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  • 9 % des dossiers soumis à la Délégation à l’Innovation urgents à mettre sur le marché (J-Y. Fagon)

    « Comment faire de la France la championne de l’innovation en santé ? », a lancé le Pr Jean-Yves Fagon, délégué ministériel à l’innovation en santé, en ouverture des 7e Rencontres sur le système de santé, à Paris le 28 novembre 2017, qui avaient pour thème « Quel quinquennat pour la santé ? »

    Le professeur a rappelé un élément majeur : l’innovation en santé comporte ses spécificités par rapport au monde de l’innovation en général. Si cette dernière évolue à grande vitesse, l’innovation en santé, quant à elle, doit veiller à assurer la sécurité et lutter contre les inégalités d’accès.

    La mission à la Délégation à l’Innovation en Santé qu’il chapeaute a un rôle de guichet pour les porteurs de projets. Depuis début 2017, 195 dossiers ont été déposés et 108 se sont révélés innovants. Certaines de ces innovations seront présentées lors des Journées de l’innovation en santé 2018, du 26 au 28 janvier 2018 à la Cité des Sciences à Paris. Il en a d’ores et déjà révélé les grandes lignes.

    Une diversité d’innovations

    Les projets soumis à la délégation via son Pôle d’analyse et orientation des projets innovants (PAOPI) concernent une diversité d’innovations :

    • amélioration des pratiques professionnelles ;
    • dispositifs médicaux ;
    • e-santé;
    • formation des professionnels en santé;
    • médecine et les médicaments;
    • médecines complémentaires qui tentent d’améliorer les pratiques ;
    • prévention.

    La délégation a identifié, grâce à un entretien d’une heure et demi avec les porteurs de projets, ceux qui sont sources de développement. « 9 % des projets apparaissent urgents à mettre sur le marché et de nature à exiger rapidement des moyens d’évaluation et de développement », affirme le Pr Jean-Yves Fagon.

    Lutter contre les écueils du système pour faciliter les innovations

    Pour faciliter ces innovations, « il faut lutter contre les écueils de notre système », rappelle Jean-Yves Fagon. Ceux-ci sont, selon lui :

    • L’absence de coordination : les différents acteurs publics, les agences, les structures privées et les industriels doivent travailler ensemble.
    • Il faut une institution qui puisse donner son avis avant l’accès au marché des innovations. C’est le travail actuel de la HAS qu’il faudrait intégrer dans une dimension plus large. « Dans certains pays, il existe un co-développement, qui part de la cible du projet, puis un enrichissement des données avec les porteurs de projet. Cela prend du temps, mais cela permet de décider de la suite à donner lors d’une troisième étape après analyse des impacts. »
    • L’évaluation de ce qui se passe après la mise sur le marché.  « Nous avons peu de données en « vie réelle » et celles-ci peuvent conforter ou nuancer les premières analyses, par des conséquences organisationnelles ou économiques. Actuellement, il est difficile d’affirmer qu’un projet constitue une innovation, car c’est un concept dans la définition reste délicate. Cette étape peut aussi, en intégrant d’anciennes innovations dans notre système de santé, ouvrir la porte à de futurs projets innovants. » 

  • Télémédecine : l’ARS PACA finance 10 projets à hauteur de 600 000 euros suite à son appel à projets

    L’Agence Régionale de Santé PACA a dévoilé le 30 novembre 2017 les 10 projets de télémédecine sélectionnés à la suite de son appel à projets auprès des structures de santé et médico-sociale de la région et des professionnels médicaux liés contractuellement ou par convention à l’une de ces structures. La dotation globale est de 600 000 euros.

    Lancé en juin 2017, l’appel à projets avait pour objectif d’accompagner et de soutenir la mise en œuvre d’activités de télémédecine en région PACA sans restriction en termes de périmètre fonctionnel ou de pathologies prises en charge.

