), basée à Shenzhen, à amasser d’énormes masses de données, explique Laura Nelson Carney. Une autre entreprise chinoise, iCarbonX, analyse les données provenant des dossiers médicaux et des comportements des patients (activités physiques, alimentation…), en plus de proposer une analyse de leur génome permettant au personnel médical de leur fournir des conseils médicaux plus personnalisés.

    Japon : le grand potentiel des cellules souches « universelles »

    Les entreprises japonaises tentent de tirer parti d’une découverte du scientifique japonais Shinya Yamanaka, récompensée par le prix Nobel. M. Yamanaka a découvert que toute cellule humaine pouvait être génétiquement reprogrammée à un stade embryonnaire.

    En se basant sur les résultats de cette recherche révolutionnaire, des sociétés comme Fujifilm Holdings Corporation et Takeda Pharmaceutical ont développé des banques de ces cellules dites « universelles ».

    Certaines entreprises et scientifiques japonais ont prévu de s’allier pour réaliser des essais cliniques afin de tester de nouvelles thérapies utilisant cette technologie, qui permet de cibler tout un panel de maladies et de troubles, de la maladie de Parkinson aux lésions de la moelle épinière.

  • Robotics and cutting-edge medical technologies are gaining momentum in the Asian healthcare industry

    In an analysis published in mid-November 2017, the US financial group Bloomberg highlighted the major trends and innovations in the healthcare sector in Asia worth tracking in 2018 and beyond.

    Robotics, gene sequencing and hospital digitization are among the most promising areas in the region.

    Health tech: Asia is getting better

    Although being home to more than half the world’s population, having some of the most dynamic economies in the world and some of the largest markets for pharmaceuticals, Asia has lagged when it comes to develop new healthcare solutions for the future.

    Favorable demographic factors and support from governments

    However, some signs show that Asian markets are changing in a positive way:

    • Asian populations, which are aging rapidly and becoming more affluent, are demanding better care. Investors are trying to innovate more;
    • Many healthcare innovations in Asia are still at a nascent stage and their success isn’t guaranteed but they have the backing of governments wishing to build cutting-edge medical technologies.

    Here are the main sectors in which Asia could become a leader according to Bloomberg’s analysis.

    Australia: the cyborg, the human being of the future?

    Australian scientists are looking for ways to create robotic body parts that can be controlled by the brain to help amputees and others with disabilities to walk or grab something with their hand, for example.

    To restore sight to the blind people

    • Research at the University of Melbourne has led to the creation of a start-up called Bionic Vision Technologies. The company is seeking to commercialize a method that can restore sight to the blind people. The technology uses a device consisting of a camera, a pair of glasses, an external worn vision processing unit and an electrode array that would be integrated behind the retina.
    • Another Australian start-up, Monash Vision Group , is developping a bionic eye system that connects directly to the brain.

    A robot exoskeleton to allow paralyzed people to walk again

    • Another technology developed by a team from the University of Melbourne goes even further. It is based on the implantation of an electrode in a blood vessel located next to the part of the brain that controls movement. The method could be used to control a robot exoskeleton that would allow paralyzed people to walk again.

    Korea, China and Japan: Biological drugs and connected pill

    South Korea and China: the leaders in the manufacture of biologic drugs

    Nowadays, the most sophisticated therapies in the world for diseases such as cancer and arthritis are based on the use of biologic drugs, which are drugs made from living cells or proteins.

    Asia is emerging as one of the leaders in the manufacture of these medicines as well as their cheaper versions, called « biosimilars ». In South Korea, companies like Samsung Biologics, a subsidiary of the high tech giant, sprawling plants with the high-tech capabilities needed to mass produce such complex therapies for international pharma companies. China’s Wuxi Biologics (Cayman) is also an important player in this specific market.