    Téléconsultation, télé-expertise et télésurveillance au cœur des projets soumis

    L’ARS Provence-Alpes-Côte d’Azur a engagé depuis 2012 un programme régional de télémédecine associant l’union régionale des professionnels de santé (URPS) médecins, le conseil régional de l’ordre des médecins et la caisse primaire d’assurance maladie.

    Elle a indiqué avoir reçu 39 dossiers de candidature dans le cadre de cet appel à projets. Ceux retenus concernent le développement d’actes de téléconsultation, de télé-expertise et de télésurveillance et visent donc à :

    • établir un diagnostic à distance ;
    • faciliter la prise en charge rapide et sécurisée des patients ;
    • limiter les hospitalisations inappropriées ;
    • organiser la pratique médicale au service du parcours de soin du patient ;
    • améliorer le suivi médical à distance.

    Les établissements et les projets concernés

    Centre hospitalier de Digne (04)

    Une offre de téléconsultation et de télé-expertise pour les personnes âgées en établissements hospitaliers ou en structures médico-sociales ainsi que pour les populations détenues à la maison d’arrêt de Digne.

    Centre hospitalier intercommunal des Alpes-du-Sud de Gap (05)

    • Consolider et harmoniser les pratiques en matière de télémédecine sur le territoire pour les patients résidant en structure médico-sociale, les patients atteints de maladie chronique.
    • Faciliter l’accès aux soins d’urgence dans des territoires isolés (Samu, Smur).

    Centre hospitalier de Nice (06)

    Une offre de téléconsultation et de télé-expertise pour accompagner le déploiement de la démarche palliative afin d’améliorer le quotidien des patients en situation de fin de vie.

    Centre hospitalier de Nice (06)

    Mise en place d’actes de télémédecine au bénéfice des personnes incarcérées afin de diminuer les sorties pour raisons médicales, faciliter l’accès aux spécialistes et améliorer leur prise en charge sanitaire.

    Centre hospitalier de Cannes (06)

    Renforcer l’offre d’éducation thérapeutique au bénéfice des patients insuffisants cardiaques grâce à la télésurveillance.

    Centre hospitalier d’Antibes (06)

    Des téléconsultations en cardiologie pour les patients ou résidents des établissements de santé et/ou médico-sociaux.

    Hôpital privé Clairval à Marseille (13)

    Un suivi connecté par la télésurveillance pour les patients traités en oncologie pour permettre de recueillir leur avis, les effets indésirables et les éventuelles complications liées au traitement.

    Hôpital Saint-Joseph à Marseille (13)

    Un projet de télé-dermatologie destiné aux résidents d’Ehpad ou hospitalisés en établissements de santé isolé. Activité ouverte également dans le cadre d’un réseau « Ville Hôpital ».

    Centre hospitalier intercommunal de Toulon La Seyne-Sur-Mer (83)

    Une offre de téléconsultation et de télé-expertise pour améliorer l’accès et la qualité des soins pour les personnes détenues.

    Centre hospitalier intercommunal de Fréjus Saint-Raphaël (83)

    Télé-expertise et téléconsultation en dermatologie, plaies, oncologie, cardiologie et rhumatologie avec les établissements hospitaliers pour personnes âgées dépendantes.

  • VR : la première chirurgie recourant à la réalité mixte d’Hololens et d’Holoportal réalisée à l’AP-HP

    L’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP) a annoncé que la première chirurgie intégrant la réalité mixte fournie par la technologie holographique d’Hololens de Microsoft et la plateforme Holoportal développée par TeraRecon a eu lieu le 5 décembre 2017 à l’hôpital d’Avicenne, au sein du service de chirurgie orthopédique et traumatologique et orchestrée par le Dr Thomas Grégory, chef de service.

    La solution de réalité mixte repose sur la technologie Hololens qui se présente sous forme de casque de réalité virtuelle, dont est équipé le chirurgien, et qui est connecté à la plateforme Holoportal, une solution de TeraRecon élaborée en coopération avec Vizua et ayant recours à la technologie Cloud Azure de Microsoft.

    Cette expérience a fait appel aux technologies immersives et collaboratives permettant :
    • la visualisation en temps réel des informations médicales du patient incluant rapports médicaux, bilans biologiques numérisés, imagerie 2D (coupes radiologiques natives) ou encore scanners et IRM ;
    • la communication en simultanée via Skype avec des chirurgiens localisés dans 3 pays différents.

    La réalité mixte immersive et collaborative

    L’hôpital d’Avicenne souhaite se positionner avec cette réalisation comme un site pilote pour l’utilisation de la réalité mixte de Microsoft en pratique courante, dans les spécialités chirurgicales et médicales à actes techniques. Son principal avantage est qu’elle améliore la visualisation des images médicales du patient.

    Le Dr Grégory a pu visualiser sous forme d’hologrammes les modélisations en 3D des clichés anatomiques de son patient qui ont été à la fois projetées dans le bloc opératoire à destination de l’ensemble de l’équipe. En outre des informations du dossier médical accessible via la plateforme Holoportal, certaines données du patient étaient projetées directement sur ce dernier.

    C’est grâce à la plateforme HoloPortal spécifiquement développée par TeraRecon, spécialisé en imagerie médicale, et Vizua, société de réalité augmentée, qui repose sur la puissance de calcul du Cloud Azure de Microsoft, que le chirurgien peut visualiser en temps réel les données. Il a pu à la fois échanger avec 5 confrères en Angleterre, en Corée du Sud et aux États-Unis.

  • IA : consultation publique dans le cadre de la mission Villani ouverte jusqu’au 6 janvier 2018

    Cédric Villani, chargé d’une mission d’information sur l’intelligence artificielle par le gouvernement, a lancé une consultation publique intitulée « Construire une politique de la donnée adaptée aux enjeux de l’IA » le 6 décembre 2017 sur le site « Parlement et citoyens ».

    Après avoir mené des auditions auprès de 250 experts issues de 13 pays différents qui lui ont permis de dresser un premier état des lieux, il souhaite mettre à contribution les citoyens et autres acteurs.

    Objectifs de la consultation :
    • recueillir un maximum de retours à propos de l’IA. La remise du rapport final étant prévue pour fin janvier, le député En marche ! souhaite, dans le peu de temps qu’il reste, recueillir un maximum d’expertises et de visions du sujet ;
    • permettre à l’ensemble des acteurs et des citoyens de contribuer à l’élaboration de la stratégie ambitieuse sur l’IA, enjeu d’intérêt public ;
    • recueillir les réactions aux premières pistes de réflexion formulées par le député et son équipe, pour les nourrir, les préciser, les critiquer ou en proposer de nouvelles.

    Cette consultation est structurée en 7 sous-thèmes. Une synthèse sera réalisée et un débat organisé à l’issue de la consultation.

     Les 7 thématiques structurant la consultation

    • Construire une politique de données adaptée aux enjeux de l’IA
    • Un écosystème pour une recherche agile et diffusante
    • Établir un cadre de confiance éthique et de confiance pour le développement de l’IA
    • Anticiper et maîtriser les impacts de l’IA sur le travail et l’emploi
    • L’IA au service d’une économie soutenable et écologique
    • Impulser une dynamique forte et catalyser des opportunités sur des secteurs clés
    • Mettre en place un terreau général favorable au développement de l’IA

    Synthèse cartographique, débat et rapport final

    Une synthèse cartographique sera réalisée à l’issue de la consultation afin d’organiser de manière logique et cohérente l’ensemble des propositions et arguments formulés par les participants.

    La remise du rapport final sera précédée d’un débat clôturant la consultation publique, pour dresser un bilan évaluatif sur l’expérimentation en cours afin d’en tirer des enseignements pour les prochaines consultations de ce type.