    Japan: the world’s first digital drug approved by the FDA

    In addition, in November 2017, the Food and Drug Administration (FDA) approved the world’s first digital drug, created by the Japanese company Otsuka Pharmaceutical. It is an antipsychotic pill that sends a signal to smartphones once it reaches the gut so that doctors can find out if their patients are taking their medications.

    The smart microchip can now be integrated into Abilify tablets, used to treat schizophrenia, bipolar disorder and other mental illnesses.

    Taiwan and China invest on digital technology to revolutionize hospital system

    Some Asian countries are harnessing the potential of big data to improve medical care.

    For example, Taiwan has been one of the leaders in Asia in the field of medical records digitization. That has allowed researchers at the Taiwan’s National University Hospital to leverage reams of data in interesting ways, according to Isaac Ho, chief executive officer of Venturecraft Group, which says that Taiwanese researchers can analyze in detail records of patients’ treatment as they are generated to decide on nutritional supplements that can be targeted by age, disease and medical history.

    To collect patient data to provide more personalized care

    In China, mobile applications like WeDoctor and Ping An Insurance Group‘s Good Doctor are expanding into brick-and-mortar hospitals to provide end-to-end coverage for patients, from their first online inquiries to a hospital stay, Bloomberg notices. « That allows companies to collect data along the way and provide more personalized care. »

    China at the forefront of genome sequencing

    Precision medicine catches the attention of Chinese researchers

    Chinese researchers are tapping vast troves of data to advance in precision medicine, an emerging science that makes it possible to customize treatments based on the patient’s genetics and characteristics. The country is thus moving forward in an interesting way in the field of genomics.

    Genomics is the mapping of genes. It can provide valuable informationlike a person’s risk for a disease, or how they’ll take to particular medicines. Problem: detecting patterns requires analyzing the genomes of large numbers of people. « That’s where the Chinese have an advantage », Bloomberg said.

    China has the advantage of being able to sequence hundreds of millions of genomes

    While the UK government is working on the sequencing of about 100,000 of their citizens’ whole genomes, and the United States is sequencing 1 million genomes, China is sequencing 100 million, told Laura Nelson Carney (source: Bloomberg), an analyst at Sanford C. Bernstein (USA). « What’s a little different in China is that there’s no big brother fear of who has my data, » she said.

    This comfort in tapping genetic sequencing for preventive medicine has helped private firms like Shenzhen-based Beijing Genomics Institute (BGI) to amass huge databases of their own, Laura Nelson Carney said. Another Chinese company, iCarbonX, is working on layering data from medical records and behavior on top of its analysis of a person’s genome to provide more personalized medical advice, she added.

    Japan: the great potential of « universal » cells

    Japanese companies are trying to capitalize on a Nobel Prize-winning discovery by Japanese scientist Shinya Yamanaka. Mr Yamanaka found that any human cell can be genetically reprogrammed to an embryonic state.

    Based on the results of this groundbreaking research, Japanese firms like Fujifilm Holdings Corporation and Takeda Pharmaceutical have been developing banks of such “universal” cells.

    Some Japanese businesses and scientists have planned to team up to conduct clinical trials in order to try out new therapies using this technology, targeting everything from Parkinson’s disease to spinal cord injuries.

  • Les professionnels de santé étrangers admissibles en France la durée d’une formation complémentaire

    Une autorisation temporaire d’exercice en France pour les étudiants en médecine, les médecins, les pharmaciens et les chirurgiens-dentistes spécialistes étrangers, titulaires d’un diplôme permettant l’exercice de la spécialité dans leur pays d’origine a été mise en place par un décret paru au Journal officiel le 24 novembre 2017.

    Le décret fixe :
    • la procédure de délivrance de l’autorisation qui associe notamment de manière étroite le conseil national de l’ordre compétent et le Centre national de gestion ;
    • les durées minimale et maximale de cette autorisation ;
    • les types de formation pouvant être suivies ;
    • les modalités selon lesquelles il peut être mis fin à cette autorisation.