  • L’Etat débloque 6,1 millions d’euros pour le système d’information commun des MDPH

    Pour aider les maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) à déployer dans les temps leur nouveau système d’information commun, l’État débloque sur 2017 et 2018 une enveloppe supplémentaire de 6,1 millions d’euros. C’est ce qu’annonce un communiqué du gouvernement sur le budget 2018 de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie daté du 21 novembre 2017.

    La loi relative à l’adaptation de la société au vieillissement (ASV) a confié à la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie la mission de concevoir et de mettre en œuvre un système d’information (SI) commun aux 101 MDPH.

    L’objectif est de contribuer à :

    • améliorer la qualité du service rendu aux usagers, grâce à l’informatisation des dossiers et la gestion électronique de documents, l’ouverture de portails usagers de suivi de demandes en ligne, la mise à disposition de fiches sur les droits des usagers ;
    • harmoniser les pratiques professionnelles ;
    • faciliter le pilotage national et local.

    Cette mission se traduit en termes opérationnels par une harmonisation des SI existants, ce qui se révèle un chantier considérable puisque les MDPH ont reçu 4,4 millions de demandes en 2016, un chiffre en constante augmentation.

  • AlterEgo propose de soigner la schizophrénie par la réalité virtuelle et la robotique

    Soigner les pathologies sociales par la réalité virtuelle, tel est l’objectif du projet européen AlterEgo, mené au Centre Hospitalier Universitaire de Montpellier.

    Présentée à Lyon lors du 9e congrès de psychiatrie qui s’est tenu du 29 novembre au 2 décembre 2017, AlterEgo est une méthode de détection et de traitement des troubles mentaux. Cette stratégie thérapeutique, basée sur la théorie de la similarité appliquée au mouvement, est testée depuis 2013 sur une cohorte de patients atteints de maladies mentales comme la schizophrénie. En mettant à contribution la robotique humanoïde et la réalité virtuelle, AlterEgo permet de contribuer à la rééducation des déficits relationnels qui accompagnent ces pathologies.

    L’enregistrement de milliers de mouvements par les chercheurs pour animer des avatars virtuels

    La recherche est basée sur la théorie de la ressemblance. Issue des neurosciences, elle suggère qu’il est plus facile d’interagir avec quelqu’un à l’apparence similaire à la nôtre. “Si un avatar me ressemble ou s’il fait les mêmes mouvements que moi en même temps, je vais mieux retenir ce qu’il va me dire, donc la thérapie sera peut-être plus efficace”, indique Delphine Capdevielle, psychiatre au CHU de Montpellier. 

    À partir de volontaires sains, les chercheurs ont tout d’abord enregistré des milliers de mouvements mettant en jeu leurs membres supérieurs. Ces données ont ensuite servi à constituer une base de données destinée à animer des avatars virtuels et des robots. Ceux-ci ont été utilisés pour reproduire ces mouvements dans le but d’interagir avec une cohorte de patients schizophrènes.

    Après une période de tests de six mois, les chercheurs sont parvenus à mettre au point et valider une nouvelle méthode de détection et de traitement des carences relationnelles associées à la schizophrénie. Ces travaux ont en outre permis d’identifier chez ces patients une signature motrice individuelle de la santé mentale.

    L’objectif : un modèle économique permettant de rendre l’outil accessible à tous

    Prochaine étape pour les chercheurs : continuer à développer une technologie encore plus fiable, plus efficace, plus adaptable, et moins chère pour permettre aux patients de l’utiliser chez eux. “Cette petite architecture, on peut aujourd’hui la télécharger en ligne sur le site web du projet”, souligne Benoît Bardy, chercheur à l’université de Montpellier spécialisé en sciences du mouvement humain, et coordinateur du projet Alterego. “Puis on peut l’implémenter sur des plateformes qui sont très différentes. Par exemple avec la petite webcam de son smartphone, avec son ordinateur, ou avec son système de home cinema à la maison, sans nécessairement devoir aller à l’hôpital”. “Nos patients n’ont pas d’argent ou très peu, insiste Delphine Capdevielle. Donc la question de faire en sorte que cela puisse être gratuit, remboursé, ou pris en charge facilement pour nos patients sera une question à résoudre afin de ne pas créer d’autres inégalités, alors que celles-ci sont déjà nombreuses pour ces patients”.

    Le projet a mobilisé 3 M€ de fonds européens.

  • Appel à projets : IMI2 lance son 13e appel doté d’un budget de 223 050 000 €

    IMI2 (Innovative Medicines Initiative), un partenariat public privé entre la Commission européenne et les industries pharmaceutiques regroupées au sein de l’Association européenne des industries pharmaceutiques (EFPI), lance son 13e appel à projets IMI2 avec une dotation de 223 050 000 d’euros pour financer des projets de recherche dans le domaine des sciences de la vie devant répondre aux besoins des industriels.

    L’appel à projet est ouvert depuis le 30 novembre 2017 et se déroulera en deux étapes : la fin de la première étape de soumission de candidatures a été fixée au 28 février 2018 et celle de la deuxième étape au 6 septembre 2018.

    L’appel à projet concerne 15 thématiques de recherche différentes allant de la cardiomyopathie diabétique en passant par la valeur des diagnostics dans l’utilisation des antibiotiques, la plateforme européenne durable de cellules souches pluripotentes, l’évaluation numérique de la mobilité dans le cadre réglementaire et dans la pratique clinique, jusqu’aux programmes pilotes sur des banque de composés cliniques de plusieurs pathologies.

    Ces projets représentent des opportunités pour le PME ayant des activités liées notamment à l’apprentissage automatique, à l’analyse de données, la gestion des mégadonnées, l’analyse des images médicales, les systèmes d’information ou encore les objets connectés.

    Instructions de soumission

    Pour les renseignements complémentaires, se référer à ce lien en cliquant sur la thématique correspondante.

    Le manuel général d’instructions de participation au projet est disponible ici.

    Les thématiques et certains domaines de contribution

    • Évaluation de l’unicité de la cardiomyopathie diabétique par rapport aux autres formes d’insuffisance cardiaque en utilisant des approches de phénocartographie sans biais: apprentissage automatique ; gestion des données; analyse d’imagerie ; technologies d’imagerie médicale ;

    • Interactions génome-environnement dans les maladies cutanées inflammatoires : approches analytiques avancées ; gestion des données, défis juridiques et éthiques associés à l’intégration de données provenant de patients multicentriques ;

    • La valeur des diagnostics pour combattre la résistance aux antimicrobiens en optimisant l’utilisation des antibiotiques : systèmes d’information ou logiciels pour le partage, le stockage et l’analyse de données ; infrastructures, logistique et services liée à une biobanque et la caractérisation profonde des agents pathogènes ou des échantillons ;

    • Dysfonctionnement mitochondrial en neurodégénération ;

    • Action de soutien et de coordination des projets dans le domaine de la neurodégénération de l’IMI ;

    • Une plate-forme européenne durable de cellules souches pluripotentes induites ;

    • Lier l’évaluation numérique de la mobilité à des critères cliniques pour soutenir l’acceptation réglementaire et la pratique clinique : gestion et analyse de données complexes et plus particulièrement dans la validation d’outils médicaux liés à la technologie ; expertise dans les IoT pour la surveillance ; systèmes d’information ou logiciels pour le partage, le stockage et l’analyse des données des DM ;

    • Immunoprofilage du microenvironnement des tumeurs humaines ;

    • Conception – Continuum des données probantes provenant des expositions à la grossesse, de la toxicologie de la reproduction et de l’allaitement maternel pour améliorer les résultats : expertise dans la conception et l’analyse de jeux de données existants, de dossiers de santé électroniques, de conception épidémiologique ;

    • Améliorer la prédiction préclinique des effets indésirables des produits pharmaceutiques sur le système nerveux : biostatistiques ; gestion des données et des échantillons et de l’accès aux données et du nettoyage des données ;