    Le décret modifie les parties du Code de la santé publique régulant l’autorisation temporaire de chacune des catégories nommées ci-dessus.

    Les médecins et chirurgiens-dentistes souhaitant obtenir la délivrance d’une autorisation temporaire d’exercice doivent notamment bénéficier d’une promesse d’accueil par un établissement de santé public ou privé à but non lucratif pour suivre une formation continue diplômante ou non diplômante permettant l’acquisition ou l’approfondissement d’une compétence dans leur spécialité.

    S’agissant des pharmaciens spécialistes, il leur est exigé de disposer d’une promesse d’accueil faite par un établissement public de santé. Un accompagnement durant leur formation doit être assuré par le coordinateur interrégional mentionné par l’article D. 633-12 du même code.

    À l’issue de la période de formation, les lieux de stages agréés (établissement de santé d’accueil) doivent produire au praticien un document attestant de sa formation.

  • États-Unis : UnitedHealth veut concurrencer Amazon et Apple sur le marché de la health tech

    L’entreprise d’assurance maladie américaine UnitedHealth mettra l’accent en 2018 sur sa stratégie visant à concurrencer les géants de la health tech comme Amazon et Apple, a déclaré le nouveau P.-D.G. du groupe, David Wichmann, lors de la Journée des analystes organisée par la société fin novembre à New York.

    Domaine des soins : « un statu quo insatisfait »

    « On m’a demandé : « Qu’est-ce qui va être différent maintenant que vous êtes P.-D.G. ? » Ma réponse, courte, est que très peu de choses vont changer mais que tout va changer », a déclaré M. Wichmann, qui a succédé à Stephen Hemsley au poste de président-directeur général d’UnitedHealth, après avoir été le directeur financier de l’entreprise pendant cinq ans.

    Il précise que le groupe est « insatisfait du statu quo dans le domaine des soins ». Afin de s’imposer durablement sur un marché très concurrentiel, il envisage de concentrer ses efforts sur le déploiement de solutions innovantes dans le secteur.

    UnitedHealth veut rattraper son retard face à Amazon et Apple

    Interrogé sur la menace potentielle que représentent Amazon et d’autres géants de la technologie en train d’investir le marché des soins, comme Apple, Larry Renfro, directeur général de la divison « assurance » d’Optum, a déclaré que la société tentait de rattraper son retard sur le marché des start-up health tech.

    Développer l’apprentissage automatique pour améliorer les résultats des patients

    les dirigeants d’UnitedHealth ont présenté un certain nombre de programmes exploitant les données d’Optum et appliquant l’apprentissage automatique (machine learning) afin d’améliorer l’engagement et les résultats des patients avec les employeurs commerciaux et les affiliés à l’assurance Medicare.

    Lancement d’Optum Ventures pour financer des entreprises d’e-santé

    M. Renfro a également annoncé le lancement d’Optum Ventures lors de la réunion du groupe qui s’est tenue en novembre. La nouvelle entité prévoit d’investir 250 millions de dollars US (210 Mds €) pour financer des entreprises de santé numériques.

    Parmi les premières sociétés à être soutenues figurent :

    • Apervita, une plateforme d’analyse de données basée sur le cloud ;
    • SHYFT Analytics, une plateforme de recherche pharmaceutique basée sur le cloud ;
    • Mindstrong Health, une application smartphone qui utilise l’apprentissage automatique pour aider les patients à évaluer leurs troubles de santé mentale.

    UnitedHealth multiplie les acquisitions

    De plus, l’entreprise a récemment complété l’acquisition de l’unité de conseil du groupe Advisory Board (1,3 Mds USD ; 1,10 Md €), une société spécialisée dans la recherche et le conseil dans le domaine de la santé. En conséquence, UnitedHealth détient désormais une participation de 5,5 % dans la société d’informatique hospitalière Evolent Health, qui a récemment fusionné avec Advisory Board, ce qui en fait le principal actionnaire.