    • Pipeline de biomarqueurs de sécurité translationnelle (TransBioLine) pour favoriser le développement et la mise en œuvre de nouveaux biomarqueurs d’innocuité dans les essais cliniques et le diagnostic de la maladie: bioanalyse pour le développement de tests diagnostiques ; analyse bioinformatique et exploration de données ; gestion des données ;

    • Développement d’une plate-forme d’apprentissage automatique fédéré et préservant la confidentialité à l’appui de la découverte de médicaments : solution de gestion de big data ; bioinformatique ; exploration des données ;

    • Programme pilote pour une plateforme de composés cliniques pour la reconversion: maladies cardiovasculaires et diabète ;

    • Programme pilote sur une banque clinique : maladies respiratoires ;

    • Programme pilote sur une banque clinique : maladies neurodégénératives ;

    • Programme pilote sur une banque clinique : maladies rares / orphelines.

  • CareCERT

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  • Observance thérapeutique : la société irlandaise HealthBeacon cherche à lever 5 millions d’euros

    HealthBeacon, société irlandaise spécialisée dans les technologies de santé, a annoncé le 22 novembre 2017 qu’elle cherchait à lever 5 millions d’euros pour se développer au niveau mondial et ainsi atteindre un capital de plus de 8 millions d’euros.

    L’entreprise a récemment développé une plateforme technologique, connue sous le nom de « Smart Sharps System », qui aide les patients à respecter l’observance de leurs traitements par le biais de rappels numériques.

    Des rappels automatiques pour éviter les oublis

    HealthBeacon, qui a fait partie des finalistes de la compétition nationale Irish Times Innovation Awards 2017, a levé plus de 3 millions d’euros à ce jour grâce à des investisseurs comme Elkstone Partners et Oyster Capital.

    Les dispositifs connectés améliorent l’observance thérapeutique

    HealthBeacon souligne que plusieurs études cliniques ont démontré que seulement 50 à 70 % des patients prenaient correctement leur traitement médicamenteux. Les appareils connectés intelligents ont démontré une capacité à améliorer l’observance thérapeutique jusqu’à 27 %, indique une étude menée en 2010 par le Partners Centre for Connected Health (États-Unis).

    Smart Sharps System : un soutien numérique au quotidien

    Smart Sharps System est une application numérique connectée au calendrier personnel du patient précisant quand tel ou tel médicament doit être pris par le malade.

    L’outil envoie des rappels à l’utilisateur pour l’aider à bien suivre son traitement sur le long terme et ainsi à éviter les oublis. Il a été conçu en tenant compte des retours des usagers et en accordant la priorité à l’autonomie des patients.

    Depuis son lancement, 96 % des testeurs ont adopté l’outil conçu par HealthBeacon dans le cadre de leur traitement, précise la société.

    HealthBeacon : vers un développement aux États-Unis

    La solution numérique est déjà disponible en Europe, mais HealthBeacon cherche désormais à la développer à échelle mondiale, en commençant par les États-Unis. La société a récemment révélé son intention d’ouvrir des bureaux à Boston (États-Unis) et à Montréal (Canada).

    « Nous sommes ravis d’annoncer la prochaine phase d’investissement de HealthBeacon alors que nous continuons à évoluer vers une connexion mondiale des soins en participant au déploiement d’une gestion intelligente des médicaments pour les patients (…), a déclaré Jim Joyce, chef de la direction de l’entreprise irlandaise (source : Irishtimes.com). Notre technologie offre de puissantes perspectives aux médecins en leur fournissant des données en temps réel sur leurs patients. »

    E-santé : l’Irlande, un marché producteur de start-up innovantes

    « L’Irlande s’appuie sur sa réputation dans les domaines des sciences de la vie et de la technologie médicale en produisant des sociétés de santé numériques de qualité telles que HealthBeacon, capables de faire face à la concurrence internationale », se réjouit de son côté Liam Kiely, directeur des finances à Cantor Fitzgerald, qui doit mener le futur tour de table de financement de la start-up.

  • Handicap : Auticiel développe des tablettes pour améliorer l’apprentissage des personnes autistes

    L’association La Bourguette Autisme, qui compte 9 établissements pour personnes atteintes de Troubles envahissants du développement (TED) et pour enfants polyhandicapés en France, teste depuis un an les solutions numériques pour l’autonomie et l’apprentissage des personnes autistes de la société Auticiel dans l’Unité d’Enseignement Maternelle Autisme du Petit jardin à Montfavet, dans le Vaucluse.

    Lors d’une conférence co-organisée par La Bourguette et Auticiel le 21 novembre 2017 à Montfavet, les deux partis ont fait le point sur « L’apport des nouvelles technologies numériques et l’apprentissage des personnes autistes ». Cette expérience a révélé des bienfaits évidents sur l’apprentissage et sur l’autonomie des enfants autistes concernés.

    Les tablettes numériques et application d’Auticiel permettent notamment la mise en place d’un système de communication individualisé en fonction des besoins spécifiques d’accompagnement de chaque enfant.

    Les tablettes Amikeo : l’amélioration de l’apprentissage des relations sociales

    L’expérimentation démontre qu’après quelques séances de prise en main et d’utilisation des applications «récréatives» de la tablette Amikeo, l’enfant peut rapidement atteindre des objectifs en lien avec son Projet Personnalisé d’Accompagnement.

    Grâce à une dizaine d’applications personnalisables, l’enfant peut ainsi progressivement apprendre à identifier, trier et classer les informations par catégories, enrichir son vocabulaire, apprendre à gérer les situations du quotidien, reconnaître puis comprendre les émotions, chez lui comme chez les autres.

    La généralisation de l’outil dans les autres établissements de l’association

    Les premiers retours soulèvent la nécessité d’informer, sensibiliser et de rassurer les différents publics touchés par cette problématique, comme l’a évoqué Pascal Fauvel, directeur du Pôle Ressource Petite Enfance de l’association, lors de la conférence bilan : » lI existe aujourd’hui un réel intérêt porté aux outils numériques. Cet intérêt est accompagné de nombreuses questions concernant les limites et écueils de ces supports, le temps à mobiliser pour leur mise en œuvre, le moyens financiers nécessaires… Cependant, aucun doute n’est permis désormais sur la capacité de ces outils à soutenir et étayer l’ensemble des apprentissages des personnes présentant des troubles du spectre autistique ».

    L’association La Bourguette pense étendre l’utilisation des tablettes au sein de ses différents établissements, pour aider également les enfants scolarisés, adolescents et adultes dans leurs apprentissages et le développement de leur autonomie. 

    Un fonctionnement sous forme d’abonnement mensuel

    La Bourguette fait partie d’un réseau d’établissements et d’aidants familiaux et d’usagers qui ont permis de tester et d’améliorer les applications.

    « Notre projet date de 2011, au moment de l’arrivée des tablettes en France, précise Sarah Cherruault, fondatrice d’Auticiel. Notre spécificité est double puisqu’il s’agit d’applications d’aide/compensation à l’autonomie et que celles-ci sont extrêmement personnalisables pour s’adapter à tous les profils – l’environnement de la personne, ses besoins et ses capacités. » 

    En France, 200 000 enfants et adultes utilisent Amikeo, selon Sarah Cherruault. 200 établissements médico-sociaux qui ont été formés et accompagnés à l’usage du numérique. La tablette, sa coque et son logiciel sont aussi accessibles au grand public (395 euros pour la tablette « mobilité », 549 euros pour la tablette « confort). S’ajoute un abonnement mensuel de 9,99 euros pour l’ensemble ds programmes, avec l’envoi de statistiques mensuelles de progression.

    Des applications Auticiel pour smartphone sont aussi disponible sur les stores.