    Il s’agit de la troisième transaction réalisée cette année par le groupe allemand. Auparavant, UnitedHealth a conclu un accord de 2,3 milliards de dollars (1,9 Md €) avec Surgical Care Affiliates, l’un des plus grands fournisseurs des États-Unis dans le secteur de la chirurgie ambulatoire, et un deal de 2,8 milliards de dollars (2,4 Mds €) avec l’assureur chilien Banmedica.

    « Nous savons que nous pouvons être plus performants »

    Les acquisitions de UnitedHealth ont contribué à la croissance à deux chiffres des revenus du groupe au cours des dix dernières années.

    Le nouveau P.-D.G. de UnitedHealth ne semble pas s’inquiéter pour l’avenir de la société mais il a précisé aux investisseurs qu’il ne se reposera pas sur les lauriers de l’entreprise. « Nous savons que nous pouvons être plus performants, a déclaré David Wichmann. Nous sommes plus que prêts à intensifier notre jeu. »

  • L’application Cica’Clic des Laboratoires ConvaTec permet de suivre l’évolution d’une plaie

    ConvaTec propose depuis janvier 2017 l’application mobile gratuite Cica’Clic, réservée aux professionnels de santé, qui permet de suivre l’évolution d’une plaie et de choisir le pansement adapté.

    Cica’Clic a été développé en collaboration avec des infirmières et compte 3 000 professionnels utilisateurs.

    Les fonctionnalités de l’application facilitent le suivi des patients porteurs de plaies :

    • identification du pansement adapté à chaque type et stade de plaie, ainsi que des conseils associés ;
    • rédaction de l’ordonnance directement via l’application ;
    • création de dossier patient avec enregistrement des informations médicales les concernant (les données enregistrées sont confidentielles puisqu’elles sont stockées dans le téléphone de l’utilisateur et ne sont en aucun cas accessibles à un tiers) ;
    • suivi de l’évolution de la cicatrisation des plaies prises en charge grâce à une fonction « prendre une photo » intégrée.

    Enfin, l’application recense des actualités, la liste des congrès et réunions professionnels liés au domaine médical correspondant.

    Cica’Clic est disponible gratuitement sur l’Apple Store ou sur Google Play.

  • Cybersécurité, la première crainte des professionnels de santé (étude e-santé en Suisse)

    Les hôpitaux suisses attendent de la digitalisation une optimisation des processus et une meilleure prise en charge des patients, mais les craintes cyber-sécuritaires restent l’obstacle principal pour mener à bien des projets de e-santé.

    C’est ce qui ressort d’une étude* mandatée par Swisscom, réalisée par le cabinet MSM Research publiée en septembre 2017. D’autres freins identifiés à la progression de la e-santé sont notamment la non-acceptation par les employés et autres partenaires ou les coûts engendrés par rapport aux avantages que les innovations confèrent aux établissement de santé.

    L’étude a été menée dans 44 hôpitaux, cliniques et hospices helvétiques.

    Les attentes en matière de e-santé

    Les établissements de santé helvétiques attendent des technologies numériques qu’elles optimisent les processus, dans l’espoir, notamment :

    • d’alléger le fardeau administratif ;
    • d’améliorer la communication et la transparence, à la fois au niveau des traitements des données commerciales et des informations concernant les patients.

    L’étude souligne que la e-santé doit aussi viser à améliorer la prise en charge des patients ; ainsi, elle doit permettre de prodiguer des traitements plus rapidement et de façon plus ciblée.

    Pour les hôpitaux, cliniques et hospices, la mise en réseau permise par les technologies digitales offre des perspectives prometteuses aussi bien en termes d’allégement des processus que d’amélioration des services aux patients. Cette mise en réseau est déjà une réalité avec les assureurs et, dans une moindre mesure, avec d’autres établissements de santé et les laboratoires.

    De nombreux freins potentiels

    De nature juridique, politique, socioculturelle, organisationnelle ou technologique, les freins restent nombreux. Interrogés sur leurs craintes, les hôpitaux ont mis en avant, entre autres (plusieurs choix possibles) :

    • les risques cyber-sécuritaires : 47 % ;
    • la protection des données et de la sphère privée : 22 % ;
    • les coûts élevés /aucun avantage direct évident : 31 % ;
    • les obstacles liés à la régulation : 19 % ;
    • la non-acceptation par les employés (13 %), les autres fournisseurs de service (13 %) et les patients (9%) ;
    • le manque de ressources et de savoir-faire en interne : 6%.

     Cyber-sécurité en France

    En France, « les établissements de santé sont clairement identifiés comme des cibles potentielles de pirates informatiques. C’est pourquoi nous mettons tout en œuvre pour assurer la sécurisation des outils numériques touchant à la santé humaine », confiait Guillaume Poupard, directeur général de l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information (ANSSI) (Source : Le point.fr, 2016).

    Pour rappel, c’est l’Asip Santé qui est en charge d’apporter l’appui au traitement des incidents à travers la Cellule ACSS.

    La majorité des acteurs ont conscience de la nécessité de se protéger et ce, même si cela implique des coûts non productifs. En moyenne, les efforts demandés devraient avoisiner 5 % des budgets informatiques existants. Des audits seront menés par l’ANSSI pour s’assurer que ces dépenses ont conduit à l’adoption de dispositifs de protection et de détection d’intrusion efficaces.

    Cédric Villani, chargé par le Président de la République d’une mission d’information sur l’intelligence artificielle, a par ailleurs fait part, dans son premier bilan de recherche, de la nécessité, pour l’ensemble des pays européens, de réaliser des investissements lourds pour la cybersécurité – il a chiffré à plusieurs dizaines de milliards d’euros l’investissement nécessaire pour se mettre à jour.  

  • Les 150 millions € débloqués au titre du coefficient prudentiel fâchent les établissements de santé

    L’annonce par la ministre des Solidarités et de la Santé du dégel de 150 millions d’euros à destination des établissements de santé au titre du coefficient prudentiel le 29 novembre 2017 a été mal reçue par les fédérations hospitalières (FHF, FHP et Fehap) qui réclament le dégel de la totalité des crédits mis en réserve au début de l’année 2017, à hauteur de 412 millions d’euros, selon la Fehap.

    Néanmoins, les fédérations saluent la décision de la ministre de repousser de deux ans les mesures de sanction prévues dans le cadre du contrat d’amélioration de la qualité et de l’efficience des soins (Caques).

    80 millions d’euros de sous-exécution de l’ONDAM de 2017 dirigés vers la ville

    Au cours de la séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale du 29 novembre 2017, la ministre avait précisé que le dégel valait pour l’ensemble des enveloppes hospitalières ayant contribué à l’effort global de mise en réserve, en en précisant la répartition:

    • 106 millions d’euros reversés aux établissements exerçant des activités de médecine, chirurgie et obstétrique ;
    • 44 millions reversés aux établissements exerçant des activités de psychiatrie, de soins de suite et de réadaptation.

    Les sommes citées étaient censées revenir aux établissements avant la fin du mois de décembre, selon la ministre.

    Cependant, les fédérations hospitalières (FHF, FHP et Fehap) désapprouvent cette décision qu’elles vivent comme une décision de défiance, notamment au vu de ce qu’elles considèrent comme une faveur accordée à la médecine de ville avec le transfert de 80 millions d’euros de sous-exécution de l’ONDAM.

    Sursis de deux ans des mesures de sanction liées au Caques salué

    L’ensemble des fédérations, Unicancer s’y ralliant, saluent la décision de la ministre d’accorder deux ans supplémentaires aux établissements de santé pour l’application des mesures du Caques et notamment les sanctions qui en émanent, en espérant que ce délai supplémentaire permettra de clarifier le dispositif en apportant de la cohérence dans sa gestion et mise en œuvre.